DE LA CONDAMNATION À MORT DU CHEÏKH ALHAÏDARY PAR LE SULTAN
Le cheïkh’Aly alhaïdary habitait la ville de Caiubaie, sur le littoral de l'Inde; c'était un homme d'un grand mérite, d'une réputation immense, et il était célèbre dans les pays, même les plus éloignés. Les négociants qui voyageaient sur mer lui vouaient de nombreuses offrandes, et à leur arrivée, ils s'empressaient d'aller saluer ce cheïkh, qui savait découvrir leurs secrets, et leur disait la bonne aventure. Il arrivait souvent que l'un d'eux lui avait promis une offrande,
به فا خالف القاضى جلال الافغانى وقبيلتء بتلك old شاشيقة ge راسه وذكر ايضا اذه بايعه فها خرج السلطان اليهم بنفسه وانهدم القاضى جلال خلف السلطان شرن املك أمجمر AT AS الوافدينى معنا عليه بكنباية وأمرة cd عن اقل GR وجعل معه فقهاء يكم بقولهم احضر الشير على God بين يديه وثبت اه SUN ds شاشيته ودعا له نحكوا aps Le ait السَيّان لم Jets شيا
et que depuis il avait regretté son vœu. Quand il se pré sentait devant le cheïkh pour le saluer, celui-ci lui rappelait #a promesse, et lui ordonnait d'y satisfaire. Pareille chose s'est passée un grand nombre de fois, et le cheïkh ‘Aly est renommé sous ce rapport.
Lorsque le kädhi Djéläl eddin alafghäny et sa peuplade s'insurgèrent dans ces contrées, on avertit le sultan que le cheïkh Alhaïdary avait prié pour le juge susnommé; qu'il lui avait dônné sa propre calotte, et on assurait même qu'il lui avait prêté serment. Le souverain ayant.marché en per sonne contre les rebelles, Djéläl eddîn .أنه Alors le sultan partit, ct laissa en sa place, à Cambaie, Chéref al molc, émir bakht, qui est un de ceux qui arrivèrent avet nous chez le monarque de l'Inde. 11 Jui commanda d'ouvrir une enquête sur les gens qui s'étaient révoltés, et lui adjoigait des jurisconsultes pour l'aider dans les jugements à intervenir.
Émir bakht se fit amener le cheïkh ’Aly alhaïdary;il fut établi que ce dernier avait fait cadeau de sa calotte au juge rebelle, et qu'il avait fait des vœux pour lui. En conséquence, il fut condamné à mourir; mais quand le bour-
D'IBN BATOUTAH. 311 ويب الناس لذلك وظنّوا انه يُعفى عنه بسيب ذلك Pb سيافًا آكّر بضرب عنقه فضربها رجه الله تعالى ء
ذكر قتله لطوغان واخيه وكان طوغان SEA واخوه مى كبار اهل مدينة فرغانة de li السلطان فاحسن الييها واعطاها عطاء جرلا واقاما sous مدّة فهًا طال مقاميها ارادا الرجوع الى بلادها وحاولا الغرار فوتى بيها Gt أححابيها الى السلطان فامير. بتوسيطبها فوسطا واعطى للذى ET laps dés ما ليها وكذلك عادتهم بتلك البلاد اذا de! os باحد وتبت ما do به فقتل اغط ماله ,
reau voulut le frapper, il n’y réussit pas. Le peuple fut fort émerveillé de ce fait, et il pensa qu'on pardonnerait au condamné , à cause de cela: mais l'émîr ordonna à un autre bourreau de lui-couper le cou, ce qui fut fait. Que Dieu ait pitié de ce cheïkh!
DU MEURTRE ORDONNÉ PAR LE SULTAN À L'ÉGARD DE THOÜGHÂN ET DE SON FRÈRE.
Thoûghän alferghäny et son frère étaient deux grands de la ville de Ferghänah, qui étaient venus trouver le sultan de l'Inde. 1[ les accueillit fort bien, il leur fit de riches présents, et ils restèrent près de lui assez longtemps. Plus tard, ils désirèrent retourner dans leur pays, et voulurent prendre la fuite. Un de leurs compagnons les dénonça au souverain, qui ordonna de les fendre en deux par le milieu du corps; ce qui fut exécuté. On donna à leur dénonciateur tout ce qu'ils possédaient; car tel est l'usage dans ces pays de l'Inde. Quand un individu en accuse un autre, que sa déclaration est trouvée fondée et qu’on tue l'accusé, les biens de celui-ci sont livrés au délateur.
relaie AL وقع خلان عين UN لا نهات بعارضيه Paso السلطان كا سنذكرة غلب على ابن ملك التجار هذا als des الملك وقبض عليه çne قَرْم ÊN مقهورا ae فكان فى ابن ملك التجار وصهرة ابن قطب peur كان مى &lsl فى خشب وامر ابناء الملوك lard لللك نامر بها فعلقا مى بخواجة أميهم a قال Lie مانا ولما ge فرموثا بالنشاب لم صب Cl) على التبريزى لقاضى القضاة كال الدين ذلك عليه القتل فبلغ ذلك السلطان فقال كلا قلت هذ! قبل موته ماله zur وأمر به فضرب مايتى مقرعة أو ضحوها وتجن وأعطي
DE LA CONDAMNATION À MORT PRONONCÉE PAR LE SULTAN, CONTRE LE FILS DU ROI DES MARCHANDS.
