‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 90 sur 103 · DE LA MORT DE MA FILLE, ET DE CE QUE L'ON PRATIQUA À CETTE OCCASION · texte numérisé non relu

DE LA MORT DE MA FILLE, ET DE CE QUE L'ON PRATIQUA À CETTE OCCASION

Un mois et demi après être arrivé à Dihly, je perdis une fille âgée d'un peu moins d’une année. La nouvelle ه‎

D'IBN BATOUTAH. 383‏ وفاتها بالوزير فامر أن تُدفن ف زاوية بناها خارج دروازة Ab‏ بقرب مقبرة هنالك لشبخنا ابراهم القونوى lès‏ بها وكقب بخبرها الى السلطان فاتاة للجواب فى عشى اليوم SU‏ وكان بين متصي السلطان وبين Ball‏ مسيرة عشرة ايام وعادتهم ان خرجوا الى قبر الميت صبيكة الثالث مى mis‏ ويغرشون جوانب القبر بالبسط mil De‏ ويجعلرن de‏ القبر الازاهير وى لا تنقطع هنالك فى فصل مى الغصول “الياسميى وقل شبه (كُل (ok‏ وق زهر اصغر وريبول وهو ابيض والنسرين وهو على صنفيى ابيض Volets pois‏ اغصان النارنج واللهون Le, lé,‏ وان لم بكن Was‏ مار علقوا منها حبّات بالخنيوط ويصبون على القبر الفواكه اليابسة وجوز النارجيل ويجمع

parvint au vizir, qui ordonna de l'inhumer dans un ermitage qu'il avait fondé au dehors de la porte nommée Derondzeh Bälem, tout près du tombeau de notre cheïkh Ibrähîm alkoûnéouy : nous l'y enterrâmes. Le vizir écrivit au sultan à ce sujet, et il en reçut une réponse le soir du second jour. Poartant il y avait, entre le lieu où le sultan se trouvait alors à la chasse et la capitale , la distance de dix jours de marche.

Il est d'usage, chez les Indiens, de se rendre au tombeau du mort le matin du troisième jour après son enterrement. ls placent tout autour de la tombe des tapis, des étoffes de sole, et, sur la sépulture même, des fleurs, qu'on trouve dans l'Inde pendant toutes les saisons. Ce sont, par exemple, des jasmins, des tubéreuses ou fleurs jaunes (amica nocturna), des reiboûls, dont la couleur est blanche, et des roses musquées ou églantines. Celles-ci sont de deux sortes : les unes sont blanches, et les autres jaunes. Ils ornent aussi le tombeau de branches d'orangers et de citronniers avec leurs fruits; si ces derniers manquent, ils en attachent avec des

384 VOYAGES الناس ويوق بال مصاحف فيقرعون القرآن فاذا ختهوة اتوا بماء‎ الورد صمًا ويُعطون‎ se جلاب فسقوة الناس كم يصب عليهم‎ دفن هذه‎ we UT التنبول وينضرفون ولما كان صب1ححة‎ ue pas البنت خرجت عند الصي على العادة واعددت ما‎ ذلك كله فوجدت الوزير قد امر بترتيب ذلك وامر بسراجة‎ نشربت على القبر وجاء له داجب تمس الدين الفوشجى الذى‎ JUS مى‎ Ars تلقانا بالسند والقاضى نظام نظام الدين الكروا‎ المدينة ولم أن إلا والقوم الم دكورون قد اخذوا‎ Ji : فقعدت‎ OUT يقرءون‎ Fe جالسهم ولشاجب بين أيديهم‎ | القبر فلا فرغو مى القرآءة قرا قرا القرام‎ ue ie all مع‎

fils. On répand sur la sépulture des fruits secs, des noix de coco ; les hommes se rassemblent, on apporte des exemplaire du Korän, et ils lisent. Quand ils ont fini cette lecture, © sert le sirop dissous dans l’eau, dont le public boit; puis “on verse sur chacun de l'essence de roses eñ profusion. Es fin, on distribue Îe bétel, et les assistants se retirent.

Au matin du troisième jour depuis l'enterrement 0# . cette petite fille, je sortis de bonne heure, suivant l'habt | tude en pareil cas, et préparai tout ce que je pus des choses susmentionnées. Je trouvai que le vizir avait déjà dont : l'ordre de disposer tous ces objets, et qu’il avait fait élever une grande tente sur le tombeau. Étaient présents : le chant bellan Chams eddin alfoûchend;y, que 20115 0 dans le Sind; le kädhi Nizhäm eddin alcarouäny, et uw - multitude de personnes parmi les grands de la ville. Lors que j'arrivai, lesdits personnages avaient déjà pris leurs places, le chambellan étant à leur tête, et ils lisaient le Korân. Je m'assis avec mes camarades tout à côté de la sépulture; et, quand on eut fini de lire, les lecteurs du Ke- |

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