DES ENCHANTEURS DITS
Ces gens-là accomplissent des choses merveilleuses. C'est ainsi qu'un d'eux restera des mois entiers sans manger ni boire. On creuse pour beaucoup d'entre eux des trous sous la terre. Quand le djogui y est descendu, on bouche la fosse avec de la maçonnerie, en y laissant seulement une ouvertre suffisante pour que l’air y pénètre. Cet individu y passe plusieurs mois; j'ai mémé entendu dire que quelques djoguis demeurent ainsi une année. J'ai vu dans la ville de Mandjaroür (Mangalore) un musulman qui avait pris des leçons de ces gens-là. On avait dressé pour lui une espèce de plate-forme, sur laquelle il se tint pendant vingt-cinq jours sans boire ni manger. Je le laissai dans cet état, et jignore combien de temps il y demeura encore après mon départ.
Le peuple prétend que les individus de cette classe composent des pilules, et qu'ils en avalent une pour un wmbre de jours ou de mois déterminé, durant lequel ils
36 VOYAGES طعام ولا شراب ويخبرون بامور مغيبة والسلطان يعظمهم ومنهم مى MU de اككله 4 parie ويجالسهم ومنهم مى لذ ياكل الهمم وهم الاكثرون والظاهر مى حالهم انهم عودوا مى pars وزينتها NT انغسّهم الرياضة ولا حاجة لهم فى مى نظرته وتقول العامة انم اذا Eine ينظر الى الانسان فيقع وجد دون قلب ويقولون أل call قتل بالنظر وق عن صدر قلبه واكثر ما يكون هذ! فى النساء والمراة التى تفعل ذلك DS gui بسبب القعط si حكاية لما وقعت التجاعة العظىى ببلاد دهلى ما JAY dant نقذ امرة ان JU والسشلطان بيلاد
n'ont besoin ni d’aliment ni de boisson. Ils prédisent les choses cachées. Le sultan les vénère et les admet dans sa société. Parmi eux il y en a qui bornent leur nourriture aux seuls légumes; il y en a qui ne mangent pas de viande, et ce sont les plus nombreux. Ce qu'il y a de certain dans leur affaire, c’est qu'ils se sont accoutumés à l’abstinence, et n'ont aucun besoin des biens du monde ni de ses pompes. Parmi eux il y en a dont le seul regard suffit pour faire tomber mort un homme. Les gens du commun disent que, dans ce cas-là, si l'on vient à fendre la poitrine du mort, on n'y trouve pas de cœur. « Son cœur, prétendent-ils, a été mangé. » Cela a lieu surtout chez les femmes. La femme
qui agit ainsi est appelée caftér (hyène, en persan). | ANECDOTE.
Lorsque arriva dans l'Inde la grande famine causée par la sécheresse, pendant que l'empereur se trouvait dans le pays de Tiling, ce prince publia un ordre portant que l’on donnât aux citoyens de Dihly de quoi se nourrir, sur le
D'IBN BATOUTAH. 37 يقونههم بحساب رطل ونصف الواحد فى اليوم pare الوزير ووزع المساكين مهم de الامرآء والقضاة ليتولوا اطعامهم فكان عندى منهم عؤسماية نغس فعمرت لهم Bis & دارين واسكنتهم بها وكنت اعطيهم نفقة حفسة ايام فى خخسة DS UM كان فى بعض الايام اتون He منهم وقالوا انها is وقد اكلت قلب صبى كان الى جانبها واتوا بالصيى ميقع فامرتهم ان يذهبوا بها الى نأثب السلطان فامر list وذلك ob ملوا اربع جرات بالمآء وربطوها io ورجليها وطرحوها ى نهر لبون فج تغرق pu انها كفتار ولولم ABS على المآء لم Es بكغتار فامر باحراقها بالثار واتوا أهل البلد
pied d’an rith]l et demi par personne et par jour. En conséquence, le vizir les rassembla et partagea ceux d’entre eux qui étaient indigents entre les émirs et les kädhis, afin que œux-ci prissent soin de les nourrir. Pour ma part, j'en reas cinq cents. Je construisis pour eux des hangars dans deux maisons et les y établis. Je leur distribuais tous les anq jours les provisions nécessaires à leur subsistance durant cet espate de temps. Or, un certain jour, on m'amena ane femme du nombre de ces genslà, et l'on me dit : « C'est une caftär, et elle a dévoré le cœur