‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 9 sur 103 · III. 1 « BR · texte numérisé non relu

III. 1 « BR

Berny, auteur contemporain de Mohammed, que le jour où ce prince fit son entrée à Dihly, six semaines après son avénement au trône, ses trésoriers ayant chargé, d’après ses ordces, de robustes éléphants , de pièces d'or et d'argent, répandirent celles-ci sur l'assistance, et cela durant tout l'espace compris depuis la porte de Dihly jusqu'à celle du palais impérial ”. 1, Firichtah, qui répète ces détails, ajoute de plus qu'on jetait ces pièces de monnaie jusque sur les toits des maisons.

Il est question dans Ibn Batoutah (page 343) d'espions domestiques, que le souverain de l'Inde avait coutume de placer près de chaque émiîr, quel que fût son rang. Firichtah nous apprend, en effet, que tel était l'usage d'un des prédécesseurs de Mohammed ibn Toghlok. « Le sultan ’Alà eddin, dit l'historien persan, établit des espions, de sorte que tout le bien et le mal commis par les habitants de ia ville et du pays lui était parfaitement connu. Ce fut au point, que les conversations que les émirs et les hommes distingués de Dihly tenaient, la nuit, dans leurs maisons, avec leurs femmes et leurs enfants, l'empereur en avait connaissance dès le matin suivant. ? Quand un de ces personnages paraissait en sa نادر‎ des توآن باركرد» بودند واز دروازة‎ Sos بر‎ 55 ان مسافى نقود نا معدود بر مغارق خاص‎ calé دولقفانه سلطانى در‎ .وعام نثار مى نهوذ ند‎ Habib assiyer, t. 111, fol. 109 ,ثلا‎ 110 r°. Cf. Firichtah.. 1 1, p. 236.

? Nous ne pouvons nous empêcher de faire observer qu'un fait particulier, raconté par Ibn Batoutah dans le passage cité plus haut, semble confirmer d'avance cette assertion de l'historien

persan, postérieur de plus de deux siècles et demi à notre voyageur.

AVERTISSEMENT. |. x1x

présence, ‘’Alà eddin lui remettait un écrit comprenant les propos de la nuit!».

On remarquera dans ce volume .م)‎ 258- -270) un long et piquant récit des aventures d'un descendant de l'avant-dernier khalife abbâcide de Bagdad, et du traitement magnifique qu’il éprouva de la part du sultan de l'Inde. Ici encore les assertions de notre auteur sont pleinement confirmées par Firichtah, dans lequel nous lisons ce qui suit : e Makhdoûm Zädeh?, de Bagdad, lequel, en apparence, était de la famiille d'Abbâs, étant arrivé dans l'Inde, l'empereur sortit à sa rencontre jusqu'à Ja petite ville de Pâlem, lui donna deux cent mille tngah, un district, le kiosque de Siri, tout le revenu des terres comprises dans l'enceinte de ia citadelle , et, enfin, plusieurs jardins. Toutes les fois que Makhdoûm Zädeh venait le voir, le sultan descendait de son trône, et après étre aîlé quelques pas au-devant de lui, il le faisait asseoir à son côté sur ce trône, et lui témoignait la plus grande politesse ».

Un reproche que l'on est en droit d'adresser à Ibn Batoutah, c’est d'avoir raconté à peu près au hasard, et sans suivre la succession chronologique des événements, ٠ les révoltes et les calamités auxquelles l'Inde fut en proie sous le règne de Mohammed. Ce manque d'ordre est d'autant plus ttable, que nulle part on ne trouve de date qui vienne aider le lecteur à se-reconnaître au milieu de ce récit, d'ailleurs si curieux. Pour remédier, autant que possible, à ce défaut, nous avons cru devoir

' Firichtab, t. I, .م‎ 190, ligne 2 et suiv.

? On voit dans Ibn Batoutah, .م‎ 244, que tel était le titre hônorifique de ce personnage.

xx . AVERTISSEMENT.

retracer dans un résumé chronologique, les faits les plus importants du règne de Mohammed, depuis son avénement, jusqu'à l'époque où Ibn Batoutah quitta l'Inde pour la dernière fois, à la fin de l'année 747 de l'hégire (commencement d'avril 1347). |

Mois de rébi premier 725 (février-mars 1325). Avénement de Mohammed.

727 (1326-1327). Mohammed se rend à Diouguir, et forme le dessein de prendre cette ville pour capitale, en place de Dihly. (Khondémir, t. III, fol. 110 r°. Cf. Ibn Batoutah, .م‎ 314.)

Fin de 727 (novembre 1327). Mélic Behrâm Abiah, gouverneur de Moultän, et plus connu sous le nom de Cachloù khän, se révolte. (Khondémir, ibidem ; Firichtah, t.I, .م‎ 243 ' : Ibn Batoutah, p. 322 et 323.)

Même année. Thermachîrin khän, souverain de l'Oloûs de Djaghataï, envahit l'Indoustan .et s'avance jusqu'aux portes de Dihly. Mohammed achète de lui la paix; mais la crainte de cet ennemi le retient trois ans dans Dihly. (Khondémir, ibidem ;

. Firichtah, t. I, .م‎ 238.)

