‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 32 sur 114 · RÉCIT D'UNE PARTIE DES BIENFAITS DU VIZIR ENVERS MOI · texte numérisé non relu

RÉCIT D'UNE PARTIE DES BIENFAITS DU VIZIR ENVERS MOI

Quand la nuit fut achevée, le vizir s'en retourna, et je l'eccompagnai. Nous pessämes par un jardin appartenant au fisc, et le vizir me dit : ٠ Ce jardin est à toi; j'y ferai construire une maison pour qu'elle te serve de demeure. « Je louai sa manière d'agir et fis des vœux en sa faveur. Le

بعت لى مى ul‏ بجارية وقال d‏ خديمه يقول لك الوزيرإن اتحِبَقّك هاذه فى لك والا بعت لك جارية مرفتية وكانت lol‏ المرشتيات qui‏ فقلت له انما اريك المرهتية فبعقها. فى وكان اسمها قل استان ومعناء LS,‏ البستان وكانت pes‏ اللسان الغارسى Gal‏ واضل تلك ph‏ لهم لسان لم آكن اعرفه ثم بعث الى فى 6 ذلك بجارية معبرية ges‏ عنبرى Us‏ كانت الليلة بعدها Te‏ الوزير الى بعك العشاء الاخيرة فى نفرمى اححابة فد خل الدارومعم غلامان صغيرأآن فسطت عليه وسالنى عن EN dlæ‏ له وشكرن»ء فالق Si‏ CS ea‏ يديه لقشة (بقشة) وى شبه السبنية وأحخمرج

lendemain il m'envoya une jeune esclave, et son messager me dit : « Le vizir te fait dire que, si cette fille te plaît, elle est à toi; sinon, il t'expédiera une esclave mabratte. » Les jeunes filles mahrattes me plaisaient ; aussi répondis-je à . l'envoyé : « Je ne désire que la Mahratte. » Le ministre 90 fit mener une, dont le nom était Gulistän, ce qui signifie « la fleur du jardin » {ou, plus exactement, « le parterre de fleurs). Elle connaissait la langue persane, et elle me plat fort. Les habitants des îles Maldives ont une langue que je ne comprenais pas.

Le lendemain le vizir m'envoya une jeune esclave du Coromandel , appelée Anbéry (couleur d’ambre gris). La nuit suivante, après la prière de la nuit close, il vint chez moi avec quelques-uns de ses serviteurs, et entra dans la maison, accompagné de deux petits esclaves. Je le saluaï, et il m'interrogea sur ma situation. Je fis des vœux en sa faveur et le remerciai. Un des esclaves jeta devant lui une lokchah (bokchah), c'est-à-dire une espèce de serviette, dont

D'IBN BATOUTAH. 143‏ منها تياب حرير وحُقًا فيه جوهر وحلى فاعطاق ذلك وقال لى لو بعقته لك مع ip‏ لقالت هو مالى جمّت به مى دار مولاى والانَ هو مالك نأعطه WU‏ فدعوتٌ له وشكرته وكان

s الشكر رحهه الله‎ Ska!

ذكر تغيرة وما اردته مى pol‏ ومقاى بعند ذلك وكآن الوزبر سلهان مانايك قد بعث di‏ ان اتزوج بنقه فبعقث الى الوزير جال الدين مسقغاذنا فى ذلك فعاد الى الرسول وقال لم يتهبّء ذلك وهو يحب ان يروجك بنته اذا انقضت ie‏ فابيت انا ذلك وخفث we‏ شومها لانه مات Les) Wis‏ قبل الدخول واصابتنى List‏ ذلك حجّى مرصت بها ولا بذ

iüra des étoffes de soie et une boîte contenant des perles et des bijoux. Le vizir m'en fit cadeau, en ajoutant : « Si je l'avais expédié cela avec la jeune esclave, elle aurait dit : « Ceci est ma propriété, je l'ai apporté de la maison de mon «maître. » Maintenant que ces objets t'appartiennent, fais-lui-

. en présent. » J'adressai à Dieu des prières pour le ministre

et rendis à celui-ci les actions de grâce dont il était digne.

DU CHANGEMENT DE DISPOSITIONS DU VIZIR, DU PROJET QUE JE FORMAI DE PARTIR ET DU SÉJOUR QUE JE 515 ENSUITE AUX MALDIVES.

