‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 68 sur 103 · DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR SON PROPRE FRÈRE · texte numérisé non relu

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR SON PROPRE FRÈRE

Le sultan avait un frère du nom de Mac'oüd khän, dont la mère était fille du sultan ’Alà eddin. Ce Maç'oûd état une des plus belles créatures que j'aie jamais vues 0885 © monde, Le monarque le soupçonna de vouloir s'insurger contre lui; il l'interrogea à ce propos, et Maç'oùd confessa, par crainte des tourments. En effet, toute personne qui nie les accusations de cette sorte, que le sultan formule contre | elle, est de nécessité mise à la torture, et la plupart © gens préfèrent mourir que d’être torturés. Le souverain fi trancher la tête de son frère au milieu de la place, et le corps resta trois jours abandonné dans le même endroit, suivant l'usage. La mère de Maç'oûd avait été lapidée deux année auparavant, juste en ce lieu; car elle avait avoué le crime de débauche ou d'adultère. Celui qui l’a condamnée à étre lapidée ça été le juge Camäl eddin.

D'IBN BATOUTAH. 293‏ - مرة عيّن حصّة مى العسكر نتوجه مع الملك يوسف بغرة الى قتال JL‏ ببعض لخبال المتصلة بحوز دهلى فرج يوسف وخرج are‏ معظم العسكر ASS‏ قوم منهم فكتب يوسف d}‏ السلطان يعلجه بذلك el‏ ان يطان بالمدينة ويقبض ds‏

| » نامر بقتلهم اججعيى فقتلوا‎ pie como

DE LA MORT QU'IL FIT DONNER À TROIS CENT CINQUANTE INDIVIDUS, DANS UN MÊME MOMENT. ©

Une fois le sultan avait destiné une portion de l'armée, commandée par le roi Yoüçuf Boghrab, pour aller combattre les infidèles Hindous, sur des montagnes adjacentes au district de Dibly. Yoüçuf sortit, ainsi que la presque totalité de sa troupe; mais une partie de ses soldats restèrent en arrière. Il écrivit au souverain, pour l’informer de cet événement, et celui-ci ordonna de parcourir la ville et de saisir tous les individus qu'on rencontrerait, parmi ceux qui étaient restés en arrière. On s'empara de trois cent cinquante de ceux-ci; le monarque donna ordre de les tuer tous; et il fut obéi. -

DES TOURMENTS QU’IL À FAIT SUBIR AU CHEÏKH CHIHÂÀB EDDIN, ET DE LA CONDAMNATION À MORT DE CE CHEÏKH.

Le cheïkh Chihäb eddin était fils du cheïkh Aldjäm alkhoraçäny, dont l’aïeul avait donné son nom à la ville de Djäm, située dans le Khoräçän, comme nous l'avons déjà raconté. Chihäb eddin était un des principaux cheïkhs, un des plus

shall‏ الغضلاء ء وكان يواصل اربعة عشر يوما وكان السلطانان قطب الدين وتغلق يعظمانه ويزورانه pts‏ به dy‏ السلطان جد sb}‏ أن al CRE‏ فى بعض خدمته فان عادته ان خم Qui‏ والمشاخ shall,‏ حتها أن الصدر Jo‏ رضى الله عنهم لم يكونوا يستعملون إلا اهل العم والصلاح: فامتنع al‏ شهاب الدين من Kg Rand‏ السلطان بذلك فى مجلسه العام فاظهر الاباية والامتناع فغضب السلطان مى ذلك وامر الشيز الفقيه ا لمعظم ضياء الدين السهنائ ان ينتف لحيته ue ab‏ الدين مى ذلك وقال لا انعل TRS‏ نامر السلطان بنتف لحية كل واحد منيها ES‏ dis‏ ضياء الدين الى بلاد التلنك ثم ولاة XX‏ مذة قضاء

probes et des plus vertueux ; il avait l’habitude de jeüner quatorze jours de suite. Les deux sultans Kothb eddin et Toghlok le vénéraient, le visitaient et imploraïent sa bénédiction. Quand le sultan Mohammed fut investi du pouvoir, : il voulut faire remplir au cheïkh quelque charge dans l'état; mais celui-ci refusa. C'était l'usage chez ce souverain d’employer les jurisconsultes, les cheïkhs et les hommes pieux; il se fondait sur ce que les premiers princes musulmans, que Dieu soit satisfait d'eux ! ne donnaient les places qu'aux savants et aux hommes probes. Il s’entretint à ce sujet avec ‘ Chihäb eddin, à l’occasion d'une audience publique: celui-ti refusa et résista. Le sultan en fut indigné, et il commands au jurisconsulte vénéré, le cheïkh Dhiyä eddin assimnänÿ, d'arracher la barbe de Chihäb eddin. Dhiyä eddin ne le vou lut pas, et il dit : «Je ne ferai jamais cela. » Alors le 508: verain donna l'ordre d’arracher à tous les deux les poils de leur barbe; ce qui eui lieu.

