‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 52 sur 114 · AUTRE MIRACLE DE CE CHEÏKH · texte numérisé non relu

AUTRE MIRACLE DE CE CHEÏKH

Lorsque je me dirigeai pour visiter le cheïkh, quatre ses disciples me rencontrèrent à deux jours de dis lieu de son habitation, et m'informèrent que leur su avait dit aux fakirs qui se trouvaient près de lui : « Le geur de l'Occident arrive vers vous; allez à sa rencontre# Ils ajoutèrent qu'ils étaient venus au-devant de moi par l'ordre du cheïkh. Or, celui-ci ne connaissait rien de ce qui me concernait; mais cela lui avait été révélé. Je me mis en route avec ces gens-là pour aller voir le cheïkh, et arrivai à son ermitage, situé hors de la caverne. 11 n’y a pas d'endroits cultivés près de cet ermitage, mais les gens de.ls contrée, tant musulmans qu’infidèles, viennent visiter هل‎ cheïkh, et lui apportent des dons et des présents. C'est la dessus que vivent les fakîrs et les voyageurs. Quant es cheikh, il se borne à la possession d’une vache, avec le lai

D'IBN BATOUTAH. 219 على حليبها بعد عشركا قدذمناة وما دخلت عليه تلم‎ Mais سيدنا فقال والتهم ناكرموة نا حتملوق الى الزاوية واضافوق‎ L ss حكاية. مخيبة & ضمنها كرامات له ولما كان يوم‎ cmmis à وقلت‎ Gal فرجية مرعرز‎ als رايت‎ id) الى‎ ليت الشيم اعطانيها فا دخلت عليه الوداع فام إلى جائميه‎ como الغار وجرد الفرجية والبسنيها مع طاقية مى راسه‎ om مرقعة فاخيرن الفقراء ان الشين لم تكن عادته أن‎ . de laquelle il rompt le jeûne tous les dix jours, comme “mous l'avons déjà dit. À mon entrée chez ‘lui, il se leva, ‘im'embrassa et m'interrogea touchant mon pays et mes 7 . Je l'instruisis de ces particularités, et il me dit : Ta es le voyageur (par excellence) des Arabes. » Ceux de ; ds dissples qui étaient présents, lui dirent: « Et des Persans tas, ة‎ notre maître. » Il reprit : « Et des Persans ; traitez-le

donc avec considération. » On me conduisit à l’ermitage, et , Ta me donna l’hospitalité pendant trois jours.

ANECDOTE ÉTONNANTE ET QUI RENFERME LE RÉCIT DE PLUSIEURS MIRACLES DU CHEÏKH.

Le jour même où j'entrai chez le cheïkh, je vis sur lui we ample robe de poil de chèvre, qui me plut. Je dis donc : ه‎ moi-même : « Plût à Dieu que le cheïkh me la donnât! » Quand je le visitai pour lui faire mes adieux, il se leva, : 5 "ut dans un coin de sa caverne, هأ‎ sa robe et me la fit re- Wür, ainsi qu'un haut bonnet, qu'il retira de dessus sa “te; lui-même se couvrit d'un habit tout rapiécé. Les fa- مثا‎ w'informèrent que le cheïkh n'avait pas coutume de

220 VOYAGES تلك الغرجية واتما لبسها عند قدوتى وانه قال لهم هذه‎ الغرجية يطلبها المغريى وياخذها منه سلطان كافر ويعطيها‎ LR لاخينا برهان الدين الصاغريج وق له وبرسمه كانت‎ اخبرن الفقرآء بذلك قلت لهم قد حصلت فى بركة الشهر‎ لا ادخل بهذه الفرجية على سلطان‎ Lis بان كساق لباسه‎ طويلة‎ Bd كافز ولا مسح وانصرفت عن الشين فاتفق لى بعد‎ Gb Lidl وانتهيت الى مديمة‎ ça الى دخلت بلاد‎ فبينا انا فى بعض‎ de الزحام وكانت الغرجية‎ DAT مثى اعصاى‎ Seul الطرق اذا بالوزيرئى موكب عظم فوقع بصره على‎ واخذ بيدى وسالى عن مقدى ولم يفارقنى حتى وصلت‎ de داز السلطان معه فاردت الانفصال فنعنى واد خلنى‎ df

