TOTAL
général fraif.
francs.
Les renseignements recueillis sur ces différentes natures de frais nous ont permis de dresser le tableau ci-dessus, dans lequel la deuxième colonne (coût du matériel) donne le prix de revient de l'aérostat complet, construit et essayé, prêt à être embarqué; la troi-
S28i FLEUVES AÉRIENS.
sième colonne donne le coût de la nolisation du bâtiment pendant le nombre total des jours de sa location, savoir : pour Taller, pour le retour et en station, augmenté des prix des transports par voie de fer de Paris à Marseille, des frais de transbordement de wagons à bateau et de bateau à chalands, ainsi que du transport à pied d'œuvre par voies de fer, fluviale ou autre ; les quatrième et cinquième colonnes donnent le total de l'indemnité k payer aux aides et du prix de la nourriture du personnel en route et en station, auquel il convient d'ajouter (sixième colonne) une plus-value pour les frais généraux ou imprévus et le rapatriement des aéronautes et du ma* tériel aérostatique conservé.
Avant d^entreprendre l'un des six premiers voyages, il serait utile d'accomplir le voyage d'essai dont nous avons parlé, en même temps que nous décrivions ces voyages, dans un précédent ouvrage, et qui aurait pour objet la traversée de l'île de Madagascar. Les conclusions tirées de ce voyage d'essai seraient mises à profit pour la préparation et Texécution de l'un des voyages de traversée du continent africain.
Si, comme il est à supposer, l'aérostat qui aurait servi à l'accomplissement de ce voyage d'essai pouvait être utilisé en toutou partie pour l'exécution d'un autre voyage, par exemple du voyage n» 1, l'ensemble des deux voyages coûterait au plus 600,000 francs, et» dans le cas contraire, n'atteindrait pas la somme de un million de francs.
Les risques à courir dans Taccomplissement d'une tentative préparatoire d'ascension de hauts sommets montagneux étant à peu près les mêmes, que Ton s'adresse aux chaînes élevées d'Amérique ou d'Europe, ou que Ton s'attaque directement et sans voyage préalable au massif du Thibet, nous ne croyons pas devoir préconiser l'exécution d'expéditions complètes à travers les Alpes ou les Andes. Cependant des essais des différents éléments aérostatiques d'application nouvelle dont nous avons donné la description et le mode d'emploi seraient indispensables, car nous ne nous dissimu* Ions pas que, si une expérience faite en grand est nécessaire pour donner la consécration à notre système de navigation au long cours ayant pour but la traversée de l'Afrique, il en est a fortiori de même pour notre système d'ascension par voie aérienne de sommets de
7,000 à 8,000 mètres de hauteur, et, incontestablement, la prudence conseille l'exécution de certaines expériences nouvelles, plus complètes que celles que nous avons pu faire, pour déterminer quelles seraient les modifications éventuelles à appliquer à notre mode de cheminement à travers les monts Himalaya, mode de cheminement dont nous n'avons pu vérifier le bien-fondé aussi entièrement que nous avons été à même de le faire pour le mode de cheminement des aérostats longs-courriers naviguant au guide-rope.
Ces expériences préliminaires pourraient être exécutées avec des ballons de volumes assez faibles dans des montagnes d'altitude moyenne, mais présentant une grande variété de végétation et d'aspects géologiques, et leur prix de revient n'excéderait pas le quart des coûts de même sorte de l'expédition dans l'Himalaya, soit 150,000 francs environ.
L'exécution de la tentative aérostatique ayant pour but l'installation d*un observatoire sur un sommet de 7,300 mètres d'altitude, précédée de ces expériences préalables, coûterait donc h peu près aussi un million de francs.
Moyennant qu'un voyage d'essai ou des expériences préliminaires assez complètes soient prévues au programme de l'un ou l'autre genre d'expédition, nous serions heureux d'aider de la communication de celles de nos notes qui n'ont pu trouver place dans cette étude les promoteurs d'une de ces entreprises, et plus heureux encore si, la possibilité nous en étant donnée, ils consentaient à nous compter au nombre des leurs.