ILE BE PAQUES
L'île de Pâques a été découverte par le navigateur hollandais Roggewein, le 6 août, i'^2 2. La première observation qu'on fit, dès' qu'une pirogue vint à bord, attesta, comme caractère distinctif reconnu depuis chez les habitans de toute la Polynésie, cette extrême vivacité , cette gaieté naïve , cette bonne humeur qui respire dans leurs yeux , dans toute leur physionomie, dans leurs moindres mouvemens, et qui contraste d'une manière si étrange avec la gra-
vite , la taciturnité, l'air boudeur et souvent farouche de rindien de F Amérique , ainsi qu'avec cette disposition à la mélancolie si générale sur le continent, chez tous les peuples rapprochés de l'état de nature (i). Abordant avec confiance le bâtiment, celui qui monta le premier , manifesta une hilarité, un laissez-aller poussés jusqu'à la bouffonnerie, jusqu'à l'enfantillage. Il reçut, avec plaisir, mais sans mon-, trer d'avidité, tout ce qu'on lui donnait ; se para de verroteries , de clous, d'étoffes, de tout ce qui lui était remis, mangea sans hésitation à la table étrangère , imita les mouvemens et les gestes des Européens, se mit à danser au nîilieu d'eux , et porta la confiance jusqu'à vouloir restera bord du navire.
Ce fut là , je crois , la première entrevue publiée des Européens avec les insulaires de la mer Pacifique, quoique Quiros eût déjà visité beaucoup des îles de cette mer, où il avait été tout aussi bien reçu.
Le lendemain de son arrivée, Roggewein mouilla près de l'îVe, et ouvrit des communications avec les habitans; mais un des hommes de son équipage, sans qu'on dise pourquoi, fil feu sur eux et en tua un. Le peuple , étonné , indigné ,se montra aussitôt en armes, prêt à venger la mort d'un compatriote * mais Roggewein, indigné à son tour qu'ils osassent se plaindre d'être maltraités chez eux , prit terre en
(i) ydr Première partie.
personne^ à la tête de cent cinquante hommes. ï)ébarqué librement , et quoiqu'il ne fût pas encore sûr d'être attaqué, dès qu'il se vit à portée ,il tira sur ces malheureux et en fit tomber plusieurs, entr'autres celui qui, le premier, était venu à bord et s'était montré si confiant et si bienveillant pour les Hollandais. Les pauvres Indiens consternés, presqu'aussi épouvantés du bruit que de l'effet des armes à feu , et craignaiit, sans doute, d'être massacrés jusqu'au dernier , se sauvèrent en toute hâte, mais ne tardèrent pas à revenir, pour se mettre à la discrétion des . étrangers , leur apportant tous les produits de leurs îles, et leur amenant jusqu'à leurs femmes, leurs filles, qu'ils leur offraient, dans leur crainte, pour apaiser ces injustes aggresseurs.
Dès ce moment, les Hollandais purent , sans danger , parcourir Tile tout entière. Ils la trouvèrent dans l'état le plus florissant, et les habitans leur en parurent parfaitement heureux. Les terres étaient cultivées, bien encloses, et les maisons aussi spacieuses que propres et bien bâties.
Roggewein, à ce qu'il paraît , trouva ce peuple très-religieux, pourvu d'un culte extérieur, dont la , partie cérémonielle se rapprochait de ce qu'on a trouvé dans 0-taïti et autres îles, au temps de leur découverte; mais ce qui piqua le plus la curiosité des Européens, ce furent de nombreuses statues placées dans plusieurs endroits du rivage, et dont quelques-unes avaient de trente- k
quarante pieds dé haut, mesurant, d'ailleurs, de huit à dix pieds d'une épaule à Tautre. Exhaussée sur des plates-formes de pierres taillées et polies avec soin, chacune de ces statues avait été tirée d'un seul bloc de rocher; mais portait sur la tête, en guise de bonnet ou de tiare, une atitre énorme pierre de couleur rougeâtre. Les traits de la figure humaine y étaient assez fidèlement reproduits , sauf des oreilles hors de toute proportion , dont les lobes ouverts descendaient jusque sur les épaules ^ et que les Indiens de cette île , ainsi que ceux de plusieurs autres, cherchent toujours à imiter. Le reste du corps en était difforme et monstrueux.