Le virir Souleimän lemänäyec m'avait fait proposer d'épouser sa fille. J'envoyai donc demander aa vizir Djémäl eddin la permission de conclure ce mariage. Mon messager revirit me trouver et me dit : « Cela ne lui plaît pas, il désire te marier à sa fille, lorsque le terme légal du veuvage de celle-ci sera écoulé. » Je refusai de consentir à cette union, craignant la fcheuse influence attachée à la fille du grand vizir, puisque deux époux étaient déjà morts près d'elle, avant d’avoir consominé le mariage. Sur ces entrefaites, une fièvre me saisit et j'en fus fort malade. Il faut absolument que toute per-

44 VOYAGES مى يدخل تلك لجزيرة ان يسم فقوى عريى على الرحلة‎ JF بالودع واكتريت مركبا اسافر فيه‎ A عفها فِيْعت بعض‎ Pin ليتجالة فها ذهبت لوداع الوزير خرج الى القاضى فقال‎ يقول لك إن 2 شمدْت السفر ناعطنا ما اعطيناك وسافر فقالت له‎ واياة فعاد.الى فقال‎ Silés اشتريت به الودع‎ ad أن بعض‎ اعطيناك الذهب ولم نعطك الودع فقلت لد انا‎ Lél يقول‎ Port ce ابيعه وآتيكم بالذهب فبعثت الى التجار ليشتروة‎ الوزيران لا يفعلوا وقصده بذلك كله ان لا اسافرعنه ثم‎ خواطه وقال الوزير يقول لك أقم عندنا اولك‎ Set بعت الك‎

كل ما احببتٌ فقلت فى نفسى انا تحت fe‏ ون لم DA‏

sonne qui entre dans cette fle-là ait la fièvre. Je pris une forte résolution de partir de ce pays; je vendis une portion de mes bijoux pour des çauris, et louai un vaisseau afin de me rendre dans le Bengale. Quand j'allai prendre congé du vizir, le kâdhi sortit à ma rencontre et me tint ce discours : « Le vizir te fait dire ceci : « Si tu veux t'éloigner, rendsnous ce que nous t'avons donné et pars ensuite. » Je répondis : « Avec une partie des bijoux j'ai acheté des cauris: faites-en ce que vous voudrer. » Au bout de quelque temps le kâdhi revint me trouver. « Le vizir, reprit-il, dit ceci: «Nous t'avons donné de l'or, et non des cauris.» Je répliquai : « Eh bien! je les vendrai et je vous rendrai l'or. » En conséquence, j'envoyai prier les marchands de m’acheter les coquillages. Mais le vizir leur ordonna de n'en rien faire; car son dessein, en se conduisant ainsi, était de m’empêcher de m'éloigner de lui.

Ensuite 131 me députa un de ses familiers, qui me tint ce discours : « Le vizir te fait dire de rester près de nous et que tu auras tout ce que tu désireras. » Je dis en moi-même : « Je

D'IBN BATOUTAH. 145‏ منتارًا ul‏ مضطرا فلاقامة باختيارى اولى وقلت لرسوله نعم انا اقم ane‏ فعاد اليه ففرح بذلك واستد<عانى Us‏ دخلت اليه قام الى وعانقنى وقال تحن نريد قربك وانت تريد البعد

, فاعتذرت له فقبل عذرى وقلت له إن اردتم مقاى فانا‎ Le اشترط عليكم شروط'ا فقال نقبلها فاشترط فقلتٌ له انالا استطيع‎ مُنالك الا‎ el المشى على قدى ومى عادتهيم ان لا يركب‎

