‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 10 sur 103 · ANECDOTE, ET ACTION GÉNÉREUSE DE CE KÂDHI ET DE L'ÉMIR · texte numérisé non relu

ANECDOTE, ET ACTION GÉNÉREUSE DE CE KÂDHI ET DE L'ÉMIR

Je faisais ma prière un certain vendredi, selon ma coutume, dans 18 mosquée du kädhi Abou Hafs. Il me dit : « L'émir a ordonné de te payer une somme de cinq cents dirhems, et de préparer à ton intention un festin qui coûtât cinq cents autres pièces d'argent, et auquel assisteraient : les cheïkhs, les docteurs et les principaux de la ville. Lors-

D'IBN BATOUTAH. 13‏ امرابذلك قلت له ايها الامير تصنع دعوة JS‏ مى حضرها RU‏ او لفتيى لو جعلت له mar‏ المال كان احسى"7' له النغع

فقال افعلٌ ذلك وقد امرلك بالالف كاملة ثم بعثها الامير' Âge‏ أمامه تمس الدين الستجرى فى خريطة ححملها غلامة, وصرقها مى الذهب المغربى ثلاتماية Plus‏ وكنت قى استريت ذلك اليوم فرسا ادهم اللسون بخمسة وثلاتين دينارا درام وركبته فى ذهابى الى المسجد فا اعطيت تمنه إلا مى تلك الالف وتكاثرت عندى ليل بعك ذلك حتى انتهت إلى عدد لا اذكره ès‏ مكدب يكذب به ولمتزل حالى فى الريادة حتى دخلت أرض الهند وكانت عندى Me‏ كثيرة لاكنى كنت افضل هذ! الغرس وأوثره days‏ مام أخيل وبق عندى الى ais‏

qu’il eut donné cet ordre, je lui dis : 0ع‎ émir, tu feras préparer un repas dans lequel les assistants mangeront seulement une ou deux bouchées! Si tu assignes à cet étranger toute la somme, ce sera plus utile pour lui. » Il répondit : « J'agirai ainsi; » et il a commandé de te payer les mille dirhems entiers.» L'émir les envoya, avec son chapelain Chems eddin Assindjary, dans une bourse portée par son page. Le change de cette somme en or dû Maghreb équivaut à trois cents dinärs. |

J'avais acheté ce jour-là un cheval noir, pour trente-cinq dinârs d'argent, et je le montai pour aller à la mosquée. J'en payai le prix sur cette sommeé de mille dirhems. À la suite de cet événement, je me vis possesseur d'un si grand nombre de chevaux, que je n’ose le répéter ici, de peur d’être accusé de mensonge Ma position ne cessa de s'améliorer, jusqu'à mon entrée dans l'Inde. Je possédais beaucoup de chevaux ; mais je préférais ce cheval noir et je l'at-

SMS‏ سنبى وا هلك تغيرت حالى وبعثتٌ Lie us di‏ اغا امراة القاضى ماية دينار درام وصنغت لى اختها ترابك زوجة الامير دعوة بجعت لها الفقهاء ووجوة المدينة بزأوياتها القى .بنغها وفيها الطعام لفوارد والصادر وبعقت إلى بغووة سمور وفرس جيد وى مى افضل النساء واصلمهن We (yaris‏ الله حكاية ونا انفصلت مى الدعوة التى صنعت فى هذه لخاتون وخرجت عن الراوية تعرضت فى بالباب Bal‏ عليهًا تياب دتسة des‏ راسها مقنعة ومعها نسوة لا اذكرعددفن فسطت عل فرددت عليها السلام ولم اق معها ولا التغبتٌ اليها فها

tachais devant tous les autres. Il vécut trois années entières à mon service, et après sa mort, ma situation changea.

La khâtoûn Djidja AÂghä, femme du kädhi, m'envoya cent dinârs d'argent. Sa sœur Torâbec, femme de l'émir, donna en mon honneur un festin, dans l'ermitage fondé par elle, et y réunit les docteurs et les chefs de la ville. Dans cet édifice on prépare de la nourriture pour les voyageurs. . La princesse m'envoya une pelisse de martre zibeline et un cheval de prix. Elle est au nombre des femmes les plus distinguées, les plus vertueuses et les plus généreuses. (Puisse Dieu la récompenser par ses bienfaits!)