Ces statues , le mode et le but de leur érection , sont, depuiî^long-tem.ps , l'objet de discussions et de conjectures sans cesse renouvelées. Je les ai retrouvées, depuis, à Pilcaïm, à Toubouaï , etc. ; et , d'après ce qu'en disent les traditions locales, je crois pouvoir affirmer que ce n'étaient point , comme on l'a cru jusqu'ici, des divinités du premier ordre ni des monumens élevés à la mémoire des grands hommes, mais simplement des Tiis ou divinités inférieures , marquant les limites et maintenant Ips droits des divers élèmens, des dieux, des hommes , -.d^s morts et des vivans; et qu'elles étaient , ^trèsprobablement, érigées dans le seul but de perpétuer ^ le souvenir des phénomènes les plus extraordihaires, des catastrophes les plus épouvantables connus dans le pays, comme la destruction du continent , etc. ; ce
que j e crois avoir prouvé surabondamment ailleurs.
' Roggewein se loue beaucoup des dispositions amicales et biei\veillantes de ces insulaires , après, le rétablissement de la paix. Oubliant bientôt le mal <ju'il leur avait fait, et son injuste invasion, ils reprirent toute la gaieté , toute la vivacité de caractère qui leur sont naturelles; et il se félicite de leur bonne conduite , des attentions qu'ils eurent pour lui, jus- ' qu'au moment où des vents d'ouest l'obligèrent à qiTitter l'île.
Cette singulière localité ne fut plus visitçe qu'en *774>P^^ Cook; et les changemens qu'y remarqua ce navigateur étaient alors et sont encore aujourd'hui des sujets de conjectures. Il fut d'abord frappé de n'y voir qu'un très-petit nombre de femmes; mais, si Ton songe aux suites que pouvaient avoir eues les libres communications de l'équipage de Roggewein avec ces insulaires, on présumera d'où venait, à cet égard, de leur côté, cette réserve, qui , toutefois , n'existait plus, lors de la visite de Lapérouse, en 1786, époque où les femmes vinrent en foule s'ofî'rir aux Français, et où les hommes les prostituaient de la manière la plus honteuse. Quant aux autres changemens observés aussi dans cette île, où l'on trouva Içs statues, les Marais ou temples, et tout culte extérieur abandonnés, les demeures et plantations bien moins soignées, les chefs moins respectés; c'étaient là, comme dans toutes les autres, les conséquences inévitables de nos visites. Nou^
y abordions malgré leababitahs; nous les combattions avec une supériorité qui les frappait de terreur, et sans qu'ils pussent nous résister. Leurs dieux n'étaient donc plus les plus forts; leurs chefs et leurs prêtres n'étaient doné plus infaillibles. De là le mépris de l'autorité , Tanarchie et tous les maux qui devaient si promptement en résulter, en des localités semblables à l'île de Pâques; car la religion/ une fois tombée , le pouvoir des chefs, fondé seulement sur la religion, devait nécessairement tomber après elle, et sa chute entraîner tous les désordres. Le Xabou o\x loi sacrée, seule police de l'Océanie , n'étant plus observé, on coupait le bois, 6n cueillait les fruits en tout temps et par caprice; les forêts élaient dévastées; l'agriculture se négligeait. Par suite des disputes et des guerres qu'occasionnait et qu'envenimait souvent même le fer que nous leur portions, les peuples indoleçs s'abrutissaient; et l'oubli de toutes les lois changeait bfentôt en stériles déserts des lieux naguère rians et fertiles, où végétaient, jusqu'à la mort, dans la misère et dans la souffrance , deS êtres nés pour le bonheur.
