DU SULTAN DE CEYLAN
On l'appelle Aïry Chacarouaty, et c'est un souverain puissant sur mer. Je vis un jour, tandis que je me trouvais sur l côte de Coromandel, cent de ses vaisseaux, tant petits que grands, qui venaient d'y arriver. Il y avait dans le port © huit navires appartenant au sultan du pays et destinés à faire uu voyage dans le Yaman. Le souverain ordonna de faire des préparatifs, et rassembla des gens pour garder ses vaisseaux. Lorsque les Ceylanais désespérèrent de trouver une occasion de s’en emparer, ils dirent : « Nous ne sommes venus que pour protéger des vaisseaux à nous appartenants, et qui doivent aussi se rendre dans Île Yaman. »
Quand j'entrai chez le sultan idolâtre, il se leva, me fit
واجلسنى الى جانيه وكطنى باحسن كلام وقال ينرل Het على الامان ويكونون فى ضيافتى الى ان يسافروا GÙ سلطان a بهنى وبينه sal ثم امر بانزالى فاقت عندة ثلاثة ايام فى
اكرام عظم متزيد فى كل يوم وكان يفهم اللسان الغارسى ويتجبه ما احدثه به عن الملوك والبلاد ودخلت عليه يوم وعنده جواهر كثيرة أذ بها مى مغاص Pod الذى ببلاده lets يميُزون النفيس منها مى غيرة فقال لى هل رايت مغاص لجوهر à البلاد التى ce منها فقلت له نعم ah بجريرة قيس وجريرة كص" التى لابن السّواملى فقال سمعت بها ثم اخذ حبّات aie فقال ايكون فى تلك ip مقل
asseoir à son côté et me parla avec la plus grande bonté. « Que tes compagnons, me dit-il, débarquent en toute süreté et qu'ils soient mes hôtes jusqu'à ce qu'ils repartent. Ï existe une alliance entre moi et le sultan de la côte de Coromandel.» Puis il ordonna de me loger, et je restai près de lui pendant trois jours, avec une grande considération, qui augmentait chaque jour. 11 comprenait la langue persane, et goûtait fort ce que je lui racontais touchant les rois et les pays étrangers. J'entrai chez ce prince un jour qu'il avait près de lui des perles en quantité, qu'on avait apportées de la pécherie qui se trouve dans ses États. Les officiers de ce prince séparaient celles qui étaient précieuses de celles qui ne l'étaient pas. Il me dit : « As-tu vu des pêcheries de perles dans les contrées d'où tu viens? — Oui, lui répondis-je, j'en ai vu dans l'ile de Keïs et dans celle de Kech, qui appartient à Ibn Assaouâmély. — J'en ai oui قم ler,» reprit-il; puis il prit plusieurs perles et ajouta : « Y at-il dans cette île-là des perles pareilles à celles-ci? » Je répli-
D'IBN BATOUTAH. 169 هذه فقلت له رايت Le هو دونها af ذلك وقال & لك وقال لى لا تسكى واطلب منى ما cas فقلت له ليس مراديى جيت فيه يسافر (منعا الى المعبر واذا مدت انا بعثتنى فى مراكبك فقال نعم'فها ذكرت ذلك لصاحب لمركب قال d لد اسافر حمتى تعود ولو Ca سنة بسببك فاخبرت السلطان بذلك فقال يقم فى صيافتى حتى تعود فاعطاقى دولة هلها عبيده على اعناقهم وبعث مى أربعة مى 4 ES الدين عادتهم quai : «Je n'en ai va que d’inférieures. ٠ Ma réponse lui plut, et il me dit : « Elles t'appartiennent. Ne rougis pas, repris donc: عل ajouta-t-il, et demande-moi ce que tu voudras. «Je n'ai d'autre désir, depuis que je suis arrivé dans cette le, que celui de visiter l’illustre Pied d'Adam. «١ Les gens du
pays appellent ce premier homme bébé (père) et ils appellent Eve mémd (mère). « Cela est facile, répondit-il; nous 87761
٠١ Nnsavec toi quelqu'un qui te conduira. — C'est ce que je
vus, » lui dis-je; puis j'ajoutai : « Le vaisseau dans lequel je suis venu se rendra en toute sûreté dans le Ma'bar {Cofomandel), et quand je serai de retour, tu me renverras dans tes vaisseaux. — Certes, » répliqua-t-il. Lorsque je rapportai cela au patron du navire, il me dit: » Je ne partirai pas jusqu'à ce que tu sois revenu, quand Même je devrais attendre un an à cause de toi. » Je fis part au Sultan de cette réponse, et il me dit : « Le patron sera mon hôte jusqu’à ce que tu reviennes. » 11 me donna un palan- Quin que ses esclaves portaient sur leur dos , et envoya avec Moi quatre de ces djoguis qui ont coutume d'entreprendre
السف ركلّ عام الى زيارة القدم وتلاثة مى RSA وعشرة مى all pe وخفسة عشر رجلاً لون الزاد واما المآء فهو بتذك الطريق كثير Lis ذلك اليوم على واد جزناه فى معدية مصنفوعة re قضب لمقيرران تم رحلنا مى هنالك الى منار doute وضبط ذلك بفتم لمم والنونى والف وراء مسكنة ومم pie ونون مسكن ودال مههل مفتوح ولام مكسور ويآء مديفة حمسنة ى (آخرهالة السلطان اضافنا اهلها ضيافة حسنة وضيافتهم عمول للواميس يصطادوتنها بغابة هنالك وياتون بها احمياء وياتون بالارز والسمن pds وال جباج cs ولم نربه<ة: المدينة مسلا غير رجل خراساقى انقطع بسبب مرضه فسافر معنا ورحلنا الى بندر سلاوات وضبطء يفم البآء الموحدة وسكون النون وفتم الدال Dali وسكون الرآء وفتم السين الميهل واللام والواو والف وتآء معلوة بلدة
annuellement un pèlerinage pour visiter le Pied; 11 y joi- المع trois brahmanes, dix autres de ses compagnons, et quinze hommes pour porter les provisions. Quant à l'eau, elle se trouve en abondance sur la route.