d'un enfant qui se trouvait près d'elle. » On apporta le corps de cet enfant. Par conséquent, je prescrivis aux dénonciateurs de conduire cette femme au vice-roi. Celui-ci ordonna de lui faire subir une épreuve. Voici en quoi elle consista : on remplit d'eau quatre jarres, qu'on lia aux mains et aux pieds de la femme; on jeta celle-ci dans la rivière Djomna, et elle ne se noya pas. On sut ainsi que c'était une caftär, car d elle n'avait pas surnagé au-dessus de l'eau, elle n'aurait pas été une de ces misérables. Alors, le vice-roi com-
38 VOYAGES فاخذوا رمادها ووقوا انه مى تر به أمى فى تلك Su, رجالاً NS السنة مى تحر بال حضرة فد خلت sous Lis Cons حكاية بعث الى السلطان خواصه ورجلان من هاولاء var عليه وهوى خلوة وعندة لبوكية وهم يلتصغون بالملاحف ويغطون روسهم لانهم ينتغونها بالججلوس لست وقال àb بالرماد كا ينتف الناس أباطهم ليها أن هذا العريزمى بلاد بعيدغ فارياة ما لم يرة فقالا نعم فقريع احدها ثم ارتفع عن الارض حدّى صار فى الهواء فوقنا فسقطت الى الارض فامر Poll مقربعا فتمبت مذه وادركنى
manda de la brûler toute vive. Les habitants de la ville, hommes et femmes, accoururent et ramassèrentses cendres, car ces gens-là prétendent que quiconque fait avec cela des famigations est en sûreté contre les enchantements des caftrs pour toute la durée de l’année.
ANECDOTE
Le sultan m'envoya chercher un certain jour, pendant que je résidais près de lui, dans sa capitale. Je me rendis en sa présence et le trouvai dans un cabinet, ayant avec lui plusieurs de ses familiers et deux de ces djoguis. Ces gens s'enveloppent dans des manteaux et couvrent leur tête, parce qu'ils la dépouillent de ses cheveux avec des cendres, de la même manière que les autres hommes emploient pour s'épilersous les aisselles. Lesultan m'ordonnade m'asseoir, ce que je fis, et il dit à ces deux individus : « Cet étranger (litt. cet homme illustre) est d’un pays éloigné; montrez-lui donc ce qu'il n'a jamais vu. — Oui, » répondirentis, et l'un d'eux s'accroupit; puis il s’éleva de terre, de sorte qu'il resta en l'air au-dessus de nous, dans la posture d’un homme accroupi. Je fus étonné de cela, la crainte me saisit
D'IBN BATOUTAH. 39 السلطان ان أسق دواء عنهة نافقتُ وتعدتٌ وشو de ماله متريع Set صاحبه نعلاً À مى شكارة كانت ame قضرب بها الارض كالمغتاظ فصعدت الى ان علت فوق عنق المتربع وجعلت تضرب فى عنقم وهو ينرل قليلا قليلاً حتّى جلس معنا فقال d السلطان ان المتربع هو RAS صاحب التّعل ثم قال لوا 31 اخان على عقلك لامرتهم أن ياتوا باعظم ES, Le فانصرفت عنه واصابنى QU ومرضت حتى امرلى بشربة APS ذلك عيى SN, لما كنا بسبيله فنقول سافرنا مى مدينة برون الى die امُوارى 65 الى منزل DE وبه حوض عظم طوله نحو
et je tombai évanoui. Le sultan commanda de me faire avaler une potion qu'il tenait prète; je revins à moi et m'assis. Cet individ-là était encore dans la même posture. Son camarade üra d'un sac qu'il portait sur lui une sandale avec quelle il frappa le sol, à la façon d'un homme en colère. La sandale monta jusqu’à ce qu’elle fût arrivée au-dessus du هم de l'individu accroupi en l'air. Elle commença alors à le frapper à la nuque, pendant qu'il descendait petit à petit, de sorte qu'il se trouva enfin assis près de nous. Le sultan me dit: « L'homme accroupi est le disciple du propriétaire de la sandale ». Puis il ajouta : « Si je ne craignais pour ta raison, je lear ordonnerais d'opérer des choses plus extraordinaires que ce que tu as vu. » Je m'en retournai, je fus pris d'une palpitation de cœur et tombai malade; mais le sultan prescrivit de m'administrer une potion, qui me'débarrassa de cœemal.
Or, revenons à notre propos.
