RÉCIT DE LA FÊTE À LAQUELLE J'ASSISTAI EN COMPAGNIE DES INSULAIRES
Lorsque le mois de ramadhän fut achevé, le vizir m'envoya des vêtements, et nous nous rendîmes à l'endroit عدم أ sacré aux prières. Le chemin que devait traverser le ministre, depuis sa demeure jusqu’au lieu des prières, avait été décoré; on y avait étendu des étoffes, et l’on avait placé, à droite et à gauche, des monceaux {(littéral. des cotta; voyez ci-dessus, p. 122) de cauris. Tous ceux d'entre les émirs et les grands qui possédaient une maison sur ce chemin avaient fait planter près d'elle de petits cocotiers, des aréquiers et des bananiers. Des cordes avaient été tendues d’un arbre à l'autre, et des noix vertes y avaient été suspendues. Le maître du logis se tenait près de la porte, et quend le
رى de رجليه توبًا مى لخرير او القطن فياخذها عبيدة مع الودع الذى de Jeff طريقه ايضا والوزير ماش على قدميم وعليء فرجية مصرية مى المرعز وقامة كبيرة وهو متقلد فوطة حريروفوق راسه اربعة شطوروق رجليه النعل gags الناس سواة HTre والابواق والانفار والاطبال بين يديه والعساكر امامه وخلفه PTS يكبرون حتى bi المصثى لفطب ولذة ou الصلاة ثم أن le فركب فيها الوزير وخدم له الامرآء والوزراء ورموا بالثياب على العادة ولم يكن ركب فى الحفة قبل ذلك لانّ ذلك لا day إلا الملوك ثم رفعه الرجال وركيت
vizir passait , il lui jetait sur les pieds une pièce de soie ou de coton. Les esclaves du ministre s'en emparaient, ainsi que des cauris placés sur sa route. Le vizir s'avançait à pied, couvert d’une ample robe en poil de chèvre, de fabrique égyptienne, et d'un grand turban. Il portait en guise d'écharpe une serviette de soie; quatre parasols ombrageaient sa tête, et ses pieds étaient couverts de sandales. Tous les autres assistants, sans exception, avaient les pieds nus. Les trompettes, les clairons et les timbales le précédaient; les soldats marchaient devant et derrière lui, poussant tous le cri de : Dieu est très-grand, jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés au lieu de la prière.
Quand elle fut terminée, le fils du vizir prêcha; puis on amena une litière dans laquelle le ministre monta. Les émiîrs et les autres vizirs le saluèrent, en jetant des pièces d'étoffe selon la coutume. Auparavant le grand vizir n’était pas monté dans une litière, car les rois seuls agissent ainsi. Les porteurs l'enlevèrent alors, j'enfourchai mon cheval et nous entrâmes au palais. Le ministre s'assit dans un endroit élevé, ayant près de lui les vizirs et les émiîrs. Les es-
D'IBN BATOUTAH. 149 والامراء ووقف العبيد بالترسة والسهون والعصى ثم أن بالطعام ثم بالغوفل والتنبول ثكم اق بعصغة صغيرة فيها الصندل المقاصرى ناذا اكلت RS مى الناس تلطنوا بالصندل ورايت على بعض طعامهم Con Step مى السردين مملوحنا غيم مطبوخ اهدى لهم مى كولم وشو ببلاد لكليباركثير ناخذ الوزير بسرذيفة وجعلها ياكلها وقال لى كل منه AU ليس ببلادنا فقلت كيف AT وهو غير مطبوخ فقال اذه مطبوخ فقلت انا
اعرف به فاته ببلادى AS | ذكرتزوج وولايتى القضآاء وى الثان مى شوال اتغقت مع الوزير سلهان مانايك على تزوج بنقه فبعثقت الى الوزير جهال
se tinrent debout, avec des boucliers, des épées et معجيك des bâtons. Alors on servit des mets, puis des noix d’arec et du bétel, après quoi on apporta une petite assiette con- nant du sandal mokassiry. Aussitôt qu'une partie des as- sistants avaient mangé, ils se frottaient de sandal. Ce jour- à je vis au-dessus de quelqu'un de leurs mets un poisson de l'espèce des sardines, salé et cru, qu'on leur avait ap- porté en présent de Caoulem. Ce poisson est très-abon- dant sur la côte du Malabar. Le vizir prit une sardine et se mit à la manger. 1[ me dit en même temps : « Mange de cela; il ne s'en trouve pas dans notre pays. » Je répondis : C'est حي Comment en mangerais-je? Cela n'est pas cuit. » cuit, » reprit-il; maïs je répliquai : « Je connais bien ce pois- son, Car il abonde dans ma patrie. »