DE MA SÉPARATION D'AYEC CES GENS-L) , ET QUEL EN FUT LE MOTIF
arriva un certain jour que la femme d’un esclave du لآ défant sultan Djeläl eddin se plaignit de lui au vizir, et rap- porta à celui-ci qu'il se trouvait près d’une concubine du sultan, avec laquelle il avait un commerce adultère. Le vizir envoyé des témoins, qui entrèrent dans la maison de la jeune femme, trouvèrent l'esclave endormi avec elle sur le même tapis, et les emprisonnèrent. Lorsque le ma- tin fut venu et que j'eus appris cette nouvelle, je me rendis à la salle d'audience et m'assis dans le lieu où j'avais coutume de m'asseoir. Je ne dis pas un mot de cette affaire. Un cour tisan s'approcha de moi et me dit : « Le vizir te fait deman
فقلت لا وكان قصدة ان KG فى شان السرية والغلام ST كانت عادق ان لا تقع قضية آلا حككت فيها Us وقع التغيّر والوحشة قصرت فى ذلك نانصرفت الى دارى بعك ذلك وجلست بموضع ele di فاذ! ببعض الوزراء فقال لى الوزير يقول لك 2 وقع البارحة كيت وكيت لقضية السرية والغلام فاحكم خييها بالشرع فقلت À هذة قضية لا ينبق أن يكون el فيها الا بدار السلطان فعدت اليها واجتهع الناس واحضرت السرية والغلام فامرت بضربيها كخلوة واطلقت سراح المراة وحبست الغلام واتصرفت الى دارى فبعث الوزير الى بجاعة مى كبرآء ناسد
der si tu as quelque besoin. — Non, » répondis-je. Le dessein du ministre était que je parlasse de l'affaire de la concubine et de l’esclave; car c'était mon habitude qu'il ne se présentât aucune cause sans que je la jugeasse. Mais comme j'éprouvais contre lui du mécontentement et de la haine, je négligeai d'agir ainsi. Je m'en retournai ensuite à ma maison, et m'assis dans l'endroit où je rendais mes sentences. Aussitôt arrive un vizir, qui me dit, de la part du grand vizir : « Hier il est advenu telle et telle chose, à cause de l'affaire de la concubine et de l'esclave; juge-les tous deux conformément à la loi. » Je répondis : « C'est une cause sur laquelle il ne convient pas de rendre un jugement, si ce n’est dans le palais du sultan.» J'y retourtiai donc, le peuple se rassembla, et l'on fit comparaître la concubine et l’esclave. J'ordonnai de les frapper tous deux à cause de leur tête-à-tête; je prononçai la mise en liberté de la femme et je retins en prison l’esclave, après quoi je m'en retournai à ma maison.
Le vizir me dépêcha plusieurs de ses principaux servi-
D'IBN BATOUTAH. 157 فى شان تسريج الغلام فقلت لهم EÂÉS فى غلام زجى يهتك" حرمة مولاة وانتم بالامس fee السلطان شهاب الدين وقتلهوة بسبب دخوله لدار غلام له وامرت بالغلام عند ذلك فضرب puit لخيرران وى Ms RS مى السياط وشهرته Ent وى عنقه Ju فذهبوا الى الوزير فاعطوة فقام وقعد واستشاط غضبًا ومع الوزرآء ووجوة العسكر وبعث عتى ad وكانت عادق أن الخدم له فم الخدم وقلت سلام عليكم ثم قلت لعاضرين اشهدوا de 41 قد عزلت نفسى عن القضاء لتمزى GG ais الوزير فصعدت وجلست بموضع أقابلة فيه
turs pour me parier de la mise en liberté de l'esclave. Je kur dis : « L'on intercède près de moi en “faveur d'un esdave nègre qui a violé le respect qu'il devait à son maître, et hier, vous avez déposé le sultan Chihäb eddin et vous lavez tué, parce qu'il était entré dans la maison d'un de ses esclaves. » Et aussitôt j'ordonnai de frapper le coupable avec des baguettes de bambou, ce qui produit plus d'effet que les coups de fouet. Je Île fis promener par toute l'ile, ayant la corde au cou. Les messagers du vizir allèrent le