‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 12 sur 114 · DU SULTAN DE KOÜKAH · texte numérisé non relu

DU SULTAN DE KOÜKAH

C'est un idolâtre, appelé Doncoûl, qui témoignait de la

: soumission au sultan de l'Inde, mais qui en réalité était un

rebelle.

Trois jours après avoir remis à la voile, nous arrivämes à le de Sendäboër, au milieu de laquelle 11 y a trente-six

VOYAGES 0‏ 64 اهل تلك لجريرة ويتعيّش مى تلك لوز ونا وادعناه قيلت يدة فانكر let‏ ذلك فغهم nb PT‏ يدى وقيلها وتسم واشار لنا بالانصران Lime‏ وكنت als ST‏ خروجًا نجذب توى فرددت gl)‏ اليه ssl‏ عشرة rs‏ Lu‏ خرجنا عنه قال لى امحاى لما جذبك فقلت لهم اعطاق هذة الدنانير واعطيت لظبير الدين ثلاكة منها ولسنيل ثلائة وقلت لبها الرجل مسح ألا ترونى كيف اشار الى oui‏ يشير الى اذه يعرن الله تعالى واشار الى القبلة يشير الى معرفة الرسول عَم والحُذة السبحة يصدّق ذلك فرجعا لما قلت ليها ذلك اليه فج يجداة وسافرنا تلك الساعة es Abo‏ الى

aux habitants de cette île. Il se nourrissait de noix de cocotier. Lorsque nous primes congé de lui, je 121581 sa main et mes camarades désapprouvèrent mon action. Il s'aperçut de leur improbation, prit ma main, la baisa en souriant et nous fit signé de nous en retourner. Nous partimes donc, et je fus le dernier de la bande à sortir. Le djogui m’ayant tiré par mon vêtement, je tournai la tête vers lui, et il me donna dix pièces d'or. Quand nous fümes hors de sa présence, mes compagnons me dirent: « Pourquoi t'a-t:il tiré?» Je leur répondis : » [1 m'a donné ces pièces d'or.» Et j'en remis trois à Zhéhir.eddin, et autant à Sunbul, leur disant: « Cet homme est un musulman. N'avez-vous pas vu comment il a montré le ciel, pour indiquer qu'il connaît le Dieu trèshaut, et comment il a montré le côté de la Mecque, indiquant ainsi qu'il a connaïssance de la mission du Prophète? Ce qui confirme cela, c'est qu'il a pris le chapelet. » Lorsque je leur eus dit ces paroles, ils retournèrent vers cet individu, mais ils ne le trouvèrent plus.

Nous partîimes aussitôt, et le lendemain nous arrivämes

D'IBN BATOUTAH. 65‏ مدينة 3948 وضبط اسمها بكسر الهاء وفتم A‏ وسكون الواو ورأء وى على خور كبير تد خله المراكب اللبار والمدينة على نصف ميل مى الجر وف ايام البشكال وهو المطر يشتةٌ هيحان

هذا Jul‏ وطغيانه فيبق مّة اربعة اشهرلا يستطيع احد

ركوبه ألا mel‏ فيه ds‏ يوم وصولنا اليها جاءن امد RSS‏ مى الهنود فى خلوة Glass‏ ستة دنانير وقال لى البركن Late)‏ اليك يعى Lo‏ الذى اعطيته السجعة واعطاق الدنانهر فاخذتها منه واعطيته Élus‏ منها فح يقبكه وانصرن واخبرت احصان بالقضية وقلت لبها إن Let‏ نصيبكا منها Web‏ وجعلا يتجبان مى شأنه وقلا لى انْ الددائير السيّة الى اعطيتنا اياها جعلنا معها مثلها وتركنافا بيى الصمفى

à a ville de Hinaour (Onore), qui est située près d’un grand golfe où pénètrent les gros vaisseaux. La cité est éloignée de la mer d'un demi-mille. Durant le pouchcäl, c'est-à-dire h saison pluvieuse, l'agitation et l'impétuosité de cette mer deviennent fort considérables. Aussi, pendant quatre mois consécutifs, personne ne peut s'y embarquer, si ce n'est pour la pêche.