ANECDOTE

Lorsque je quittai le festin que cette princesse avait donné : en mon honneur et que je sortis de l'ermitage, une femme soffrit à ma vue, sur la porte de cet édifice. Elle était couverte de vêtements malpropres et avait la tête voilée. Des femmes, dont j'ai oublié le nombre, l'accompagnaient. Elle me salua; je lui rendis son salut, sans m'arrêter et sans faire autrement attention à elle. Lorsque je fus sorti, un

خرجت ادركنى بعض الناس وقال d‏ أن المراة التى Ab‏ عليك فى ps‏ فيلت عند ذلك واردت. الرجوع آليها فوجدتها قت انصرفت فابلغت اليها السلام مع gris vas‏ واعقشرت با كان منئى لعدم معرفتى بهاء

ذكر De ab‏ وبطير خوارزم لا نظير له فى بلاد الدنيا ترقا ولا غربًا ألا ما كان مى بطينخ بخارى ويليه gb‏ أصغهان وقشرة أخضر وباطنه اجر وهو صادق لدلاوة وفيه صلابة ومى الجائب انه SO‏ وبيبّس ف الثمس Jess‏ فى القواصركا يصنع عندنا بالشرحة وبالتين المالق وحمل مى -خوارزم الى اقصى بلاد الهنت والصيى وليس ف ججيع الفوآكه اليابسة أطيب

certain individu me rejoignit et me dit : « La femme qui t'a salué est la khâtoûn. » Je fus honteux de ma conduite, et je voulus retourner sur mes pas, afin de rejoindre la princesse; mais je vis qu'elle s'était éloignée. Je lui fis parvenir mes salutations par un de ses serviteurs, et je m'excusai de ma manière d'agir envers elle, sur ce que je ne la connaissais pas. | DESCRIPTION DU MELON DE KHÂREZM.

Le melon de Khäârezm n'a pas son pareil dans tout J’univers, tant à l'est qu’à l’ouest, si l’on en excepte celui de : Bokhära. Le melon d'Isfahän vient immédiatement après celui-ci. L'écorce du premier est verte et le dedans est rouge; son goût est extrêmement doux, mais sa chair est ferme. Ce qu'il ÿ a d'étonnant, c'est qu'on le coupe par tranches , qu'on le fait sécher au soleil, qu’on de place dans des paniers, ainsi qu'on en use chez nous avec les figues sèches «et les figues de Malaga; et, dans cet état, on le transporte de Khärezm à l’extrémité de l'Inde et de la Chine. Il n'y a pas, parmi tous les fraits secs, un fruit plus agréable au goût. Pendant le

16 | VOYAGES وكنت أيام اقامتى بدهلى مى بلاد الهنك متى قدم‎ Aie البطيخ وكان ملك‎ SOS المسافرون بعثت من يشترى لى منهم‎ GS we be الهنكى اذا اوق اليه بشى2 منه بعث الى بهالما‎ | فيه ومى عادته أنه يطرن 0 الغرباء بغواكه بلادهم ويتفقدهم‎ بدلك,‎ مى مدينة السرا الى خوارزم شريف‎ Gus 5 حكاية كان‎ مى أشل كربلاء يسمى على بن منصور وكان مى التجهار فكنت‎ ان يشترى لى الثياب وسواها فكان يشترى لى الثوب بعشرة‎ AUS دنانيرٌ ويقول اشتريته بقانية ويحاسيبنى بالقمانية ويدفع‎ الدينازين من ماله وانا لا عح لى بفعله الى ان تعرفت ذلك‎ على السنة الناس وكان مع ذلك 5 اسلغى دنانيرفها وصل‎

temps de mon séjour à Dihly, dans l'Inde, toutes les fois que des voyageurs arrivaient, j'envoyais quelqu'un pour m'acheter, de ces gens-là, des tranches de melon. Le roi de l'Inde, lorsqu'on lui apportait de ces melons, m'en envoyait, parce qu’il connaissait mon goût pour cet aliment. C’est la coutume de ce prince de donner en présent aux étrangers des fruits de leur pays,et de les favoriser de cette manière.

ANECDOTE

Un chérif, du nombre des habitants de Kerbelä, m'avait accompagné de Sérà à Khärezm. Il s'appelait ’Aly, fils de Mançoür, et exerçait la profession de marchand. Je le سقط‎ geais d'acheter pour moi des vêtements et d’autres objets. Il m'achetait un habit pour dix dinärs, et me disait : « Je l'ai payé huit pièces d'or. » 11 portait à mon compte huit dinars, et payait de sa bourse les deux autres. J'ignorai sa conduite jusqu'à ce qu'elle me fût révélée par d’autres personnes. Outre cela, le chérif m'avait prêté plusieurs dinärs.