trouver et l'instruisirent de ce qui s'était passé. لآ montra une grande agitation et fut enflammé de colère. Il réunit les autres vizirs, les chefs de l'armée, et m'envoya chercher. Je me rendis près de lui. Or j'avais coutume de lui rendre hommage en fléchissant le genou. Cette foislà je ne le fis pas, et me contentai de dire: « Que le salut soit sur vous! « Pais je dis aux assistants : « Soyez témoins que je me dépouille des fonctions de kädhi, parce que je suis dans l’impuissance de les exercer. » Le vizir m'ayaut adressé la parole, je montai et m'assis dans un endroit où je me trouvais vis-à-vis de lui; puis je lui répondis de la manière la plus
وجاويقه. اغلظ جواب واذن موذن المغرب فح خل الى داره وهو يقول. ويقولون 31 سلطان ونا ذا طلبته لاغضب عليه فغضب على .وائما كان اعتزازى عليهم sms سليطان gli ed حققوا مكانتى عنده وإن كانوا de يعد منه ضوقه é قلويهم متمكن فلا دخل الى داره بعث الى القاضى المعزول وكان -جرى اللسان فقال لى ان مولانا يقول لِك كيف ESS جرمقه على روس الاشتهاد ولم تخدم له فقلت care LE à اخدم له ere كان قلى Mb عليه فا وقع التغير تركت ذلك prb tes انما ثى السلام وقد ست فبعقه الى ثانية فقال Lél غرضك السفرعمًا فاعط صدقات النسآء وديون الناس
dure, Sur ces entrefaites, le mouezzin appela à la prière du coucher du soleil , et le grand vizir entra dans sa maisonren disant : « On prétend que je suis un souverain; or, voici que j'ai mandé cet homme, alin de me mettre en colère contre lui, et il se fâche contre moi. » Je n'étais considéré de ces im sulaires qu'à cause du sultan de l'Inde, car ils connaissaient le rang dont je jouissais près de lui, Quoiqu'ils soient éloignés de lui, ils le craignent fort dans leur cœur,
Quand le grand vizir fut rentré dans sa maison, il manda le kâdhi destitué, qui était éloquent, et qui m'adressa ce discours : « Notre maître te fait demander pourquoi tu as violé, en présence de témoins, le respect qui lui est dû, et pourquoi tu ne lui as pas rendu hommage?» Je répondis:® « Je ne le saluais que quand mon cœur était satisfait de lai; mais puisqu'un mécontentement est survenu, j'ai renoncé à cet usage. La salutation des musulmans ne consiste que dans le mot asséläm (le salut soit sur vous), et je l'ai prononcé,» Le vizir m'envoya une seconde fois cet individu, qui me dit: « Tu n'as d'autre but que de nous quitter; paye les dots de tes femmes et ce que tu dois aux hommes, et pars
D'IBN BATOUTAH. . 159 وانصرن اذا شعت نخدمت له على هذ! القول وذهيت الى ذارى تخلصت مما we de الدين وكان قد قد إعطان فى تلك الايام فرش دار وجهازها مى اوأى wie, ue وكان يعطيى ك ما اطلبه ويحبى ويكزمى ولاكذه غير خاطرة وخون 4 فها عرن ان قد خلصت الدين وعرمت على السغر ندم عل ما WG Ab فى الاذن لى فى السفر حلفت بالايمان المغلظة أن لا بد مى سغرى ونقلت Le عندى الى ane على الجعر وطلقت ا-عدى الزوجات وكانت امدافن حاملاً نجعلت لها Ki دسعة اشهر ان عدت فيها Vis نامرها بيدها cs مق زوجت التى كانت امراة السلطان شسهاب الدين لاسطها لابهها بجزيرة
quand tu voudras. » Sur cette parole, je m'inclinai , je m'en دل à ma demeure, et acquittai les dettes que j'avais contractées. Vers ce temps-là le vizir m'avait donné des tapis et an mobilier, consistant en vases de cuivre et autres objets. H m'accordait tout ce que je demandais, m'aimait et me traitait avec considération; mais il changea de disposi. tions, et on lui inspira des craintes à mon sujet.