Le fils du roi ou prévôt des marchands était un tout petit jeune homme, sans barbe. Lorsque arrivèrent l’hostilité de ’Aïn almolc, sa révolte et sa guerre contre le souverain, comme nous le raconterons, le rebelle s’empara de ce fils du roi des marchands, qui se trouva ainsi par force au mi lieu de ses fauteurs. ‘Aïn almolc ayant été mis en fuite, el puis saisi, de même que ses compagnons, on trouva parmi ceux-ci le fils du roi des marchands et son beau-frère où allié, le fils de Kothb almolc. Le sultan ordonna de les attacher tous les deux par leurs mains à une poutre, et les fils des rois leur lancèrent des flèches, jusqu'à ce qu'ils fussent morts. |
Alors le chambellan Khodjah Émir ’Aly attibrizy dit au grand juge Camäl eddin : « Ce jeune homme ne méritait pas la mort. » Le sultan sut cela, et lui fit cette observation: « Pourquoi n’as-tu pas dit cette chose avant sa mort?» Puis il le condamna à recevoir environ deux cents coups de fouet,
D'IBN BATOUTAH. 313 لامير السيافيى فرايته فى ثاى ذلك اليوم قد لبس ثيابه وجعل قلنسوته على راسه وركب فرسه فظننت انه هو واقام we dl شهورا كم سرحه وردة الى ما كان عليه ثم غضب عليه ثانية ss” الى خراسان فاستقر بهراة وكتب اليه يستعطفه فوقع لد على ظه ركتابه آكر باز آمدى باز (أى) معناة y! كنت تبت
ذكر ape لخطيب de al مات وكان قد ولى خطيب لخطباء بدهلى النظرق خزانة للواهر فى السغر فاتغق أن ste سراق LUS ليلا فضربوا على تلك RS
il le fit mettre en prison, et donna tout ce qu'il possédait au chef des bourreaux. Le lendemain je vis celui-ci, qui avait revêtu les habits d'Émir ’Aly, s'était coiffé de son bonnet, et était monté sur son cheval, de sorte que je le pris pour Émir ’Aly en personne. Ce dernier resta plusieurs mois dans le cachot ; il fut ensuite relâché, et le sultan lui rendit la place qu'il occupait avant sa disgrâce. Il se fàcha contre li une seconde fois, et le relégua dans le Khoräçân. Émir "Aly se fixa à Hérat, et écrivit au sultan, pour implorer ses faveurs. Le souverain lui répondit au dos de sa lettre, en ces termes (persans) : Éguer علا âmédi béz(di); ce qui veut dire : « Si tu t'es repenti, reviens. » Il retourna en effet chez le souverain de l'Inde. |
DES COUPS QU'IL FIT DONNER AU PRÉDICATEUR EN CHEF, JUSQU’À CE QU'IL EN MOURÜT.
Le sultan avait chargé le grand prédicateur de Dihly de surveiller pendant le voyage le trésor des pierres précieuses. Or il arriva que des voleurs hindous se jetèrent une nuit jur ce trésor et en emportèrent une partie. Pour cette cause.
314 | VOYAGES بضرب لخخطيب حتّى مات رحهه الله pal منها us وذشفبوا 8 ‘dl "ومن NA اهلها وققل الاقى dés ذكر تخريبه لدهلى is des اعظم ما كان يفقم على السلطان إجلاوة لال وسبه ARS فيها Us وسبب ذلك أن مكانوا يكتبون ويختمون عليها ويكتبون عليها وحقٌ راس خوند عالم ما يقراها غيرة ويرمونها بالمشور ليلا فاذا فضها وج فيها شمه وسبه مخريب دهلى واشترى مى اشلها يع دوم ومنازلهم de pti فابوا ذلك SLT ودفع لهم تمنها وأمرثم بالانتقال عنها الى دولة
le souverain ordonna de frapper le prédicateur, de telle sorte qu'il en mourut. Que Dieu ait pitié de lui!
DE LA DESTRUCTION DE LA VILLE DE DIHLY: DE L'EXIL DE SES 14 BITANTS; DE LA MORT DONNÉE À UN AVEUGLE ET À UN INDIVIDU PERCLUS.
