‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 3)Chapitre 10 sur 47 · أوحّصٌ ما أبصرت لاكتى قصدت فيها ذكرها فى LE · texte numérisé non relu

أوحّصٌ ما أبصرت لاكتى قصدت فيها ذكرها فى LE

voient des vestiges de châteaux, etc. qui annoncent son ancienne splendeur. Nous nous embarquämes ensuite sur le golfe, qui sort de la mer de Perse, dans un petit navire appartenant à un habitant d'Obollah, nommé Moghâmis. C'était après le coucher du soleil, et nous arrivämes le matin à Abbädän, qui est un gros village dans un terrain salin et inculte. [1 possède beaucoup de mosquées, des oratoires et des couvents pour les hommes pieux. Entre Abbâdän et le rivage, il y a trois milles. 007 - Ibn Djozay observe ici : « Abbädän était anciennement une ville; mais le sol y est ingrat, et ne fournit pas de céréales. Celles-ci y sont importées; l'eau aussi y est en petite quantité. Un poëte a dit à son égard :»

Ô vous qui avez été jusqu'en Espagne, certes, moi je suis parvenu jusqu’à Abbädäân, à l'extrémité de la terre.

C'est le licu le plus désolé que j'aie vu; mais j'y cherchais ce qu'on mentionne à son sujet, parmi les gens.

فوجدته يصلى فيه نجلست الى جانبه نأولجرئى صلاته ونا سم اخذ بيدى وقال لى dd,‏ الله مرادّك & الدنيا والاخرة ققد بلغت بحمد الله مرادى فى الدنيا وهو السياحة فى الارض وبلغت مى ذالك ما لم يبلغه غيرى فها AN)‏ وبقيت الاخريى والرجا قوى ف رجة الله وتجاوزة وبلوغ المراد مى دخول Rd‏ ونا اتيت alt‏ اخبرتهم خبر الرجل واعجتهم موضعه فدشبوا اليه فل SRE‏ ولا وقعوا له على خبر فتجبوأ مى شانه Las»‏ بالعنتى الى الزاوية فيتنا بها ودخل علينا احد الغقراء الاربعة بعد صلاة العشاء الاخرة ومى عادة ذلك الفقير أن بأق عبادان كل ليلة فيسرج السرج بمساجذها ثم

à prier; je m'assis à son côté, et il abrégea sa prière. Quand il eut terminé, il me prit par la main et me dit : « Que Dieu te fasse obtenir ton désir dans ce monde et dans l'autre!» J'ai déjà obtenu, grâces au Ciel, ce que je désirais ici-bas, qui était de parcourir la terre, et J'ai atteint, en cela, ce que nul autre n'a atteint, du moins à ma connaissance. Reste l’autre vie; mais l'espoir est grand dans la miséricorde de Dieu, dans son pardon, et dans la réalisation des vœux formés pour l'entrée dans le paradis.

Quand j'eus rejoint mes compagnons, je les instruisis de ce qui s'était passé avec ce personnage, et je leur indiquai le lieu où il était. Ils s’en allèrent vers lui, mais ne le trouvèrent point, et ne purent en avoir la moindre nouvelle; ils furent très-étonnés de sa conduite. Nous retournâmes au soir à la zäouiah, et nous y passâmes la nuit. Un des quatre religieux entra chez nous, après la dernière prière du soir ; il avait l'habitude d'aller à Abbâdân tous les soirs, pour allumer les lampes dans les mosquées, et revenait ensuite à sa zâouiah. 11 avait rencontré ce soir-là,

24. VOYAGES بها النهر المعرون بالازرق وهو عخيب فى نهاية مى الصفاء‎ Laser ولماركزرقته الا نهر بلغشان ولها‎ SA ديد البرودة فى ايام‎ باب واحد للسافرين يسمى دروازة دسبول'' والدروازة عندهم‎ جانبى النهر‎ des الباب ولها ابواب غيرة شارعة الى النهر‎ he باب المسافرين‎ des Gas البساتين والدّواليب والنهر‎ قال ابى جرى وى هذا‎ A القوارب كسر بغداد‎ de pu النهر يقول بعضهم (كامل)‎ sl, انظر لشاذروّان تستر‎ Ms لرى‎ Flo LR TT مى‎ À هليك قوم جمعت‎ على اجناده‎ Les os à

rak, c'est-à-dire le Caroün) fait le tour de Toster. C'est un fleuve admirable, extrêmement limpide et très-froid pendant le temps des chaleurs. Je n’ai pas vu d'autre rivière dont les eaux soient aussi bleues, si ce n'est celle de Balakhchän (ou Gueuktcheh, la bleuâtre).Toster possède une porte destinée aux Voyageurs (qui arrivent par terre).On l'appelle Derwäzeh Disboül; car derwäzeh, dans ce pays, est synonyme de 5 (porte, en arabe). Toster a d'autres portes qui conduisent au fleuve. Sur les deux rives de celui-ci se trouvent des vergers et des roues hydrauliques, et la rivière est profonde. À la porte des voyageurs, on 2 établi sur le Nahr alazrak un pont de bateaux, semblable à cetui de Baghdäd et à celui de Hillah.