Le sultan relégua Dhiyà eddin dans la province de Tiling:

D'IBN BATOUTAH. 295‏ Xe‏ ففات بها ds‏ شهاب الدين الى دولة آباد فاقام بها سبعة أعوام ثم بعث عنه ke‏ وعظمه وجعله على ديوآن

paul‏ وشو ديوان Luis‏ العمال يستغرجها منهم بالضرب والتنكيل ثم زاد ى تعظهه وامر الامرآء أن ياتوا للسلام عليه ويمتقلوا اقواله ولم يكن اح فق دار السلطان فوقه وما انتقل السلطان الى السكنى de‏ نهر AT‏ وبنى AUS‏ القصر ال معرون: Dés‏ دوار معناة شبيه لِنّة وامر الناس بالبناء هنالك طلب x‏ الشهز lei‏ الدين ان ياذن له ق الاتامة بالمحضرة فاذن له" الى ارض مَوَاسْرْعلى مسافة Ru‏ اميال ASS we‏ نحفربها tige‏ كبيرًا صنع ى جوفه الههوت dis SU‏ ولام

et plus tard il le nomma juge à Ouarangal, où il mourut. Il exila Chihâb eddîn à Daoulet Âbäd, et l’y laissa pendant sept années; puis il le fit revenir, il l'honora et le vénéra. Il le mit à la tête du Dioudn almostakhradj « le bureau du produit de l’extorsion », c’est-à-dire celui des reliquats ou arriérés des agents, qu'on leur extorque par la bastonnade et par les tourments. Le souverain considéra de plus en plus Chihäb eddin; il ordonna aux émiîrs d'aller lui rendre hommage dans sa demeure, et de suivre ses conseils. Nul n’était audessus de lui dans le palais du sultan.

Lorsque le souverain se rendit à sa résidence située au bord du Gange, qu’il y bâtit le château appelé Sarg Douér « la porté du ciel», ce qui veut dire : « semblable au paradis», et qu'il commanda au peuple de construire des demeures fixes en cet endroit, le cheïkh Chihäb eddin sollicita de lui la permission de continuer à rester dans la capitale. Le sultan lui assigna pour séjour un lieu inculte et abandonné, à six milles de distance de Dihly. Chihäb eddin y creusa une vaste grotle, dans l'intérieur de laquelle il cons-

وجلب المآء مى نهر جون ور تلك الارض وجع مالا كثيرا مى مساتغالها 19 كانت السنون قاحطة وأقام عنالك ele‏ ونصف عام مدّة مغيب السلطان وكا عبيدة بخدمون تلك لارض bles‏ ويد خلون الغارليلا ويسدٌّونه de‏ أنفسهم وانعامهم خون JU Ge‏ لاثهم فى جبل منيع هنالك se Us‏ السلطان dl‏ حضرته استقبلم الشير ولقيه de‏ سبعة اميال منها فعظمه السلطان وعانقه عند لقآده وعاد الى غارة ثم بعث عنه بعد ei‏ فامتنع مى أتياته فبعث اليه مخلص الملك bit‏ وكان من PS‏ الملوك فتلطّف له فى القول وحدّرة بطسٌّ السلطان

truisit des cellules, des magag®s un four et un bain: il fit venir l'eau du fleuve Djoumna; il cultiva cette terre, etil amassa des sommes considérables au moyen de ses produits; car, dans ces’ années-là, on souffrit de la sécheresse. Il de- ‘meura en cet‘endroit deux ans et demi, le temps que dura l'absence du sultan. Les esclaves de Chihäb eddin labouraient le sol pendant le jour; ils entraient la nuit dans la caverne, et la fermaient sur eux et sur les troupeaux, pa crainte des voleurs hindous, qui habitaient sur une montagne voisire et inaccessible.

