‹ Voyages aériens au long cours (volume 2)Chapitre 3 sur 6 · II. — Itinéraire de l'aérostat · texte numérisé non relu

II. — Itinéraire de l'aérostat

D'après ce qui précède, la traversée de l'Afrique australe au moyen d'un aérostat non dirigeable marchant au guide-rope serait possible pendant la saison d'été de l'hémisphère austral (octobre à avril), saison durant laquelle l'anneau d'aspiration équatorial descendu au sud en suivant la marche du soleil, établit un courant régulier du sud-est et de Test dans la plupart des régions comprises entre les 5^ et 30« parallèles et les 5« et 40« méridiens à l'est de Paris.

Comme conséquence de la direction vers laquelle porte l'alizé, le départ devant s'effectuer sur la côte orientale de l'Afrique, la région de cette côte la plus favorable au départ au point de vue de l'orientation générale des vents vers le but à atteindre, paraît être située entre le cap Corrientes au sud et la baie Mazangzani au nord. Sur

* Stanley, Brault, etc. (Voir à ce sujet, vitesse des alizés : La Aérottatt et l'ExpI»ration du continent africain, page 121.)

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cette partie du littoral portugais se trouve une ville importante, la ville d'inhambane, qui semble plus particulièrement devoir être préférée comme point origine du vo\age aérien. La baie d'Inhambane, fermée au sud par la colline Barrow et le cap qui la prolonge, à Test-nord-est et à Touest par une ligne concave non interrompue de brisants s'étendant sur une longueur de 8 milles environ, offrirait en effet un abri sûr pour le débarquement du matériel aérostatique. Les ressources que les aéronautes pourraient trouver dans cette ville sont sérieuses : elle possède une population de 4 à 5,000 âmes, formée en grande partie d'indigènes d'un caractère doux et d'un commerce facile; les bestiaux, la volaille, les fruits et les légumes abondent sur son marché; son eau est bonne et enfin, avantage précieux, les paquebots du Cap et d'Aden y touchent toutes les quatre semaines.

L'époque à choisir pour effectuer un premier départ est, au cours de la période la plus favorable au point de vue de la régularité de l'alizé (octobre à avril), la fin du mois de janvier; le mois de février durant lequel s'accomplirait le voyage étant à la fois un des mois où Talizé est le plus stable sur toute l'étendue de l'Afrique australe et, comme on le verra plus loin, l'un des mois les plus secs de Tété de ces mêmes régions.

Tout ayant été préparé à l'avance pour le gonflement rapide du ballon au moyen d'hydrogène comprimé dans des tubes en acier, on attendrait qu'une période de vents d'est de force moyenne, les plus fréquents dans cette région à cette époque de l'année, s'établît dans des conditions permettant d'espérer plusieurs jours de beau temps, et l'aérostat commencerait son voyage en guide-ropant, se laissant entraîner par les courants dont la direction de souffle le porterait vers l'Angola, et jetant l'ancre quand le vent ne serait pas favorable. Son mode normal de navigation serait la navigation au guide-rope, grâce à laquelle les aéronautes dépenseraient par jour une quantité de lest très faible (inférieure au 60« de leur approvisionnement total). Pour franchir des escarpements, éventuellement pour éviter un orage, ou dans certaines régions, et en particulier sur le versant occidental des plateaux de l'Angola, la navigation libre pourrait être employée quand la direction de marche des nuages indiquerait une orientation des courants supérieurs plus propice au voyage.

LES AÉROSTATS ET LA TRAVERSÉE DE l' AFRIQUE AUSTRALE. 15

La dépense de lest occasionnée par la navigation libre de l'aérostat étant par 24 heures de 1/7 environ du poids total du lest, et la distance à franchir dlnhambane à la côte portugaise de l'Atlantique en suivant sensiblement la direction sud-est nord-ouest ne dépassant pas 2,900 kilomètres, l'aérostat marchant constamment en ascension libre avec la vitesse propre de Talizé, c'est-à-dire à raison de 640 kilomètres par jour, franchirait cette distance en moins de cinq jours; autrement dit, il pourrait naviguer constamment en ascension libre, et, sans dépenser tout son lest, traverser ainsi l'Afrique australe porto par Talizé dlnhambane au nord-ouest de l'Angola.

