‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 72 sur 103 · DT TT LE · texte numérisé non relu

DT TT LE

َع DEN BATOUTAH. 317‏

وصرفه di‏ ممكلته وبعث ame‏ ابن أخيه ابراهم خان وعافده على أن يكون تلك الممكلة مُشاطرة بينهها وتكتب اسماوها Ge‏ 0 السكة ويخطب ليها des‏ أن يصرف غياث الدين ابه نتن" المعرون ببرباط يكون رهينة عند السلطان فانصرن غياث الدين الى مكلته والترم ما شرط عليه إلا اذه لم يبعت ابنه واذى انه امتنع واساء الاب فى كلامه فبعث السلطان العساكر الى ابن أخيه ابراهم خان Pons‏ دلجى التترى فقاتلوا غياث الدين فقتلوة وسلغوا جلدهة it was‏ وطيف x‏ على البلاد 6

gent, chevaux, éléphants, et le renvoya dans son royaume (le Bengale). 11 expédia avec lui le fils de son frère, Ibrähim khäân; 11 convint avec Béhädoûr Boürah qu'ils posséderaïent ledit royaume par égales moitiés; que leurs noms figureraient ensemble sur les monnaies; que la prière serait faite en leur nom commun, et que Ghiyäth eddin enverrait son fils Mohammed, dit Berbäth, comme otage près du souverain de l'Inde.

Ghiyâth eddin partit, et observa toutes les promesses qu'il avait faites; seulement, il n’envoya pas son fils, comme il avait été stipulé. Il prétendit que ce dernier s’y était refusé, et, dans son discours, 11 blessa les convenances. Le souverain de l'Inde fit marcher au secours du fils de son frère, Ibrähim khân, des troupes dont le commandant était Doldji attatary. Elles combattirent Ghiyâth eddin et le tuèrent; elles le dépouillèrent de sa peau, qu'on rembourra de paille, et qu'on promena ensuite dans les provinces.

ذكرتورة ابن هته وما اتصل بذلك وكان للسلطان تغلق ابن اخت يسمى بهاء الدين كشت اسب بضم GU‏ وسكون الشين pet‏ ,65 معلوة واسب Jai cl‏ والباء للوحدة مُسكنيى نجعله أميرًا ببعض النواحى فلنًا مات خاله امتنع مى بيعته ail‏ وكان تجاعا بطلا فبعت السلطان اليه sd)‏ = فيهم الامراء Loft‏ فثل الملك pas‏ والوزير خواجة جهان grd de md‏ فالتق الفرسان Acte‏ الققال وصبر كلا

. العسكرين ثم كانت D‏ لعسكر السلطان فغرر Up‏ الدين الى

DU SOULÈVEMENT DU FILS DE SA TANTE PATERNELLE, ET DE CE QUI SE RATTACHE À CE SUJET.

Le sultan Toghlok avait un neveu, fils de sa sœur, appek

Béhä eddin Cuchtasb (Hystaspe), qu'il avait nommé com-

mandant d'une province. Quand son oncle fut mort, il refusa de prêter serment à son fils; c'était un brave guerrier,

=. smile 2m Le m نه اما‎

rs اه‎

un héros. Le souverain envoya contre lui des troupes, à a tête desquelles se trouvaient de puissants émirs, comme :

le roi Modjir, ainsi que le-vizir Khodjah Djihän, qui était le commandant en chef. Les cavaliers des deux côtés s'attsquèrent, le combat fut acharné et les deux armées 208

trèrent un grand courage. Enfin les troupes du sultan l'eæ

portèrent, et Béhà eddin s'enfuit chez un des rois hindovs nommé le 50: Canbilah « raïa ou râdja». Le mot rüï che ces peuples, de même que chez les chrétiens, veut dire roi. (L'auteur fait sans doute allusion aux Espagnols, et à leur terme rey.) Quant à Canbilah, c'est le nom du pays

Re

D'IBN BATOUTAH. 319‏ ويآء ولام مغتوح وهذا D‏ لد بلاد فى جبال مفيعة وهو مى اكابر سلاطين LS‏ فجنا هرب اليه ste‏ الدين اتبعته عساكر السلطان وحصروا تلك البلاد St,‏ الامر PS de‏ ونغك ما عندة مى الزرع وخان أن يوخ ouh‏ فقال لبهاء الدين ان où JE‏ بلغت لما تراة وانا عازم de‏ هلاك نفسى وعيالى ومَى تبعنى فاذهب انت الى السلطان فلان لسلطان مى JUS‏ 51 له 630 عنده نانّه سهنعك وبعث معه من des!‏ اليع وامر رآى كنبيلة بنار عظية Ab‏ واحرق فيها امتعته وقال لنساده وبناته إن اريت JS‏ نفسى فن ارادت ph‏ فلتفعلٌ فكانت BD‏ منهن تغتسل وتدّهن بالصندل المقاصرى

que le raïa habitait. Ce prince possédait des contrées situées sur des montagnes inaccessibles ; et c'était un des principaux sultans des infidèles.

