‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 3)Chapitre 19 sur 47 · DU SULTAN DES DEUX IRÂKS ET DU KHORÂÇÂN · texte numérisé non relu

DU SULTAN DES DEUX IRÂKS ET DU KHORÂÇÂN

Cest l’illustre sultan Abou 553150 Behädur khän (khdn, chez les Mongols, signifie roï), fils du sultan illustre Mohammed Khodhäbendeh. Ce dernier est celui des rois tatars qui embrassa l’islamisme; mais l’on n’est pas d'accord tou-

chant la véritable prononciation de son nom: il yena qui,: prétendent que ce nom est Khodhäbendeh. Quant au mot” bendeh, il n'y a pas de désaccord à son sujet. Selon cette opt : nion, le nom du sultan signifie l'esclave de Diea ; car Khodhé,

116 VOYAGES de but الناس لما‎ Je سل وقدمنا قصته وكيف اراد أن‎ AA رنض وقشة القاضى جد الدين معه وما مات ولى‎ 9 JA pi لده 0 أبو سعيد بهادر خان وان مك‎

عواج» Us NA)‏ أبوة مى مهاجوة اليهبود وأاستوزرة سلطان A‏ خد ابنده Ni‏ أى سعيد رايتهها يوما بخراقة ديه دمشق als‏ ابن الامير للجوبان et‏ على ef‏ بد وعن ينه وشماله شبارتان Les‏ اهل الطرب والغناء

C'est ce Khodhäbendeh qui fit profession de l’islamisn Nous avons conté ci-dessus son histoire, et comment, lorsqu se fut converti à la foi musulmane, il voulut porter ses suj« à embrasser la doctrine räfidhite. Nous avons aussi exposé 1 venture qui lui arriva avec le kädhi Medjd eddin. Lorsque : prince fut mort, son fils Abou 5310 Behädur khân monta st le trône. C'était un roi excellent et généreux, et il commença régner étant encore dans l’enfance. Quand je le vis à Baghdäc c'était un adolescent, la plus belle des créatures de Dieu dar son aspect, et 11 n'ÿ avait aucun duvet sur ses joues. SO vizir était alors l'émir Ghïïâth eddin Mohammed, fils di khodjah Rechid. Le père de ce vizir était un juif émigré que le sultan Mohammed Kbodhäbendeb, père d'Abou Said. avait pris pour ministre. Je vis un jour ce dernier souverait et son vizir, dans une barque (harrdkah), sur le Tigre; elk porte à Baghdäd le nom de chabbärah, et c’est une sorte ال‎ seloürah. (Cf. Fleischer, De glossis habichtianis, p. 71.) نآ‎ sultan avait devant lui Dimachk khodjab, fils de l'émi Djoûbân, qui exerçaitsur Abou 5310 un pouvoir despotiqu

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-.أمر ges‏ خواجه بن لجوبان ان يفتك جرم del‏ وانه بات البايحة عند طغى خاتون وقد بعث إل وقال لى الليلة Eau‏ عندك وما الرى الا أن pes‏ الامراء والعساكر ناذا صعد

: إلى القلعة Lis‏ برسم une CAM)‏ القبض عليه وأبوه nie‏ : الله 5508 وكان pluie Cols disst hd‏ فغلبته الغيرة

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Fi‏ المصرى السلسلة بسيغه فقطعها وخرجا معنا فاحاطت

lui demanda ce qu’elle voulait dire par ces paroles. Elle Jui. répondit : « L'insolence de Dimachk khodjah, fils de Djoû- 3 bân, est parvenue à ce point, qu'il ose avoir commerce avec : les femmes de ton père. Il a passé la nuit dernière avec : Thaghy kbäâtoûn, et m'a envoyé dire : « Je passerai la pro:

« chaine nuit avec toi. » La prudence te commande de ras-

sembler les émirs et les troupes. Lorsqu'il sera monté se- .

crètement à la forteresse pour y passer la nuit, tu pourras le faire arrêter. Dieu mettra ordre à l'affaire de son père. » Djoübän était alors dans le Khoräçän. La colère s’empara d'Abou Said, et il employa la nuit à prendre ses mesures. Lorsqu'il sut que Dimachk khodjah était dans le château, il ordonna aux émirs et aux troupes de l’entourer de 108 Le lendemain matin, Dimachk sortit, accompagné d'un sol-. dat nommé Alhäddj almisry (le pèlerin égyptien). Ii trouva une chaîne tendue en travers de la porte du château et fermée d'un cadenas. Il ne lui fut donc pas possible de sortir à cheval. Alhäddj almisry frappa la chaîne avec son épée et la coupa. 115 sortirent alors tous deux; mais les troupes les en-

٠ VOYAGES |‏ 120 sr;‏ ذلك نكص ME de‏ وفر الى مسرآء تجستان واوغل فيها إ:.واتصع على المعاق ملك هرات غياث الدين last‏ به

aire LL‏ وكانت له عليه اياد سابقة فم يوافقه ولده ع وطالش على ذلك وقالا له x‏ لا يق بالعهد وقد غدر. قهروزشاة بعد أن لجا اليه وقتله ol ab‏ الا ان Ge‏ به els x‏ وتؤجه ومعه ابنه الاصغر جلو خان prb‏ غياث graff‏ لإستقباله وترجّل له وادخله المدينة de‏ الأمان تم أغدره بعد ايام وقتله وقتل ولدّه وبعث برأسّيهها الى السلطان Lis uns a.‏ حسن وطالش فانهها قصد! خوارزم وتوجها الى بالسلطان Ré‏ اوزبك فاكرم مقواها وانزليها الى أن صدر