Quand le sultan retourna dans la capitale , le cheïkh alla à sa rencontre, et ils se virent à sept milles de Dihiy. Le ‘souverain l’honora, l'embrassa dès qu'il l'aperçut, et Chihäb eddin retourna ensuite à sa grotte. Le monarque 608 quérir quelque temps après cela; mais il refusa de $e rendre près de lui. Alors le sultan lui expédia Mokhlis almolc, a0nodhrbäry (littéralement, celui qui répand, ou qui porteles avertissements, etc.), qui était un des principaux rois. Ïl parla à Chihäb eddiîn avec beaucoup de douceur, et lui dit de faire attention à la colère du monarque. Le cheïkh répondit : « Je ne servirai jamais un tyran.» Mokhlis alimolc مع‎ 8

D'IBN BATOUTAH. 297‏ فقال له لا الخدم UE‏ ابد! فعاد مخلص ei‏ الى السلطان فاخبره بذلك فامر أن ياق به فاق به فقال eut À‏ القادل الى ظالم فقال نعم انت ظالم ومى AND‏ كذ! وكذ! وعد أمورا منها تخريبه Rial‏ دهلى واخراجه أفلها sb‏ السلطان بذلك Jui‏ ولآكن انت تعرن AB‏ نغسك ؤامر بتسلهم لللك نكبية راس الدويداريّة فقيّده باربعة قيود وغل يديه pôle‏ كذلك اربعة En pis‏ مُواصلا لا باكل ولا يشرب وى كل يوم منها يوق به إلى المشور وصع الفقهاء والمشاخ ويقولون له

auprès du sultan et linforma de ce qui s'était passé; il reçut l'ordre d'amener le cheïkh, ce qu'il fit. Le sultan parla ainsi à Chihäb eddin : « C’est toi qui as dit que je suis un tyran?» 11 répondit : 4Oui, tu es un tyran : et parmi tes actes de tyrannie sont tels et tels faits. » [1 en compta plusieurs, au nombre desquels il y avait la dévastation de la ville de Dihly, et l’ordre d'en sortir intimé à tous les habitants. | oi | Le sultan tira son sabre, il le passa à Sadr aldjihän, et dit : « Confirme ceci, que je suis un tyran, et coupe mon cou avec ce glaive. » Chihàb eddin reprit : «Celui qui porterait témoignage sur cela serait sans doute tué; mais tu as conscience toi-même de tes propres torts. » Le monarque ordonna de livrer le cheikh au roi Nocbiah, chef des porte-encriers ou secrétaires, qui lui mit quatre liens aux pieds, et lui attacha les mains au cou. Il’ resta dans cette situation quatorze jours de suite, sans manger ni boire; tous les jours on le conduisait dans la salle d'audience; l'on réunissait les légistes et les cheïkhs, qui lui disaient د‎ ٠

أرجع عن قولك فيقول لا ارجع عنه Suis‏ أن أكون فى زمرة

Tail‏ فا كان اليوم الرابع عشر بعث اليه السلطان بطعام بطعامك اليه UN‏ أأخبر بذلك السلطان امرعند ذلك أن سن أرطال المغرب فاخخ ذلك الموكلون بمثل هذه الامور وهم .

| طائفة مى كفار الهنود فكوة de‏ ظهرة ai lots‏ باكلبتيى وحلوا

: 3 العذرة بالذاء وسقوه ذلك وى الهوم بعدة أن به الى دار القاضى صدرلجهان وبع الغقهاء والمشاص ووجوة الاعزة فوعظوة وطلبوا منه أن يرجع عن قوله ab‏ ذلك فضربت عنقه kg)‏ لله تعالل ." 2 Rétracte ton assertion. » Chibäb eddin répondait : » Je ne la‏ «

retirerai pas, et je désire d’être mis dans le chœur des martyrs. » Le quatorzième jour, le sultan lui envoya de la nourr

ture, au moyen de Mokhlis almolc; mais le cheïkh ne voulut.

pas manger, et dit : « Mes biens ne sont plus sur cette terre: retourne près de lui (le sultan) avec tes aliments. » Celui ayant été informé de ces paroles, ordonna immédiatement qu'on fit avaler au cheikh cinq istérs (ou statères, du grec olarip) de matière fécale, ce qui correspond à deux livres et demie, poids de Barbarie. Les individus chargés de ces sortes de choses, et ce sont des gens choïsis parmi les Indiens infidèles, prirent cette ordure, qu'ils firent dissoudre dans l'eau; ils couchèrent le cheïkh sur son dos, lui ouvrirent à bouche avec des tenailles, et lui firent boire ce mélange. Le lendemain, ع1 هه‎ conduisit à la maison du kâdhi Sadr aldjiban. On rassembla les jurisconsultes et les cheïkhs, ainsi que les notables d’entre les personnages illustres; tous le préchèrent et lui demandèrent de revenir sur son propos. Il refusa de & rétracter, et on lui coupa le cou. Que Dieu ail pitié de lui! ٠