738 (1337-1338). Mohammed envoie, dans les montagnes de Karâtchil, que l’on appelle autrement Hémadjil مماجل‎ (Himalaya), une armée de cent mille cavaliers, commandée par le fils de sa sœur, Khosrew Mélic. (Firichtah, t. I, .م‎ 239 à 241; Ibn Batoutah, .م‎ 325-327.)

Date inconnue. Bébä eddin Guerchâsp, cousin germain du sultan

1 Firichtah retarde cet événement jusqu'après l'échee qui atteignit l'armée indienne dans son expédition au delà de l'Himalaya, en l’année 738 (1337-1338). Ici, comme plus bas, nous avons suivi de préférence la chronologie de Khondémir, auteur plus ancien, et, en général, plus exact. M. Ed. Thomas a déjà fait observer, à propos de l'époque où Diouguir fut choisi comme capitale par Mohammed ibn Toghlok, combien peu les dates données par Firichtah méritent de confiance. (Op. sap. laud. .م‎ 61,n. 18. Cf. ibid. .م‎ 74, note.)

AVERTISSEMENT. xXI

et gouverneur de la province de Sâghar سأغر‎ , dans le Dekhan, se révolte; il est défait par Khodjah طبر‎ et se réfugie près

du radja de Canbila, dans le Carnatic; puis près de Büâl Déo,

radja de Déhoûresmend (Dwarsamoudra), qui le livre au vain-

queur. (Firichtah, t. I, .م‎ 241 ; Khondémir, fol. 110 r°; Ibn . Batoutah, .م‎ 318 à 321.) ٠ 3

739 (1338-1339). Mélic Fakhr eddin, serviteur de Mélic 10 Kadr سقطط‎ Khildjy, gouverneur de Lacnaouty, se révolte dans le Bengale, tue Kadr khân, s'empare de Lacnaouty, de Sonärgänou et de Ghittagong. (Firichtah, €. I, p. 244;t. II, :م‎ 574, 575: Khondémir, fol. 110 r°.)

. . Seyid Ahçan, père de Seyid Ibrabim Khartthah Dâr, se révolte dans le Ma'bar. (Firichtab, t. 1, .م‎ 244; Khondémir, , fol. 110 v’; Ibn Batoutah, .م‎ 328.) |

742 (1541- 1342). Le sultan se dirige vers le Ma'bar; après être arrivé à Diouguir ou Daoulet Abäd, il renvoie Khodjah Djihän a Dibly et part pour le Ma'bar, por le chemin du Tiling, afin de combattre le rebelle. Il séjourne dix jours à Warangol; une épidémie se.met parmi ses, troupes; lui-même tombe malade et retourne à Daoulet Abäd, puis à Dihly, qu'il trouve en proie à la plus extrême famine. (Firichtah, ibidem; Khondémir, fol. 110 v°; Jbn Batoutab, .م‎ 333, 334, 372 et 373.)

Chahoù l’Afghôn se révolte à Moltän et tue Bihzäd, vice-roi de cette ville. (Firichtah, t. I, P 245; Ibn Batoutah, p. 362.)

743 (1342-1343). Mélic Djender ) {probablement Je Kuldjund d'Ibn Batoutah, .م‎ 332), chef des Cakers, arbore l'étendard de la révolte et tue le gouverneur de Lahore, Mélic Tatar khän. Le sultan fait marcher contre lui Khodjah Djihän, qui le met en déroute. (Firichtah, ibidem.)

Le sultan reconnaît la’ suprématie du khalife abbâcide résidant en Égypte. (Firichtah, t. 1, .م‎ 246; Khondémir, fol. 110 v°. Cf. Ibn Batoutah, t. I, .م‎ 363.)

١ Il est démontré, par une monnaie d'or du sultan Mohammed, م16‎ crite par M. Thomas, p. 50, n° 85, que cet événement doit être plus ancien d'au moins une année.

Le.sultan confie à Mokbil, esclave d'Abmed ibn Ayäz Khodjah Djibän, le visirat du Guzarate. (Firichtah, t. 1, .م‎ 251.)

À la fin du mois de ramadhän 745 —commencement de février

: 1345 (Khondémir, fol. 111 r°), Mélic Mokbil se met en route pour Dihiy, par le chemin de Dévy et de Baroda, avec des trésors et des chevaux destinés au sultan. Les émirs centeniers du Guzarate lui enlèvent le tout, et il s'enfuit à Nehrwäleh. (Firichtah, t. 1, .م‎ 252. Cf. Ibn Batoutah, .م‎ 364.)

A la nouvelle de cet outrage, le sultan part pour le Guzarate, à la fin de l’année susdite '; il s'arrête dans la petite ville de Sultänpoûr, à quinze Kosses de Dihly, et y apprend 18 défaite et la mort d'Aziz Khammär. (Firichtah, t. I, .م‎ 292. Cf. Ibn Batoutah, ibidem. )

+ À son arrivée près de la montagne d’Âbhou, qui forme la ‘ limite- du Gurarate, il envoie contre les rebelles le cheïkh Mo'iz eddin, un des principaux émîrs. Celui-ci est rejoint, près de Déwy, par Mélic Mokbil; et tous deux livrent aux révoltés un combat dans lequel ils remportent la victoire. (Firichtah , t. I, .م‎ 253.)