D'IBN BATOUTAH. 17‏ الى احسان امير خوارزم رددت اليه ما إسلفنية واردت أن أحسن بعد اليه مكاناة لافعاله للسنة فاى ذلك وخلف أن لا Jak‏ واردت أن احسن الى فتى كان له اسمه كافور is‏ أن لا Juil‏ وكان اكرم مى لقيقه من العراقيى وعزم de‏ السفر معى الى بلاد الهند ثم أن ججاعة مى AS!‏ بلدة وصلوا di‏ خوارزم بسم السفر إلى الصين فاخذ ‏ السفرمعهم فقلت له فى ذلك فقال هاولاء اهل sad‏ يعودون الى اهل cote‏ ويذكرون الى سافرت الى ارض الهند برسم RO‏ فيكون Re‏ qe‏ لا افعل ذلك وسإفر معهم الى الصيى فيلغنى بعت Lis‏ بارض الهند انه لما بلغ الى مدينة المالق وى آخر البلاد التى

Lorsque je reçus le présent de l’émir عل‎ Khärezm, je lui rendis ce qu'il m'avait prêté, et je voulus ensuite lui faire un cadeau, en retour de ses belles actions. 11 le refusa et jura qu'il ne l’accepterait pas. Je voulus donner le présent à un jeune esclave qui lui appartenait et que l'on appelait Câfoûr ; mais il m'adjura de n’en rien faire. Ce chérif était le plus généreux habitant des deux ‘Iräks que j'eusse encore vu. 11 résolut de se rendre avec moi dans l'Inde; mais, dans la suite, plusieurs de ses concitoyens arrivèrent à Khärezm, afin de faire un voyage en Chine; et il forma le projet de les accompagner. Je lui fis des représentations à ce sujet; mais il me répondit : « Ces habitants de ma ville natale retourneront auprès de ma famille et de mes proches, et rapporteront que j'ai fait un voyage dans l'Inde pour mendier. Ce serait un sujet de blâme pour moi d'agir ainsi, et je ne le ferai pas. » En conséquence, il partit avec eux pour la Chine. J'appris par la suite, durant mon séjour dans l'Inde, que cet homme, lorsqu'il fut arrivé dans la ville d’Almälik, située à l'extrémité de la principauté de Mavéra’nnabr et à l'en-

JTE, 2

مى AL‏ ما وراء النهر واول بلاد الصيى أقام بها وبعث فتى À‏ Le‏ كان soie‏ مى المتاع فابطأ ii‏ عليه وى st‏ ذلك وصل مى 'بلدة بعض LU)‏ ونزل معه فى GO‏ واحد فطلب منه الشريف ان يسلغه Lai‏ بخلال ما يصل فتاة فل يفعل ثم DST‏ 735 ما صنع فى عدم التوسعة de‏ الشريف بان اراد الريادة عليه فى للسكن الذى كان له Gill‏ فبلغ ذلك الشريف فاغام منه ودخل الى بيته فذير نفسه DS‏ وبه رسق وأتيهوا CNRS‏ كان له tk‏ فقال لهم لا تظجمه فاى انا فعلت ذلك بنغسى ومات مى يومه غفر الله À‏ وكان 05 -حكى لى عن نفس,م انه اخذ مرة مى بعض تجار دمشق سقة آلان درم Cols‏

droit où commence la Chine, s'y arrêta, et envoya à la Chine un jeune esclave, à lui appartenant, avec ce qu'il possédait de marchandises. L'esclave tarda à revenir. Sur ces entrefaites, un marchand arriva de la patrie du éhérif à Almälik et se logea dans le même caravansérail que lui. Le chérif le pria de lui prêter quelque argent, en atténdant le retour de son esclave. Le marchand refusa ; ensuite il ajouta à la honte de la conduite qu'il avait tenue en manquant de secourir le chérif, celle de vouloir encore lui faire supporter la location de l'endroit du khän où 11 logeait lui-même. Le chérif apprit cela ; 11 en fut mécontent, entra dans son appartement et se coupa la gorge. On survint dans un instant où il lui restait encore un souffle de vie, et l'on soupçonna de l'avoir tué un esclave qui lui appartenait. Mais il dit aux assistants : « Ne lui faites pas de mal; c'est moi qui me suis traité ainsi; » et il mourut le même jour. Puisse Dieu lui faire miséricorde!