Lorsqu'il apprit que j'avais payé mes dettes et que je me disposais à partir, il se repentit de ce qu'il avait dit et différa de m'accorder la permission de me mettre en route. Je jurai par les serments les plus forts qu'il me fallait absolument
١ reprendre mon voyage, je transportai ce qui m'appartenait dans une mosquée située sur le rivage de la mer, et répudiai une de mes femmes. Une autre était enceinte, je lui asignai un terme de neuf mois, pendant lequel je devais revenir, à défaut de quoi elle serait maîtresse d'en user à sa volonté. J'emmenai avec moi celle de mes femmes qui avait été mariée au sultan Chihäb eddin, afin de la remettre entre
' les mains de son père, qui habitait l’île de Moloüc, et ma
ملوك وزوجتى الاولى التى بنقها اخت السلطانة وتوافقت 7 مع الوزير عر دهرد والوزير vbs ou» الجر de أن أمضى الى بلاد المعبر وكانهمكها سل فآق منها بالعساكر لترجع »h4 الى حكّء وانوب انا عنه فيها وجعلت بينى وبينهم علامة رفع Ps بيض فى للراكب فاذا رادها °» é البر ولم
REA ا 0ك ان et الوزارة اما ى حمياق أو بعد موق JG السوال عن ححالى ويقول سمععت أن ملك الهند بعت اليه الاموال ليشور بها de وكان يضاف مى سغرى لملا آق بالجهوش مى بلاد المعبر فبعث الى à أقم >
première épouse, dont la fille était sœur consanguine de la sultane. Je convins avec le vizir Omar deherd (ou général de l'armée; voy. plus haut, p.139), et le vizir Haçan, l'amiral, que je me rendrais dans le pays de Ma’bar (Coromandel), dont le roi était mon beau-frère, que j'en reviendrais avec des troupes, afin que les îles fussent réduites sous son autorité, et qu'alors j'y exercerais le pouvoir en son nom. Je choisis, comme devant servir de signaux entre eux et moi, des pavillons blancs, qui seraient arborés à bord des vaisseaux. Aussitôt qu'ils les auraient vus, ils devaient se soulever dans l’île (litt. sur terre). Je n'avais jamais ambitionné cela, jusqu'au jour où j'éprouvai du mécontentement. Le vizir me craigoait et disait au peuple: « Il faut absolument que cet homme-là s'empare du vizirat, soit de mon vivant, soit après ma mort. » {1 faisait de nombreuses questions sur ce qui me concernait et ajoutait : « J'ai appris que le roi de l'Inde lui a envoyé de l'argent, afin qu'il s'en serve pour exciter des troubles contre moi. » Il redoutait mon départ, de peur que je ne revinsse de la côte de Coromandel avec
D'IBN BATOUTAH. 161 بجبولى مركبت فابيت cafés اخمت السلطانة اليها بسفر امها مى فارادت منعها فل تقدر على ذلك فهِا أت عزمها de السرم قالت لها ان ue ما عندك A ape هو مى مال البندر نإن كان لك شهود ge جلال الدين وهبه لك والا فردة وكان Ge hs À فردتده اليهم واتاى الوزراء والوجوة وانا بللسجد وطلبوا منى الرجوع فقلت. لهم لولا SOU ele GI فقالوا تذهب الى بعض D ليبر قسمك وتعود فقلت لهم نعم ارضصآء لهم فنا كانت الليلة النى سافرت Was اتيت لوداع الوزير فعانقنى وبكى Ge قطرت دموعة على SX وبات تلك الليلة ترس لجزيرة بنفسه Des ان يثتورعليه اصهارى
des troupes. Il me fit donc dire de rester jusqu’à ce qu'il eût équipé pour moi un navire; mais je refusai.
La sœur consanguine de la sultane se plaignit à celle-ci du départ de sa mère avec moi. La sultane voulut l'empécher, sans pouvoir y parvenir. Lorsqu'elle la vit résolue à partir, elle lui dit: « Tous les bijoux que tu possèdes provennent de l'argent de l’entrepôt de la douane. Si tu as des témoins pour attester que Dijeläl eddin te les a donnés, à merveille; sinon, restitue-les. » Ces bijoux avaient beauœup de valeur; néanmoins ma femme les rendit à ces persnnes-là. Les vizirs et les chefs vinrent me trouver pendant que j'étais dans la mosquée et me prièrent de revenir. Jeleur répondis : « Si je n’avais pas juré, certes, je m'en retournerais. » 115 reprirent : « Va-t'en dans quelque autre le, afin que ton serment soit vrai, après quoi tu reviendras. — Oui, » répliquai-je, afin de les satisfaire. Lorsque arriva le jour où je devais partir, j'allai faire mes adieux au vizir. Ïl m'embrassa et pleura, de sorte que ses larmes tombèrent sur mes pieds. Îl passa la nuit suivante à veiller
iv. al
162 VOYAGES gr غاصابت de ثم سافرت موصلت إلى -جويرة الوزير sers للرجوع فطلقتها وتركتها هنالك ul, Lol اوجاء وكتيت الوزير بذلك لانها لم زيجة ولدة وطفقت الى كنت 8 وسرنا let مربت لها الاجل وبعقت عن جارية كفت اقلم الى أتلمء ce ph طك D الواحد ول بعش تلمك GS ذكر النساء خوات Léo) فى صجرها ولها بنغان Sois GS ريت إمراة لها Que إلا لن ess والاخرى ذات Seb كثلها ذؤت تدى مى تمانو cms صغي رلا ميى فيد SI, CT كبير فيه حدق PR REC ليس بها paie Pl ووصلنا الى جريرة مى تلك £
lui-méme sur l'ile, de peur que mes parents par alliance et mes compagnons ne se soulevassent contre lui.
Enfin je partis et arrivai à l'île du visir ’Aly. De grandes doulears atteignirent ma femme, et elle voulut s’en retourner. Je la répudiai et la laissaï là, et j'écrivis cette nouvelle au vizir, car cette femme était la mère de l'épouse de son | fils. Je répudiai aussi l'épouse à laquelle j'avais fixé un terme (pour mon retour), et mandai une jeune esclave que j'aimais. Cependant nous naviguâmes au milieu de ces îles, passant d'une région (ou groupe) dans une autre.