Le sultan s'établit temporairement à Bahroûtch, et perçoit avec la derniére sévérité les tributs arriérés de cette ville, de Cambaie et des autres cantons du Guzarate (cf. Ibn Batoutah, p. 365-368). 11 envoie à Daoulet Abâd deux émissaires char-

gés d'arrêter et de mettre à mort les perturbateurs, émîrs centeniers ou autres; puis il se ravise et ordonne de lui expédier ces individus, sous l’escorle de quinze cents cavaliers. Mais les prisonniers, parmi lesquels se trouvait Haçan Güngoù, redoutant la sévérité du monarque, fonder sûr leur escorte, tuent un de ses chefs, retournent à Daoulet Abäd, et y .

٠. assiégent Nizhâm eddin ‘Alim Almolc, frère de Kothough khän. 115 débauchent la garnison, s'emparent de la ville, et mettent

1 Telle est la date donnée par Khondémir, fol. 1 11 r°. Firichtah indique celle de 748, qui est contredite par ce qu’on lit dans une autre portion de l'ouvrage de cet auteur. En effet, on y voit (p. 525) que l'intronisation de Haçan Gâängoû Behmény, comme roi de Colberga, laquelle arriva deux années au moins après ces événements, eut lieu le 24 rebi second

748 (4 août 1347).

xxIV AVERTISSEMENT.

à mort les officiers impériaux, à l'exception de Nirhâm eddin. (Firich. t, 1, .م‎ 253, 254, 521, 522; Khondémir, fol. 111 r°; Ibn Batoutah , .م‎ 365, 366.)

Les émirs centeniers du Guzarate, qui, depuis leur défaite, se tenaient cachés, se joignent tous aux rebelles de Daoulet Abäd. Ils reconnaissent pour roi l'émir Ismä'il l'Afghän, qui était chef de deux mille hommes, et lui donnent le nom de Nûssir eddin. Le sultan, ayant appris ces nouvelles, part en toute bâte de Bahroûtch, et arrive devant Daoulet Abâd. Les révoltés, au nombre de trente mille cavaliers, Afghäns, Mongols, Radjpouts, Dekhanis, en viennent aux mains avec lui, et mettent ses deux aïles en déroute. Mais le chef de leur avantgärde ayant été tué, près de quatre mille de leurs cavaliers prennent tout à coup la fuite. La nuit interrompt le combat,

et le souverain des rebelles en profite pour se retirer dans la . citadelle de Daoulet Abäd, où il est assiégé par Mohammed, qui s établit dans le kiosque impérial de la ville. Le siége durait depuis près de trois mois et avait déjà coûté la vie à beaucoup de monde, quand une nouvelle rébellion, survenue dans le Guzarate, force le sultan à quitter Daoulet Abâd, en y laissant, toutefois, un corps d'armée, commandé par Khodäwend Zädeh . 0 Kiwâm eddin. (Firichtah, t. I, .م‎ 254, 255, 523, 524: Khon- .démir, fol. 111 r°; Ibn Batoutah, .م‎ 368, 369.)

La lecture de ce tableau, où les événements racontés par Ibn Batoutah sont indiqués à leur place respective, permettra de mieux saisir l'enchaînement des faits, en même temps qu'elle montrera combien notre auteur . saccorde généralement avec Khondémiîr et Firichtah. Il nous a semblé que c'était là l'épreuve la plus décisive à laquelle on pût soumettre l'exactitude du voyageur africain. Ce résumé chronologique présente deux ou trois circonstances dont Ibn Batoutah n’a pas parlé; telles sont, par exemple, l'invasion de l'Inde par Thermachirin , antérieure, il est vrai, d'au moins sept à huit ans À l'arrivée d'Ibn Batoutah dans cette contrée, et la révolte du Ben-

AVERTISSEMENT. xxv

gale, sous Mélic Fakhr eddin, en Fannée 739 (1338- 1339). En revanche, notre auteur offre plusieurs faits, dont ni Khondémir, ni Firichtah n'ont fait mention. Il nous suflira de signaler ce qui à rapport au prince du Bengale, Ghiyäth eddin Béhâdur Bourah .م)‎ 316, 317). Firichtah n'a mentionné ce roi ni dans l'Histoire des empereurs de Dihiy, ni dans la portion- de son ouvrage qu'il a consacrée spécialement à l’histoire du Bengale. Et cependant des passages des T'habakâti achary et du Tarikhi Firoëz châhy, ainsi qu'une monnaie d'argent, frappée à Sonârgânou, en l'année 728 (1327-1328), prouvent que Ghiyâth eddin Béhôdur châh gouvernait alors le Bengale, sous la suzeraineté de Mohammed ibn Toghlok châh!.

