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CHAPITRE PREMIER

Tableaus: des vents principaux soufflant k la snrfkee du Globe.

Afin de faire ressortir d'une façon nette : et quelles sont les contrées ou localités dont nous avons établi le régime semestriel de vents, et quelle est la valeur prédominante de chacun de ces vents, et quelle est la source à laquelle ont été puisés chacun de ces renseignements, et quelles sont les causes créatrices de ces vents principaux en ces divers points ou la cause déviatrice des vents généraux du Globe qui y régnent plus ou moins troublés dans leur direction de marche, nous avons disposé toutes ces indications sous forme de tableaux dressés pour chacune des parties du Monde, puis pour les grands océans.

Ces tableaux représentent les moyennes de la majeure partie des renseignements que nous avons pu nous procurer sur la direction et la fréquence des vents principaux soufflant à la surface du Globe; moyennes établies par semestres compris entre les mois équinoxiaux et, par contrées ou localités distinctes pour les Terres, par rectangles de 15» de côté pour les océans (y compris les terres incluses dans ces rectangles).

Pour obtenir ces renseignements, nous nous sommes adressés à des sources diflérentos, suivant qu'il s'agissait de déterminer les vents principaux de contrées civilisées possédant des observatoires, de contrées n'en possédant paSv ou de contrées encore peu connues.

Pour les contrées où existent de nombreux observatoires, nous avons condensé les renseignements anémométriques fournis par les plus importants et les mieux situés d^enlre eux, à l'effet d'en déduire les vents principaux en ces contrées entre deux équinoxes consécutifs.

Pour les contrées ne possédant pas d'observatoires mais dont la

météorologie est bien connue, nous avons consulté les ouvrages dignes de foi qui relatent le régime des vents à leur surface, à l'effet d'obtenir les mêmes données. Pour Tétude de ces contrées, en particulier la Géographie universelle d'Elisée Reclus nous a été d*un précieux concours en ce qui a trait aux Terres, et les Cartes du Dépôt de la Marine française nous ont aidé puissamment en ce qui a trait aux océans.

Pour les contrées peu connues, visitées encore par un petit nombre de voyageurs, nous avons dû rechercher dans les relations de ces voyageurs les indications capables de nous éclairer sur la nature des vents principaux en ces contrées aux mêmes époques. En regard des renseignements ainsi obtenus nous avons fait figurer le nom du ou des voyageurs les plus dignes de foi et les plus affirmatifs dans leurs renseignements.

Ces directions de vents ont été reportées sur une grande carte des vents du Globe par nous dressée, et nous y avons joint les directions des vents principaux soufflant à la surface des océans aux mêmes époques, ceci afin de permettre d'embrasser d'un seul coup d'oeil la totalité du régime aérien du Globe. Ces directions et fréquences des vents à la surface des mers ont été obtenues d'une façon semblable par la condensation des renseignements fournis d'une part par les cartes marines du dépôt de la marine française et, d'autre part, par divers navigateurs.

Désirant avoir pour tous les renseignements portés sur ladite carte une absolue uniformité de précision, nous avons dû nous réduire à étudier partout le régime semestriel des vents principaux d'avril à octobre, et d'octobre à avril, les renseignements que nous avons puisés jusqu'ici dans les relations des explorateurs sur i'anémométrie des contrées non civilisées ne nous ayant pas permis d'élablir encore ce régime pour des époques plus courtes à la surface des Terres.

Pour les mêmes raisons, nous avons dû adopter, pour indiquer le degré de fréquence des vents, trois divisions seulement, et nous avons distingué les vents, suivant la fréquence de leur souffle, en vents régnant presque exclusivement durant le semestre considéré, en vents dominants, c'est-à-dire soufflant plus fréquemment que Tensembledc tous les autres vents durant le semestre considéré, et en vents les plus fréquents, c'est-à-dire soufflant plus fréquemment que l'un

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quelconque des autres vents qui se font sentir durant le semestre considéré.

La définition de l'importance des vents de ces deux dernières catégories ne pouvant prêter à aucun doute, nous n'y ajouterons rien. Pour bien faire voir ce que nous entendons par vent régnant presque exclusivement, nous donnons ci-après un extrait du tableau des vents du haut Sénégal, durant la saison sèche, dressé par le J)' Dupouy, au cours de son séjour à Kita. Ce tableau montrera ce que nous entendons en définissant « vents régnants » en novembre et décembre les vents d'est avec tendance au nord-est du haut Sénégal.

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