Bien que théoriquement le peu de largeur de l'Afrique australe rende sa traversée réalisable en ascension libre au moyen d'un navire aérien semblable à celui grâce auquel, dans notre ouvrage Les Aérostats et r Exploration du continent africain, nous avons mon tré qu'il serait possible de traverser l'Afrique septentrionale en naviguant au guide-rope; le mode de navigation en ascension libre eau* sant de grandes dépenses de lest ne devra être employé que dans un des cas exceptionnels énumérés plus haut ou encore pour éviter des attaques h main armée. D'ailleurs, comme va le faire ressortir l'étude détaillée des contrées que parcourraient successivement les aéronautes partant d'Inhambane, il est à prévoir qu'en effet la navigation au guide-rope, telle qu'elle serait employée par le même ^aérostat traversant l'Afrique septentrionale, pourrait être utilisée selon toute probabilité pour effectuer la majeure partie de leur voyage vers l'Angola.

En sortant d'Inhambane par vent d'est l'aérostat s'engagera dans le pays de Hlenga, à travers une contrée qui, dans le voisinage de la ville, est parsemée de jardins, mais plus loin demeure presque inhabitée car la mouche tsétsé y abonde.

Après avoir franchi la rivière Luiz, l'aérostat entrera dans le domaine de l'alizé du sud-est, variant à l'est comme semblent l'indiquer les rapports des explorateurs, et porté par lui se dirigera constamment vers le nord-ouest avec tendance à l'ouest pendant tout le reste de son voyage.

Avant d'atteindre la frontière du pays de Gaza qui sépare les territoires portugais du royaume de Matebelle, le ballon marchant au

guide-rope commencera de s'élever sur les pentes douces des plateaux de rintérieur, pentes semées de cultures et de bois.

Il franchira la frontière portugaise au commencement de sa 2« journée de voyage, à quelques lieues au nord de la boucle la plus septentrionale du Limpopo.

Le royaume de Malebelle qu'il traversera, en partie pendant cette 2« journée et ensuite durant la première moitié de la 3® journée, est abondant en forêts et assez peuplé.

Le 3« jour il rencontrera la chaîne de montagnes connue sous les noms de monts du Matoppo et du Machona; toujours au guide-rope il la franchira sans grande dépense de lest, sa hauteur moyenne étant d'un millier de mètres. La perte de lest de Taérostat après ce franchissement peut être évaluée à 1/10 environ du poids total de lest emporté *.

De l'autre côté de ces monts et jusqu'au delà dii Zambèze, l'aérostat devra sans doute naviguer en ascension libre à une altitude voisine de 1000 mètres s'il veut demeurer dans le lit de l'alizé, le barrage formé par cette chaîne devant éteindre ses effets au niveau du sol dans le voisinage des monts.

Naviguant en ascension libre, mode de navigation plus rapide que la navigation au guide-rope, il traversera le Zambèze dans le voisinage des célèbres chutes Victoria avant la fin de sa troisième journée de marche et, au-dessus du Barotsé, pourra sans doute reprendre la marche au guide-rope, ayant dépensé h ce moment 1/10 + 1/7, = 17/70, soit environ le quart de son lest total. .

Le royaume de Barotsé, qu'il parcourra avant d'atteindre la frontière de la colonie portugaise de l'Angola dans le courant du 4« jour, est extrêmement fertile et souvent recouvert dans sa partie méridionale, au-dessus de laquelle passeront les aéronautes, par les inondations du Zambèze et de ses affluents.