On remarquera que, pour les derniers événements compris dans le précis chronologique, le récit d'TIbn Batoutah s'accorde moins parfaitement que pour ce qui précède avec ceux de Khondémir et de Firichtah. Cela n'a rien qui doive nous étonner : en effet, Ibn Batoutah n’a pu avoir connaissance de ces faits que par oui-dire, pendant les courtes relâches qu'il fit dans les ports de Caoulem et de Cälicut, à son retour de la Chine. Il n’est donc pas surprenant qu'il n'ait point connu, dans toutes leurs circonstances, des événements qui s'étaient passés dans d'autres portions de l'Inde, telles que le Guzarate et le Dekhan, et dont quelques-uns d’ailleurs n'étaient pas encore entièrement terminés, lorsqu'il dit adieu pour la dernière fois à la péninsule indienne *.

١ Voyez Ed. Thomas, op. supr. laud., supplément, .م‎ 134,

? Voyez ce qu'il dit du siége de la citadelle de Daoulet Abäd, p. 360.

Nous n'avons pas plus craint, pour ce volume que pour les précédents, de soumettre à un examen sévère le récit de notre voyageur, et d'en faire connaître les parties faibles. Nous croyons qu'Ibn Batoutah n'y perdra rien aux yeux des juges éclairés et impartiaux. Nous espérons que ceux-ci voudront bien nous tenir compte des soins longs et minutieux que nous n'avons cessé de prendre pour éclaircir, autant qu'il était en nous, les difficultés que présentait cette portion de l'ouvrage.

D’IBN BATOUTAH.

D’IBN BATOUTAH.

فسرناً مى طق ايام فوصلنا di‏ مدينة سراجوق وجوق | بضم لم المعقود وواو وقان ومعنى جوق صغير فكاتهم قالوا سرأ الصغيرة وى على شاطى نه ركبير Es‏ يقال À‏ الوصو بضم الهمزة واللام وواو Sa‏ وضم الصاد المبهل وواو ومعناة الماء paf‏ وعليه جسر مى قوارب ككسر بغداد والى هذة المدينة انتهى Lin‏ بالخيل التى تجر العريات وبعناها بها ساب اربعة دنانير درام الغرس we JS‏ ذلك لاجل ضعفها وريخصها بهذة المدينة وآكترينا الجمال لجر العربات وبهذه المدينة زاوية

Après être partis de Serâ, nous marchâmes pendant dix jours et arrivâmes à la ville de Serätchoûk. Le mot tchoûk {tqhik) signifiant « petit », c'est comme si l'on disait le petit

13. Cette ville est située sur le bord d’un fleuve immense, que l’on appelle Olod Soû (l'Oural ou Yaïk), ce qui signifie « la grande eau. » 11 est traversé par un pont de bateaux semblable à celui de Baghdäd. C’est ici que 2015 65 de voyager avec des cheyaux traînant des chariots; nous les vendîimes moyennant quatre dinärs d'argent par tête, et moins encore, à cause de leur état d'épuisement et de leur peu de valeur en cette ville, Nous louâmes des chameaux pour tirer les chariots. On voit à Serâtchoük une zâouiah appartenant à un pieux personnage turc avancé en âge, que

2. __ VOYAGES الممزة والطاء‎ gi اطا‎ À الترك يقال‎ we père لرجل صالم‎ لنا واضافنا ايضا قاضيها‎ Less المودل ومعناك الوالك اضافنا بها‎ ولا اعرف اسمه ثم سرنا منها ثلاتيى يوسا سيرا جاذا لا نفرل‎ ue ألا ساعتين احدأها عند النحى والاخرى عند المغرب‎ الاقامة قدر ما يطبخون الدوق ويشريونه وهو يطجخ مى غلية‎ . ويصبون‎ M. واحدة ويكون معهم لشلبيع مى العم‎ عليه اللبى وكل انسان انما ينام أو يأكل فى عربته حال السير بي‎ وكان لى فى عربتى ثلاث مى لجوارى ومن عادة المسافرين فى هذه‎ التى تقطعها يهلك معظمها‎ led, اعشابها‎ AU الاسراع‎ Xp ينعد أن يسمن‎ gi وما ببق منها لا ينتفع به الا في سنة‎

l'on appelle 4086, c'est-à-dire « père. » Il nous y donna -قمط'!‎ pitalité et fit des vœux en notre faveur. Le kädhi nous traita aussi; mais j ignore son nom.

Après notre départ de Serâtchoûk, nous marchâmes, du- ” rant trente jours, d’une marche rapide, ne nous arrêtant que deux heures chaque jour, l'une vers dix heures de la matinée , et la seconde au coucher du soleil. Chacune de ومع‎ stations durait seulement le temps nécessaire pour faire cuire le doûghy (espèce de millet) et pour le boire. Or ilgs cuit après هن‎ seul bouillon. Ces peuples ont de la viande salée et séchée au soleil, qu'ils étéendent par-dessus cette boigson; enfih, ils versent surde tout du lait aigri. Chaque homme mange et dort seulement dans son chariot durant le temps de la marche. J'avais dans mon arabah trois jeunes filles. C'est la coutume des voyageurs d'user de vitesse en franchissant ce désert, à cause du peu d'herbage qu'il produit : les chameaux qui le traversent périssent pour la plupart, et ceux qui survivent ne servent de nouveau que l'année suivante, lorsqu'ils ont repris de l'embonpoint. L'eau, dans