se vêtir de cette robe, qu'il ne l'avait prise qu'au mometf: de mon arrivée, et leur avait dit : « Le Maghrébin demaæ: dera cette robe ; un souverain idolâtre la lui prendra et

donnera à notre frère Borhân eddin Assäghardjy, à qui elle: appartient, et pour qui elle a été faite. » Lorsque les fakis: m'eurent rapporté cela, je leur dis : « J'ai obtenu la bésé diction du cheïkh, puisqu'il m’a revêtu de son habille ment; je n'entrerai avec cette robe chez aucun sultan idolâtre, ni musulman. » Je quittai le cheïkh, et il m'advint longtemps après de pénétrer dans la Chine et d'arriver dans la ville de Khansä (Hang-tcheou-fou). Mes compagnons se séparèrent de moi, à cause de la foule qui nous pressait. Or j'avais sur moi la robe en question. Tandis que je me trouvais dans une certaine rue, le vizir vint à passer avec un grand cortége, et sa vue.tomba sur moi. Il me fit appeler, me prit la main, me questionna touchant mon arrivée, et ne me quitta pas jusqu'à ce que nous fussions parvenus à la demeure du souverain. Je voulus alors me séparer de luiz

الفرجية تصلك de‏ يد فلان ثكم اخرج لى اللعاب فقراته ' we Cane‏ صدق LA‏ الشير واعطته باول RE‏ فقال لى اي جلال الدين اكبرمى ذلك كله هو يتصرن 4 آلكون Dis‏ ARS!‏ الى Âge‏ الله ثم قال لى بلغنى اذه كان po des‏ كل يوم als AG‏ يق كل عام 5 كان يغيب عن الناس يوى عرفة والعيد فلا يعرن اين ذهب ونا وادعت الشيد جلال الدين سافرت الى مدينة حَيّنق وضبط اسمها At TD ide‏ والبآء للوسدة وسكون النون وقاف وى مى اكبر المدن واحسنها عشقها النهر الذى ينزل مى جبال كامرو ويسمى النهر الازرق ويساقرفيه الى Ales‏ وبلاد اللكنون وعليه النواعير والبساتين

« La robe te parviendra par les mains d'un tel.» Puis me présenta la lettre, je la lus et fus émerveillé de la prescience à infaillible du cheïkh. Je fis savoir à Borhân eddin le com À mencement de l'aventure, et il me dit: « Mon frère Djé# . eddin est au-dessus de tous ces prodiges: il disposait den. : chesses surnaturelles; mais il a émigré vers la miséricorde je de Dieu (c'est-à-dire, il est mort). On m'a raconté, ajouts +. t-il, qu'il faisait chaque jour la prière du matin à la Mecque, t ét accomplissait le pèlerinage chaque année; car il dispa- 1 raissait les deux jours d’Arafah et de la fête des victimes {le à و‎ et le 10 de dhoù’lhiddjeh), et l’on ne savait où il était allé. »

Quand j'eus fait mes adieux au cheïkh Djéläl eddin, je me mis en route vers la ville de Habank, qui est au nombre des places les plus grandes et les plus belles. Elle est treversée par un fleuve qui descend des montagnes de Cäimsroù, et que l’on appelle Annahr Alazrak . le fleuve bleu». et par lequel on se rend au Bengale et dans le pays de Lac— naouty. Il y a près de ce fleuve des roues hydrauliques, de=