En entrant sur les territoires portugais, le ballon trempera une seconde fois ses guide-rope dans les eaux du Zambèze, puis il traversera les contrées marécageuses du Bajouma et du Lobalé, vastes steppes herbeuses, souvent inondées *. Naviguant au guide-rope, il

• Voir rapi>endice H de l'ouvrage : Les Aérostats et l'Exploration du continent afrù cain.

* Capello el Ivens. De Benguella as Terras de Jacca,

mettra près de deux jours à en effectuer le parcours, et à la fin du sixième jour de. soi^. voyage, il atteindra les premières assises des chaînes angoliennes parallèles à TAtlantique.

Dans le voisinage de ces chaînes, il rencontrera vraisemblablement des vents irréguliers, venant d'orientations peu différentes du sud et produits par le heurt de l'alizé contre la barrière des monts; aussi devra-t-il reprendre sa marche en ascension libre jusqu'h son atterrissage final, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il ait atteint l'un des établissements portugais voisins de la côte à la fin de sa septième et dernière journée de voyage. Le franchissement de ces monts portés sur la carte de Schrader sous la dénomination de monts Oulonda et d'une altitude variant entre 1000 et 1600 mètres * ç'effecluera sans dépense appréciable de lest à cette époque du voyage où le ballon, délesté par les ascensions précédentes et les pertes quotidiennes, pourra monter, sans perdre de gaz, jusqu'à 18U0 ou 2,000 mètres de hauteur *.

Naviguant toujours en ascension libre à une altitude suffisante pour se maintenir dans le courant supérieur, celui de Talizé non dévié de sa route, l'aérostat atteindra vraisemblement le littoral de l'Atlantique dans les environs de Saint -Paul-de-Loanda et quand les aéronautes approcheront de la côte, ils pourront facilement, en se rapprochant du sol, utiliser par instant les courants inférieurs du sud et du sud-ouest de façon à atterrir à proximité de Saint-Paulde-Loanda ou de l'un des nombreux comptoirs portugais situés plus au nord entre cette ville et la frontière de l'État indépendant du Congo.

Au moment de cet atterrissage, il est à présumer que le lest dépensé sera égal à 1/4 -f 2/60 + 1/7, soit environ 2/S, du lest total ; autrement dit, le ballon, sans être regonflé, pourrait normalement exécuter deux fois et demie le même voyage de traversée de l'Afrique australe.

* Manuel Perreira Rtbeiro (A Colonitaçao Luso- A f ricana). — H. Capello et R. Ivens {De Angola a Contra-costa). — Gameron, Magyar, Serpa-Pinto, Silva-Porto, etc.

* Appendiee H, déjà cit^.

18^ LKS AÊItOSTATS ET Ul TJEIAVRRSÉE DE L'AFRIQUE AUfiTRAi^B.

IIL ««-. 7roiihlèft attnoipliériqiies;^

Le^ ^météorologistes ost icqastaté q«e»leA tempêtes <dc^ oi^gibns équatomlèsises produisent: siirtdutià l'époque da raQ5|pi»eH^nt des alizés fvC'ëst-à-rdira dans le voisina^ des.éqttinexos. lia traversée de- l'Afrique aUstiralè par voie Maérienneâdeivant s'eflecluer au mhumencerueut deiféTrier, ii y aurait>donc p^ de probabilitésipeur que raérostgti fût saisi par un i^yolonej V^ic^fpraencemeDt de février eiM d'ailleurs . une époque peu fârtiie en pertorbàtioas atmospbéricjuea, €001106 le i^iTûave: la. tableau. 8iii^aat,>du:.B^Bibre. d'heures par tnoi^ durant lesquelles ont sévi des.ora^s et teinpéties dans: le balssiii du Congo, tableau ditessépar Stanfey ^ : 1

AHRÉBS.

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Moyennes ....