Et qu'on ne voie pas, dans ce tableau, le rêve d'une imagination exaltée. J'en adoucis plutôt les traits; et je n'aurais que trop à dire pour en démontrer la vérité. Les choses se sont ainsi passées aux îles de la Société, quoiqu'avec des résultats moins graves, à cause de leur extrême fertilité; dans un grand nombre d'autres îles, et , sans doute , aussi , dans l'île de
Pâques. Au passage de Roggewein , elle était florissante , couverte de verdure ; le peuple en était heureux , bien nourri , bien logé , dans des dejneures dont plusieurs avaient de soixante à cent pieds , et observait , avec rigueur , un culte régulier. Quand y vinrent Cook et Forster, ils n y virent presque plus de bois; et, quoiqu'il y eût encore de belles plantations, les habitans étaient misérablement entassés dans des huttes formées de quelques bitons et à peine couvertes. Ils ne montraient plus , d'ailleurs , le moindre esprit de religion, et semblaient étrangers à toute forme extérieure de.culte; seuleriient ils étaient encore bons et hospitaliers.
Lapérouse , en 1 786^, les trouva presque dans le même état; mais les femmes, qui s'étaient tachées lors de la visite de Cook, se montrèrent alors en grand nombre; et, soit qu'ils n'eussent pas été contens de ce que Cook leur avait donné , soit qu'ils fussent devenus plus avides des trésors de notre industrie , ils employaient les femmes pour séduire les étrangers et s'assurer leur bienveillance ; au reste , importuns , indiscrets et querelleurs , mais ne faisant rien qui méritât ni représailles , ni châtimens trop sévères.
Depuis Lapérouse, jusqu'en 18 16, il ne parait pas qu'aucun bâtiment de guerre ait visité l'île de Pâques; mais, alors, le navigateur russe Kotzebue y mouilla , avec un petit bâtiment nommé Rurick. Il eut une affaire avec les naturels qui l'attaquèrent
VOY. AUX ÎLES. T, II. l8
après son débarquement , et Tobligèrent de faire feU 8ur eux , et de quitter l'île sans autres communications, ^près lui, en iÔ35 , le capitaine Beechey ny fut pas mieux reçu , surpris également et contraint de se défendre. Il tua plusieurs insulaires, et eut,un certain nombre de ses gens blessés; aussi, disposés comme peuvent l'être aujourd'hui ces peuples , seraitil imprudent à des bâtimens marchands de se présenter chez eux , surtout s'ils y voulaient descendre. Les bâtimens de guerre même ne le feraient pas sans danger. Le seul moyen d'y réussir serait de n'y prendre terre qu'avec une force capable d'imposer à ces peuples , et de les tenir continuellement en échec.
Une chose vraiment digne de remarque , c'est ce chaneement total de conduite de tous les Indiens à notre égard, à mesure que nous multiplions nos visites ; mais est-ce leur faute ? est-ce la nôtre ? Question qui, avant d'aller plus loin, mérite , je crois, d'être examinée.
Nul doute qu'à la première entrevue , il n'ait été y presque toujours , extrêmement difficile d'ouvrir le» communications avec des peuples dont nous ignor rions le langage , les mœurs ; qui, parmi leurs coutumes , en avaient une d'une haute antiquité , trouvée, depuis , dans presque toutes les îles; coutume que leur situation justifie , et peut-être rendait jadis nécessaire , mais barrière presque insurmontable pour les Européens, et cause première de toutes les querelles et de tous les malentendus. C'^-
lait la coutume de n admettre les étrangers qu a près l'observation de certains rites religieux, et sous la condition de remettre tout ce qu'ils possédaient à leurs hôtes , qui leur étaient jusqu'à leur pirogue , et à leurs armes , à l'effet de se garantir de toute surprise et de toute trahison de leur part , tant qu'ils seraient au milieu d'eux , sauf h les leur ren-*" dre, et souvent avec usure, quand ils venaient à quitter l'île.