Le jour de notre départ, nous campâmes près d'une rivière, que nôus traversâmes dans un bac formé de remeaux de bambous. De [5 nous nous rendimes à Ménèr Mendely, belle ville, située à l'extrémité du territoire du sultan, et dont la population nous traita dans un excellent festin. Ce repas consistait en jeunes buffles, pris à la chasse dans un bois voisin et ramenés tout vivants; en riz, beurre fondu, poisson, poules et lait. Nous ne vimes pas en cett== ville de musulman, à l'exception d'un Khoräçänien, qui و était resté pour cause de maladie et qui nous accompaguæ Nous partîimes pour Bender Séläouàt, petite ville, et, aprè-=
صغيرة وسافرنا منها 4 اوعار كثيرة المياه. وبها الفيّلة الأثمرة A بن خفيف ag) الله وهو أول مى فتم هذا! الطريق الى زيارة القدم وكان شولاء JU يمنعون ge coll ذلك ويوذونهم ولا يواكلونهم ولا يبايعونهم فطا افق الشيخ أى عبد الله ما ذكرناة & السغفر الاول مى ققل الفيلة لاسسابه وسلامته we بينهم وهل الفيل له على ظهرة صار ue AS ذلك العهد يعظمون المسطيى ويد خلونهم دورثم ويطعمون معهم ويطمتنون لهم بافلهم واولادهم Ps الى الان يعظمون ll المذكور SG تعظم ويسمونه الشيز aff كم وصلنا
lavoir quittée, nous traversämes des lieux àpres et pleins d'eau. On y trouve de nombreux éléphants, mais qui ne nt pas de mal aax pèlerins, ni aux étrangers, et cela par ها sainte influence du cheïkh Abou ’Abd Allah, fils de Khaff, le premier qui ouvrit ce chemin pour aller visiter le Pied. Auparavant les infidèles empêchaient les musulmans d'accomplir ce pèlerinage , les vexaient, ne mangeaient ni wcommerçaient avec eux. Mais quand l'aventure que nous #ons racontée dans la première partie de ces voyages (t. IT, b. 80, 81) fut arrivée au cheikh Abou ’Abd Allah, c’est à satir, le meurtre de tous ses compagnons par des éléphants, “ préservation, et la manière dont un éléphant le porta wr son dos, à dater de ce temps-là les idolâtres se mirent à honorer les musulmans, à les faire entrer dans leurs maius et à manger avec eux. Ils ont même contiance en eux, 4 ع qui regarde leurs femmes et leurs enfants. Jusqu'à ce Jur is vénèrent extrémement le cheïkh susdit et l'appellent grand cheikh.
172 | VOYAGES مدينة كنكار وضبط اسمها بضم الكان الاولى di بعد ذلك النون والكان الثانية وآخيره راء ,8 حضرة السلطان és على خور he خندق بين à البلاد وبناوها lime كبير يسمى خور الياقوت لان الياقوت يوج به وبضارج الشي عقان الشيرازى المعرون بشاوش ane شدة المدينة بينيهها وأو مضموم وسلطان هذه المدينة corne بشينيى واشلها يزورونه ويعظمونه وهو كان الدليل الى القدم فها قُطعت يده ورجله صار الادلاء اولادة وغظانه وسبب قطعه كقار الهنود اه مى ذب بقرة دي كثلها RES انه ذبج بقرة او جُعل فى جلددها وحرق وكان الشيد عفان معظمًا عندم » فقطعوا يده ورجله واعطوة تجبى بعض الاسواق
Cependant nous parvinmes à la ville عل Conacär, résidence du principal souverain de ce pays. Elle est construite dans une tranchée, entre deux montagnes, près d'une grande baie, que l’on appelle la baie des pierres précieuses, parce que des gemmes y sont trouvées. À l'extérieur decette ville se voit la mosquée du cheïkh ’Othmän, le Chiräzien, | surnommé Chéoûch (l'huissier). Le souverain et les habitants de la place le visitent et lui témoignent de la considération. C'est lui qui servait de guide pour aller voir le Pied. Quand on lui eut coupé une main et un pied, ses fils et ses esclaves devinrent guides à sa place. Le motif pour lequel'il fut ainsi mutilé, c'est qu'il égorgea une vache. Or la loi des Hindous ordonne que celui qui a tué une vache soit massacré comme elle, ou enfermé dans sa peau et brûlé. Le cheïkh ’Othmäân étant respecté de ces gens-là , ils se contentérent de lui couper une maïn et un pied, et lui firent ca: deau de l'impôt levé sur un certain marché,
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D'iBN BATOUTAH. 173 ذكر سلطانها وهو يُعرن. Le بضم dis GNT النون والف ورآء وعنده الغيل الابيض لم ار & الدنيا فيلا ابض سواة يركبه فى الاعياد Jess على جبهته اهار الياقوت: العظهة GA, له ان قام عليه اهل دولته DAS) عينيه ss Vos