Ce chérif m'a raconté le fait suivant, comme lui étant arrivé. Il reçut un jour en prêt, d’un certain marchand de Damas, six mille dirhems. Ce marchand le rencontra dans

D'IBN BATOUTAH. 19‏ فلقيه ذلك التاجر بمدينة جاة مى ابض الشام فطلبه مالمال وكان قد باع ما اشترى به مى المفاع mal‏ نفاستحعها مى JU cum Le‏ ودخل الى ai‏ وربط هامته بسقف البيت وراد أن خنق نفسه وكان ى Mt‏ تاخير فتذكر صاحبا له مى الصيارفة فقصده وذكر له القضية فسلغه مالا دفعه للتاجر وا اردت السغفرمى خوارزم أكتريت Jr‏ واشقريت le‏ وكان عديلى بها Linie‏ الدين التوزرى وركب fl‏ بعض لخيل lle,‏ باقيها لاجل البرد ودخلفا البزية التى بي -خوارزم os‏ وق مسيرة RUE‏ عشر logs‏ فى رمال لا يهارة بها الا بلدة واحدة فودعت الامير قطلودمور وخلع عل خلعة وخلع

la ville de Hamäh, en Syrie, et lui réclama son argent. Or il avait vendu à terme les marchandises qu'il avait achetées avec cette somme. Il fut honteux de ne pouvoir payer son créancier, entra dans sa maison, attacha son turban au toit, et voulut s'étrangler. Mais la mort ayant tardé à l'atteindre, il se rappela un changeur de ses amis, l'alla trouver et lui exposa son embarras. Le ehangeur lui prêta une somme avec laquelle il paya le marchaïd.

Lorsque je voulus partir de Khärezm, je 10033 des chameaux et j'achetai une double litière (cf. t. I, .م‎ 404). J'avais pour contre-poids, dans un des côtés de cette litière, ’Afif eddin Attaouzéry. Mes serviteurs montèrent quelques-uns de mes chevaux, et nous couvrimes les autres avec des housses, à cause du froid. Nous entrâämes dans le désert qui s'étend entre Khärezm et Bokhèra, et qui a dix-huit journées d’étendue. Pendänt ce temps, on marche dans des sables entièrement inhabités, si l'on en excepte une seule ville. Je fis mes adieux à l'émir Kothloüdomoür, qui me fit don d'un habit d'honneur, ainsi que le kâdhi. Ce dernier sortit

على إلقاضى اخرى وخوج مع الفقهاء لوداى وسرنا اربعة ايام وضبط اسمها بغتم البهزة وسكون اللام وآخرة تاء مثناة وى صغيرة حسنة Lily‏ خارجها على بركة مآء قد AT‏ مى البرد فكان الصبيان يلعبون فوقها ويزلقون عليها وسمع بقدوى قاضى خوارزم نجاء الى مسا مع الطلبة ومين المدينة الصالح di‏ حود يوق تم عرض عل القاضى الوصول الى امير تلك لنا ÈS‏ نذهب الى امير المدينة وناق به ففعلوا ذلك واق الامير بعد ساعة فى xt‏ وخد امه Li‏ عليه وكان غرضنا تكجيل

de la ville avec les docteurs pour me dire adieu. Nous marchâmes pendant quatre jours, et nous arrivämes à la ville d'Alcät. Il n'y a pas sur le chemin de Khärezm à Bokhära d'autre lieu habité que cette ville ; elle est petite, mais belle. Nous logeâmes en dehors, près d'un étang qui avait été gelé par la rigueur du froid , et sur lequel les enfants jouaient et glissaient. Le kädhi d’Alcât, appelé Sadr acchériah «1e chef de la loi», apprit mon arrivée. Je l'avais précédemment rencontré dans la maison du kädhi de Khärezm. Il vint me saluer avec les étudiants et le cheïkh de la ville, le vertueux et dévot Mahmoüd alkhaïwaky (de Khiva). Le kàdhi me proposa de visiter l'émir d’'Alcât; mais le cheïkh Mabhmoüd lui dit : « Il convient que l'étranger reçoive la visite, au lieu de la faire; si nous avons quelque grandeur d'âme, nous irons trouver l’émir et nous l'amènerons. » Ils agirent de la sorte. L'émir, ses officiers et ses serviteurs arrivèrent au bout d'une heure, et nous saluâmes ce chef. Notre intention étail de nous hâter dans notre voyage. Mais il nous