D'IBN BATOUTAH. 3‏ والآء فى هذه البرية & Jolie‏ معلومة بعد اليوميى والثلاثة وهو مآء المطر ولحسيان تم لما سلكنا هذه البرية وقطعناها كا ess‏ وصلنا الى -خوارزم Ses‏ مدن الاتراك واعظمها وادلها واضخمها لها الاسواق الملجعة ء والشوارع الفسيهة, والعمارة الكثيرة » والجاسس الاثيرة » وى ترج بسكانها PET‏ وتموج بهم pe‏ البعر ولق ركبت بها Less‏ ودخلت السوق فها توسطنه ويلغت منتهى الزحام فى موضع يقال À‏ الشّور ‏ tb‏ الشين المتهم واسكان الواو لم استطع Of‏ اجوز ذلك الموضع آلثرة الازدحام واردت الرجوع فا امكننى آكثرة الناس فبقيت مصيرا Aus‏ جهد شديد رجعت وذكر لى بعض

ce désert, se trouve dans des endroits placés à des inter-

valles déterminés, à deux ou trois jours de distance l’un de l’autre; elle est fournie par la pluie ou par des puits creusés dans le gravier.

Lorsque nous eûmes traversé ce désert, ainsi que nous l'avons dit, nous arrivämes à Khärezm. C’est la plus grande etla plus belle villedes Turcs; elle possède de jolis marchés, de vastes rues, de nombreux édifices, et se recommande par des beautés remarquables. Ses habitants sont si nombreux, qu’elle tremble, pour ainsi dire, sous leur poids, et qu'ils la font ressembler, par leurs ondulations, à une mer agitée. Je m'y promenai à cheval pendant un jour, et j'entrai dans le marché. Lorsque j'arrivai au milieu et que j'atteignis l'endroit où l’on se serrait le plus, et que l’on appelle chaour (est-ce le mot persan choûr, « commotion, agitation, tumulte », et aussi « marché aux chevaux ?), je ne pus dépasfièr ce lieu, à cause de la foule qui s’y pressait. Je voulus revenir sur mes pas; cela me fut également: impossible, et par le même motif. Je demeurai confondu, et je ne parvins à m'en re-

الناس ان تلك السوق خف زحامها يوم لجمعة لانهم يسذون سوق القيسارية وغيرها مى الاسواق فركبت يوم لتمعة وتوجهت اوزبك وله فيها امير كبير يسمى قطلودمور وهو الذى ير هذه المدرسة وما معهامى المواضع المضافة واما gli‏ فعمرتة زوجنه للناتون الصالحة ترابك وترا بضم التآء المعلوة وفتم له طبيب شاى يعرن بالصهيوق نسبة الى صهيون we‏ بلاد الشام ولم اررق بلاد الدنيا أحسن BST‏ مى اضل خوارزم ولا آكرم نفوسا ولا احب 8 الغرباء ولهم عادة Aug‏ ى الصلاة لم ارها لغيرتم وى ان الموذنين بمساجدها يطون كل واحد ‏

tourner qu'après de grands efforts. Quelqu'un me dit que ce

marché était peu fréquenté le vendredi, parce qu’on ferme ce jour-là le marché de la Kaïçârieh (bazar) et d'autres marchés. Je montai à cheval le vèndredi, et je me dirigeai vers la mosquée cathédrale et le collége.

Cette ville fait partie des états du sultan Uzbec, qui y a placé un puissant émir nommé Kothloüdomoür. C'est cet émir qui a construit le collége et ses dépendances ; la mos-. quée a été bâtie par sa femme, la pieuse princesse Toräbec. On voit à Khärezm un hôpital, auquel est attaché un médecin syrien connu sous le nom d’Assahioüny, qui est un adjectif relatif dérivé de Sahioûn, nom d'une ville de Syrie.

Je n'ai pas vu, dans tout l'univers, d'hommes meilleurs que les habitants de Khärezm, ni qui aient des âmes plus généreusesbu qui chérissent davantage les étrangers. Ils observent, dans leurs prières, une coutume louable que je n'ai point remarquée chez d’autres peuples : cette coutume consiste en ce que chaque moueddhin des mosquées de Khà-

D'IBN BATOUTAH. 5‏ متهم de‏ دور جيران Us same‏ لهم بحضور الصلاة فى لم عضر الصلاة مع Asledt‏ ضربه الامام jus‏ للجماعة وى كل ane‏ درة معلقة برسم ذلك ويغزم Ru‏ <نانير تنقق فى مصالح end)‏ أو تطعم الغقرآء والمساكينى ويذكرون أن هذه العادة Pois‏ مسقرة على قديم الزمان وبخارج خوارزم نهر جيحون احلى الانهار الاريعة الذين Rs‏ وهو تجد Ê‏ اوان البرد كا جمد نهر JS‏ ويسلك الناس عليه ds‏ مدة 0587 Km‏ أشهروريّما Ie‏ عليه عند أحخذة فى الذوبان فهكلوا élus‏ فيه فى ايام الصيف بلمرآكب الى Says‏

rezm fait le tour des maisons occupées par des voisins de sa mosquée, afin d'avertir ceux-ci d’assister à la prière. L'imäm frappe, en présence de toute la communauté, quiconqug a manqué à la prière faite en commun : il y a un nerf de bœuf, suspendu dans chaque mosquée, pour servir à cet usage. Outre ce châtiment, le délinquant doit payer une amende de cinq dinärs, qui est appliquée aux dépenses de la mosquée, ou emploÿée à nourrir les fakirs et les malheureux. On prétend que cette coutume est en vigueur chez eux depuis les temps anciens.