Un des plus graves reproches qu'on fait à ce sultan, c'est d’avoir forcé tous les habitants de Dihly à quitter leurs de: : meures. Le motif en fut que ceux-ci écrivaient des billets contenant des injures et des invectives contre le souverain: ils les cachetaient, et traçaient sur ces billets les mots suivants : « Par la tête du maître du monde {le sultan), personne, excepté lui, ne doit lire cet écrit. » Ils jetaient cespapiers nuitamment dans la salle d'audience, et lorsque k monarque en brisait le cachet, il y trouvait des injures et des invectives à son adresse. Il se décida à ruiner Dibly;il : acheta des habitants toutes leurs maisons et leurs auberges,
il leur en paya le prix, et leur ordonna de se rendre à Daoulet Âbâd. Ceux-ci ne voulurent d’abord pas obéir; mais *
D'IBN BATOUTAH. 315 فنادى wo أن لا de بها أحد بعل كلاك فانتقل معظمهم ist بعضهم ق الدورفامر Cl, كن بق بها Ce sous بازقتها cale, احدها مقع والاخّر اهى فاتوا بها نامر بالمقعت فر à فى المتجنيق وامران تحر الاكى من des الى دولة آباد مسيرة اربعيى يوما فرق فى الطريق ووصل منه رجله Us فعل ذلك خرج Br ai وتركوا اتقالبم وامتعتهم وبقيت المدينة خاوية de عروسَها لحدّتنى ST we به قال ane السلطان A الى Les قصره فنظرالى دهلى وليس بها نار ولا دخان ولا سراج فقال الان طاب قلبى وتهدّن
le crieur ou héraut du monarque proclama, qu'après trois jours nul n’eût à se trouver dans l’intérieur de لالطالا
La plupart des habitants partirent, et quelques-uns se cachèrent dans les maisons; le souverain ordonna de rechercher minutieusement ceux qui étaient restés. Ses esclaves trouvèrent dans les rues de la ville deux hommes, dont l'un était paralytique et l’autre aveugle. Ils les amenèrent devant le souverain, qui fit lancer le perclus au moyen d’une baliste, et commanda que l’on traînât l'aveugle depuis Dihly jusqu'à Daoulet Âbäd , c’est-à-dire l’espace de quarante jours de marche. Ce malheureux tomba en morceaux durant le voyage, et il ne parvint de lui à Daoulet Âbäd qu’une seule jambe. Tous les habitants de Dihly sortirent, ils abandonnèrent leurs bagages, leurs marchandises et la ville resta tout à fait déserte. {Litiéral. détruite de fond en comble. Conf. Kordn, 11, 261; xvm, 40: xx11; 44.)
Une persoune qui m'inspire de la confiance, m'a assuré que le sultan monta un soir sur la terrasse de son chàteau, qu'il promena son regard sur la ville de Dihly, où il n'y avait ni feu, ni fumée, ni flambeau, et qu'il dit : ٠ Maintenant mon cœur est satisfait ct mon esprit est tran-
316 VOYAGES ليعمروها 85 di ينتقلوا wi 'الى أهل البلاد “as خاطرى ثم مى Lo ولم تعمر دهكى لاتساعها وفخامتها PSY تخربت اعظم مدن الدنيا وكذلك وجدناها لما دخلنا اليها خالية وقد ذكرنا كثيرًا مى مآثر هذا le ليس بها إلا قليل sd, مى الوقادع KZ فلن نكر Gay السلطان وما نقم عليه
RAT فى ouf
ولا de السلطان EU بعد ابيه وبايعه at pb السلطانَ
غياتَ الدين بهادور بورة الذى كان أسّره السلطانٌ تغلق Si
عليه وفكٌ قيوده وا جزل له العطاء مى الاموال Jade والغيلة
quille. » Plus tard, il écrivit aux habitants de différentes pro. vinces de se rendre à Dihly pour la repeupler. 115 ruinèrent leurs pays, mais ne peuplèrent point Dihly, tant cette ville
est vaste, immense; elle est, en effet, une des plus grandes cités de l'univers. À notre entrée dans cette capitale, noûs la trouvâmes dans l’état auquel on vient de faire allusion:
elle était vide, abandonnée et sa population très-clair semée. >
Or, nous avons mentionné assez au long les vertus decæ : souverain, de même que ses vices. Parlons maintenant, :
sommairement, des combats et des événements qui se pas 560621 sous son règne.
DE LA GRÂCE QUE LE SULTAN, AU COMMENCEMENT DE SON EMPIBE, ACCORDA À BÉHÂDOÜR BOÛRAH.
Lorsque le sultan fut investi du pouvoir, à la mort de son père, et que les peuples lui eurent prêté le serment d'obéissance, il fit venir le sultan Ghiyâth eddin Béhàädour Boûrah, que le sulian Toghlok avait fait captif. A lui par donna, brisa ses liens, lui fit de nombreuxs<adeaux en ar-