D'IBN BATOUTAH. 21‏ السغر فطلب Le‏ الاقامة وصنع دعوة ججع لها الفقباء ووجوك العساكر وسواهم ووقف الشعراء بم حونه واعطان كسوة وفرسا جيد! وسرنا على الطريق المعروفة بسيباية'' وفى تلك التحراء مسيرة ست دون م21 ووصلنا بعت ذلك الى بلدة وبكنة وضبط اسصها gite‏ الواو واسكان البآء الموحدة وكان ونون وى على مسيرة يوم واحد مى GE‏ بلدة حسنة ذات last‏ وبساتيى Po‏ بك خرون العنب مى سنة الى سنة PRES‏ فاكهة يسمونها العلو (الالو) بالعبى المهملة وتشديث' اللام فييبّسونه ويجلبه الناس الى Ait‏ والصيى Juge‏ عليه SUN‏ ويشرب مأوة وهو ايام كونه اخضر حلو ناذا يبس صارفيه يسير جوضة ولحميته كثيرة ولم ازمثله بالاندلس ولا با مغرب

pria de nous arrêter, et donna un festin dans lequel il réunit les docteurs de la loi, les chefs de l'armée , etc. Des poëtes y récitérent les louanges de l'émir. Ce prince me fit présent d’un vêtement et d'un cheval de prix. Noussuivimeslarouteconnue sous le nom de Sibäieh (Senbdieh? cf. Edricy, Il, 187, 188). Dans ce désert on marche l'espace de six journées sans rencontrer d'eau. Au bout de ce temps, nous arrivâmes à la ville de Wabkéneh (Wafkend des voyageurs modernes), éloignée d'un jour de marche de Bokhära. C’est une belle ville, qui possède des rivières et des jardins. On y conserve des raisins d’une année à l'autre, et ses habitants cultivent un fruit qu'ils appellent al'alloû (aléloû « la prune»). Ils le font sécher, et on le transporte dans l'Inde et à la Chine; on verse de l’eau par-dessus et l’on boit ce breuvage. Le goût de ce fruit est doux lorsqu'il est encore vert; mais, quand il est séché, 11 contracte une saveur légèrement acide; sa partie pulpeuse est abondante. Je n'ai pas vu son pareil dans l'Andalousie, ni dans le Maghreb, ni en Syrie.

22 VOYAGES ولد بالشام ثم سرنا فى بساتين متصلة وانهار واتجار وعارة وما‎ كاملا ووصلنا إلى مدينة جخارى التى ينسب أليها أمام العحدتى‎ وفاذة المدينة كانت‎ ENT ابو عبج الله جد بن أسماعيل‎ AUS ججحون مى البلاد وخربها اللعيبى‎ 5 ho تاعحة ما‎ ملوك العراق فساجدها ألان ومدأرسها واسواقها‎ Re التترى‎ خربة الا القليل واهلها 2955 وشهادتهم لا تقبل سخوارزم‎ وغيرها لاشتهاءهم بالتعيصب ودعوى البباطبل وانكار لق‎ العل ولا مَّى له‎ we وليس بها اليو مى الناس مى يعج شيا‎

عناية xs‏ 6 ذكر اولية التثر وتخريبهم خارى وسواها كان تبنكيرخان

Nous marchämes ensuite, pendant toute une journée, au milieu de jardins contigus les uns aux autres, de rivières, d'arbres et de champs cultivés, et nous arrivämes à la ville de Bokhära, qui a donné naissance au chef des Mohaddith (compilateurs ou professeurs de traditions), Abou "Abd Allab Mohammed, fils d'Isma’il albokhäry. Cette ville a été la capitale des pays situés au delà du fleuve Djeïhoûn. Le maudit Tenkïz (Djenguiz khan), le Tatar, l’aieul des rois de l’Iräk, l’a dévastée. Actuellement ses mosquées, ses colléges et ses marchés sont ruinés, à l'exception d'un petit nombre. Ses habitants sont méprisés ; leur témoignage n’est pas reçu à Khärezm, ni ailleurs, à cause de leur réputation de partialité, dé fausseté et d'impudence. Il n'y a plus aujourd'hui à Bokhära d'homme qui possède quelques connaïissances, ou qui se soucie d'en acquérir.

RÉCIT DES COMMENCEMENTS DES TATARS , ET DE LA DESTRUCTION DE BOKHÂRA ET D'AUTRES VILLES PAR CE PEUPLE.