Nous dirons donc que nous partimes de la ville de Perouan pour la station d'Amouäry, puis pour celle de Cadjarrä, où se trouve un grand bassin, dont la longueur est
ميل وعليه ue lili فيها الاصنام قد مثّل بها المسشون وى وسطه ثلاث قباب مى لجارة ge vel ثلاث طباق des أركانه الاربعة اربع قباب ويسكن هنالك ججاعة مى لدوكية وقد لبدوا شعورهم وطالت حتى صارت 4 طولهم وغليت عليهم صفرة الالوان مى الرياصة وكثيرمى المسطيى يتبعونهم ليتعظوا منهم ويذكرون ان مى كانت به عافة مى برص او جذام ياوى اليهم Be طويلة فيبرا باذن الله تعالى واول ما ef, هذة الظطائفة بحلة السلطان طرمشيرين ملك تركستان وكانوا حو يفسيى ph لهم غار تحت الارض وكانوا مقهين به لا خرجون الا لقضآء حاجة ولهم شبه القرن
d'environ un mille et près duquel il y a des temples où sont des idoles, que les musulmans ont mutilées. Au milieu de l'étang s'élèvent trois pavillons de pierres rouges hauts de trois étages; il a à chacun de ses quatre angles un autre pavillon. Ce lieu est habité par une troupe de djoguis, qui ont agglutiné leurs cheveux au moyen d'une substance gluante et les ont laissés croître, de sorte qu'ils sont devenus aussi longs que leurs corps. Le teint de ces gens-là est extrêmement jaune, par suite de leur abstinence. Beaucoup de musulmans les suivent, afin d'apprendre leurs secrets. On raconte que quiconque est atteint d’une infirmité, telle que la lèpre ou l'éléphantiasis, se retire près d'eux pendant un long espace de temps, et est guéri par la permission du Dieu très-haut.
La première fois que je vis des gens de cette classe, ce fut dans le camp du sultan Thermachirin, souverain du Turkistän. Ils étaient au nombre d'environ cinquante. On leur creusa une fosse sous la terre, et ils y séjournèrent sans en sortir, sinon pour satisfaire quelque besoin. Ils ont
D'IBN BATOUTAH. 41 يضربونه اول الثهار وآجرة وبع العتهة وشأنهم كله مب ومنهم الرجل الذي صنع السلطان غياث Qt الى امغاق سلطان بلاد المعبر Eos يأكلها تقوية sb de وكآن we اخلاطها برادة للحديد an فعلها ناكل منها ازيط مى مقدار ml فات des ابن اخيه ناصر الدين pb هذا Sd ورفع قدره ثم سافرنا الى مدينة جنديرى وضبط أسمها بغتم لم المعقود وسكون الثون وكسر الذّال Joli ويآء مث ورآء مدينة عظهة لها اسواق Xe يسكنها لمير امراء تلك البلاد عز الدين Slt بالباء Bot ثم الثون تم القاء الملكناة مغتوحات ثم الف ونون وقو المدعو باعظم ملك Jo خيّرًا فاضلاً aile أضل العم ومّن كان جالسه الغقيه عر
une espèce de corne dont ils sonnent au commencement du jour, vers sa fin et aps la nuit close. Tout ce qui les concerne est extraordinaire. L'homme qui prépara pour le sultan Ghiyâth eddin Addäméghäny, souverain de la côte de Coromandel, des pilules que ce prince avalait pour se fortifier dans l'accomplissement de l'acte vénérien, cet homme, dis-je, était un des leurs. Parmi les ingrédients de ces pilules se trouvait de la limaiïlle de fer. Leur effet plut au sultan; il en prit plus que la quantité nécessaire et mourut. Îl eut pour successeur son neveu Nässir eddin, qui traita avec considération ce djogui et l’éleva en dignité.