Le - 8 s

D'IBN BATOUTAH. 223‏ والقرى يمنة ويسرة LS‏ فى de‏ نيل مصر وافلها كغار تحت الذمة pe‏ منهم نصف ما يزدرعون ووظائف سوى ذلك وسافرنا فى هذا النهر pis Ru‏ يوم بىى القرى والبساتين

فكانا at‏ فى سوق مى الاسواق que anis‏ المراحكب ما لا gt‏

كثرة ود كل مركب منها طبل ناذا EAN‏ المركبان .صرب كل واحد طبله us‏ بعضهم de‏ بعض وامر السلطان مخر الدين المذكوران لا ses‏ بذلك النهرمى الفقراء نول وان du‏

الزادُ لمن لا زاد له منهم واذا وصل الغقيرالى مدينة Qui‏

نصف دينار ur ms‏ عشر Coprs‏ مى Loin‏ ى النه رما ذكراه

es‏ الى مدينة سُتركاوان وسنر بضم السين الميهال والنون وسكون الرآء وى المديفة التى قبض اهلها على الفقير شيدا ‏

rdins et des bourgs, tant à droite qu’à gauche, comme on voit près du Nil, en Égypte. Les habitants de ces bourfides sont des idolâtres soumis aux musulmans; on perçoit . Teux la moitié de leurs récoltes, et, en outre, des contrilations. Nous voyageämes sur cette rivière pendant quinze jurs, entre des bourgs et des jardins, comme si nous eusos traversé un marché. On y trouve des navires en quan- . مه‎ innombrable, et à bord de chacun desquels il y a un tmbour. Quand deux navires se rencontrent, l'équipage de decun bat du tambour et les mariniers se saluent. Le sul- هذ‎ Fakhr eddin, dont il a été question, a ordonné. qu'on dexigeât sur ce fleuve aucun nolis des fakirs, et qu’on fourdt des provisions de route à ceux d'entre eux qui n’en aunient pas. Quand un fakir arrive dans une ville, il est graüfié d’un demi-dinär.

Au bout de quinze jours de navigation sur ce fleuve, tomme nous venons de le dire, nous parvinmes à la ville de Sonorcäwän, dont les habitants se saisirent du fakir

24 VOYAGES pl) لها اليها وما وصلناها وجد<نا بها جنفكا يريد‎ Le dis فركبنا فيه ووصلنا بعك‎ Legs بلاد لجاوة ويهنهما اربعون‎ d الذين افواضهم كافواة‎ JEANS خسة عشر يوما الى بلاد‎ أللاب وضبطها بفتم الباء الموحدة والرآء والنون والكان‎ لا يرجعون الى دين‎ AO مى‎ li وهذة‎ TUE يسكون‎ بحعشيض‎ Aie لهنود ولا الى غيرة وسكناهم فى بيوت قصب‎ الجر وعنتدهم مى اتجار الموز والفوفل والتنبول‎ Joli لارض على‎ OM على مثل صورنا الا ان افواشهم كافواء‎ els is لا‎ Lis بارع ورجالهم‎ Je ot فلسن كذلك‎ piles Len ie ES, بعل ذكرة‎ pi متترؤن الذان الواحد‎ باوراق‎ Plus من بطنه ويستتر‎ RARE ني القصب منقوشة‎

Cheïdä, 022011 s’y fut réfugié. À notre arrivée en cette place, nous y trouvâmes une jonque qui voulait se rendre dansk contrée de Java, qui en est éloignée de quarante jours. Nos nous embarquâmes sur cette jonque et parvinmes, au boët de quinze jours, au pays de Barahnagär, dont les habitants ont des bouches semblables à la gueule d’un chien. Ce gens-là sont des brutes (littér. des sots), ne professant ni religion des Hindous, ni aucune autre. Leurs demeures sont des maisons de roseaux, recouvertes d'une toiture d'herbes sèches, et situées sur le bord de la mer. Ils ont beaucoup de bananiers, d'aréquiers et de bétels {piper betel L.).