Auprès de Khärezm coule le fleuve Djeïhoün (Oxus), un des quatre fleuves qui sortent du Paradis. Il gèle dans la saison froide, comme le fleuve Itil (Volga). On marche alors sur la glace qui le recouvre, et il demeure gelé durant cinq mois. Souvent des imprudents ont osé le passer au moment où il commençait à dégeler, et 115 ont péri. Durant l'été, on navigue sur l'Oxus, dans des bateaux, jusqu’à Termedh , et l’on rapporte de ceite ville du froment et de l'orge. Cettenavigation prénddix jours à quiconque descendiefleuve.

٠. .‏ #00 د كن .امه . ف : + )1 خوارزم زأوية مبنية على Ans‏ الشير نجم الدين "si‏ وكان

مى كبار الصالحيى وفيها الطعام الوارد والصادر وشيغها un A‏ سيف الدين أبن عصبة مى كباراشل خوارزم وبها ايضا زاوية شيخها الصالم poli‏ جلال الدين السمرقبندى مى كبار الصالحيى اضاففا بها gels‏ قبر الامام العلامة à}‏ القانم مود .بن هر GET‏ وعليه قبة وزتخشر قرية على مسافة ms)‏ اميال مى خوارزم Los‏ انيت هذ المدينة ذزلت جخارجها وتوجه بعض alt‏ الى القاضى الصدرأنى حفص هر البكرى فبعت الى xl‏ نورالاسلام hd‏ على تم عاد اليه تم أق القاضى : فى kel‏ مى alert‏ فسح de‏ وهو فتى السن كبير الفعال وله

Dans le voisinage de Khärezm se trouve un ermitage, bâti auprès du mausolée du cheïkh Nedjm eddin Alcobra, qui était au nombre des plus saints personnages. On y sert de la nourriture aux voyageurs. Le supérieur de cêt ermitage est le professeur Seïf eddin, fils d’Açabah , un des principaux habitants de Khârezm. Dans cette ville se trouve encore un ermitage dont le supérieur est le pieux, le dévot Djélàl eddin Assamarkandy, un des hommes les plus pieux qui existent; il nous y traita. |

Près de Khärezm, on voit le tombeau de l'imäm trèssavant Abou’lkäcim Mahmoüd , fils d'Omar azzamakhchary, au-dessus duquel s'élève un dôme. Zamakhchar est une bourgade à quatre milles de distance de Khärezm.

Lorsque j'arrivai à Khärezm, je logeaï en dehors de cette ville. Un de mes compagnons alla trouver le kädhi Sadr eddin Abou Hafs'Omar albecry. Celui-ci m'envoya son substitut Noûr alisläm «la lumière de l'islafnisme », qui me donna le salut, et retourna ensuite près de son chef. Le kädhi vint en personne, accompagné de plusieurs de ses

D'IBN BATOUTAH. 7‏ نامهان احدها نور الاسلام المذكور والاخر نور الدين bell‏ مى كيار الفقهاء وهو الشديد & aol‏ القوى فى AN els‏ تعالي ولما Jam‏ الاجفماع بالقاضى تال لى ان هذ المدينة كثيرة الزحام ودخولكم نهارًا لا يقانّ وسياق اليكم نور الاسلام لتك خلوا معه مى آخر الليل ففعلنا ذلك Lits,‏ Ras NE‏ اجديدة ليس بها احد ولا كان بعد صلاءة Ai‏ أ الينا القاضى المذكور ومعه مى JUS‏ المدينة بجاعة منهم مولانا هام الدين ومولانا زين الدين المقدسى ومولانا رضى الدين bises cu‏ فضل الله الرضوى ومولانا جلال Qt‏ العمادى ومولانا تمس الدين الستجري امام أميرها وهم Det‏

adhérents, et me salua. C'était un tout jeune homme, mais: déjà vieux par ses œuvres; il avait deux substituts, dont lun était le susdit Noûr alisläm , et l'autre Noûr eddin Alkermâny, un des principaux jurisconsultes. Ce personnage se montre hardi dans ses décisions et ferme dans la dévotion.

Lorsque j'eus mon entrevue avec le kâdhi, il me dit : « Cette ville est remplie d’une population extrémément dense, etvous ne réussirez pas facilement à y entrer de jour. Noûr alislâm viendra vous trouver, pour que vous fassiez votre entrée avec lui à la fin de la nuit.» Nous agimes ainsi, el nous logeämes dans un collége tout neuf, où il ne se trouvait encore personne. à

Après la prière du matin, le kädhi vint nous visiter, accompagné de plusieurs des principaux de la ville, parmi lesquels Mewlänä Homäm eddin, Mewlänä Zeïn eddin Almokaddécy, Mewlänà Ridha eddin Iahia, Mewlänä Fadbl allah Arridhawy; Mewlänä Djéläl eddin Alimädy et Mewlänà Chems eddin Assindjary, chapelain de l’émirdeKhärezm. Ces hommes étaient vertueux et doués de qualités fort louables.

