‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 4)Chapitre 8 sur 88 · Travels in Nubia, p · texte numérisé non relu

Travels in Nubia, p

xxx PRÉFACE.

Égypte par le sultan Beïbars, à la suite de la victoire qu'il remporta sur les Mongols et les Turcs, en 1277, près d'Abouloustain ( actuellement Elbostän), en Asie Mineure. Almélic appartint d'abord à Kaläoûn, qui n’était encore qu'émir. En l'année 698 (1298-1299), Almélic avait letitre de djoukendar (officier chargé de porter la raquette avec laquelle 16 sultan poussait la balle, au jeu du mail à cheval), et il fut député à Carac par les autres émirs, pour en ramener le sultan Mélic Nâcir!. Par la suite, il devint émir alhädd], c'est-à-dire conducteur de la caravane de la Mecque, ct fut nommé par le sultan Almélic Assälih Ismaïl, vice-roi de l'Égypte (N&ib assalthanah). Il occupa cette dernière place pendant deux ans, en fut dépouillé par le sultan Almélic Cha'bân, dans l’année 746 (1345), et fut étranglé à Alexandrie, dans la même année, ou, selon une autre version, vers le milieu de la suivante. I avait vécu plus de quatre-vingt-dix ans ?.

Tels'sont les points de détail, en bien petit nombre, et pris seulement dans Île chapitre de l'Égypte, sur lesquels il nous a paru bon d'insister particulièrement, soit pour corroborer, soit pour rectilier les allégations de notre auteur. Nous ne croyons pas devoir signaler ici tous les renseignements curieux que présente, dans ce volume, le récit d'Ibn Batoutah, soit en ce qui concerne la personne et 16 caractère des princes dont il visita la

1 Histoire des sultans mamlouks de l'Égypte, par Makrizi, traduite par M. Quatremère, t. IT, Il partie, .م‎ 123, 126. Aïlleurs (sub anno 708), il est nommé, dans le même ouvrage ) ibid., .م‎ 284), Seif eddin almulk.

* Makrizy, apud de Sacy, Chrest. arabe, 1. IT, p.179; Orientalia, t. I, .م‎ 379, 384.

PRÉFACE. XXXI cour, soit relativement aux productions naturelles de chaque pays et au genre d'industrie particulier à ses habitants. Les détails historiques dans lesquels entre assez fréquemment le voyageur maghrébin, sont, au reste, d'autant plus précieux que l'époque à laquelle ils se rapportent nous est encore imparfaitement connue. On remarquera surtout quelques allusions curieuscs à l'état d'hostilité, tantôt déclarée, tantôt sourde et mal déguisée, dans lequel se trouvaient les sultans mamloucs de l'Égypte à l'égard des souverains mongols de 12 Perse. La description des villes importantes, telles qu'Alexandrie, le Caire, Alep, Damas, Médine, la Mecque, Mechhed Aly, etc. abonde en notions intéressantes, en détails piquanits et de la nature la plus variée.

H nous reste à exposer, en peu de mots, la marche que nous avons suivie dans notre travail. Nous avons déjà eu l'occasion de nous expliquer sur ce qui regarde la rédaction du texte. Quant à la version, nous avons cru devoir nous efforcer de la rendre aussi exacte qu'il nous était possible de le faire, sans manquer aux lois prescrites par l'usage de la langue française, ou sans tomber dans l'obscurité. Au moment où l’on allait commencer l'impression de ce volume, nous avons reçu un ouvrage que nous attendions impatiemment, et dont la publication ne pouvait être agréable à personne plus qu'à nous. Nous voulons dire la relation du premier voyage que fit à la Mecque, dans l'Irâk arabe et en Syrie, sous le règne du fameux Saladin, un Arabe dEs- ' pagne, Mohammed ibn Djobeir. Le texte de cet ou- ‘ vrage, dont il n'existe en Europe qu'un seul manuscrit . complet, celui de la bibliothèque de l'université de Leyde, a été publié en cette ville, au mois de novembre 1852,

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