la fuite vers le désert du Sidjistân et s’y enfonca. 11 se déter.. mina ensuite à se retirer près du roi de Herât, Ghiïâth eddin, ‘ à implorer son secours, et à se fortifier dans sa ville capitale; : car il avait jadis accordé des bienfaits à ce dernier. Ses fils: Haçan et Thälich ne furent pas d'accord avec lui à ce sujet, et lui dirent : «Il ne sera pas fidèle à sa promesse; car il &trahi Firoûz chäh (Nauroëz), lorsque celui-ci se fut réfugiè; près de lui, et 11 l'a mis à mort. » Djoübän refusa de renon- : cer à son dessein de se retirer près de Ghïiäth eddin. Ses: deux fils ainés l’abandonnèrent, et il se mit en marche, ac- : compagné de son 513 cadet Djelaou khân. Ghiïâth eddin sor-* tit à sa rencontre, mit pied à terre devant lui, et le fit en- : trer dans la ville, sous la foi d’un sauf-conduit. Mais quelques 3 jours après, il le trahit, le tua, ainsi que son fils, et envoya. 1 leurs têtes au sultan Abou Sa’id. Quant à Haçan et à Th4-’ Ê lich, ils se dirigèrent vers Khärezm et vers le sultan Moham-:

med Uzbec. Celui-ci les reçut avec honneur, et leur donna }

1 hospitalité; mais ces deux individus commirent plus tard 065

actes qui rendirent leur mort nécessaire, et Uzbec les fit périr. :

D'IBN BATOUTAH. 121‏ agi‏ ما اوجب Las‏ فقتليها وكان مموبان AS,‏ الدمرطاض فهرب الى ديار مصر فاكرم: الملك الناعسر الاسكندرية ab‏ مى قبولها وقال انما اريك العسر حر Li‏ سعيك وكان متى بعث اليه at‏ الناسر يك | للّذى on‏ اليه ts Gt‏ إزآه على اليك ال أمورا أوجبت 5 فضشتله وبعثك براسم الى أى س ذكرنا قصنم وقصة ME due dE‏ ونا ميل 4 به وبولد5 مسقَيى فوقف de by‏ عرفات وجلا الى ON‏ فى الترية التى pbod lois‏ بالقرب مي , جلب الماء الى مكة شرفها الله تعالى ونا استقل السلط

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jot bân avait un quatrième fils, nommé Demur Thàch © عل‎ fer), qui s'enfuit en Égypte. Melic Näcir le traita - ement, et lui donna Alexandrie. Demur Thâch reaccepter et dit : « Je désire seulement des troupes sattre Abou Sa'id.» Lorsque Melic Näcir lui enun و‎ il en donnait au porteur un plus beau, aler Mélic Nâcir. Il commit des actions qui exigè- 4 rort. En conséquence, le roi le tua, et envoya sa Abou Said. Nous avons raconté ci-dessus son histoire 16 عل‎ Karä-Sonkoûr (t. I, .م‎ 167-172).

sque Djoûbân eut été tué, l’on amena son corps et deson fils; on fit avec eux la station sur l’Arafàt et on ria à Médine, afin de les ensevelir dans le mausolée Hoübän avait fait construire dans le voisinage de la mosd Lprophète de Dieu; mais on en fut empèché, et on rradans le BakŸ, cimetière de Médine. C'est Djoù-

mi conduisit de l'eau à la Mecque.

VOYAGES 2‏ 192 és 4‏ بالك اراد ان يتزوّج بنت ‏ لجوبان وكانت تسمى بغدآاد :. :خخناتون وق مى AIT‏ النساء وكانت نحت الشيز حسن ENT‏ تغلب بعد موت af‏ سعيد على EU‏ وهو ابن ينه فامرة فنزل ki‏ وتروجها ابو سعيد وكانت Le‏ النسآء لديه والنساء SNA‏ الاتراك والتتر BE Ge‏ عظم وهم اذاكتبوا Del‏ يقولون à‏ 28 عن امر السلطان ولخواتيى وآكل خاتون مى البلاد allie AN‏ العظهمة واذا سافرت مع السلطان تكون فى ia}‏ على حكة وغلبت هذة لداتون ai de‏ سعيد وفشّلها del‏ سواها واقامت على ذلك مدّة ايامه تم انه تزوّج امراة LE cout‏ فاحبها Le‏ شديد! وخر بغداد خاتون

Lorsque le sultan Abou 53101 fut devenu seul maître de l'autorité, il voulut épouser la fille de Djoûbän, appelée Bagh-# 040 khâtoûn, et qui était au nombre des plus belles femmes. : Elle était mariée au cheïkh Haçan, celui-là même qui s'em-: para du royaume, après la mort du sultan Abou 53150, 3 il était le cousin germain. par sa mère. Abou 5210 donna des: ordres, en conséquence desquels Haçan renonça à sa propre à femme. Abou Sa’id l’épousa, et elle devint la mieux traitée de ses femmes. Celles-ci jouissent chez les Turcs et les Ta- ; tars d’un sort très-heureux. Lorsqu'ils écrivent un ordre, ils! y insèrent ces mots : « Par l'ordre du sultan et des khätoûn. »1 Chaque khätoûn possède quelques villes, quelques provinces, 3 et des revenus considérables. Lorsqu'elle voyage avec 16 sultan, elle loge dans un quartier séparé. l

Baghdäd khâtoun s’'empara de l'esprit d'Abou 5210, et il lui "4 donna la préférence sur toutes ses autres femmes. Elle demeura dans cet état presque tout le reste de la vie du sultan; 4 mais ce prince, ayant épousé plus tard une femme appelée ‘ Dilchäd, 11 l’aima d’un violent amour, et négligea Baghdäd .1

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