‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 91 sur 103 · LL · texte numérisé non relu

LL

عشرة خلعة لى ولاعحاى ثم ركب call‏ وركبنا ane‏ الى دار

وصلت إلا NS‏ = الطعام مى دار es NN‏ جهان Le‏ ملا :

الاقراص Ad,‏ والنبات فاقامت بقاياها ايَامعا وكان فعل dis‏

récitèrent quelques versels avec leurs belles voix. Le‏ صلم juge se leva, il fit l'oraison funèbre de l'enfant décédée, et‏

. ensuite l'éloge du souverain. L'assistance ayant entendu son

nom, tout le monde fut debout et s'inclina; on,s’assit de

nouveau, et le juge fit une très-belle prière. Le chambellan

et ses compagnons prirent des barils d'ean de rose, et ils en

- répandirent sur les individus présents ; ils distribuèrent à la ronde des coupes pleines d’une boisson préparée avec le . sucre candi, et après cela, le bétel. Enfin, on apporta offze

robes d'honneur, pour moi et pour mes compagnons.

& . ٠ + * Le chambellan monta à cheval, et nous en fimes autant © avec lui, pour nous rendre au palais du sultan, où nous nous

: inclinâmes devant le trône, selon l'usage. Je retournai chez *. moi, et, à peine arrivé, on m'apporta des mets de la part de

. la mère du souverain; il y avait de quoi remplir ma maison et les logements de mes camarades. Ceux-ci mangèrent tous; il en fut ainsi des pauvres; pourtant, il resta les pains ronds,

les pâtisseries et le sucre candi. Ces restes servirent encore du-

rant plusieurs jours, أن‎ tout cela fut fait par ordre du sultan.

386 . VOYAGES كله بامر السلطان-وبعد أيام جآء الغتيان مى دار التخدومة‎ جهان بالدولة وى الكقة التى جل فيها النساء ويركبها‎ او القطن‎ pad Te الرجال ايضا وى شبه السرير سطبها مى‎ مى القصب‎ por وعليها عود شبهد٠الذى على البوجات!' عندنا‎ أريعة‎ gum coins تمانية رجال فى‎ he الهندى المغلوق‎ ويحل اربعة وهذة الدول بالهند كالحمير بديار مصر عليها‎ ومى لم يكن له‎ Be كان له عبيد‎ pi اكثر الناس‎ cyan جلونه وبالبلك منهم يسيرة يقغون فى‎ Île, عبيد اكترى‎ | ابواب الناس للكرى وتكون‎ Rise باب السلطان‎ aise الاسواق‎ دول النساء مغشاة بغشاء حرير وكذلك كانت 520 الدولة‎

Quelque temps après, les pages de la Maîtresse de نهآ‎ | vers vinrent de son palais chez moi avec un palanquin; c'est : une sorte de litière qui sert pour transporter les femmes, 6 très-souvent aussi les hommes. [1 ressemble à un trône, 8 lit d'apparat, et sa partie supérieure est en tresses de soit ou de coton, surmontées d’un bois {ou bâton pour passer les rideaux), pareil à celui qui se trouve chez nous sur les parasols. Ce bois est recourbé, et 11 est fait avec 18 84 dél'Inde (bambou), pleine et compacte. Huit hommes divisés en deux 22011165 , sont occupés tour à tour à porter un de ces palanquins : quatre se reposent, et quatre le por tent sur leurs épaules. Ces véhicules, dans l'Inde, font [6 même office que les ânes en Égypte; la plupart des gens vont : et viennent par leur moyen. Celui qui possède des esclaves se fait voiturer par eux; celui qui n'en a pas loue des homme pour le porter. On trouve toujours un petit nombre de ceux-ci dans la ville, qui stationnent dans les marchés, à la porte du sultan, et même aux portes des citadins, pour © louer. Les palanquins qui sont à l'usage des femmes sont

D'IBN BATOUTAH. | 387‏ التى اق: الغتيان بها مى دار ام السلطان لحملوا فيها جاريتى التى ف ام البنت المتوفاة وبعثث انا معها عن هدية جارية تركية ناظمت لخارية ام البنت عندهم ليلة وجاءت فى اليوم الثانى وقد اعطوها الى دينار دراهم واساور ذهب مرضعة وتهليلاً مى الذهب مرصّعا ايضا وقيص كان LS pe‏ بالذهب وخلعة. حريرمذقبة Lis,‏ باثواب Us‏ جاءت بذلك AS‏ اعطيته al‏ والتجار الذين لهم de‏ الدين LS‏ على

نفسى وصونا لعرضى لان الكُخبرين يكتبون الى السلطان بيع ‘di‏ ظ

recouverts d'un rideau de soie; ainsi était celui que les . pages ou eunuques avaient amené du palais de la mère du sultan. | Hs y firent monter mon esclave, c'est-à-dire la mère de la petite fille défunte; je la fis accompagner par une esclave turque, que j'envoyais en cad@au (à la mère du sultan). L'esclave mère de l'enfant ci-dessus resta absente avec eux une nuit; elle rentra le lendemain. Les pages lui avaient donné mille dinèrs en drachmes, des bracelets d’or enri- ‘chis de pierres précieuses, un croissant en or, orné aussi de ..: pierres fines, une chemise de lin brodée d’or, une robe de ‘soie chamarrée d’or, et un coffre avec des vêtements. Quand je vis toutes ces choses, je les donnaï à mes compagnons, "taux marchands mes créanciers, comme une gargatie personnelle et une sauvegarde de mon honneur; car les nouvellistes écrivaient au sultan tout ce qui me concernait.

