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crânes de dauphins et une pyramide construite avec les mêmes matériaux. Le professeur POUCHET, qui séjourna aux Féroë pour y faire des recherches, en donne une amusante description. «Ces crânes, dit-il, sont disposés la face postérieure avec le large trou de l’occiput en dehors. Puis, le temps a fait son œuvre : ils se sont percés à l'endroit faible, de chaque côté, un peu au-dessus du trou occipital, de deux autres trous comme deux yeux. La mousse, poussée au hasard dans le trou occipital qui forme maintenant comme une bouche, lui donne des contournements bizarres : on dirait des têtes de morts qui ricanent et d’autres qui pleurent ; le mur tout entier a des aspects macabres du plus étrange effet. »
[Le lendemain matin 16 août, je vais de bonne heure chez le médecin de Klaksvig. Il habite une petite maison peinte en rose, entourée d’un jardin où l'on cherche à faire pousser des arbres. On me fait attendre dans un joli salon où ronfîle, dans le grand poêle, un bon feu de tourbe.
Le 16 août est l’anniversaire de la mort de mon père, décédé il y a déjà huit ans. J'y songe et, levant les yeux par hasard, juste en face, sur le mur, se trouve encadrée une gravure du tableau de Brouillet, où mon père donne une leçon à la Salpêtrière ! C'est pour moi un moment de douce émotion.
Le D: Djurhuus, que nous avions aperçu la veille revenant dans une embarcation, nous promet de venir dîner à bord le soir. Nous partons, Fauvelle, Emile et moi, faire l’ascension du plus haut pic de l’île Borge, les Mérkengrefiélgde. L'ascension fut extrêmement pé-