Le em. —‏ سد تس مهمه

ذكر قثله للفقيه المدرس عفيف الدين الكاسائ وفقيهى معه وكان السلطان فى ستى Lai‏ قد امر حفر ابآر pole‏ دار الملك وان sy‏ هنالك زرع واعط SSI QUI‏ وما pe‏ على الرراعة qe‏ النفقة وطلفهم زرع ذلك التغزن فبلغ ذلك AAA‏ عفيف pli‏ فقال هذ! الزرع لا بحصل SIA‏ منه (is‏ به إلى السلطان aies‏ وقال له لاى شىء MEN‏ نفسنك فى امور الملك تم أنه سرحه. بعك ملظ فذهب الى دارة ولقيه طريقه Wall‏ صاحبان له مى الفقباء فقالا لذ شمن لله على خلاصك فقال الفقيه لحمد لله الذى US‏ مى القوم الظالمبى وتغرقوأ فح يصلوا الى دورتم pr‏ بلغ: ذلك السلطان فامر بهم

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR LE JURISCONSULTE ET PROFESSEUR ’AFÎF EDDIN ALCÂÇÂNY, ET SUR DEUX AUTRES JU- RISCONSULTES, CONJOINTEMENT AVEC LUI,

Dans les années de la disette, le sultan avait commandé de creuser des puits à l'extérieur de la capitale, et de semer des céréales dans ces endroits. Il fournit aux gens les grains, ainsi que tout l'argent nécessaire pour les semailles , et exigea que celles-ci fussent faites au profit des magasins du trésor public. Le jurisconsulte ’Afif eddiîn, ayant entendu parler de cette chose, dit: « On n’obtiendra pas de cette semence l'effet qu’on désire. » 11 fut dénoncé au souverain, qui le fit mettre en prison, et lui dit : « Pourquoi te mêles-tu des affaires de l'état?» Un peu plus tard il le relâcha, et le légiste se rendit vers sa demeure.

11 par basard, chemin faisant, deux j jurisconsultes de ses amis, qui lui dirent : « Que Dieu soit Joué, à cause de ta délivrance! » Il répondit: » Louons l’Étre suprême qui nous a sauvés des mains des méchants. » (Korän, xx, 29). Ils se séparèrent : mais ils n'étaient pas encore arrivés

ناحضر ثلاكتهم بين يديه فقال اذهبوا بهذ! يعنى عفيف الدين فاضريوا عنقه Ke‏ وهو أن يُقطع الراس مع الذراع وبعض الصدر واضربوا اعناق الاكّرين فقالا له امّا هو فيستحق العقاب. بقوله واما حصن فباى Lee‏ تقتلنا فقال لها اتكا

Lien‏ كلامم فم تُنكراه Li ESS‏ علينيفدلوا تعبتا رجهم الله تعالى ,

ذكر قتله أيضا لفقيهيى مى اهل السند LE‏ ى خدمته وامر السلطان Xe‏ 'الفقيهيى السنديّين أن Lune‏ مع ' امير عيّنمه الى بعض البلاد وقال ليها أتما du‏ احوال SAIT‏ والرعيّة لكا ويكون هذ! الامير معكا يتصرن Le‏ تامرانه به فقالا

٠ à leurs logements, que le sultan était déjà instruit de leur discours. D’après son ordre, on les amena tous les trois en sa présence; alors il dit (à ses suppôts) : « Partez avec celuici (en désignant ’Afif eddin), et coupez-ui le cou, à la manière des baudriers. » Cela veut dire qu’on tranche ls tête avec un bras et une portion de la poitrine, 11 ajouta: « Et coupez le cou aux deux autres. » Ceux-ci dirent au sotverain : « Pour ’Afif eddin, il mérite d’être châtié à cause de son propos; mais nous, pour quel crime nous fais-tu mourir?» Le monarque répondit : « Vous avez entendu 9 discours et ne l'avez pas désapprouvé; c'est donc comme si vous aviez été de son avis. » [ls furent tués tous les trois. Que Dieu ait pitié d'eux!

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR DEUX JURISCONSULTES DU SIND, QUI ÉTAIENT À SON SERVICE.

