RE RER SERRE
riva dans la rade ; il m'apportait des lettres de mon ami Temminck qui me réitérait encore tout ce qu'il m'avait déjà écrit précédemment au sujet du voyage de Madagascar ; mais l'Europe alors attira toutes mes pensées, et j'en repris le chemin.
Je montai /e Gänge qui était commandé par le capitaine Paardékooper. Nous appareillèmes de False- Baye le 24 juillet 1784, accompagnés par quatre aulres vaisseaux de la Compagnie.
Le 4 octobre, nous passämes à la vue des îles désertes de Flores et Corves, dont nous longeâmes la
côte à la portée du mousquet.
Enfin. le ier novembre, nous eûmes connaissance
des côtes de l'Europe. Nous entrâmes enfin dans la rade de Flessingue, où nous mouillâmes à côté du même. vaisseau qui m'avait conduit au cap de Bonne- Espérance, et que la Compagnie hollandaise avait racheté des Anglais qui, comme on sait, l'avaient pris lors de son départ du Cap pour Ceylan. À peine arrivé à terre, je louai une barque, au moyen de laquelle je me rendis sans délai, avec tous mes elfets, à Amsterdam. J'allai me jeter dans les bras de mes bons amis Bœrs et Temminck; quelques jours après je parlis pour Paris, où j'arrivai dans les premiers jours de janvier 1785, après une absence de cinq années.
Girafe.