‹ Voyages aux îles du Grand océanChapitre 36 sur 99 · NAISSANCE DES DIEUX ET DES HOMMES · texte numérisé non relu

NAISSANCE DES DIEUX ET DES HOMMES

Ensuite, on voit personnifiés la terre, la mer, Fair, etc. , avec qui le dieu s'unit et engendre • car les élérnens et la matière sont toujours représentés comme femelle ou mère y tandis que Taaroa estle mdle ou père, qui, s'unissant avec les différentes parties de funivers, les féconde. Parmi les idées qu'ils avaient sur ce qui produit chacun des élérnens , on remarquera qu'ils croyaient que l'homme était né de la terre.

Taoto aéra Taaroa i té vahiné Dormait Taaroa avec la femme ,

china toua tai té ioa fanau aéra ana ohina , déesse du dehorsou de la mer, se nomme ; d'eux sont nés :

éoa ouri , éoa téa, oua.

nuages noirs ^ nuages blancs , pluie.

« Taaroa dormait avee la fomme qoi W notnmo déesie du dehon ( d« la mtr ),

• d'eus tout oéa lei nuafea aoirs, lea niiagw blanea, la plùie.

Taoto aéra Taaroa té vahiné toua Dormait Taaroa avec la femme , déesse de l'intéiieuf

outa té ioa fanau aéré ana

ou de la terre , se nomme ; d'euz sont nés :

o té aa toro i outa

premier germe ou racine qui pousse sous la terre;

héematra mourité toupou toupou oura téfanoua est né . après , tout ce qui croît ou s'étend au dessus de la terre ;

Heemnira mûri té ohou tia maoua téi oa est né, après, le brouillard ou vapeur des montagnes j

hééiv(Ura mouri o aito té bouai téi oa ;

est ré , après , le fort ou le brave est son nom ;

he^niaira mouri évahiné ovaha haa méa tel oa* es oée, après, la femme, la belle ornée» ou lornée pour plaire se nomme (i).

« Taaroa dormait av«a la famme qui »o nomme déesM do dedans ( de la terre );

• d'eux est oé le premier germe. Est né ensaile tout ce qui croit à la tnrfaee de la a terre. Eit né eniuile le brouillard des montagaes. Est né ensuite celui qui se nomme » le fort (ou le brave). Est née ensuite celle qui se nomime la belle (on Toraée

• poor plaire ). •

(i) Ceci est obscur ; mais le prêtre à qui je dois ces tra«> ditions prétendait que c'est la naissance des premiers humains , d'ailleurs tous croyaient que nous étions nés de la terre.

Taoto Taaroa té vahiné ohina toua nia téi oa. Dormait Taaroa avec la femme ohina déesse de l'air se nomme.

€ Taaroa dormait avec la femme qui se nomme déesse de l'air. »

I^anau aéra énoua énoua téi oa Sont nés d'eux : l'arc-en-ciel , cela se nomme.

Héémairamouriy tou oro marama tei oa.

Est né, après, le luisant ou la clarté de la lune, cela se nomme ;

héémaira mourl o ouraii ra oua toto.

Sont nés , après , nuages rouges , pluie rouge.

« Est né d'eux ce qu'on nomme l'arc-en-ciel. Est né ensuite ce qu'on nomme la » clarté de ia luoc. Sont nés ensuite les nuages rouges , la pluie rouge. t>

Taoto aéra taaroa tévaliina ohina toua raro, téioa. Dormait Taaroa avec la femme ohina , déesse du dedans , du sein de la terre se nomme.

Fanau aéra, oté Fatou(i) moe nourou téi oa. Est né d'eux : le bruit souterrain ou repos interrompu se nomme.

• Taaroa dormait avec la femme qu'on nomme déesse du dedans ( du sein de la » terre). Est né d'eux ce qu'on nomme ie bruit souterrain, d

Taoto aéra Taaroa té vahiné ovaa outou. Dormait Taaroa avec la femme dite au delà de toute terre.

tono tono raa i t nouou atoua D'eux sont nés les dieux suivans :

étono Téiri émoa ia envoya Téiri , et c'était sacré ;

(i) Téfatou ou Fatou était le génie ou l'intelligence qui animait la terre.

étono Téfatou , émoa ïa,

envoya Téfatou , et c'était sacré ;

étono roua noua émoa ia envoya Rouanoua , et c'était sacré \

« Taaroa dormait aveo la femme dite au delà de toute terre. D'eux lont net les

• dieux suirans :

« Elle enfanta Tén'i et il était dieu, • Elle enfanta Téfatou et il était dieu. « Elle enfanla Rouanoua et il é ait dieu. •

tel moua iri té atoua Roo aravi na é éroto épou fanaa ouporou.

Quand le dieu Roo, saisissant ce qu'il y avait dedans, sortit, par le côté, du sein de sa mère,

■ Alors le dieu Boo , eaisUsant ce que renferma' t le sein de f» mère , en sortit par

• le oôté. »

La légende parle ici de la naissance de Roo et de Fétat dans lequel il se trouvait alors ; mais en termes qui ne peuvent se traduire. Elle entre dans de longs détails sur son enfance, jusqa^ ce qu'il puisse se lever , marcher et courir, et continue par la naissance des autres dieux :

Vévétïa té vahiné a ti faofao»

Accouche ensuite la femme de ce qu'elle contenait encore ;

Haéréa mai ai i rapaé iropou

et pour cela sortit ce qui était encore enfermé :

énouaé ,

Tirritation ou présage des tempêtes ;

touay

la colère ou l'orage ;

toua matoui,

la fureur ou un vent furieux ;

toua roa roa pau ,

la colère apaisée , ou la tempête calmée.

. La femme .ccoucUa en.mte de ee qu'elle conlenail encore; il ei .ortit «e qù

• •'▼ trouf ait encore renfermé : „ v i f .-«- e »«

?LVrlU«oa ( ou p,é..g. d« Un.p».« ), U «U« ( o. 1 .r.g.). U fur.» (« , ». ,eot furie». ), 1. coUr. .pai.i. ( ou U Umpêle ctoée). •

La légende finit par ces mots :

Jva té toua arii o roo na véa Et la plante ( ou source ) de ces esprit» est dan» le lien doii sont envoyés les messagers.

. Et U «ur« d. «. «PV.U «t d.u. I. «.« dc!k «»» .»«,& 1« »«-««"•• •

SECTION II

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