NAISSANCE DES DIEUX ET DES HOMMES
Ensuite, on voit personnifiés la terre, la mer, Fair, etc. , avec qui le dieu s'unit et engendre • car les élérnens et la matière sont toujours représentés comme femelle ou mère y tandis que Taaroa estle mdle ou père, qui, s'unissant avec les différentes parties de funivers, les féconde. Parmi les idées qu'ils avaient sur ce qui produit chacun des élérnens , on remarquera qu'ils croyaient que l'homme était né de la terre.
Taoto aéra Taaroa i té vahiné Dormait Taaroa avec la femme ,
china toua tai té ioa fanau aéra ana ohina , déesse du dehorsou de la mer, se nomme ; d'eux sont nés :
éoa ouri , éoa téa, oua.
nuages noirs ^ nuages blancs , pluie.
« Taaroa dormait avee la fomme qoi W notnmo déesie du dehon ( d« la mtr ),
• d'eus tout oéa lei nuafea aoirs, lea niiagw blanea, la plùie.
Taoto aéra Taaroa té vahiné toua Dormait Taaroa avec la femme , déesse de l'intéiieuf
outa té ioa fanau aéré ana
ou de la terre , se nomme ; d'euz sont nés :
o té aa toro i outa
premier germe ou racine qui pousse sous la terre;
héematra mourité toupou toupou oura téfanoua est né . après , tout ce qui croît ou s'étend au dessus de la terre ;
Heemnira mûri té ohou tia maoua téi oa est né, après, le brouillard ou vapeur des montagnes j
hééiv(Ura mouri o aito té bouai téi oa ;
est ré , après , le fort ou le brave est son nom ;
he^niaira mouri évahiné ovaha haa méa tel oa* es oée, après, la femme, la belle ornée» ou lornée pour plaire se nomme (i).
« Taaroa dormait av«a la famme qui »o nomme déesM do dedans ( de la terre );
• d'eux est oé le premier germe. Est né ensaile tout ce qui croit à la tnrfaee de la a terre. Eit né eniuile le brouillard des montagaes. Est né ensuite celui qui se nomme » le fort (ou le brave). Est née ensuite celle qui se nomime la belle (on Toraée
• poor plaire ). •
(i) Ceci est obscur ; mais le prêtre à qui je dois ces tra«> ditions prétendait que c'est la naissance des premiers humains , d'ailleurs tous croyaient que nous étions nés de la terre.
Taoto Taaroa té vahiné ohina toua nia téi oa. Dormait Taaroa avec la femme ohina déesse de l'air se nomme.
€ Taaroa dormait avec la femme qui se nomme déesse de l'air. »
I^anau aéra énoua énoua téi oa Sont nés d'eux : l'arc-en-ciel , cela se nomme.
Héémairamouriy tou oro marama tei oa.
Est né, après, le luisant ou la clarté de la lune, cela se nomme ;
héémaira mourl o ouraii ra oua toto.
Sont nés , après , nuages rouges , pluie rouge.
« Est né d'eux ce qu'on nomme l'arc-en-ciel. Est né ensuite ce qu'on nomme la » clarté de ia luoc. Sont nés ensuite les nuages rouges , la pluie rouge. t>
Taoto aéra taaroa tévaliina ohina toua raro, téioa. Dormait Taaroa avec la femme ohina , déesse du dedans , du sein de la terre se nomme.
Fanau aéra, oté Fatou(i) moe nourou téi oa. Est né d'eux : le bruit souterrain ou repos interrompu se nomme.
• Taaroa dormait avec la femme qu'on nomme déesse du dedans ( du sein de la » terre). Est né d'eux ce qu'on nomme ie bruit souterrain, d
Taoto aéra Taaroa té vahiné ovaa outou. Dormait Taaroa avec la femme dite au delà de toute terre.
tono tono raa i t nouou atoua D'eux sont nés les dieux suivans :
étono Téiri émoa ia envoya Téiri , et c'était sacré ;
(i) Téfatou ou Fatou était le génie ou l'intelligence qui animait la terre.
étono Téfatou , émoa ïa,
envoya Téfatou , et c'était sacré ;
étono roua noua émoa ia envoya Rouanoua , et c'était sacré \
« Taaroa dormait aveo la femme dite au delà de toute terre. D'eux lont net les
• dieux suirans :
« Elle enfanta Tén'i et il était dieu, • Elle enfanta Téfatou et il était dieu. « Elle enfanla Rouanoua et il é ait dieu. •
tel moua iri té atoua Roo aravi na é éroto épou fanaa ouporou.
Quand le dieu Roo, saisissant ce qu'il y avait dedans, sortit, par le côté, du sein de sa mère,
■ Alors le dieu Boo , eaisUsant ce que renferma' t le sein de f» mère , en sortit par
• le oôté. »
La légende parle ici de la naissance de Roo et de Fétat dans lequel il se trouvait alors ; mais en termes qui ne peuvent se traduire. Elle entre dans de longs détails sur son enfance, jusqa^ ce qu'il puisse se lever , marcher et courir, et continue par la naissance des autres dieux :
Vévétïa té vahiné a ti faofao»
Accouche ensuite la femme de ce qu'elle contenait encore ;
Haéréa mai ai i rapaé iropou
et pour cela sortit ce qui était encore enfermé :
énouaé ,
Tirritation ou présage des tempêtes ;
touay
la colère ou l'orage ;
toua matoui,
la fureur ou un vent furieux ;
toua roa roa pau ,
la colère apaisée , ou la tempête calmée.
. La femme .ccoucUa en.mte de ee qu'elle conlenail encore; il ei .ortit «e qù
• •'▼ trouf ait encore renfermé : „ v i f .-«- e »«
?LVrlU«oa ( ou p,é..g. d« Un.p».« ), U «U« ( o. 1 .r.g.). U fur.» (« , ». ,eot furie». ), 1. coUr. .pai.i. ( ou U Umpêle ctoée). •
La légende finit par ces mots :
Jva té toua arii o roo na véa Et la plante ( ou source ) de ces esprit» est dan» le lien doii sont envoyés les messagers.
. Et U «ur« d. «. «PV.U «t d.u. I. «.« dc!k «»» .»«,& 1« »«-««"•• •
SECTION II