La remarque suivante appartient à Ibn Djozay : « C'est au sujet de ce fleuve qu'un poëte a dit : «

Regarde le château d’eau de Toster, et admire la manière dont 11 réunit les eaux, afin d'arroser abondamment la contrée environnante.

11 ressemble au roi d'un peuple dont les tributs ont été recueillis, et qui Îles partage aussitôt entre ses soldats.

28 VOYAGES عشر رجلا‎ Ru فاخذ عليهم العهد وجرٌ نواصيهم وكانوا‎ مى الطلبة قدموا مى البصرة برسم ذلك وعشرة رجال مى‎ 07 | 0 عوام تسفرء‎ وفذه‎ (À (joe لما دخلت هذه المدينة اصابنى‎ Re البلاد يجحمّداخلها فى زمان لخر كا يعرض فى دمشق وسواها‎ Lay امحاى‎ ed مى البلاد آآكثيرة المياة والفواكه واصابت‎ لتراسان وقام الشين بتجهيزة من‎ cas فات منهم شين اسمه‎ SX وصلى عليه وتركت بها صاحبا لى‎ Cat كل ما تاج اليه‎ فات بعد سفرى وكنت حيى مرضى لا‎ QU بهاء الدين‎

nèrent après cela. Le salon de ce personnage fut, ce jourlà, un lieu sanctifié par la science, la prédication et les bénédictions ; les gens repentants s’y présentèrent à l'envi l’un de l'autre. 11 prit d'eux des engagements, etcoupa leurs cheveux sur ع1‎ devant de la tête. Ces individus consistaient en quinze étudiants, qui étaient venus de Basrah pour cet objet, et en dix hommes du peuple de Toster.

ANECDOTE

Lorsque je fus entré dans cette ville, la fièvre me prit. Cette maladie attaqué quiconque pénètre dans cette contrée durant la saison chaude, ainsi qu’à Damas et dans d’autres villes, abondantes en eau et en fruits. La fièvre atteignit aussi mes compagnons. Un cheïkh d'entre eux, nommé Yahia alkhorâçäny, vint à mourir. Le cheïkh (Cherf eddin Moüça) se chargea de le faire inhumer, avec toutes les cérémonies nécessaires, et fit la prière sur son corps. Je laissai à Toster un de mes compagnons qui s’appelait Béhä eddin Alkhotény. Il mourut après mon départ. Pendant ma ma-

D'IBN BATOUTAH. 29 D oh اشتهى الاطعمة التى تصنع‎

NL الى‎ X AU ذلك الطعاء بالمسوق‎ d dt , وأق 4 0 3 كيف شل ع هذا‎ xs الشيز فشق‎ ne 589 3 sd : تم 5 وقال‎ الناكيد 013 الله - شف‎ ét فى ذلك‎ re Es oi (Race) بكسر المهزة وياء مد وذال متهم ممفغتوح‎ lavais du dégoût pour les mets qui étaient préparés FAR la medréceh du cheïkh. Le fakih Chems Assindy, un des étudiants de cette école, me cita un 6 désirai en manger, et, à cet effet, je remis au fa- 10 (ou pièces d'argent). Il fit cuire pour moi ١1 كتتقل‎ le marché, il me l'apporta ct j'en mangeai. beikh, ayant appris cela, en fut mécontent, vint me t me > dit : « Comment! tu agis ainsi, et tu 1215 cuire des Bdans le marché! Pourquoi n’as-tu pas ordonné aux 18. de préparer ce que tu désirais? » Puis il les fit tous 7 leur dit : « Tout ce qu'il vous demandera en mets D sucre, ou autres objets, apportez-le lui, et faites-lui quil voudra. » 11 leur fit à cet égard les recomman- ١ 165 plus expresses.