Cependant nous partimes pour la ville de Tchandiry, qui est grande et pourvue de marchés magnifiques. C’est là qu'habite le chef des émirs de la contrée, ‘Izz eddin Albénétäny, que lon appelle A’zham Mélic {le plus grand roi), et qui est un homme excellent et distingué. Il admet dans sa familiarité les savants, et parmi eux : 1° le jurisconsulte
42 VOYAGES الذين البياى نسبة الى ans الزبيريى والفقيه العالم rl مدينة بهانة التى تقدم ذكرها والفقيه القاضى المعروق بقاضى GNT امور de خاصة وامامهم تمس الذّين وكان الثائب عنه يسمى قر الدّين وناكبه على امور العسكر سعادة التلنى مى كبار التجعان وبين يديه تعرض العساكر واعظم ملك لا أو ى غيرها نادرا ثم سرنا مى جنديرى ina يظهر الا فى يوم مدينة ظهار وضبط اسمها بكسر الظاء المتجم وى مدينة di المالوة اكبر هالة تلك البلاد وزرعها كثير خصوصا القم ومى هذة المدينة تمل اوراق التنبول الى دهلى وبينيها اربعة الطريق بينهها أكدة منقوش عليها عدد des وعشرون يوم الاميال فها ببى كل ودين فاذا اراد المسافران يعم عدد
@Mlin Azzobeiry;, 2° le savant légiste Wédjih eddin دمل Albiäny, originaire de la ville de Biânah, dont nous avons parlé ci-dessus; 3° le jurisconsifte et kädhi nommé Kädhi Khässah; et, enfin, 4° l'imâm Chams eddin. Le lieutenant d'A’zham Mélic, pour ce qui concerne les affaires du tré- sor, est appelé Kamar eddin, et son lieutenant, pour les choses qui regardent l’armée, Séädah Attilinguy, un des principaux héros, devant qui les troupes passent en revue. À’zham Mélic ne se montre que le vendredi, et rarement les autres jours.
De Tchandiry nous nous rendimes à la ville de Zhihèr (Dhär), qui est la capitale du Malwa, le plus grand district de ces régions. Les grains y abondent, surtout le froment. De cette ville, on exporte à Dihly des feuilles de bétel. H y a entre Îles deux places vingt-quatre jours de distance. Sur le chemin qui les #épare se trouvent des colonnes sur lesquelles est gravé le nombre de milles qu’il y a entre deux colonnes. Quand le voyageur désire savoir combien de che
D'IBN BATOUTAH. 43 pla Le & يومه وما بق لك الى المنزل أو الى المدينة التى يقصدها قرا النقش الذى فى الاقدة فعرفه ومدينة ظهار اقطاع الشير
ابراهم الذى ge اهل ذيبة Ji
حكاية كان هذا RS ابراهم قدم على هذه المدينة ونزل بجفارجها quel أرضًا Else هنالك وصار يزدرعها Ge فتاق فى الغاية مى EN ليس بتلك الارض مثلها 2229 الناس Bear فى ما يجاورة فلا يكون مثله وكان يطعم الفقراء والمساكيى نذا قصى السلطان الى بلاد للعمر اهدى الية هذا الشير by فقبله.واستطابه واقطعه مدينة ظهار وامرة أن يعمر زاوية بربوة تشرن عليها فعمرها احسن جارة وان
ui il a parcouru dans sa journée, et combien il lui en reste
pour arriver à la station ou à la ville vers laquelle il se di-
rige, il lit l'inscription qui se trouve sur les colonnes et con-
nait ce qu'il veut apprendre. La ville de Zhihâr est un fief
pen au cheïkh Ibrähîm, originaire de Dhibat almabal {les îles Maldives).
HISTORIETTE
Le cheïkh' Ibräbîm, étant arrivé près de cette ville, fixa son habitation en cet endroit. 11 rendit à la fertilité un terrain inculte, situé dans le voisinage, et y sema des pastèques. Celles-ci se trouvèrent extrêmement douces, et on n'en voyait pas de pareilles en ce canton. Les cultivateurs avaient beau semer des pastèques dans les terres voisines, elles ne ressemblaient pas à celles-là. Ibraähim donnait à manger aux fakirs et aux indigents. Lorsque le sultan se dirigea vers le pays de Ma’har, le cheikh lui fit présent d'une pastèque, qu'il accepta et trouva excellente. Aussi lui donna-t-il en fief la ville de Dhär, et lui prescrivit-il de construire un ermitage sur une colfine qui dominait cette ville. Ibrähim éleva cet
de يطعم بها الوارد والصادر واقام على ذلك اعوامًا ثم قدم Gars فقال هذ! فضل ما ES عشر NS السلطان وجل اليه oi اطعمه الناس وبيت المال احق به فقبضه منه ولم فى اطعام الطعام au ينغق de JU ججع aff les السلطان وبهذه المدينة اراد ابن ات الوزير خواجة جهان ان يفتك ويستولى على امواله ويسير الى القائم ببلاد المعبر فهى AU بججاعة مى الامرآء وبعثهم الى des خبرة الى خاله فقبض عليه السلطان فققل الامرآاء ورد ابن اخته اليه فققله الوزيرء كا MR حكاية وما رد ابن اخت الوزير اليه امربه ان
édifice avec le plus grand soin; il y servait des aliments à tout venant. Il persévéra dans cette conduite durant plusieurs années; après quoi il alla trouver le sultan et lui porta treize lacs (de drachmes), lui disant : « Voici ce qui me reste de l'argent que j'ai employé à donner à manger au public; le fisc y a plus de droits que moi. » Le sultan accepta la somme; mais il n'approuva pas l’action du cheïkh, d'avoir amassé des richesses et de n’en avoir pas dépensé la totalité à distribuer des aliments.