8 VOYAGES مذهبهم الاعترال لآكتهم لا يظهرونه‎ de مكارم وفضائل والغالب‎ لان السلطان اوزبك واميبخ» على هذة المدينة قطلودمور مى‎ لجمعة مع القاضى أبى‎ (Lol وكنت ابام اتامتى بها‎ RS اهل‎ di ame ناذا فرغت الصلاة ذهبت‎ sx حفص هر المذكور‎ ue الى تجلسه وهو‎ ame دارة وه قريبة مى المسحجد ناد خل‎ abs وحيطانه مكسرة بالملف‎ AU ابدع الجالس فيه الفرس‎ بالذهب‎ Rob Rail طيقان. كثيرة وى كل طاق منها اوان‎ والاواقى العراقية وكذلك عادة اهل تلك البلاد أن يصنعوا‎ وشو مى اهل الرذاهية وا مال‎ fi فى بيوتهم كم باق بالطعام‎ الامير قظلودمور متروج بأخت أمراده‎ ile أكثير والرباع وهو‎

Le principal dogme de leur croyance est ll’tizäl (doctrine . des Mo'tazilites; voy. t. IE, .م‎ 256); mais 115 ne le laissent pas voir, parce que le sultan Uzbec et son vice-roi en cette ville, Kothloûdomor, sont orthodoxes.

Durant le temps de mon séjour à Khärezm, je priais le vendredi avec le kâdhi Abou Hafs "Omar, et dans sa mosquée. Lorsque j'avais fini de prier, je me rendais avec lui dans sa maison, qui est voisine de la mosquée. J'entrais en sa compagnie dans son salon, qui est un des plus magnifiques que l'on puisse voir. 11 était décoré de superbes tapis; ses murs étaient tendus de drap; on y avait pratiqué de nombreuses «aiches, dans chacune desquelles se trouvaient des vases d'argent doré et des vases de verre de T'Iräk. C'est la coutume des habitants de ce pays d'en user ainsi dans leurs demeures. On apportait ensuite des mets en grande quantité; car le kädhi est au nombre des hommes aisés et opulents, et qui vivent très-bien. 11 est l'allié de l’'émir Kothloüdomoür, ayant épousé la sœur de sa femme, nommée 4 Aghà.

D'IBN BATOUTAHI. 9‏ واسمها جيجا اغا وبهذه المدينة Role‏ مى الوعاظ والمذكرين BAS‏ مولانا زين الدين المقدسى las‏ مولانا حسام الدين cul lili‏ المصقع احد sb‏ الاربعة الذين لمم aout‏

وامير خوارزم هو الامير af‏ قطلودمور وقطلو بضم GUN‏ . . وسكون الطاء hall‏ وضم ENT‏ ودمور يضم الدال Jai‏ alle‏ وواو مد ورآء ومعنى امه ديد اللمبارك: .لان قطلو هو المبارك ودمور هو لخدي وهذ! الامير ابن خالة السلطان ١‏ plant‏ د أاوزيك وآكبر امرآنه وهو واليه على ختراسان وولده شارون بك متزوج بابنة السلطان المذكور التى امها المكلة طيطغلى المتقدم ذكرها وامراته للناتون ترابك صاحية المكارم الشهيرة وما اتاى القاصى مسلا على ما ذكرته قال لي أن Pt‏

On trouve à Khärezm plusieurs prédicateurs, dont le principal est Mewlänä Zeïn eddin Almokaddecy. On y voit aussi le khathib Mewlänä Hoçäm eddin Almecchäthy, l'éloquent prédicateur, et un des quatre meilleurs orateurs que j'aie entendus dans tout l'univers. {Cf. t. I, .م‎ 107.)

L'émir de Khärezm est le grand émir Kothloüdomoëür, dont le nom signifie « le fer béni زد‎ car kothloë veut dire «béni», et domoür est l'équivalent du mot « fer ». Cet émir est fils de la tante maternelle du sultan illustre Mohammed Uzbec; il est le principal de ses émirs et son vice-roi dans le Khoräçän. Son fils, Häroûn Bec, a épousé la fille du sultan et de 12 reine Thaïthogly, dont il a été question cidessus. Sa femme, la khätoûn Toräbec, s’est signalée par d'illustres actes de générosité. Lorsque le kädhi vint me voir pour me saluer, ainsi que je l'ai raconté, il me dit : « L'émir a appris ton arrivée, mais 11 a un reste de maladie