spartimes de Toster, et nous voyageàämes durant trois Hs des montagnes élevées. À chaque station se trou- Hmiitage, ainsi qu'il a été dit précédemment. Nous arlaville d'iibcd;, appelée aussi Màl alémir (propriété

tit

56 VOYAGES جهة الاخرى‎ di بأعلى المشور وفرقة باسفله وتزحف كل فرقة‎ ومعناة‎ LEE UE Pre ضاربون بايديهم على‎ Po ومنظرا فضكا‎ SOS مولاى انا (مولانا) فرايت مى ذلك امرا‎ s ae gs) لم‎ يومئذ الى دخلت فرايت‎ d EU حكاية ومى غريب ما‎ والشرفاء قد استندوا الى حيطان المشور وهو‎ sb, القضاة‎ ومتباك ومطرقٍ وقد‎ db بين‎ Po بهم مى ججيع جهاته‎ GPU RÉ خامة مى غليظ القطن غير‎ LUS لبسوا فوق ثيابهم‎ راس‎ des لخياطة يطاينها الى أعلى ووجوشها مما يلى اجسادهم‎ كل واحد منهم قطعة خرقة أو ميزر اسود وشكذ! يكون فعلهم‎

l’une placée à l'extrémité supérieure du michwer, et l'autre à son extrémité inférieure. Ces deux troupes s'avançaient l’une vers l’autre, chaque individu frappant sa poitrine avec ses mains et s’écriant (en persan) : Khondcärima, dont le sens est «mon seigneur ! » Je vis en cette circonstance quelque chose d’affreux, et un spectacle honteux, tel que je n’en ai pas vu de semblable.

ANECDOTE

Parmi les aventures surprenantes, est celle qui m'arriva ce jour-là. J'entrai dans la salle, et je vis les kâdhis, les khatibs et les chérifs appuyés contre les murs du michwer, qui était tout à fait plein. Les uns pleuraient, les autres faisaient semblant de pleurer, et quelques-uns tenaient leurs yeux fixés sur 18 terre. 115 avaient tous revêtu, par-dessus leurs habits, des vêtements de coton grossier et non blanchi ; ces derniers n'étaient pas convenablement cousus; leur envers était tourné à l'extérieur, et l'endroit, du côté de la peau. Sur la tête de chacun des assistants était un morceau de khirkah (froc de derviche) ou un voile noir. Telle est

ففرشت فى بالقرب منه وقعدت عليها وليس بالجلس الا حاجبه الغقيه جود وتديم لدلا اعرن aout‏ فسألى عن حالى وبلادى وسالنى عن الملك الناصر وبلاد باز فاجبته عن ذلك ثم جاء فقيه كبير هو رئيس فقهاء تلك البلاد فقال لى السلطان هذ! مولانا فضيل aille‏ بيلاد الاعاجم كلها انما يضاطب Lie‏ وبذلك يدعوة السلطان وسواة ثم اخ 4 الثناء de‏ الغقيه المذكور وظهر d‏ أن السكر غالب عليه وكنت قد عرفت ادمانه على pedl‏ ثمتال لى باللسان العرن وكان يحسنه تكلم فقلت له ان كنت تسمع منى اقول لك انت من اولاد السلطان net db‏ المشهور بالصلاح والزشى وليس فيك ما يقدح فى

et je 20235515 dessus; il n’y avait dans la salle que son hédyib (chambellan), le fakih Mahmoüùd, et un de ses commensaux dont j'ignore le nom.

L’atäbec m'interrogea touchant mon état et mon pays; fl me questionna au sujet de Mélic Nâcir (le sultan d'Egypte) et de la province du Hidjäz. Je lui répondis sur ces matières. Ensuite arriva un grand fakih, qui était le reis (chef) des fakihs de cette contrée. Le sultan me dit : « Cet homme est notre maitre ({mewläné) Fadhil. » On n'adresse la parole aux fakihs, dans toute la Perse, qu’en leur donnant le titre de mewlänà : c'est ainsi qu'ils sont appelés par le sultan et par les autres personnes. Le sultan commença à faire l'éloge de ce fakih ; il me sembla que ce prince était vaincu par l'ivresse ; et j'avais précédemment appris son habitude de se livrer à la boisson. Ensuïte il me dit en arabe, langue qu'il parlait avec élégance : « Parle donc. » Je lui dis : « Si tu m'écoutais, je te dirais : Tu es un des enfants du sultan atäbec Ahmed, célèbre par sa piété et sa dévotion; il n’y a rien à te reprocher dans ta manière de gouverner, excepté cela»; et je

VOYAGES |‏ | 42 ; جملة دنانير وبعث بمثلها لاعحاى وسافيتا فى بلاد هذا :السلطان عشرة ايام فى جبال شامخة وى كل ليلة ننزل بمدرسة es‏ الطعام فنها ما هو فى العمارة ومنها ما لا dem BE‏ وآلنى #يجلب Leuli‏ بجيع Le‏ تحناج اليه وى اليوم العاشر نزلنا بمدرسة Go‏ ن بمارسة كريوأ FES CT er‏ بلاد هذا الملك وسافرنا : نها & بسيط مى الارض كثير المياه مى AE‏ مدينة اصغهان كم Lies‏ الى بلدة أشتركان وضبط اسمها بضم Bal‏ واسكان |الشيى المتجم وضم التاء المعلوة واسكان الراء وآخره نون وى FENG‏ حسنة BARS‏ المياه والبساتيى ولها مسج بديع يشقه #النهر js‏ رحلنا منها الى مدينة فيروزان واسمها كانه تثنية وفهروز وق مدينة صغيرة ذات انهار واتجار وبساتيى وصلناها