D'autre part, ia région de l'Afriqup méridionale à traverser en ballon semble particulièrement h l'abri des,cydon«î$» içar;lôS:Ourar gans de Tocéan Indien^ qui font quelqjuefi^i^ , dç, si,grOTds,r^Y0gO^ dans les parages de l'île Maurice, semblent être arrêtés par Madar gascar avant d'atteindre le canal de Mozambique', •

Par contre, quelques averses pourraient assaillir l'aérostat' pendant son voyage, car, parmi les régions traversées, w ^rtain nombre ont un mois de février assez pluvieux, mais JOtfiiMs diii guïde-rope est calculé de façon que la pluie n'occasionne, aucune dépense de lest, et la disposition du ballon est telle, que les aéronaules n'auraient pas à en souffrir * ; d'ailleurs, il leur sera toujours possible, en naviguant momentanément en ascension libre,

* E. Reclus. La Terre, tome II : « L'Atmosphère ». ' Stanley, Cinq années au Congo,

' InttrifcUQns nauiiqim,

* Voir Les Aérostats et V Exploration du continent africain, ptgM 10, 90, 84^

LES AÉROSTATS ET LA TRAVERSÉE DE l'AFRIQUE AUSTRALE. 19

d'éviter les avet^ses trop abondantes, les cyclones, les orages, et, en général, toutes les manifestations nuiîtibtes des troubles atmosphé* riques *,

D'après les rapports des explorateurs, il est possible de se rendre compte quelles probabilités auraient les aéronautes de voyager par beau temps au-dessus des diverses ré>gions qu'ils parcourraient.

Bans la partie méridionale de la colonie portugaise du Mo2am* bique, le vent normal est celui du sud-est, pendant lequel on a rarement des pluies * ; au mois de décembre, les orages sont fréquents, surtout à midi, mai« les autres mois d'été en sont à peu près dépourvus. L'aérostat partant par beau temps et vent d'est fixe, on peut donc être assuré que, tout au moins, la première partie de ul route s'effectuerait sans pluie.

I>ans toute la partie de l'Afrique centrale comprise dans le baisiQ du Zambèze, on trouve des alternances nettes de saisons des pluies dites aux vents d'ouest et de saisons sèebes dues aux vents d*est; d'aotre part, Livingstone ' nous apprend que des crues et des inondations se produisent au commencement de janvier, puis à la fin de mars et en avril dans le baut Zambèze ; il faut en conclure que les mois de décembre, de mars et d'avril correspondent à des saisons pluvieuses d'été qui encadrent le mois de février, plus sec et mieux pourvu en vent d'est dans ces régions. Sur le Nyassa, les pluies sont abondantes, surtout de décembre à avril; mais» plus bas, elles diminuent graduellement: ainsi, à Tète, la hauteur mensuelle pluviale est seulement de Qn.SS *. Dans la partie anglaise du bassin du Zambèze, l'aérostat aurait donc peut-être à subir quelques averses, mais peu abondantes et peu fréquentes h l'époque Choisie pour le voyage.

Pai' contre, en approchant d£s montagnes de l'Angola, les aéronautes se trouveraienl,, au mois de février, dans une saison relativement pluvieuse, car, sur les plateaux où prennent leur source le Rouango, la Cuanza, le Zambèze et ses affluents supérieurs, les apports d'humidité étant fournis surtout par l'océan Indien, c'est en été, lors de la prédominance de Taliié, que ces plateaux reçoivent

' Voir Les AréositUt et VExplortUion du wtf awi l afrimim, 9* partie, ehàfàte W, paragraphe 3.

* Thomas. EUve» Years t» Central South Afriea,

* Sxploratioms dêms F Afrique australe et Explormtimkê 4m tawAêm»

* Elisée Beclos. Géographie umiverselle (L'Afrique wUridiam^U},

20 LES AÉROSTATS ET LA TRATER8ÊE DE L'aFRIQUE AUSTRALE.

leurs trop rares pluies ^ Néanmoins, on voit que les pluies produites par l'arrêt des alizés, dû à la barrière des monts, sont très rares, si rares même, que, sur les hauts plateaux de l'Angola, le manque de pluie a maintes fois eu des disettes et des famines pour conséquences *, et Ton est en droit de croire que le ballon se trouverait encore favorisé par le beau- temps durant sa traversée de cette contrée.

