‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 69 sur 103 · DU MEURTRE COMMIS PAR SON ORDRE SUR LE CHEÏKH HOÛD · texte numérisé non relu

DU MEURTRE COMMIS PAR SON ORDRE SUR LE CHEÏKH HOÛD

Le cheïkh Zâdeh, appelé Hoûd, était petit-fils du cheikh pieux et saint Rocn eddin, fils de Béhà eddin, fils d'Aboë

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ail es PSI‏ ركن الدين معظم عند السلطان وكذلك اخوة 518 الدين الذى كان شبيهنا بالسلطان وقتل يوم وقيعة كشلوخان وسنذكرة ونا قتل عاد الدين اعط السلطان لاخيه ركن الدين ماية قرية لياكل منها ويطعم الصادر والوارد بزاويته فقو ai‏ ركن الدين وأوصى بمكانه مى الزاوية said‏ الشيز هود ونازعه فى ذلك ابن اخ aa)‏ ركن الدين وتأل انا Gt‏ بميراث Le‏ فقدما de‏ السلطان وهو بدولة آباد وبينها وبين ملتان تمانون Cor‏ فاعط السلطان المشضة لهود حسها أوصى mit À‏ وكان MS‏ وكان ابن ايخ الشهز Gi‏ واكرمه السلطان pale‏ بتضييفه فى كل منزل A‏

Zacariyyà almoltäny. Son aïeul, le cheïkh Rocn eddin, était vénéré du sultan: et il en était ainsi du frère de Rocn eddin, nommé ’Imäd eddin, qui ressemblait beaucoup au sultan, et qui fut tué le jour de la bataille contre, Cachloû khân, comme nous le dirons plus bas. Lorsque ’Imäd eddin fut mort, le souverain donna à son frère Rocn eddin cent villages, pour qu'il en tirât sa subsistance, et qu'il nourrit les passants dans son erngtage. À sa mort, le cheïkh Rocn eddin nomma son suotesseur dans l'ermitage, son petit-fils, le cheikh 10005 mais son neveu, le fils du frère de Rocn eddin, s’y opposa, en disant qu'il avait plus de droits que l’autre à l'héritage de son oncle. II se rendit avec 11000 chez le sultan, qui était à Daoulet Âbâd: et entre cette ville et Moltn , il y a quatre-vingts jours de marche. Le souverain accorda à Hoûd la place de cheïkh, ou supérieur de l'ermitage, selon le testament de Rocn eddin : Hoûd était alors d’un âge mür, tandis que le neveu de Rocn eddin était un jeune homme. Le sultan honora beaucoup le cheikh Hoûd; il ordonna de le recevoir comme

304 VOYAGES À ملتان وتُصنع‎ di به‎ je اهل كل بلح‎ UE di 2€ وأن‎ نيه دعوة فا وصل الامر لأعضرة خرج الفقهاء والقضاة‎ وكنث فمن خرج اليه فلقيناه وهو‎ SUN رللشاخ والاعيان‎ عليه‎ Lis لها الرجال وخيله تجنوبة‎ AS 4 راكب‎ كان‎ Let ى ركوبه الدولة وقلت‎ Au وانكرت آنا ما كان من‎ مى القضاة‎ AU er ان يركب الغرس ويسايرمَى‎ À ينيقي‎ بان فعله اولا كان‎ tel فبلغه كلاى فركب الفرس‎ Sal À بسبب ألم منعه عن ركوب الفرس ودخل لاضرة وصّنعت‎ من مال السلطان عدد كثير وحضر‎ lens بها جعوة أنغق‎ السماط واتوا بالطعام‎ Ses والمشاخ والغقهاء والاعرّة‎ lai

un hôte, dans toutes les stations où il descendrait; il prescri vit aux habitants de sortir à sa rencontre dans toutes les villes par où il passerait, dans son voyage jusqu’à Moltän, et de lui préparer un festin.