un certain nombre de dinàrs, et fit cadeau d’une pareillé somme à mes compagnons. Nous voyageâmes durant dix jours dans le pays du sultan, au milieu de montagnes élevées+: chaque nuit nous nous arrètions dans une medréceh, où se% trouvait de la nourriture. Quelques-uns de ces colléges sont situés dans des lieux cultivés, et d’autres dans des endroits} incultes; mais on y apporte tout ce qui est nécessaire. Le dixième jour, nous descendimes dans une medréceh nommée Guiriwä’rrokh, et qui marque la fin des États de l’atäbec.

Nous voyagcâmes ensuite dans une plaine abondamment 4 arrosée, qui fait partie du gouvernement d'Isfahân, et nous : arrivämes à la ville d'Uchturcän. C'est une belle cité, bien : pourvue d'eaux et de vergers; elle possède une mosquéé ad-{ mirable, traversée par un fleuve. Nous partimes d'Uchtur- ; cân pour Firoûzân, dont le nom ressemble au duel du mot * Firoûz. C'est une petite ville qui a des rivières, des arbres et; des vergers. Nous y arrivämes après la prière de l’asr, et '

AG VOYAGES SAS على بى سهل‎ il باصغهان & زاوية تنسب‎ days ويتبركون بزيارتها‎ GUY جنيك وى معظمة يقصدها اهل تلك‎ مغروش بالرخام‎ Qu وفيها الطعام للوارد والصادر وبها جام‎ وحيطانه بالقاشان وهو موقون فى السبيل لا يلزم احد! فى‎ وشيم هذة الزاوية الصالم العابك الورع قطب‎ Et دخوله‎ RE الصالم ولى الله ئمس الدين‎ al الدين حسين بن‎ lé المعرون :بالرجاء واخوة العالم المفتى‎ de بن جود بن‎ عند الشهر قطب الدين ببذه الزاوية‎ al الدين هد‎ اربعة عشريوما فرايت مى اجنهادة فى العبادة وحبه فى الغقراء‎ وا مساكيى وتواضعه لب مما قضيت منه الكتجب وبالغ فى‎

Je logeai à Isfahâän dans un ermitage dont on attribue la construction au cheïkh Aly, fils de Sah], disciple de Djoneid. Cet édifice est tenu en grande vénération; les habitants de ces contrées s’y rendent, et regardent ce pèlerinage comme une source de bénédictions. On y trouve de la nourriture pour les voyageurs, et il possède un bain admirable, pavé de marbre, et dont les murailles sont revêtues de faïence de Kâchäân. Il a été fondé dans des vues de bienfaisance: et l’on n’exige aucune rétribution de personne pour y entrer. Le cheïkh de cet ermitage est le pieux, le dévot, le vertueux Kothb eddin Hoceïn, fils du pieux cheïkh Wély Allah (l'ami de Dieu), Chems eddin Mohammed, fils de Mahmoud , fils d’Aly, connu par le surnom d'Arredjä. Son frère était le savant, le moufti Chihäb eddin Ahmed. Je séjournai auprès du cheïkh Kothb eddin, dans cet ermitage, durant quaforze jours. Je vis des preuves de son zèle dans la dévotion, de son amitié pour les fakîrs et les malheureux, et de son humilité envers eux, qui me frappèrent d'admiration. 11 me

D'IBN BATOUTAH. 07‏ el, Si‏ واحسن ضيافتى وكسان كسوة | الزاوية بعث الى بالطعام وبثلاث sl,‏ من البطق وصغناة أنقًا ولمر اكن رايته قبل de‏ » 0" كرامة لهدا١‏ الشيز دخل على يومًا بموضع دزو 0 ع آله وكان ذلك الموضع يشرن de‏ بستان LES, pl‏ غسلت فى ذلك اليوم ونشرت فى البستان dr CR‏ جبّة sas‏ مبطنة تدى عندهم مررميضى EL‏ نغسى Ki‏ هذه كنت اريت LE‏ دخل de‏ ال | ناحية البستان وتال لبعض دام ايع لول الهزرميخى ناتوا به فكساق 80 فاهويت الى

03 13 plus grande considération et me traita avec ما‎ d'hospitalité. Il me fit présent d'un beau véte- Lau moment même de mon arrivée dans l'ermilenvoya des mets, et trois melons de l'espèce que tel n'y a qu'un instant; je n’en avais point encore

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