‹ Voyages aux îles du Grand océanChapitre 99 sur 99 · CONCLUSION GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

CONCLUSION GÉNÉRALE

J'avais habité O^taïti jusqu'en 1 834- Ne le quittant que par intervalles, pour des voyages au Chili , ou pour des excursions dans son voisinage. Déterminé , vers cette époque , à continuer mes affaires dans l'Océanie , l'exécution de ce projet me rendit nécessaire un voyage en Europe. Je partis, en conséquence , d'0-taïti, le 123 avril 1834, pour me rendre en France, où j'arrivai à la fin de décembre de la même année , après avoir passé par les Etats- Uhis , et avoir visité une partie de l'Amérique du Nord.

A Paris j des amis m'engagèrent à faire connaître au public mes observations et mes recherches chez les peuples océaniens, parmi lesquels j'avai^ vécu

plusieurs années, en y ajoutant ce que je pouvais savoir de leurs îles et le détail de mes voyages ; ce qui devenait pHis difficile. Je n'avais, en effet, presque point tenu de journal , et dus rédiger le tout d'après de simples notes ou de mémoire , au milieu d'occupations commerciales , pendant que je préparais un bâtiment , une cargaison pour retourner à 0-taïti , opération qui nécessita des courses à Bordeaux, à Anvers , etc. Toutçs ces circonstances 5 je le sais , ne justifieront pas la médiocrité de ce travail; mais prouveront, du moins , mon zèle et ma persévérance, en expliquantpourquoi j'ai glissé sur des circonstances importantes , qu'il m'est in^ossible de mentionner en ce moment ; car, au moment même où je tracé ces dernières lignes , je me dispose à partir , sous peu de jours , pour Bordeaux,, d'où je dois, incessamment, m'embarquer pour l'Océanie.

Paris , ce 22 juin 1835,

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