Tenkiz khân était forgeron dans le pays de Khithà (Chine

D'IBN BATOUTAH. 23‏ MISE‏ بارض لخنطا وكان له كرم نغس وقوة وبشطة فى pol‏ وكان تمع الناس ويطعمهم ”' تم صارت له ججاعة فقدّموة على انفسهم وغلب على بلدة وقوى Obs‏ شوكته واستعل امرة فغلب de‏ ملك لطا تم على ملك الصيى وعظمت

جيوشه وتغلب على بلاد Las ex‏ ولمالق وكان جلال NT‏ سجر" بن خوارزم شاه ملك pps‏ وخراسان وما ورآء النهر له قوة عظهة وشوكة فهابه تنكيز pis‏ عنه ولم يتعرض له نائفق أن بعث تنكيز Le‏ بامتعة الصين ولخطا مى الثياب Rad‏ وسواها الى بلدة أطرار يضم الهمزة وق آخر AU‏ جلال الدين فبعث اليه عامله عليها LA‏ بذلك

septentrionale). Il avait une âme généreuse, un corps vigoureux, une stature élevée. Il réunissait ses compagnons et leur donnait à manger. Une bande d'individus se rassemblèrent auprès ع‎ lui, et le mirent à leur tête. Il sempara de son pays natal, il devint puissant, ses forces augmenttrent, et son pouvoir fut immense. Il fit la conquête du royaume de Khithä, puis de la Chine, et ses troupes prirent un accroissement considérable. Il conquit les pays de Khoten, de Cäch. khar (Cachghar) et d'Almälik, Djéläl eddin Sindjar, fils du Khärezm طقطء‎ , était roi du Khàrezm, du Khoräçân et du Mavérä’nnabr, et possédait une puissance considérable. En conséquence , Tenkiz le craïgnit, s’abstint de l'attaquer et n'exerça aucun acte d'hostilité contre lui.

Or, 11 arriva que Tenkiz envoya des marchands avec des productions de la Chine et du Khithà, telles qu'étoffes de soie et autres, dans la ville d'Othrär, la dernière place des États de Djélàl eddin. Le lieutenant de ce prince à Othràr lui annonça l'arrivée de ces marchands et lui fit demander quelle conduite il devait tenir envers eux. Le roi lui écrivit

26 VOYAGES مثل ذلك فى ترمذ نخربت ولمتعمر بعد لأكنها بنيت مدينة‎ على ميلين منها فى التى تسمى اليوم ترمخ.وقتل اهل الياميان‎ عن اهل‎ des (الياميان) وهدمها باسرها الا صومعة جامعها‎ D elle تم عاد بعك ذلك الى العراق‎ irons sb بغداد بالسيف وذحوا‎ RME حجتى دخلوا حضرة الاسلام ودار‎ CAN العباسى رجه‎ AN لخليفة المستعصم‎ القضاقء ابو اليركيات,‎ et قال ابى جرى اخبرنا شيخنا‎ SAS ابن لاج اعزه الله قال سمعت لخطيب ابا عبد الله بن‎ يقول لقيت كة نور الدين بن الزجاج مى عجاء العراق ومعه‎ أبن اخ له فتغاوضنا لدديث فقال لى هلك فى فتنة التتر بالعراق‎

qu'après en avoir fait un monceau de ruines (Coran, 5 261,etc.); il fit ensuite de même à Termedh. Cette ville fut dévastée, et elle n’est jamais redevenue florissante depuis lors; mais on a bâti,à deux milles de là, une ville que l'on appelle aujourd'hui Termedh. Tenkiz massacra les habitants de Bämiän, et la ruina de fond en comble, excepté le minaret de sa mosquée djämi. 11 pardonna aux habitants de Bokhära et de Samarkand; puis il retourna dans l'Iräk. La puissance des Taiars ne cessa de faire des progrès, au point qu'ils entrèrent de vive force dans la capitale de l’islamisme et dans le séjour du khalifat, c’est-à-dire à Baghdäd, et qu'ils égorgèrent le khalife Mosta’cim Billah, l'Abbâcide.

Voici ce que dit Ibn Djozai : « Notre cheïkb, le kädhi des kädhis, Abou’l Bérécat, fils du pèlerin (Ibn alhäddj) m'a fait le récit suivant : J'ai entendu dire ce qui suit au prédicateur Abou ’Abd Allah, fils de Réchid : Je rencontrai à la Mecque Noûr eddin, fils d'Azzeddjädj, un des savants de l'Träk, accompagné du fils de son frère. Nous conversâmes ensemble et il me dit : Il a péri dans la catastrophe

D'IBN BATOUTAH. 27

اربعة وعشرون الف رجل من Jai‏ العم ولم يبق منهم غيهرى وغهر ذلك واشار الى KA Se O7)‏ 4

رجع قال ونزلنا ME we‏ بريضها المعرون بغتم اباد -حيث قبر الشينز العالم SAT NUIT‏ سيف الدين الباخرزى وكان مى كبار الاولياء وهاذة الزاوية المنسوبة لهاذا الشيز حيث نرلنا عظهة لها اونان فخمة يطعم منها الوارد والصادر وشضخها مى ans‏ وشو 7 السَيّاح يح البا-خرزى '"' واضافنى هذ! gl‏ بدارة وججع وجوة أهل المديفة وقرا القرآء بالاصوات لحسان ووعظ الواعظ liés‏ بالترى والفارسى على طريقة حسنة ومرت لنا هنالك ليلة بديعة مى اب الليالى

causée par les Tatars, dans l’Irâk , vingt-quatre mille savants. 11 ne reste plus de teute cette classe que moi et cet homme, désignant du geste le fils de son frère. »

Mais revenons au récit de notre voyageur.