Quand l'ordre parvint à la capitale, les jurisconsultes, les juges, les docteurs et les notables sortirent à Ja rescontre de Hoûd. J'étais du nombre; nous le vimes, ass dans un palanquin porté par ges hommes, tandis que © chevaux étaient conduits à la main. Nous le saluâmes; mais, pour ma part, je désapprouvai son action de rester dass le palanquin. et dis : « Il aurait dû monter à cheval, عشم اع‎ * cher parallèlement aux juges et aux docteurs, qui son! sortis pour le recevoir. » Ayant appris mon discours, Hoë : monta à cheval, et il s'excusa en alléguant qu'il ne l'avait point fait d'abord, à cause d'une incommodité dont il نامع‎ frait. Il fit son entrée à Dibly, et on lui offrit un festin, pour lequel on dépensa des sommes considérables du trésor du sultan. Les kâdhis, les cheïkhs, les légistes et les personnages illustres s'ÿ trouvaient; on étendit les nappes, ©

على العادة ثم أعطيت الدرام ككل مى حضر على قدر Liu‏ deb‏ قاصى القضاة عجسماية ديغار وأعطيت أنا مايتيى lus coms‏ وهدة عادة لهم فى الدعوة السلطانية ثم انصرن At‏ هود الى بلده ومعه ZT‏ نور الدين الشيرازى اعواما تم ان ماد الملك امير بلاد السند كتب الى السلطان يذكر أن الشير وقرابته يشتغلون جع الاموال وانغاقها è‏ الشهوات ولا يُطعمون احد! بالزاوية فنغذ الامر lé‏ بالاموال فطلبهم عاد اللك بها وج بسعضهم وضرب Css‏

l'on apporta les mets du banquet, suivant l'usage. On distribua des sommes d'argent à tous les individus présents, en proportion du rang de chacun : le grand juge eut cinq cents dinärs, et moi j'en t@chai deux cent cinquante. Telle est l'habitude, chez les Indiens, lors des festins impériaux.

Le cheïkh Hoûd partit pour son pays, en compagnie du cheikh Noür eddin acchiräzy, que le sultan envoyait avec lui, pour le faire asseoir sur le tapis à prière de son aïeul dans la zâouiah, et pour lui offrir un banquet en ce lieu aux frais du monarque. Il se fixa dans cet ermitage et y passa plusieurs années. Puis 11 arriva qu'Imäd almolc, commandant du Sind, écrivit au sultan que le cheikh Hoûd, ainsi que sa parenté, s'occupait à amasser des richesses, pour les dépenser ensuite dans les plaisirs de ce monde, et qu'ils ne donnaient à manger à personne dans l'ermitage. Le souverain ordonna d'exiger d'eux la restitution de ces biens. En conséquence, ’Imäd almolc en emprisonna quelques-

"OVAGES ee es ui وصار ياخد منهم كل يوم عشرين‎ . ووجد لهم كنب سر الل‎ PS استخلص ما كان‎ حب‎ ei) db تعلان مرصعان‎ gr من‎ ب‎ ess هود‎ gli لبنت‎ LE دينار قيل انهها‎ . 2.2 الشيز هرب يريج بلاد‎ de لخال‎ oué oué وكتب عاد الملك يذلك الى السلطان‎ فى كم التق نهد ب‎ LUS الذى قيض عليه‎ ee اردب‎ pi الذى قبض عليه وقال لالشيز هود‎ ee اردت أن تذمب‎ L فقال لله السلطان‎

أبن الشيز بهاء الدين زكريباء Na Ne‏ ام

per d'autres; il leur extorquait chaque jour

… d'or, et cela durant quelque temps : il

+ out ce qu'ils possédaient. On leur trouva

. Lu, vi de choses précieuses; l’on cite, entre

uv je sandalês incrustées de perles et de

cui vendues pour sept mille pièces d'or. On parænaient à la fille du cheïkh Hoùd; d’aumue quelles étaient à une de ses concubines.