الوزير ولقد كنت دا اعطون الفرس فركيته ' يتبعنى الناس رجالاً وصبيانا fe une‏ حتى شكون له فضربت الدنقرة cr‏ فى الناسن أن لا يتبعى Del‏ والدنقرة بصم الدال الممهل وسكون النون وضم القان وفتم الراء شبء الطست س

sais sous leur autorité; si je ne demeure pas de bonne grâce, je demeurerai par contrainte. Un séjour volontaire est donc préférable. » Je répondis à l’envoyé : « Très-bien, je resterai près de 103. » Le messager retourna trouver son maître, qui fat joyeux de ma réponse et me mande. Lorsque j'entrai chez lui, il se leva, m'embrassa et me dit : « Nous voulons ta proximité et tu veux t'éloigner de nous! » Je lui fis mes excuses, qu'il accueillit, et lui dis : « Si vous désirez que je reste, je vous imposerai des conditions.» Le vizir répondit : « Nous les acceptons; fixe-les donc. » Je repris : « Je ne puis me promener à pied. » Or, c'est la coutume des insulaires que personne ne monte à cheval en ce pays, si ce n’est le vizir. Aussi, lorsqu'on m'eut donné un cheval et que je le montai, 15 population, les hommes comme les enfants, se mit à me suivre avec étonnement, jusqu'à ce que je m'en plaignisse au vizir. On frappa sur une donko- رطم‎ et l’on proclama parmi le peuple que personne ne me , suivit. La donkorah est une espèce de bassin de cuivre, que

الكماس تضورب SOS‏ فيسمع لها صوت de‏ المع< فاذا ضريوها ne‏ يُبرح فى الناس Le‏ يراد فقال لى الوزير إن Sa‏ أن تركب الدولة والا فعندنا حصان ورمكة فاختر أتهها RS‏ فاخقرت الرمكة dust‏ بها فى تلك الساعة واتون بكسوة فقلت له وكييف أصنع بالودع الذدى اشترينه فقال ابعث Qt‏ اصحابك ليبيعه لك ببجالة فقلت له de‏ أنّ تبعث انت we‏ يعينه على ذلك فقال نعم فبعثقت Suite‏ رفيق ابا مد بن فرحان 1 وبعثوا معه رجلا يسمى Cle pldl‏ فائكفق أن هال الجر فرموا بكل ما عندهم حتى الزاد Us‏ والصارى والقرية واقاموا ست عشرة ليلة لا قلع لهم ولا سكان ولا غيرة ثم

٠ l’on bat avec une baguette de fer, et dont le bruit est entendu au loin. Après l'avoir frappée, on crie en public ce que l'on veut.

Le vizir me dit : « Si tu veux monter dans un palanquin, à merveille: sinon, nous avons un étalon et une cavale. Choisis celui des deux animaux que tu préfères. » Je choisis la cavale, que l'on m'amena sur l’heure. On m'apporta en même temps des vêtements. Je dis au vizir : « Que ferai. je des cauris que j'ai achetés? ١ Il me répondit : « Fais par tir un de tes compagnons, afin qu'il te les vende dans le مضع‎ gale. — Je le ferai, repris-je, à condition que tu expédieras quelqu'un pour l'aider dans cette opération. — Oui, répliqua-t-il. » J'envoyai alors mon camarade Abou Mohammed, fils de Ferhân, en compagnie de qui on fit partir un individu nommé le pèlerin ’Aly. Or il advint que la mer fut agitée; l'équipage du navire jeta toute la cargaison, y compris le mât, l'eau et toutes les autres provisions de route. lis restèrent pendant seize jours n'ayant ni voile, ni gouvernail, etc. Après avoir enduré la faim, la soif et les fa-

D'IBN BATOUTAH. TA خرجوا الى جريرة سيلان بعد جوع وعطش وشدادد وقدم‎ على صاحيى ابو ضحد بعد سنة وقك زار القدم وزارها مرة‎

PATES ذكر العيد الذى شاهدته معهم ولا تم شهر مضان‎ بعت الوزير ال بكسوة وخرجنا الى المصلى وقد زينت الطريق‎ التى يمر الوزير عليها مى دارة الى المصلى وفرشت الثياب فيها‎ كتاق الودع بمنة ويسرة وكل مى له على طريقه دار‎ cas اللمل الصغارمى النارجيل‎ Lois غرس‎ NS file مى الامرآء‎ مى تجرة الى اخرى شرأائط وعلق منها‎ Des واتجار الغوفل والموز‎ تجوز الاخضر ويقف صاحب الدار عند بابها فاذا مر الوزيم‎

ils arrivèrent à l'île de Ceylan. Au bout d’une année,‏ , معدي mon camarade Abou Mohammed vint me retrouver. Il avait‏ visité le Pied (d'Adam), et il le revit en ma société.‏

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