‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 85 sur 103 · DE LA MARCHE DU SULTAN, EN PERSONNE, VERS LA VILLE DE CAMBAIE · texte numérisé non relu

DE LA MARCHE DU SULTAN, EN PERSONNE, VERS LA VILLE DE CAMBAIE

Lorsque l'empereur de Dihly sut ce que les Afghäns avaient fait-à Cambaie et à Daoulet Âbäd, il se mit en cm عمودم‎ lui-même et se décida à commencer par Cambale, pour retourner ensuite à Daoulet Âbâd. 11 fit partir legrand |

D'IBN BATOUTAH. 367‏ البايريدى صهرة فى اربعة آلان مقدّمة فاستقبلته عساكر القاضى جلال فهزموة وحصروة ببلودرة وقاتلوة بها وكان فى عسكر القاضى جلال شيخ يسى JE‏ وهو اح التجعان فلا يزال يفتك فى العساكر ويقتل ويطلب اللمباررة فلا يتصاسر احد de‏ مبارزته واتغق يوما انه دفع فرسه فكبا به لى -حفرة فسقط عنه Ji,‏ ووجدوا عليه درعين فبعمقوا براسه الى( السلطان وصلبوا جسدء بسور بلوذرة وبعثوا يديه ورجليه di‏ البلاد ثم وصل السلطان بعساكرة فح يكن القاضى جلال was Ge‏ ففرّق اصحابه وتركوا اموالهم واولادهم فتهب ذلك كله ودخلت المدينة واقام بها السلطان ايامًا ثم Je)‏ عنها

roi Albâiazidy, son parent par alliance, ou beau-frère, à la tête de quatre mille hommes d'avant-garde, qui furent attaqués par les troupes du juge Djeläl eddin et mis en faite. 115 furent ensuite assiégés à Boloüdhrah, et l’on combattit même dans cette cité. Dans l’armée du juge Djeläi eddin il y avait un cheïkh nommé Djaloül, qui était un brave; il ne cessait de tomber sur les soldats, de les tuer, et de demander le combat singulier; mais personne ne se hasardait à se mesurer en duel avec lui. Un jour il lança son cheval, qui s’abattit dans une fosse; Djaloûl tomba, il fut tué, et l'on trouva sur lui deux cuirasses. On envoya sa tête au sultan; on crucifia son corps sur la muraille de Boloüdhrab, et l’on porta de ville en ville ses mains ainsi que ses pieds. |

A l'arrivée du souverain avec les troupes, le juge Djelàl eddin ne put plus résister, et il prit la fuite avec ses compagnons. Ils abandonnèrent leurs biens et leurs enfants; tout cela fut saisi, et l'on entra dans la ville de Cambaie. Le sultan y resta quelques jours, quis il partit et y laissa son

وترك بها صهره شرن الملك امير EE‏ الذى Liens‏ 5,58 وقضيّة فراره واخذه ul‏ وتجنه وما جرى عليه مى الذل م مى العرّ وامرة بالجحت تن كان ى طاعة جلال الدين وترك au‏ الفقهآء لحكم باقوالهم فأّدَّى ذلك الى ققل de anal‏ لميدرى حسها قدمناه وما هرب القاضى جلال لحق بناصر الدين بن ملك مل بدولة آباد ودخل ى «kg‏ فاق السلظان بنلسه اليهم واجتمعوا فى نحو اربعيى الفا مى الافغان والترك والهنود ul,‏ وحالغوا de‏ ان لا يغروا وان يقاتلوا السلطان 3h‏ السلطان لقتتالهم ولم يُرفع الشطر الذى هو علامة عليه CN‏ استحر JL‏ رفع الشطر UN‏ عاينوه دهشوا وانهزموا

beau-frère, Cheref almolc, émir bakht. Nous avons déjà parlé

de ce personnage; nous avons fait connaître l’histoire de sa fuite, de son arrestation dans le Sind et de son emprisonnement; nous avons raconté les humiliations qu'il a endurées et les honneurs qui les ont suivies. Le monarque lui ordonna de rechercher ceux qui étaient du parti de Djéläl eddin, et il laissa avec lui des jurisconsultes, afin qu'il jugeàt d'après leurs décisions. Cette circonstance amena la condamnation à mort du cheïkh”Aly alhaïdary, comme 11 a été dit plus haut.

Le juge Djeläl eddin s’étant enfui, alla se joindre à N#sir eddin, fils du roi Meli, à Daoulet Âbäd, et s’enrôla parmi ses partisans. Le sultan se dirigea en personne contre eut; ils étaient au nombre d'environ quarante mille, Afghäns, Turcs, Indiens et esclaves; ils jurèrent ensemble qu'ils ne prendraient point la fuite et qu'ils se battraient contre le souverain. Celui-ci commença le combat, et l’on n’éleva pss d’abord le parasol, insigne du sultan; mais, dans l'ardeur de la bataille, on le hissa. Quand les rebelles le virent, قل‎ furent interdits et fuirent d’une manière honteuse. Le fils

‘Sn a man. M9 nas. ع م م 1 م‎ tn mn هما مه‎ =

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D'IBN BATOUTAH. 369‏ اق 2 RE‏ ولجاً ابن ملك Je‏ والقاضى جلال فى حو اربعماية مى خواصيها الى قلعة الدويقير وسنذكرها وى مى امنع قلعة & الدنيا واستقر السلطان بمدينة دولة باد والدويقيرى قلعتها وبعت لهم أن ينرلوا على af‏ فابوا أن ينزلوا الا على الامان فانى السلطان ان يُومنهم وبعث لهم الاطعمة كهاونا بهم

وأقام هنالك des‏ ذلك أآجرعبدى بهم ء

ذكر قتال Jai‏ وابن اللولمى وكان ذلك قبل خروج القاضى جلال وخلافه وكان تاج الدين بن الكولى MS we‏ التجار فوفك على السلطان مى ارش الترك بهدايا جليلة Lie‏

du roi Mell et le kädhi لذاءزط‎ eddin se réfugièrent, en compagnie d'à peu près quatre cents de leurs adhérents les plus distingués, dans la forteresse de Douaïguir (ou Dioûguir, (ذ بوكير‎ , que nous mentionnerons plus loin, et qui est une des plus inaccessibles du monde. Le sultan resta à Daoulet Âbäd, ville dont Douaïguîr est le chàteau fort. Il envoya dire aux insurgés de se rendre à discrétion; mais ceux-ci ne consentalént à quitter leur place qu'à la condition d’une amnistie; le sultan ne voulut pas la leur promettre. Il leur fit parvenir des aliments, par une sorte de dédain pour eux, et continua à demeurer à Daoulet Âbäd. Ici finissent les informations que je puis donner à ce sujet.

DU COMBAT qui EUT LIEU ENTRE MOKBIL ET LE FILS D'ALCAOULÉMY.

Ce que nous allons raconter s'est passé avant le soulèvement et 9 rébellion du kâdhi Djeläl eddin. Or, le persornage nommé Tädj eddin, fils d'Alcaoulémy, était un des principaux négociants; il était venu du pays des Turcs pour

+ rendre visite au sultan de l'Inde et pour lui porter des cadeaux magnifiques. Parmi ces p@nts il y avait des mam-

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