C'est dans cette même ville de Dhär que le fils de la sœur du vizir Khodjah Djibän voulut assassiner son oncle, s'emparer des trésors de celui-ci et se rendre ensuite près du chef rebelle, dans le pays de Ma'bar (conf. t. III, .م 329, 331). Ce complot étant parvenu à la connaissance de son oncle, il se saisit de lai et de plusieurs émirs et les envoya au sultan. Le souverain mit à mort les émirs et renvoya leur chef à son oncle, le vizir, qui le fit périr.
ANECDOTE
Quand le neveu du vizir eut été renvoyé à son oncle, celui- 9 9 9 9و A Ag 9 ci ordonna de lui faire éprouver le même supplice qu'avaient
D'IBN BATOUTAH. 45 قتل ali) وكانت لد جارية Les ناستصضرهقا واطعمها للتنبول واطعمته وعانقها مودعا 65 طرح الفيلة وشهر جلدة وملى Css فطا كان مى JT خهرجت pl مى الذار فرمت بنفسها فى بمّر هنالك تقرب مى الموضع GNT قل فيه فوؤجدت ميتة مى الغد cmt ودفن Led معها فى قبرواحد وسمى ذلك قبور (كور) عاشقان وتفسير ذلك بلسانهم قبر العاشقين كم سافرنا مى مدينة ظهار الى مدينة ent وضبط اسمها بصم الهمرة وفع جم وياء ونون مدينة حسنة كثيرة العمارة وكان يسكنها الملك ناصر الاين بن عيى الملك مى الغضلاء الكرماء العجآء استشهد بجزيرة سنح أبور حمى
افتتاحها وقد زرت قبره هنالك وسنذكره edge المدينة
subi ses camarades. Le malheureux avait une -concubine qu'il chérissait ; il la manda, lui fit manger du bétel, et en accepta de sa main; puis 1l l'embrassa en signe d'adieu et fut jeté aux éléphants. 11 fut écorché et sa peau remplie de paille. Lorsque la nuit fut arrivée, la jeune femme sortit de la maison et se précipita dans un puits voisin, non loin du lieu où son amant avait péri. Le lendemain, elle fut trouvée morte; on la retira du puits et l'on ensevelit son corps dans le même tombeau où furent déposées les chairs du neveu du vizir. Cet endroit fut appelé Kobodr (Goûr) ’Achikän, ce qui sigoifie en persan » le tombeau des amants. »
De la ville de Dhär nous nous rendimes à celle d'Oudjain, cité belle et bien peuplée, où résidait le roi Nässir eddin, fils d’Ain Almulc, homme distingué, généreux et savant, qui souffrit le martyre dans l'île de Sendäboûr, lorsqu'elle fat conquise. J'ai visité son tombeau dans cet endroit-là, ainsi qu'il en sera fait mention. C'est aussi à Oudjaïn qu'ha-
pri فى eh 1 فاقاتلها والق من ذلك جهد! كم GA ويغمج الله Bye قائلاً يقول لى شرا سورة الاخسلاص ماية الف ges وكانى سبب pi اتهمقها UE عنك قال فقرأتها يجاورن نفرض واكلت الغيران Gé فى Cyan ملك مَل كان Gi Gas اصابعه وعيئيه فات فبلغ ذلك السلطان فقال أخرجوا ناصر الدّين بن LE هذة القلعة die له مثل ذلك PEU السلطان Las ce المدكور والقاضى جلال Je ملك واهل بلاد دولة آباد هم قبيل المرهقة الذين خص الله ولهن مى طيب hole بالحسن وخصوصًا فى الانون Ps
rassemblaient près de moi, la nuit, afin de me dévorer. Je me défendais contre eux, non sans éprouver de la fatigue. Je vis ensuite dans un songe quelqu'un qui me dit: « Lis cent mille fois le chapitre de la Piété sincère (cxi chapitre du Koran), et Dieu te délivrera. » Je récitai ce chapitre, continue Khatthäb, et, lorsque je l’eugachevé, je fus tiré de prison..Le motif de ma sortie de captivité fut le suivant : le roi Mell était emprisonné dans une citerne voisine de 8 mienne. Or il tomba malade, les rats mangèrent ses doigts et ses yeux, et il mourut. Cette nouvelle étant parvenue au sultan, il dit : « Faites sortir Khatthäb, de peur qu'il ne lui arrive la même chose. »
Ce fut dans la forteresse de Doueïguir que se réfugièrent Nâssir eddin, fils du même roi Mell, et le kädhi Djéläl eddin, lorsqu'ils furent mis en déroute par le sultan.