Nous logeàmes, dit-il, dans le faubourg de Bokhära, nommé Feth Abäd « le séjour de la victoire », où se trouve le tombeau du cheïkh, du savant, du pieux et dévot Seïf eddin albàkharzy; cet homme était au nombre des principaux saints. L'ermitage qui porte son nom, et où nous descendimes, est considérable. Il jouit de legs importants, à l'aide desquels on donne à manger à tout venant. Le supérieur de cet ermitage est un descendant de Bâkharzy ; c'est le pèlerin, le voyageur Yahia albäkharzy. Ge cheïkh me traita dans sa maison, et y réunit les principaux habitants de 1301116, Les lecteurs du Coran firent une lecture avec de belles voix; le prédicateur fit un sermon, et on chanta des chansons turques et persanes, d'après une méthode excellente. Nous passàmes en cet endroit une nuit admirable, et qui peut compier parmi les plus merveilleuses. J'y rencontrai le jurisconsulte,

ولقيت ببها الغقيه العالم الغاضل ص رالشريعة وكان قد قدم مى هرات وهو مى shall‏ الفضلاء وزرت بجخارى 545 الامام العالم af‏ عبى الله البخارى مصنف لامع al‏ شيز (Mall‏ رضه وعليه مكتوب هذ! قبر نهد بن أسماعيل الخارى وقك صنف مى cuil‏ كذ! وذا وكذلك على قبور عجاء os‏ اسماوهم واسمآء تصانيغهم وكنت قيدت مى ذلك DARS‏ وضاع ce‏ فى جهلة ما ضاع فى لما سلبى JUS‏ الهند ى الحر ثم سافرنا مى بجخارى قاصدين معسكر السلطان الصالح المعظم علاء الدين طرمشيرين وسنذكرة فررنا على DÉS‏ البلدة التى ينسب اليها الشين ابو تراب الخشى وف صغيرة Lis‏ بها البساتيى والمياة فنرلنا بخارجها بدار لاميرها وكان عندى جارية NS‏

le savant et vertueux Sadr acchertah « le*chef de la loi», qui était arrivé de Hérût; c'était un homme pieux et excellent. Je visitai à Bokhära le tombeau du savant imâäm Abou’Abd Allah albokhäry, professeur des musulmans et auteur du recueïl (de traditions) intitulé : Aldjémissahth « la collection véridique ». Sur ce tombeau se trouve cette inscription : « Ceci est la tombe de Mohammed, fils d'Ismäïl albokhäry, qui a composé tels et tels ouvrages. » C'est ainsi qu'on lit, sur les tombes des savants de Bokhära, leurs noms et les titres de leurs écrits. J'avais copié un grand nombre de ces épitaphes ; mais je les ai perdues avec d’autres objets, lorsque les infidèles de l'Inde me dépouillèrent sur mer.

Nous partimes de Bokhära, afin de nous rendre au camp du sultan pieux et honoré, ’Alà eddin Thermachirin, dont il sera question ci-après. Nous passâmes par Nakhcheb, ville dont le cheïkh Abou Toräb annakhchéby a emprunté son surnom. C'est une petite cité. entourée de jardins et de canaux. Nous logcämes hors de ses murs, dans une maison ap-

D'IBN BATOUTAH. 29‏ ثاريت الولادة وكنت اردتٌ جلها الى سمرقند لتلد بها فاتغق ‏ انها كانت فى Jet‏ فوضع العمل على Jet‏ وسافر امحابنا مى الليل وى معهم والزاد وغيرة مى اسباى واقت انا حتى Ji‏ نهارا مع بعض مى ge‏ فسكلوا Lip‏ وسكلت Lib‏ سواها فوصلنا عشية التهار الى حلة السلطان اللمى كور Die‏ جعنا فنزلنا de‏ بعك مى السوق واشترى بعض احكحابنا ما سك جوعتنا .واعارنا بعض التجار خباء Le,‏ به تلك الليلة ومضى عحابنا نى oui‏ ى البحت عن Jul‏ وباق led‏ فوج< وهم عشيًا es‏ بهم وكان السلطان Eole‏ عن AS)‏ فى mal‏ فاجتعت بنائيه الامير تقبغا فانزلى يقرب came‏ واعطاق