Les Européens, soit qu'ils ignorassent ou ne comprissent pas ces singulières conditions d'hospitalité , soit qu'il leur fût impossible de se soumettre à une partie d'entr' elles, se voyaient, le plus souvent, refusés ou exposés au pillage de la part des Indiens, qui, nantis par leurs lois, de tout ce qui appartenait à l'étranger, devaient se croire autorisés à employer tous les moyens pour s'en mettre en possession. De là ces scènes de larcin , de pillage , de combats , et souvent de meurtres, en cas de résistance, qui les firent regarder, par la plupart des premiers navigateurs, comme des êtres perfides , et comme les plus insignes voleurs de l'univers.
Il est donc certain que la conduite des Indiens était, en raison de ces coutumes, fort incommode aux étrangers , surtout dans les premières visites; et qu'on ne pouvait que difficilement les empêcher de voler, sans en venir à des voies de fait plus ou nK)ins directes ; mais il faut reconnaître aussi qu'ils étaient vraiment dans leur droit. J'ajoute qu'enfin, con-
vaincus que nous ne pouvions ni ne voulions nous soumettre à leurs usages, une foià décidés à nous recevoir sans nous y astreindre davantage , on les a vu» toujours et partout, à moins de nouvelles provocations de notre part, nous accueillir avec plaisir, nous traiter avec amitié , «t se montrer constamment loyaux et fidèles. Tels on les a trouvés dans File de Pâques ;. tels en tous les lieux où Ton s'est présenté, quand lés perfides conseils ou Finfâme conduite de quelques blancs restés au milieu d'eux, ou bien encore les injustices des capitaines de navire ou de leurs gens y ne vinrent pas modifier leurs idées. Il ne faudrait donc pas attribuer à la versalité de leur caractère le changement de conduite des insulaires de Tile deFèques à Fégard des blancs; puisqu'après avoir admis Roggewein , quoique ce dernier eût ouvert ses relations avec eux d'une manière aussi sanglante, ils continuèrent à bien recevoir les étrangers, comme le prouve l'accueil qu'ils firent à Cook et à Lapérouse; et si, dep'iis, ils ont entièrement changé de conduite , c'est que des aventuriers , des baleiniers, ont , depuis , commis, chez eux, des horreurs; et , parleurs vilenies, leurs injustices, leurs cruautés, rendu ce peuple, de doux et hospitalier qu'il était naturellement, méchant, vindicatif et intraitable. On ne sait pas , à beaucoup près , de combien d'atrocités ces malheureux ont été victimes, quoiqu'il fut déjà beaucoup trop long de raconter tout ce qu'oc en sait. Je ne signalerai que ce que j'ai ap-
-, 277 — pris 4e pl^us choquant, et qui sufiira pour justifier la conduite des insulaires. Je citerai d'abord le Nancy de New-London , déjà signalé par Kotzebue et plusieurs autres, mais qui jnéritê encore de trouver place sur cette feuille^ Il était à.la pêche des chiens de mer ou phoques y sur l'île de Masafuero. Le capitaine de ce bâtiment, manquant de monde, songea à l'île de Pâques, dont les babitans,» forts, robustes, bons nageurs,' lui convenaient d'autant mieux qu'il n'aurait rien à leur payer. Après avoir commu-r nique ce projet à quelques-uns de ses gens laissés k Masafuero, il fit voile avec les autres pour l'île de Pâques. Là , s'approchant de terre -, il attira plusieurs Indiens, hommes et femmes, qui vinrent à bord à la nage; et, quand il jugea qu'il en avait assez^, il choisit un moment propice pour s'emparer de ces malheureux; mais, malgré son nombreux équipage, il ne put se saisir que de dix hommes et de dix femmes qui, presque tous, se trouvaient dans l'entrepont,, et avec lesquels, malgré leurs cris et leurs prières, il fit voile pour le lieu de sa pêche. Hors de vue de l'île, et se croyant enfin sûr de sa. proie, il les laissa monter sur le tillac; mais, à son grand éton* nement, tous les hommes, à un signal donné, se jetèrent à l'eau. En vain mit-on les embarcations à la mer, 'pour tâcher de les rattraper. On les poursuivit quelque temps sans pouvoir les atteindre ; ^'ar , plongeant avec dextérité, dès qu'on les approchait, ils changeaient de direction plus promptement que nç
pouvaient le faire les embarcations. Qaelques-nns de ces malheureux prenaient la direction de Tîle, mais d'autres en* suivaient une absolument opposée; et, dans tous les cas, il y avait peu d'apparence qu'aucun d'eux ut regagner l'île à la nage. Cependant, quand les embarcations revinrent à bord , après une chasse inutile , le capitaine, au lieu de reprendre la piste de ces infortunés avec le bâtiment , afin de les y recueillir, quandils seraient fatigués , contrarié du mauvais succès de son barbare dessein, joignit un second crime au premier, en les abandonnant à uite mort aussi cruelle que certaine. Quant aux femmes, il paraît qu'il les traita mieux; car, serrant l'île au plus près , il les en rapprocha de manière à ce qu -elles pussent facilement gagner la terre à la nage.