Les habitants du territoire de Daoulet Abäâd appartiennent à la tribu des Mahrattes, dont Dieu a daigné graüfier les femmes d'une beauté particulière, surtout en ce qui concerne le nez et les sourcils. Elles possèdent des talents que n'ont pas les autres femmes, dans l'art de procurer du plaisir aux hommes et dans la connaissance des
D'IBN BATOUTAH, 49 لخلوة والمعرفة جحركات لجماع ما ليس لغيرفن وكغار هذه المدينة pl تجارات واكث رنجاراهم'" فى وهر واموالهم طائلة وهم يسمون الساهة وأحدهم ساه Je السيى وهم مثل الأكارم بديار مصر وبح ولة آباد العنب plais وتران + é السنة ê مى اعظم البلاد جبى واكبرها ANS
يعارتها su, معالنها وألخبرت أن بعض الهنود JDN
مغارمها ويجالتها Bu وى LS ذكراه مسيرة NS اشير بسبعة عشر كرور! والكرور ماية لك واللك ماية الف ذينار ولاكته لم يف بذلك فبق عليه بقية ble ماله dus ARE CS
divers actes qui ont rapport à l'union des sexes. Les idolitres de Daoulet Abäd sont voués au négoce, et leur prinapal commerce consiste en perles. Leurs richesses sont considérables; on donne à ces marchands le nom de Séha (sanscrit Sérthavéha , pali Sétthavdha, prononcéàa Ceylan 36+ tvahé ou Sättbahé), mot dont le singulier est séh, et ils ressemblent aux Câremis de l'Égypte.
On trouve à Daoulet Abäd des raisins et des grenades; ها récolte de ces fruits a lieu deux fois chaque année. Cette place est au nombre des villes les plus importantes et les plus considérables, en ce qui regarde les taxes et l'impôt foncier, et cela, à cause de sa nombreuse population et de l'étendue de son territoire. On m'a raconté qu’un certain Hindou prit à ferme, moyennant dix-sept éoroûrs, les contributions de la ville et celles de son district. Ce dernier s'étend, ainsi que nous l'avons dit, l'espace de trois mois de marche. Quant au coroûr, il équivaut à cent lacs, et un de ces derniers, à cent mille dinärs. Mais l'Hindou ne satis- 8) pas à ses engagements; un reliquat demeura à sacharge, es trésors furent saisis et lui-même fut écorché.
ذكر سوق المغتّيى ومدينة دولة آباد سوق للغتييى والمغتيات تسمى سوق طرب SLT مى AT الاسواق وآكبرها فيه الذكاكيى 5,42 كل دكان له باب يفضى di دار صاحبه AM باب سوى ذلك ولخانوت مرين بالفغرش وى وسطه شكل ميد PS تجلس فيء المغنية أو Si وك مغرينة بانواع dd وجواريها مركن مهدفا وى bus السوق قبة Ress مغروشة مزخرفة ue فيها امير المطربيى بعد صلاة العصر we يوم كل خيس وبين يديه ès ومماليكه واق LT طائفة بعد
w. . 8 5 . , . )1( أحخرى فيغنيى ça يديه ويرقصن الى وقت المغرب كم ينصرن DESCRIPTION DU MARCHÉ DES CHANTEURS.