Le jour de notre arrivée à Hinaour, un djogui hindou vint me trouver secrètement et me remit six pièces d'or, en disant : « Le brahmane {il désignait par ce nom le djogui à qui j'avais donné mon chapelet et qui m'avait donné des dinârs} t'envoie cet argent. » Je reçus de lui les dinärs et lui ea offris un, qu'il n’accepta pas. Lorsqu'il fut parti, j'informai de cela mes deux compagnons, et leur dis : « Si vous voulez, vous recevrez votre part de cette somme. » Ils refusèrent, mais ils témoignèrent de l'étonnement de cette aventure et me di-

rent : « Nous avons ajouté aux six pièces d’or que tu nous as données une pareille somme, et nous avons déposé le tout

.66 VOYAGES مدينة هنور شافعية المذهب لهم صلاح‎ Jets الى أاعطانيها‎

ودين وجهاد فى pal‏ وقوة وبذلك غرفوا حتى اذلهم الزمان بعد فحهم لسندابور وسنذكر ذلك ولقيت ue‏ المتعبّدين بهذ المدينة الشير حد الناقورى اضافنى بزاويتة وكان يط الطعام بيده Rp Siret‏ والغلام ولقيت بها الفقيه اسمعيل ke‏ كتاب الله تعالى وشو ورع حسن للق كريم النفس والقاضى بها نور الدين Ge‏ ولغطيب ولا اذكر اسمء Élus,‏ هذة المدينة وبجيع هذة البلاد الساحلية لا

entre les deux idoles, dans l'endroit où nous avons vu cet individu. » Je fus fort surpris de ce qui concernait cet homme, et je conservai les dinärs dont il m'avait fait cadeau.

Les habitants de Hinaour font profession de la doctrine de Châfe’ï; ils sont pieux, dévots, courageux et, font la guerre sur mer aux infidèles. 115 sont devenus célèbres sous ce rapport; mais la fortune les a ensuite abaissés, après qu’ils eurent conquis Sendäboür. Nous raconterons cet évé: nement.

Parmi les saints personnages que je rencontrai à Hinaour, se trouvait le cheikh Mohammed Annäkaoury, qui me traita dans son ermitage. Il faisait cuire les aliments de sa propre main, regardant comme impures celles des esclaves mâles ou femelles. J'y vis aussi le jurisconsulte Isma’il, qui enseignait à lire le Korän. C'était un homme adonné à l'abstinence, doué d'un extérieur avantageux et d’une âme généreuse. بزل‎ vis encore le kädhi de la ville, Noûr eddin ’Aly, et le prédicateur, dont j'ai oublié le nom.

Les femmes de Hinaour et de toutes les autres régions

D'IBN BATOUTAH. 67‏ يلبسن DAT‏ انما يلبسن ثيابًا غير مغنيطة تحتزم احدافن باحمد ‏ طرق الثوب وتجعل de al‏ راسها joues‏ ولهن تحال وعفاق وتجعل احدافن خرص ذهب ف انفها ومى خصائصهن ur oil‏ حفظن القران العظم ورأيت بالمدينة كلاثة عشم مكتبًا لتعلم البنات SNS‏ وعشرين لتعلم الاولاد ولمار ذلك فى سواها ومعاش اهلها مى التجارة فى الجمر ولا زرع لهم وال بلاد المليبار يعطون السلطان Jr‏ الدّين 8 كلّ عام شيا معلومًا Com‏ مذه لقوته ى الجمر وعسكره نحو ستة آلان

ذكر سلطان هنور وشو السلطان Qi Jr‏ مد بن

délttoral ne revêtent pas d’habits cousus, mais seulement des habits sans couture. Chacune d'elles se ceint le milieu du corps avec une des extrémités de l’étoffe , et place le reste sur sa tête et sa poitrine. Elles sont belles et chastes ; chacune d'elles passe dans son nez un anneau d'or. Une de leurs qualités consiste en ce que toutes savent par cœur le noble Coran. J'ai vu dans Hinaour treize écoles destinées à l'enseignement des filles, et vingt-trois pour les garçons, chose dont je n'ai été témoin nulle part ailleurs.

Les habitants de Hinaour tirent leur subsistance du commerce maritime, etils n’ont pas de champs en culture. Les habitants du Malabar donnent chaque année au sultan Djémâl eddin une somme déterminée, car 115 le craignent à عقوتي‎ de sa puissance sur mer. L'afhée de ce prince monte à environ six mille hommes, tant cavaliers que fantassins.

Page 1