. -neikh fut fatigué de toutes ces vexations, il

ira de se rendre dans le pays des Turcs; mais

. mu attwolc en informa le sultan, qui prescrivit wuver, de mème que celui qui l'avait arrêté,

: لمان جني‎ des prisonniers. Quand 115 furent . tu svuverain, il mit en liberté l'individu qui Lee nukh Hoùüd, et dit à celui-ci : « Où voulais- 7 à cuekh s'eveusa comme il put; mais le sultan uit © Lu voulais aller chez les Turcs; tu vou- Laure Que lu 8s le fils du cheïkh Béhä eddin Zacauitau de l'Inde t'a fait telle ct telle chose:

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كذ وتاق بهم لقتالنا اضربوا عنقه فضربت عنقم رحهة الله تعالى » | الصالم تمس الدين ابن تاج العارفيى Be‏ مدينة كول منقطعا للعبادة كبير القدر ودخل السلطان الى مدينة كول فبعث ais‏ فل باته فذهب السلطان اليه تم لما تارب die‏ انصترن op de‏ واثفق بعد ذلك ان اميرًا من الامرآء خالف على السلطان ببعض بات وبايعه الناس As‏ للسلطان انّء وقع ذَكر هذا الامير بتجلس الشيز شمس الدين Gb‏ عليه

et tu pensais venir ensuite me combattre en compagnie de ces Turcs?» (Il ajouta, en s'adressant à ses gardes) : « Coupezlui le cou. » Il fut tué. Que Dieu ait pitié de lui!

DE L’EMPRISONNEMENT DU CHEÏKH FILS DE TÂDJ AL'ÂRIFIN, ET DE LA CONDAMNATION À MORT DES FILS DE CE CHEÏKH, LE TOUT PAR L'ORDRE DU SULTAN.

Le pieux cheïkh Chams eddin, fils de Tädj al'ärifin {le diadème des contemplatifs), habitait la ville de Cowil, s’occupant tout à fait d'actes de dévotion; et c'était un homme de grand mérite. Une fois le sultan entra dans cette cité, et l'envoya quérir; mais il ne se rendit pas chez le souverain. Celui-ci se dirigea luimême vers sa demeure; puis, quand il en approcha, il rebroussa chemin, et ne vit pas le cheïkh.

Plus tard il arriva qu’un émiîr se révolta contre le sultan dans une province, et que les peuples lui prêtèrent serment. On rapporta au souverain que, dans une réunion chez le cheïkh Chams eddin, on avait parlé de cet émir, que le cheïkh avait fait son éloge, et dit qu'il méritait de régner.

وفال اذه يصلم EN‏ فبعث السلطان بعض الامرآء الى الشهر أنهها LE‏ حاضرين التجلس اذى وفع is di CLS RAD‏ على الامير UNI‏ وأمر نهم ur lès‏ بعد ان سمل عينى quil‏ يخرجان مع بعض السجّانيى فيسالان Le gui‏ يخالطون JUS‏ الهنود وعٌصاتهم primes‏ فلا مات Po‏ نقالوا له وما فعلنا فاغتاظ مى ذلك وامر بقتلهم #جيعًا فققلوا . Le sultan envoya près du cheïkh un commandant, qui lui‏ mit des liens aux pieds, et agit ainsi avec ses fils, avec le‏ juge de Cowil et son inspecteur des marchés; car on avait‏ su que ces deux derniers personnages se trouvaient présents‏ dans l'assemblée où il avait été question de l’émiîr insurgé,‏

et où son éloge avait été fait par le cheïkh Chams eddin. Le souverain les fit mettre tous en prison, après avoir toutefois

privé de la vue le juge et l'inspecteur des marchés. Quant

au cheïkh, 11 mourut dans la prison; le juge et l'inspecteur en sortaient tous les jours, accompagnés par un geôlier; ils demandaient l’aumône aux passants, et étaient reconduit dans leur cachot.

Le sultan avait été averti que les fils du cheïkh avaent

eu des rapports avec les Indiens infidèles, ainsi qu'avec le

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