Il y a dans la ville de Daoulet Abäd un marché pour les chanteurs et les chanteuses. Ce marché, que l'on appelle Tharb Abäd (le séjour de l’allégresse), est au nombre des plus beaux et des plus grands qui existent. Il a beaucoup de boutiques, dont chacune a une porte qui aboutit à la demeure de son propriétaire; indépendamment de cette porte, la maison en a une autre. La bontique est décorée de tapis, et au milieu d'elle s'élève une espèce de grand lit, sur lequel s'assied ou se couche la chanteuse. Celle-ci est ornée de toute espèce de bijoux, et ses suivantes agitent son lit (ou hamac). Au centre du marché, il y a un grand pavillon, garni de tapis et doré, où vient s'asseoir tous les jeudis, après la prière de quatre heures du soir, le chef des musiciens, ayant devant lui ses serviteurs et ses esclaves. Les chanteuses arrivent troupe par troupe, chantent et dansent en sa présence, jusqu’au moment du coucher du
soleil; après quoi il s'en retourne.
D'IBN BATOUTAH. | 51 وى تلك God المساجد للصلاة ويصلى الاكمة فيها القراويج في es رمضان وكان بعض سلاطين JU بالهند اذا مر بهذه السوق ينزل بقبتها és المغثيات بين يديه Oo فعل ذلك بعض سلاطيى المسطين Bag 65 سافرنا الى مديفة تَذْربار وضبط أسمها بنون وبذال متهم crypte ورآء مسكن وبآه موحدة مفتوحة والف ورآء مدينة صغيرة يسكنها لمرشقة وهم اشل الاتقان فى الصنانع والاطباء yet, وتسرفاء المرشتة هم البرافة وتم اللتريون ايضا واكلهم الارز pes ودهن السمسم ولا يرون بتعذيب للكيوان ولا AS ويغتسلون للاكل كفسل Lidl ولا ينكحون ف اقاربهم ألا فهسن كان بينهم وبهنه سبعة اجداد ولا يشربون Pos So pod اعظم AU
Dans ce marché, il y a des mosquées destinées à la prière, et où des chapelains récitent l’oraison dite térdouih, durant le mois de ramadhän. Un certain souverain des Hindous idolâtres, toutes les fois qu'il passait par ce marché, descendait dans son pavillon et les musiciennes chantaient en sa présence. Un certain sultan des musulmans agissait de même.
De cet endroit nous nous rendimes à la ville de Nadharbr, qui est petite et habitée par les Mahrattes. Ceux-ci sont des ouvriers excellents dans les arts mécaniques; les médecins, les astrologues et les nobles Mahrattes s'appellent brahmanes, et aussi kchatrias. Ils se nourrissent de riz, de légames et d'huile de sésame, car ils ne veulent pas tourmenter les animaux, ni les égorger; et ils se lavent avant de manger, comme on se purifie (chez nous) d'une pollution. Ils ne se marient pas avec leurs parentes, à moins qu'il n'y ait entre chacun des conjoints sept degrés de parenté. Ils ne boivent pas de vin. car ce serait à leurs yeux le plus grand des vices; il en est de même, dans toute
CS | VOYAGES عليه A5 تمانبى جلدة ومجن ى مطمورة ثلاثة اشهرلا RE ألا حين طعامه ثم سافربا مى هذة المدينة., الى مدينة صاغر
وضبط اسمها بعتم الصاح My! وفتحج الغبى ١ متهم وأآخره ,5 وق مدينة كبيرة de نهر كبير cou ايضا صاغر كاسمها هذه المدينة Jef صلاح ودين وامانة واحوالهم كلها مرضية ولهم بساتبى فيها الزوايا الوارد والصادر وكل مى يبنى زاوية عاد النظر للقضاة والعمارة بها ie والناس يقصح ونها dj باهلها وكلونها تحتررة مى المغارم والوظائف كم ble l'Inde, chez les musulmans : chacun de ceux-ci qui boit du vin est puni de quatre-vingts coups de fouet, et mis en pri- son pendant trois mois dans une fosse, qu'on ne lui ouvre
qu'au moment des repas.
De Nadharbär nous allämes à Sâghar, grande ville, située sur un fleuve considérable, appelé du même nom. Près des rives de ce fleuve, on voit des roues hydrauliques et des vergers, où croissent des manguiers, des bananiers et des cannes à sucre. Les habitants de cette ville sont des gens de bien , des hommes pieux et honnêtes, et tous leurs actes sont dignes d'approbation. Ils ont des vergers où se trouvent des ermitages, destinés aux voyageurs. Quiconque fonde un ermitage lui lègue un verger et en donne 13 surveillance à ses enfants. Si ces derniers ne laissent pas de postérité, la surveillance passe aux juges. La population de Sâghar est très-considérable; Îles étrangers s’y rendent, afin
de participer aux mérites de ses habitants, et parce qu’elle est exempte de taxes et d'impôts.