ذكر احسان السلطان والوزيرإك فى أيام غيية السلطان عن End‏ وى اثنآء مقاتى امر السلطان ان Cr‏ لى مى القرى ما يكون فاددة lus GNT Ru‏ فى السنة فعينها إلى اليوزير وأهل الديوان وخرجت اليها فنها قرية تسمى بدلى بفتم الباء الموحدة وف الدال AO‏ وكسر اللام وقرية تسهى بُسهى بفتم البآء الموحدة والسين Joli‏ وكسر البأء ونصف قرية نسمى بلرة Gé‏ البآء الموحدة واللام والراء وهذة القرى de‏ مسافة bu‏ عشر كروهًا وشو الميل بصدى يعرن بصدى هنك Ve‏ والصدى Pois‏ جموع ماية قيرية واحواز المدينة مقسومة Foot‏ كل صدى À‏ جوطرى وهو شي مى JUS‏ تلك SU‏ ومُنتصرن وهو الذى يضم تجابيها وكان قد.وصل ى ذلك

DES BIENFAITS QUE J'AI REÇUS DU SULTAN ET DU VIZIR PENDANT : L’ABSENCE DU SOUWERAIN DE SA CAPITALE.

Lors de mon séjour à Dihly, le sultan ordonna de m#signer un certain nombre de villages, du revenu de cinq . mille dinârs par an. Le vizir et les membres du conseil me les conférèrent, et je partis pour ces localités. Elles se compo saient d’un village nommé Badali, d’un autre appelé Bag, et de la moitié d’un troisième, connu sous le nom de Balarab. Ils étaiegt à seize coroûhs ou milles de Dihly, dans le sudi

(centaine) appelé le sadi de Hindoubat (l’idole hindoue): ces peuples donnent lé nom de sadi à la réunion de cent vil 7

lages. Les territoires dépendants de la capitale sont divisés

en centaines, dont chacune a un djeouthari, qui est le cheikh :

ou chef des Hindous, et un motassarrif ou administrateur, chargé d'en percevoir les impôts.

Il venait d'arriver dans la ville de Dihiy, au temps dont

D'IBN BATOUTAH. ' 389‏ الوقت cotée‏ مى آكفار فبعث الوزي :ال عشر جوار منه فاعطيتُ الذى te‏ بهن واحدة منهن فا رضى بذلك és‏ امحاى كلانا صغارا منهن وباقيهن لذ اعرف ما اتغق لهن والسبى هنالك . رخيص القن GES‏ كؤْرات لا يعرف مصالح St, pal‏ رخيصات الاتمان فلا يفتقر ا حد إلى شرآء السبى واآآلغار بيلاد الهند فى بر Jake‏ وبلاد متّصلة مع المسجين والمسجون غالبون عليهم وائما بمتنع LU‏ بالجبال والاوعار ولهم غيضات مى القصب وقصبهم غير جوف ويعظم de am Lili,‏ بعض ولا ثوثر فيه النار وله 0355 عظهة فيسكنون تلك الغياض وى لهم مثل السور hs tous‏ تكون مواشيهم وزروعهم ولهم فيها Le BL‏ بجتمع oi‏ مآء المطر فلا يقهر عليهم الا بالعساكر

je parle, des captives faites parmi les infidèles, et le vizir m'en envoya dix. Je donnai une de ces filles esclaves à celui qui me les amena, et il ne fut pas satisfait; mes compagnons en prirent trois toutes jeunes, et je ne sais pas ce que les autres sont devenues. Les femmes captives n’ont presque aucune valeur dans l'Inde; car elles sont sales et ne connaissent rien aux convenances des villes. Celles mêmes qui ont été instruites sont à très-bon marché, et personne n'a besoin ‘d'acheter des captives. Les infidèles occupent dans ce pays un territoire et des localités adjacents à ceux qui appartiennent aux musulmans qui les ont vaincus. Mais ces Hindous se fortifient dans les montagnes et les lieux âpres; 115 possèdent, de plus, des forêts de roseaux, lesquels ne sont pas creux, qui grossissent beaucoup, s’entrélacent les uns avec les autres, sont à l'épreuve du feu, et extrêmement solides. Les infidèles habitent ces forêts, qui sont pour eux comme des murailles; ils gardent dans l’intérieur les bestiaux et les grains; ils recueillent l’eau de pluie. On ne peut en venir à

.890 VOYAGES مى الرجال الدين يج خلون تلك الغياض ويقطعون تلك‎ oil | s القصب بألات معدّة لذلك‎ يوم العيد‎ UN الى الاضرة‎ is الغطر والسلطان لم يعد بعد‎ ظهرة شبه السرير‎ de لد‎ Gé ركب لخطيب على الفيل وقد‎ . 7 تياب‎ cul وكرت اربعة اغلام فى اركانه الاربعة ولبس‎ Ses يكبرون امامّه وركب‎ AM السواد وركب المودّنون على‎ صدقة يتصق‎ mn im للدينة وقضاتها وكل وأححل منهم‎ على المصلى صيوآن قطن‎ quai, et الى‎ end بها حين‎ وفرش ببسط واجقع الناس ذاكرين لله تعالى دم صلى بهم‎

© bout à moins d’avoir des troupes bien aguerries, et renfermant beaucoup de ces gens qui entrent dans les bois, et coupent les joncs avec des instruments préparés pour un tel but.

Page 1