partenant à son gouverneur. J'avais avec moi une jeune esclave qui était enceinte et près de son terme; j'avais résolu de la conduire à Samarkand, pour qu’elle y fit ses couches. Or 11 se trouva qu'elle était dans une litière qui fut chargée sur un chameau. Nos camarades partirent de nuit et cette esclave les accompagna, avec les provisions et d’autres objets à moi appartenants. Pour moi, je restai près de Nakhcheb, afin de me mettre en route de jour, avec quelques autres de mes compagnons. Les premiers suivirent un chemin différeft de celui que nous primes. Nous arrivämes le soir du même jour au camp du sultan. Nous étions affamés, et nous descendimes dans un endroit éloigné du marché; un de nos camarades acheta de quoi apaiser notre faim. Un marchand nous prêta une tente où nous passâmes la nuit. Nos compagnons partirent le lendemain à la recherche des chameaux et du reste de la troupe; ils les trouvèrent dans la soirée, et les amenèrent avec eux. Le sultan était alors absent du camp pour une partie de chasse. Je visitai son lieutenant, l'émir Takbogha; il me logea dans le voisinage

30 VOYAGES pis وق شبهء لنباء وقد ذكرنا صفتها فى ما‎ GS) خرقة‎ لجارية فى تلك للخرقة فولدت تلك الليلة مولود!‎ cle يكن كذلك فجا كان بعد العقيقة‎ ds واخبروق أنه ولد ذكر‎ أن المولود بنت فاس تصضرت لموارى‎ ol Yi van اهبرق‎ وكانت هذة البفت مولودة فى‎ Ni اقسالنبن فاخبرتى‎ ولِدّت وتوفيت‎ re طالع سعد فرايت كل ما يسرّن ويرضيى‎ بشيرين وسيدكر ذلك واجهعت‎ Si di بعد وصول‎ EU بهاذة الحلة بالشيز الغقيه العابك مولانا حسام الدين‎ المتهمة ومعناة بالتركية الثقاير وهو‎ cols باليآء آخر رون‎ صهر السلطان”‎ Qu gs مى آفال اطراز‎

de sa mosquée et me donna une khargàh; c'est une espèce de tente, que nous avons décrite ci-dessus (t. Il, .م‎ 299, 300). J'établis la jeune esclave dans cette khargäh; et elle y accoucha dans la même nuit. On m'informa que l'enfant était du sexe masculin, mais il n’en était pas ainsi : ce ne fut qu'après l’akikah (brebis que l'on sacrifie quand un enfant est rasé pour la première fois, ce qui a lieu d’ordinaire le septième jour après sa naissance), qu'un de mes compagnons m’apprit que l'enfant était une fille. Je fis venir les esclaves femelles, et je les interrogeai; elles me confirmèrent la vérité du fait. Cette fille était née sous une heureuse étoile; depuis sa naissance, j'éprouvai toutes sortes de joies et de satisfactions. Elle mourut deux mois après mon arrivée dans l’Inde, ainsi que je le raconterai ci-dessous.

Je visitai dans ce camp le cheïkh, le jurisconsulte, le dévot Mewlänà Hoçäm eddin alyäghi (le sens de ce dernier mot, en turc, est le rebelle), qui est un habitant d'Othràr, et ع1‎ cheïkh Haçan, beau-frère du sultan.

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طرمشيرين وضبط اسمه بغتم الطاء Ji‏ وسكون الرآء géo‏ الممم وكسر الشيى li‏ ويآء مد ss‏ مكسور ويآء مد تانية ونون وهو عظم ARS Jai‏ للليوش والعسأكر خم الممكلة ديت القوة عادل لمكم وبلادة متوسطة بيى أربعة مى ملوك الدنها الكبار وهم ملك الصبى وملك Alf‏ وملك العراق والملك (وزيك 1 يهادونه ويعظمونه ويكرمونه وولى JU‏ بعاد أيه للكط وضبط اسمه jt‏ لم المعقودة CU,‏ والطاء et‏ وسكون اليآء وكان DE‏ هذ! كافرا des‏ بعد انيه JMS‏ كبك وكان كبك هذ! كافرا ايضا لآكنه كان عادل لمكم متصفا

لمظلومى بكرم all‏ ويعظمهمء

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