D'autres ont fait, depuis , la même chose, c'est-àdire ont enlevé des Indiens; nfaisavec des intentions différentes. Il faut encore citer ici le nommé Waden , Américain , comme le premier , et maintenant capitaine d'un navire baleinier, mais alors second du navire le Pindos. Ce bâtiment, arrivant en vue de i'ile de Pâques (c'était, je crois, en 1822 ), les embarcations furent envoyées près de terre pour se procurer des végétaux, mais surtout des femmes; et ne tardèrent pas à revenir avec autant de jeunes filles qu'il y avait d'hommes à bord. Le lencîemain , on les renvoya dans les mêmes embarcations, les forçant de se jeter à l'eau, quand elles furent assez près de terre pour pouvoir la gagner facilement à la nage.
— ^79 — Les embarcations r«stère«t là ,pourregarder ces malheureuses, nageant d'une main en s efforçant détenir, de l'autre , au-dessus de Teau , les bagatelles qu'elles avaient reçues pour se prostituer, et portant , d'ailleurs, peut4tre , avec elles, le germe d'un mal qui pouvait leur coûter la vie. Arrivées à terre, elles furent reçues par des groupes rassemblés en foule sur le rivage; et c'est alors que Waden , sans provocation aucune, et apparemment peur le seul plaisir d'assassiner ^ prit son fiisil, tira au milieu d'eux , en forme d^adieu , avec l'adresse des hommes de son pays; et l'on reconnut de suite, à la confusion régnant autour d'un pauvre Indien qui toolba^ que le coup avait porté (i). Il ordonna ensuite de ramer , et s'éloigna, le sourire sur les lèvres , en s'applaudissant de la jus*tesse de son coup d'œil!,..
Après de pareils traits , et tant d'autres semblables, dont la liste seule ferait frémir , de quel côté sont les sauvages, les barbares, les traîtres, les cannibales; et qui s'étonnera que ces gens, en dépit même de leur douceur naturelle, cherchant à se venger; deviennent méchans, dissimulés, perfides; opposent la jîuseà la force; jurent wae hiume mortelle ^ Jeurs redoutables adversaires, et se refusent k lt<o^te liaisoa. PU commomication amicale avec les nations au^jp-
(i) Je tiens cette anecdote de M. Stillwell , eapitaine de la- Rosalie , qui était sur rembarcâtion d!où Waden tira sur les Indiens.
quelles appartiennent les monstres dont je viens de parler?
Enfin, pour quiconque connaît les Indiens, quelles ne peuvent pas être les suites de pareilles actions ? Peut^tre les parens de la victime auront-ils, voulu punir l'assassin sur les jeunes filles, cause innocente du crime ; peut-être les parens , les amis de cellesci, auront -ils tenté de les défendre; et de là des querelles, dés combats, des guerres même, où tous se seront entrégorgé^; source d'inimitiés, et de haines que le moindre sujet réveille chez ces peuple» toujours exaltés, et qui deviennent, à ]a longue, lea élémeas de dissensions étemelles.
SECTION IL