DEUXIÈME VOYAGE
En 1816, deux jours avant l'équinoxe du printemps, je me rembarquai à Liverpool pour aller une seconde fois explorer l'hémisphère méridional. Le navire qui me reçut à son bord était frété pour Fernambouc. La partie européenne de l'Atlantique, à l’époque de l'année où je la parcourus, n'offre presque rien qui doive fixer l’attention du naturaliste, Mais, des îles du cap Vert aux côtes du Brésil, vous apercevez une multitude de mouettes d'espèces différentes qui, sans doute, gîtent dans l'île Saint-Paul. Quelquefois l'énorme pélican-frégale passe au-dessus de vos têtes, ou bien vous le remarquez qui, presque immobile, épie d'une
WATTERTON. 9