‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 2)Chapitre 96 sur 103 · DE L'ACTION GÉNÉREUSE D'UN DE MES AMIS · texte numérisé non relu

DE L'ACTION GÉNÉREUSE D'UN DE MES AMIS

Lors de son départ, le seigneur Nässir eddin alaouhéry avait laissé en dépôt chez moi mille et soixante tengahs: j'en disposai. À mon retour à Dihly je trouvai qu'il avait transféré cette créance à Khodhâäouend Zädeh Kiouäm eddin , qui était arrivé en cette ville comme substitut du vizir; j'eus honte de lui avouer que j'avais dépensé cet argent, et lui en remis le tiers environ. Je restai chez moi plusieurs jours de suite sans sortir, et le bruit se répandit que J'étais indisposé. Nässir eddiîn alkhärézmy Sadr aldjibân, vint ولد‎

. وان قال ما cf‏ بك Bee‏ فقلت له الى مريض القلب فقال d‏

gs‏ بذلك فقلت له ابعث الى SG‏ شير الاسلام أعرفه

به فبعثه الى axe‏ فعاد اليه aol‏ فبعث إلى بالف دينار

درم وكان له عندى قبل ذلك الغا ثانيا ثم طلب RE qe‏ JU‏ فقلت ى نفسى .ما يخلصى له إلا صر لجهان المذكور ny‏ كثير المال فيعثت اليه بفرس مسرج قهته وقهة سرجه الف وستهاية Lies‏ وبغرس ثأن قهته Reis‏ سرجه RUE‏

| مناروببغلتيى قهتهها الف ومايتا ديفار وبتركش فضة وسيفى عد اها مغشيان بالفضّة وقلت له انظرقمة ee‏ ..وابعث الى ذلك Seb‏ ذلك Jess‏ للجيعه فيه ثلاثئة آلان

visiter, et, en me voyant, il me dit : » Tu n'es pas malade.» Je lui répondis : « Ce qui me tourmente est une maladie

morale. » 11 reprit : « Faisla moi connaître. » Je répliquai: :

« Envoie-moi ton délégué, le cheïkh de l’islamisme, et je l'en informerai.» Ce dernier étant venu, je l'instruisis de ma ‘position, qu'il fit savoir à Sadr aldjihän. Celui-ci alors m'envoya mille dinärs d'argent, et je lui en devais déÿ autant.

Bientôt après on me demanda d’'acquitter le restant de la dette ci-dessus à Kiouäm eddin, et je me dis, à part moi : « 11 n'y a que le susnomnié Sadr aldjihän qui puisse me tirer de là, car 11 est très-riche. » Or, je lui envoyai ce qui suit : un cheval sellé dont le prix, uni à celui de la selle, était de seize cents dinèrs; un second cheval qui valit. avec sa selle, huit cents dinàrs:; deux mulets, valant doute cents dinàrs; un carquois d'argent, et deux sabres, dont

les fourreaux élaient recouverts d'argent. Je lui dis : «Vois :

ce que vaut le tout, et envoie-m'en le prix. » Il garda toutes ges choses, les estima trois mille dinârs, m'en expédi

D'IBN BATOUTAH. . 443‏ دينار فبعث الى الفا واققطع الالفيى فتغير خاطريى ومرضت بالحمى وقلت ف نفسى أن شمكوت به الى الوزير افتخحت فاخذت Ru‏ افراس وجاريقى وملوكى وبعقت muet‏ إللك مغيث الدين محمد بن ملك DA‏ يماد الدين السمنان وهشو ES‏ الس 535 de‏ ذلك وبعث الى مايتى تنكة واغزر وخلصت we‏ ذلك امال فشان ou‏ فعل 2€ ads‏

ذكر sys‏ الى حلة السلطان وكان السلطان لما توجه الى بلاد المعبر Jos‏ الى LUI‏ ووقع الوباء بعسكرة فعاد الى دولة آباد كم وصل الى نهر الكَنِكَ فنزل عليه وامر الناس Lit‏ وخرجت ف تلك الايام الى xls‏ واتغق. L‏ سردنأة ce‏ مخالفة

mille et retint les deux mille que je lui devais. J'en fus ‘très-mécontent, et en eus la fièvre; mais, je me dis en moi-même : » Si je me plains de cela au vizir, je serai déshonoré. » Je pris cinq chevaux, deux femmes esclaves et deux mamloücs, que j'envoyai au roi Moghiîth eddin Mohammed, fils du roi des rois ’Imäd eddin assimnäny; ©6tait un jeune homme. I] me rendit tout cela, me fit tenir deux cents tengahs et multiplia ses bienfaits : je pus ainsi payer la somme que je devais. Quelle différence entre l’action de celui-ci et celle de l'autre personnage! (littéralement : entre l’action de Mohammed et de Mohammed!).

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