‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 4)Chapitre 5 sur 88 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

d'une reliure européenne neuve. Il se compose de cent dix feuillets, et renferme la seconde et dernière partie de l'ouvrage. « Le papier, qui en a été rongé en plusieurs endroits, est très-épais et jauni par l'âge; l'écriture même en a pâli, et, en quelques endroits, elle est presque effacée. Parmi les feuillets de ce manuscrit, il y en a quelques-uns qui ont dù y être insérés plus tard, pour en remplacer d'autres qui avaient disparu; tels sont les feuillets 1 et 2, et probablement les feuillets 19 à 38 inclusivement; 16 reste en est écrit de la même main et offre un beau modèle de l'écriture maghrébine espagnole; on y remarque une facilité, une grâce et une hardiesse qui décèlent l'habile calligraphe, et qu'on ne rencontre que bien rarement dans les écritures purement africaines. Au dernier feuillet, le copiste nous apprend qu'il acheva son travail au mois de safer de l'an 757 de l'hégire !.»

Le n° 908 du supplément arabe est un volume in-folio de 199 feuillets, contenant seulement la première moitié de l'ouvrage. La copie en a été terminée au mois de safar de l’année 1134 ) commencement de 1721). Il est écrit en caractères maghrébins très-gros et très-lisibles; mais il n'est pas toujours correct et il offre çà et là quelques omissions, en général de peu d'étendue. Il se distingue des trois autres en ce qu'il néglige, le plus souvent, d'indiquer, lettre par lettre, la lecture d’un certain nombre de noms propres, se contentant d'ajouter parfois les points-voyelles.

Le manuscrit 009 est aussi de format in-folio. Les trois premiers feuillets en sont un peu endommagés, et çà et là illisibles, surtout le second. Le volume est écrit

' De Slane, Journal asiatique, ibid. .م‎ 242. Le mois de safer 757

correspond au mois de février 1356 de notre ère.

PRÉFACE. XXII en caractères maghrébins et contient deux cent six feuillets. On lit à la fin cette note assez curieuse : وكتب مى‎ نضة ق غاية التععيف‎ « Cet exemplaire a été copié sur un original extrêmement incorrect. »

Nous devons reconnaître, toutefois, que ce manuscrit, ainsi que le n° 908, nous a fourni un assez grand nombre de bonnes leçons, surtout pour le chapitre de la Syrie. Mais il présente quelquefois des omissions, principalement dans les passages où le même mot se trouvant répété à la fin de deux lignes différentes, le copiste a, par :. inadvertance, sauté tous les mots intermédiaires. La Bi-

bliothèque impériale a acquis ce manuscrit d'un ancien

consul au Maroc, M. Delaporte, lequel, à ce que nous avons appris, en possède encore un autre.

Le n° درو‎ est un volume in-folio, de 167 feuillets (lisez 157); il est tracé en caractères maghrébins et paraît assez ancien; mais il y manque le premier et le dernier feuillet. On y trouve aussi des lacunes de plusieurs feuillets, après le folio 7, le folio 74 et le folio 82. La première correspond, dans le présent volume, à la portion

1 s'étend depuis la fin de Particle du Nil jusqu'à l'histoire de l'émir Karasonkoür (p. 80 à 167). La seconde est encore plus considérable, car elle embrasse toute la fin de la description de l'Asie Mineure, à partir de la ville de

. Tireh, et la relation du Kiptchak presque tout entitre. ٠١ En outre, ce manuscrit a beaucoup souffert de l'humidité, ; et, en plusieurs endroits, il est devenu presque illisible. Le texte du n° g11est, en général, le même que celui : du n°909; mais ilest beaucoup plus incorrect que celui-ci.

Le n° g10 se compose de 147 feuillets, de format in-

et d’une écriture maghrébine très-fine et très-nette.‏ متام

XxIV PRÉFACE.

La première page (folio 1. v°) est. d'une main plus récente que le reste du volume et extrêmement incorrecte. À la fin de la première partie (folio 80 r°), on lit une note d'après laquelle la transcription de cette première section a été achevée le lundi 1° jour de moharram de l'année 1 180 (9 juin 1 766), par un nommé Mohammed, fils d'Ahmed.… alboüny attémimy. Le copiste ajoute qu'il était malade pendant qu'il transcrivait la majeure partie de cet exemplaire!. À la fin du volume, on lit que la transcription en a été terminée le 11 de safar de la même année. De tous les manuscrits que nous avons eus à notre disposition, le n°910 est, sans contredit, le plus complet et le plus correct, bien qu'on y trouve souvent des fautes de copiste et des omissions, en général de peu d'importance. C'est celui que nous avons pris, le plus souvent, comme base de notre édition, pour toute la première partie, nous réservant de fui substituer 16 n° 907, c'està-dire l'autographe, quand nous arriverons au second livre. Nous l'avons collationné soigneusement avec les

trois autres; mais nous n'avons introduit dans le texte les.

leçons de ces manuscrits, que quand elles nous ont paru plus correctes ou plus complètes. Nous aurions pu joindre à notre travail un plus grand nombre de variantes, et c'est inême ce que nous avions commencé à faire sur notre copie. Mais le format et la disposition typographique adoptés pour cet ouvrage par le bureau de la Société asiatique, ne comportant pas de notes (au moins à l'endroit où elles peuvent être vraiment utiles, c'est-à-dire au bas de la page), nous avons supprimé presque toutes les variantes

وقك كتبت أكثرة وانا بال مرض نسأل اللّه تعالى الشغاء ' 5er‏ نبينا المصطتى, à‏

PRÉFACE. xxv nt rien.à la pensée de l'auteur, telle qu'elle exprimée dans le manuscrit 910, ou qui ne cer les leçons de ce dernier. Les autres indiquées par des numéros, et le chiffre de la trouverontsnsérées à la fin de chaque volume. ‘maintenant sur deux autres exemplaires du e;sur lesquels nous pouvons donner quelements, mais que nous n'avons pas vus.

“cheïkhelisläm de Constantine, Si Hamoüda ;vest possesseur d'un exemplaire complet utah. Ce manuscrit de format in-4°, presque es et d'une belle conservation, a été copié à e par l'aieul du propriétaire actuel, Bedr ed- Mohammed ibn Abd alkerym alfékoun (suivant nonciation du pays, ellefgoun, et par abréviation, Sa transcription fut terminée le 22 de chawwäl née 1160 de l'hégire ) 27 octobre 1747). Quoieddîn passât pour savant aux yeux de ses triotes , il a commis dans sa copie plusieurs fautes sent ou de la négligence ou une connaissance rrofonde de la grammaire. Son écriture est peu éléelle est même difficile à lire dans certains passages. "Gherbonneau, à qui nous devons les détails qui nt, a bien voulu nous transcrire plusieurs pasde ce manuscrit, dont un, formant plus des deux

de l'exactitude.

entaliste espagnol, M. Pascual de Gayangos , une copie de la relation originale d'Ibn Ba- € manuscrit a été communiqué par son pro-

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