C'est sur les plateaux de l'intérieur seulement que Ton trouve un air sec et salubre durant la saison des pluies % circonstance qui milite encore en faveur de la traversée de l'Angola occidental en ascension libre ; car, grâce à l'altitude élevée du ballon, les aéronautes éviteront les fièvres et les dysenteries violentes, que ramènent annuellement les averses.

. Dans la partie de l'Angola comprise entre les plateaux et l'Atlantique, de mai à septembre, les couches aériennes sont fréquemment presque saturées, les brouillards du Gacimbo cachent alors les horizons lointains. Pourtant, les pluies sont relativement rares dans les terres basses *, les averses sévissent surtout sur les pentes des mont$ d'octobre en janvier et en avril et mai, période de grandes pluies, nommée carneirado. Quelquefois, à ces époques, on voit des sortes d'orages se former et quelques éclairs sillonner l'horizon, mais il est rare que ces orages éclatent *.

En février, l'aérostat se trouverait donc, dans cette dernière contrée aussi, entre deux saisons de pluies, et il est à présumer que son voyage, commencé au cours d'une période de beau temps, choisie telle pour le départ, s'accomplirait tout entier dans d'excellentes conditions météorologiques, vu l'époque qui, si elle n'est pas aussi favorable que l'époque d'hiver, pour certaines contrées traversées, n'en présente pas moins cette particularité d'être, au cours de la saison pluvieuse, le moment d'une sorte de trêve des éléments.

11 est dans l'alternance des saisons sèches et humides à la surface de l'Afrique australe et de l'Afrique boréale, une différence mar-

* Elisée Reclus. Géographie universelle.

' J. Chavanne. Petermann's MiUheilungen.

' Instructions nautiques.

*■ G. Gomes Coelho; Ribeiro.

^ Instructions nautiques.

quée : alors qu'au nord de Téquateur, la saison sèche commence invariablement en Afrique avec la venue de l'alizé du nord-est, par conU^e, pour certaines régions de l'Afrique australe : le Mozambique, les hauts plateaux de TAngoIa et des Grands-Lacs, la venue de Talizé méridional entraîne avec elle la chute de pluies plus ou moins abondantes et plus ou moins fréquentes, tandis que, pour certaines autres, telles que les plateaux intérieurs situés au nord de la colonie du Cap, la période de plus grande sécheresse a lieu pendant l'été. Cette différence entre Tinfluence des alizés sur les régimes pluviaux des deux moitiés du continent noir est facile à expliquer : les alizés du nord-est qui soufflent en hiver dans le nord de l'Afrique viennent de contrées continentales beaucoup plus froides, surtout en cette saison; ils se réchauffent au contact des terres intertropicales, et les rares vapeurs qu'ils ont pu entraîner dans leur passage au-dessus de l'Asie, se dissolvent dans leur sein, sans jamais se résoudre en pluies, tandis que les alizés du sud-est, abordant l'Afrique australe aux mêmes époques, c'eat-à-dire pendant Tété de cet hémisphère, après avoir parcouru,, par les mois les. plus chauds, l'immense surface des océans Pacifiqnei et Indien, sont saturés d'humidité . et, bien que, par leur contact avec le sol des tropiques, leur température s'élève, tout obstacle à leur marche, c'est-k-dire toute chaîne de montagnes rencontrée par eux, déterjnine la condensation de leurs vapeurs en suspension; aussi, alors qu'ils versent peu de pluies à la surface des plaines, et plateaux, intérieurs, ils en produisent quelques-unes en abordant les pentes du Mozambique, les plateaux de l'Angola et surtout le plateau des Grands-Lacs, très élevé et très voisin de la mer.

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