Les hommes de ce pays nous ressemblent au physique, si ct n'est que leurs bouches sont pareilles à des gueules de chies Mais il n’en est pas de même de leurs femmes, qui sont d'us: exquise beauté. Les hommes sont nus et ne revêtent pas d'ha bit; seulement, quelquesuns placent leur membre viril € leurs testicules dans un étui 06 roseau peint et suspenda leur ventre. Les femmes se couvrent de feuilles d'arbres. C€

D'IBN BATOUTAH. 295‏ | eV)‏ ومعهم ججماعة مى المسهين مى اهل بنجالة LA,‏ ساكنون 4 ile‏ على حدة اخبرونا انهم ie‏ كمون PAPA‏ لل يستئرون MR‏ ويكون للرجل منهم ثلاثون el‏ فا دون ذلك أو فوقه وانهم لا يرنون واذا زنا أحد منهم Si‏ الرجل ان Cat‏ ححتى يموت او يان صاحبه أو عبده فيصلب Lans‏ منه CS‏ هو وحد المراة أ يامر السلطان هيع خدانه ins‏ واحد! بعد واحد de ABS‏ تموت ويرمون بها فى البحر ولاجل ذلك لا يتركون احد! من أهل المراكب Dé‏ اليهم الا أن كان مى المقهيى عنديم ll‏ يبايعون الناى ويشارونهم على الساحل ويسوقون pti‏ المآء de‏ الغيلة لانه .

geas-là ont parmi eux un certain nombre de fusulmans, triginaires du Bengale et de Java, qui habitent un quartier #paré. Ceux-ci nous informèrent-que les indigènes s'accou- Plent comme les brutes, et ne se cachent pas pour cela ; que chaque homme a trente femmes, plus ou moins; mais que هه‎ individus ne commettent pas d'adultère. Si l'un d'eux æ rend coupable de ce crime*son châtiment consiste à re mis en croix jusqu’à ce que mort s'ensuive, à moins que son Camarade ou son esclave ne se présente et ne soit œucifié en sa place, auquel cas il est renvoyé libre. La peine encourue par la femme, sa complice, est celle-ci : le “tan ordonne à tous ses serviteurs d’avoir commerce avec dl, l'un après l'autre, en sa présence, jusqu’à ce qu'elle Meure, puis on la jette dans la mer. C'est pour ce motif que les indigènes ne permettent à aucun passager de loger er eux, à moins qu'il ne soit au nombre des gens domi- “aês parmi eux. 115 ne trafiquent avec les étrangers que sur k rage, et leur portent de l'eau à l'aide des éléphants, vu ? IV. . 15

ma‏ الساحل Yo‏ يتركونهم لاستقاده bois‏ على نسادهم

ن di ve‏ الرجال خسان والفيلة كقيرة Pos‏ ولا ren ya‏ غير سلطانهم تم تشترى مه بألاثتواب ولهم

كريب لل يفقهه ألا مى sie, ae‏ اليهم

جه واججدة es‏ وجاءوا بال موز والارز والتنهول والغوفل مك , 5

- Æ Se,

Sue‏ واق الينا سلطانهم راكب de‏ فيل عليه 4 بردعة Le‏ لود ولباس السلطان توب مى جلود المعرى جعل الوبر الى خارج وفوق راسه ثلاث las‏ مى تريس

qu'elle coignée de la côte, et ils ne la leur laissent puiser, tant ils craignent pour leurs femmes, parce qu recherchent les beaux hommes. Les éléphants sont nomb: chez eux, mais personne, si ce n’est leur sultan, ne peu disposer; on les lui achète pour des étoffes. Ces gens une langue extraordinairs;-que comprennent ceux-là : lement qui ont habité avec-eux et qui les ont fréquemn visités. Lorsque nous arrivâmes sur le rivage, ils vigre: nous dans de petites barques, dont chacune était cre: dans un tronc d'arbre, et ils nous apportèrent des bana du riz, du bétel, des noix d'arec et du poisson.

Page 1