Lorsque Béhä eddin se dirigea vers ce souverain, il fut poursuivi par les soldats du monarque de l'Inde, qui cernérent ces contrées. Le prince infidèle ayant aperçu dans quel danger il se trouvait, puisque les grains qu'il tenait en réserve étaient épuisés, et qu'il pouvait craindre qu'on ne s'emparût par force de sa personne. dit à Béhà eddin : « Tu vois où nous en sommes; je suis décidé à périr, en compagnie de ma famille et de tous ceux qui voudront m'imiter. Va chez le sultan un tel (il lui nomma un prince hindou) et reste avec celui-ci, 1l te défendra. » Il envoya quelqu'un ١ avec lui pour l'y conduire; puis il commanda de préparer un grand feu, qu'on alluma. Alors il brüla ses effets et dit àses femmes et à ses filles : « Je veux mourir, et celles d’entre vous qui voudront agir comme moi, qu’elles le fassent. » On vit chacune de ces femmes se laver, se frotter le corps avec le bois de sandal nommé almokässiry, baiser la terre devant!

وتقبل الارض بن يديه وترى بنفسها فى النار حتى شللن tar‏ وفعل Je‏ ذلك نساك امرانه Pos‏ وارباب دولته ومن راد مى سآثر النسآء ثم Just‏ الرآى وادّهن بالصندل ولبس Le‏ ما عدى NT‏ وفعل ASS‏ مى ااه لسوت معة مى

>! ةليبنك ولاه آي‎ er فأسر اهلها‎ nas deu

امرآء وعظمهم لأصالتهم es Eu,‏ فرايث عنده منهم Jus Gui‏ والمهردار وهو صاحب لناتم الذى pif‏ به على sÙ}‏ الذى يشرب السلطان منه وكنيته ابو bus‏ وكانت cd‏

le râi de Canbilab, et se jeter dans le bûcher; elles périrent toutes. Les femmes de ses émirs, de ses vizirs, et des grands : de son état les imitèrent; d’autres femmes encore agirent de même.

Le 01 se lava à son tour, se frotta avec le sandal et revttit ses armes, mais ne mit pas de cuirasse. Ceux de ses gens qui voulurent mourir avec lui, suivirent en tout point 8 exemple. Is sortirent à la rencontre des troupes du suites , et combattirent jusqu’à ce qu'ils fussent tous morts. La vile : fut envahie, ses habitants furent faits captifs, et l'on pri onze fils du râi de Canbilah, qu’on amena au sultan, etqu se firent musulmans. Le souverain les créa émîrs et les he nora beaucoup, tant à cause de leur naissance illustre 0068 : considération de Ja conduite de leur père. Je vis chez 1634 , tan, parmi ces frères, Nasr, Bakhtiyär et Almuhurdér «le gardien du sceau ». Celui-ci tient la bague dont on cachets l'eau que doit boire le monarque (sans doute l'eau du Gangt cf. ci-dessus p. 96); son surnom est Aboû Moslim, et 5 étions camarades et amis.

of BATOUTAH. 321‏ وبينه RAS‏ ومودة ونا قتل رآى كنبيلة توجهت عساكر السلطان الى ab‏ آكافر الذى لجأ اليه ببآء الدين واحاطوا x‏ فقال ذلك السلطان انا لا اقدرعلى أن أفعل ما فعله gb‏ كنبيلة فقبض على بباء الدين وأسلمه الى عسكر السلطان فقيّدوة وغلوه واتوا به اليه فحنا 3 به اليه امر باد خاله الى قرابته مى النسآء فشتهنه pars‏ فى gro‏ وامر بسلقةه ho‏ EU oui,‏ فس be‏ لحمه مع الارز وبعث لاولادة xD,‏ وجعل باقيه فى ححفة وطرح AN‏ لتاكله نابت اكله ho‏ بجلدة حشى بالتبى وقرن Ge‏ بهادور بورة وطيف de Lay‏ البلاد فا وصلا الى بلاد السند وامير امرأنها dues‏ كشلو

Après la mort du rài de Canbilah, les troupes du sultan se dirigèrent vers le pays de l'infidèle chez qui Bthä cddin s'était réfugié, et elles l'entourèrent. Ce prince dit : « Je عم‎ puis pas faire comme 01 Canbilah. » Ïl saisit Béhà eddin et le livra à l'armée du souverain de l'Inde. On lui mit des liens aux jambes, on lui attacha les bras au cou, et on le conduisit devant le sultan. Ce dernicrordonna de l’introduire chez les femmes, ses parentes; celles-ci l’injurièrent et lui crachèrent à la figure. Puis il commanda de l'écorcher tout vivant : or, on le dépouilla de sa peau, on fit cuire sa chair avec du riz, et on l’envoya à ses enfants et à sa femme. On mit les restes dans un grand plat, et on les jeta aux élcphants pour qu’ils les mangeassent; mais ils n’en firent rien. Le sultan ordonna de remplir la peau avec de la paille, de l’associer avec la dépouille de Béhädoür Boûrah, et de les promener toutes les deux dans les provinces. Quand elles furent arrivées dans le Sind, dont le commandant en chef était alors Cachloû khän, celui-ci donna ordre de les enter.

Page 1