Le‘sultan ordonna à ces deux jurisconsultes du Sind de se rendre dans une certaine province, en compagnie dun commandant qu'il avait désigné. I leur dit : « Je mets entre vos mains les affaires de la province et dés sujets; cet émir

D'IBN BATOUTAH. 301‏ له Let‏ نكون كالشاهدين عليه ونبيى له وجه GE‏ ليتبعه فقال ليها أثما قصدكا ان ناكلا اموالى وتُضيعاها وتنسبا ذلك الى هذ١!‏ الترى" الذى لا معرفة له فقالا له حاشش" لله يا خونك عالم ما قصدنا هذ! فقال ليها لم تقصد! غير هذ! اذهبوا بها الى الشين زادة النهاوندي وهو الموكل بالعذاب فذهب بها اليه فقال لها السلطانُ يريد قتكلما فاقرًا Le‏ قولكا أيه .ولا تعدبا LR |‏ فقالا.والله ما Ji boues‏ ما ذكرنا فقال als‏ ذوقوها بعض شىء يعنى مى العذاب de ets‏ اقغانيها وجعل de‏ JF ie ©‏ واحد منبها صفكحة حديد حا ثمّ قلعت بعد

sera avec vous uniquement pour agir suivant vos ordres. « 5 répondirent : « Il vaut mieux que nous soyons comme deux témoins à son égard, et que nous lui montrions le chemin de la justice, afin qu'il le suive. » Alors le souverain reprit : » Certes, votre but est de manger, de dissiper mes biens, et d'attribuer cela à ce Turc, qui n'a aucunes connaissances. » Les deux légistes répliquèrent : « Que Dieu nous en garde! ô maitre du monde ; nous ne cherchons pas une telle chose: » Mais le sultan répéta : « Vous n'avez pas d'autre pensée. » {Puis il dit à ses gens) : « Emmenez-les chez le cheïkh Zâdeh annohäouendy. » Celui-ci est chargé d’administrer les châtiments.

Quand ils furent en sa présence, il leur dit : « Le sultan veut vous faire mourir : or avouez ce dont il vous accuse, et ne vous faites pas torturer. » Ils répondirent : « Pour Dieu, nous n’avons jamais cherché que ce que nous avons exprimé. » Zädeh reprit, en s'adressant à ses sbires : « Faites leur goûter quelque chose. » Il voulait dire : «en fait de tourments. » En'conséquence, on les coucha sur leur dos (littéralement sur leurs occiputs), on plaça sur leur poitrine une plaque de fer rougie au feu, qu'on retira quelques instants après, et

302 VOYAGES قنيهة فذهيت بلعم صدورها ثم أخذ البول والرماد لعل‎ A6 فاقرا على انفسيها أثهها لم يقصد! إلا ما‎ ele, À على تلك‎ ليها ولا‎ de مسحقان القتل فلا‎ pl logis السلطان‎ bash, بذلك‎ Labs دنيا.ولا اخرى وكتبا‎ Loto دعوى فى‎ العقكى وكتب فيه أن اعترافيها‎ de Je به عند القاضى‎ اش‎ LRU لان عنى غير إكراة ولا إجبار ولو تالا اكرهنا‎ العذاب ورايا ان تتبيل ضرب العنق خير ليها مى ال موت بالعث اب‎ » لألم فقتلا بها الله تعالى‎ Mie زادة المسمى بهود‎ AA) قود وكان‎ ga ذكر قتلد‎ ركن الدين بن بهاء الدين بن الى زكرياء‎ doll الصالم‎ ail

qui mit à nu ou détruisit leurs chairs. Alors on prit de l'urine et des cendres qu'on appliqua sur les plaies; et à © moment les deux victimes confessèrent que leur but était celui qu'avait indiqué le sultan; qu’ils étaient deux criminel méritant la mort; qu’ils n'avaient aucun droit à la vie, ni aucune réclamation à élever pour leur sang, dans ce monde pas plus que dans l’autre. Ils écrivirent cela de leur propre main , et reconnurent leur écrit devant le kâdhi. Celui-ci légalisa le procès-verbal, portant que leur confession avait eu lieu sans répugnance et sans coaction. 5115 avaient dit:« Nous avons été contraints », ils auraient été infaïlliblement tourmentés de plus belle. Hs pensèrent donc qu’avoirie cou coupé sans délai valait mieux pour eux que mourir par une torture douloureuse : ils furent tués. Que Dieu ait pitié d'eux!

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