10 VOYAGES مى الإتيان اليك‎ ARE قد عم بقدومك وبه بقية مرض‎ اريهك مع القاضى الى زيارتة واتينا داره فى خلنا مشورا‎ MS à حشب‎ RAS آكثر بيوته خشب تم دخلنا مشورا صغيرأ فيه‎ dl قد كسيت حيطانها بالملف الملون وسقفها‎ RES لما‎ ages المذقب والاميرعل فرش لد مى دري روقد غطٍ‎ ٠ فاشية فى الترك فست عليه واجلسنى‎ Ale بها مى النقرس وق‎ جانبه وقعد القاضى والفقهاء وسألى عن سلطانه الملك‎ di بيلون وعن ابيها وعن مدينة‎ uni مد اوزبك وعن‎ القسطنطينية ناعهته بذلك كله تم اوق بالموايد فيها الطعام‎ وخبز متهون بالسمن‎ pledl وافراخ‎ Se مى الى جاج المشوية‎

qui l'empêche de te visiter. » Je montai à cheval avec le kàdhi, pour rendre visite à l’émir. Nous arrivämes à son palais, et nous entrâmes dans un grand michwer {partie d'un palais séparée du reste de l'édifice) dont la plupart des appartements étaient en bois. De là nous passämes dans une petite salle d'audience où se trouvait un dôme de bois doré, dont les parois étaient tendues de drap de diverses couleurs, et le plafond recouvert d’une étoffe de soie brochée d'or. L’émir était assis sur un tapis de soie étendu pour son usage particulier; il tenait ses pieds couverts, à cause de la goutte dont il souffrait, et qui est une maladie fort répandue parmi les Turcs. Je lui donnai le salut, et il me fit asseoir à son côté.

Le kädhi et les docteurs s’assirent aussi. L'émir m'interro$ea touchant son souverain, le roi Mohammed Uzbec, la khätoün Beïaloûn, le père de cette princesse et la ville de Constantinople. Je satisfis à toutes ses questions. On apporta ensuite des tables, sur lesquelles se trouvaient des mets, c'est-à-dire des poulets rôtis, des grues, des pigeonneaux,

D'IBN BATOUTAH. 11‏ aigus‏ الكليجا dl, chi,‏ تم أوق بموايد اخرى فيها الفوآكه مى الرمان العيّب D‏ فى Gil‏ الذهب والفضة ومعه ملاعق الذهب وبعضه فى أوأق الزجاج العراق amer‏ ملاعق لغشب ومى العنب والبطيز اليب ومى عواند هذا الامير ان ماق القاضى فى كل يوم الى مشورة فحججلس يتجلس À Se‏ ame‏ الفقهاء وكتابه ويجلس ف مقابلته اح الامراء الكبراء ومعه LS‏ مى كبراء امراء الترك وشيوخهم يسمون ARR‏ (gpl)‏ ويتحاكم الناس اليهم فا كان مى القضايا الشرعية حكم فيها القاضى وما كان مى سواها حكم فيها اولايك الامرآء

واحكامهم مضبوطة عادلة انهم لا JE raie‏ ولا يقبلون du pain pétri avec du beurre, et que l’on appelle alculidja‏ (en persan calitcheh, pain de forme ronde), du biscuit et‏ des sucreries. Ensuite on apporta d'autres tables couvertes‏ de fruits, savoir : des grenades épluchées, dans des vases d’or‏ ou d'argent, avec des cuillers d’or. Quelques-uns de ces‏ fruits étaient dans des vases de verre de l'Iràk, avec des‏ cüillers de bois. 1} y avait aussi des raisins et des melons‏

(ou pastèques) superbes.

Parmi les coutumes de cet émir est la suivante : le kädhi vient chaque jour à sa salle d'audience; et s’assied, dans un endroit destiné à cet usage, avec les docteurs de la loi et ses secrétaires. Un des principaux émirs s’assied en face de lui, avec huit des grands émirs ou cheïkhs turcs, qui sont appelés Alarghodji -(yärghoudji, ou arbitres). Les habitants de la ville viennent soumettre leurs procès à la décision de ce tribunal. Les causes qui sont du ressort de 12 loi religieuse sont jugées par le kädhi; les autres le sont par ces émirs. Leurs jugements sont justes et fermes; car ils ne sont pas soupçonnés d’avoir de l'inclination pour l’une des parties, et ne se laissent pas gagner par des présents.

رشوة وما عدنا الى المدرسة Qu Ge‏ مع الامير بعث الينا الارز والدقيق والغم والسمن والابرثر gts‏ لطب وتلك البلاد كلها لا يعرف بها الحم وكذلك الهند وخراأسان وبلاد التجم all Lis‏ فيوقدون فيها DE‏ تشتعل فيها النار ا Jui‏ فى الحم ثم اذا صارت رمادا soi‏ بالماء وجففوية حكاية ومكرمة لهذ! القاضى والامير صليت فى بعضن ايام gel‏ على NES jole‏ القاضى الى حغص فقال لى أن الامير امرلك جخمسماية: درام ji pl‏ يصنع لك دعوة يُنفق فيها Elu‏ درهم اخرى يحضرها المشايز والفقهاء والوجوة LES‏

Lorsque nous fûmes de retour au collége, après l'entrevue avec l’émir, il nous envoya du riz, de la farine, des moutons, du beurre, des épices et plusieurs charges de bois à brûler. On ignore l'usage du charbon dans toute cette contrée, ainsi que dans l'Inde, le Khoräçän et la Perse. Quant à la Chine, on y brûle des pierres, qui s'enflamment comme le charbon. Lorsqu'elles sont converties en cendres, on les pétrit avec de l’eau, puis on les fait sécher au soleil, et on s'en sert une seconde fois pour faire la cuisine, jusqu’à ce qu'elles soient tout à fait consumées.

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