D'IBN BATOUTAH. 53 مى صاغر AU كورة di مدينة كنباية وضبط اسمها بكسر GUÏ وسكون النون وفتم البآء الموحدة والف ET Ve درون مفتوحة و على خورمى الجر وهو شبه الوادى تدخله المراكب وبه الم ,4 وعاينت المراتكب به مرساة 4 الوحل حين A ناذا كان الم عامت ف المآء وهذة المدينة مى احسن المدن ق اتقان البناء ويجارة للساجد وسبب ذلك ان اكثر سكانها التجار الغرباء Pouf pps يبنون بها الديار لخسنة والمساجد الميبة. ويتنافسون ى ذلك ومى الديار العظجة بها دار الشريف السامرى الذى CAR لى معد قضية TU وكدّبه ملك NU ولمارقظ اضخم مى LA
الذى رايقه بهذة الذّار وبابها كانه باب مديفة dis جانبها
De Säghar nous nous transportèmes à Kinbäyah (Cambaie), qui est situé sur un golfe formé par la mer, et ressemblant à un fleuve. Les vaisseaux y entrent, et l'on y sent le flux et le reflux. J'y ai vu des navires à l'ancre dans le limon, au moment du reflux et qui, lorsqu'arrivait le flux, flottaient sur l’eau. Kinbäyah est au nombre des plus belles villes, par l'élégance de sa construction et la solidité de ses mosquées. Cela vient de ce que la plupart de ses habitants sont des marchands étrangers, qui ÿ bâtissent continuellement de belles maisons et de superbes temples; ils cherchent en cela à se surpasser les uns les autres. Parmi les grandes habitations que l'on y voit, se trouve celle du chérif Assä- . marry, avec qui m'arriva l'aventure des pâtisseries (voyez t I, .م 425), et que le roi des favoris accusa de mensonge à cette occasion. Je n’ai jamais vu de pièces de bois plus fbrtes que celles que je vis dans sa demneure. La porte de celle-ci ressemble à la porte d'une ville. et elle a tout
D'IBN BATOUTAII. 55 صغتها فات اثنان منهم ds يمت ملك A وكان مى كبار التجار ايضًا بها جم الدّين SU وكان حسن الصورة كثير المال «vs بها 515 عظمة ومسجد! ثم بعث السلطان عنة وامره عليها واعطاة المراتب فكان ذلك سيب تلف نفسة ومالهة وكان .امير كنباية حين وصولنا اليها مقبل التلنتى وضو كبير المنزلة عند السلطان وكان فى عحبته الشهن زاده الاصبهاق Cas عنه فى pur امورة وهذ! ji له اموال sous.” gas معرفة بامور السلطنة ولا يزال يبعث الاموال إلى بلاده ويتحيل ق الغرار وبلغ خبرة الى السلطان وذكر عند اذه يروم الهروب فكتب الى مقبل ان يبعثه فبعثه على البريد
objet, ci-dessus .م 31, 32.) Deax d'entre eux moururent, mais Je roi des médecins survécut.
Parmi les principaux marchands de Kinbäyah, on trouvatencore Nedjm eddin Aldjiläny, qui était doué d’une belle figure et extrèmement riche. Il fit construire en cette ville une grande maison et une mosquée. Dans la suite, le sultan le manda, le nomma gouverneur de Kinbâyah et lui cunféra les honneurs (cf. t. IT, .م 106). Cela fut la cause de la perte non-seulement de ses richesses, mais de sa vie.
Le commandant de Kinbäyah, au moment de notre arrivée en cette ville, était Mokbil Attilinguy, qui jouissait d'une grande considération auprès du sultan. Il avait près de lui. Accheïkh Zädeh d’Ispahän, qui lui tenait lieu de suppléant dans toutes ses affaires. Ce cheïkh' possédait des richesses considérables, et avait une profonde connaissance des affaires de l'État. Il ne cessait d'envoyer des sommes d'argent dans son pays, et de méditer des ruses afin de s’enfuir. Le sultan eut connaissance de cela, et on lui rapporta qu'il projetait de prendre la fuite. Il écrivit à Mokbil de lui envoyer cet individu, et Mokbil l'ayant fait partir en poste.
D'IBN BATOUTAH-: 27 الهنى Lis اعور اليسرى فغحك الامير ولتاضرون Mo القاضى ولم يستطع ان يرد عليه لان الشرناء iii Se معظمون اش التعظم وكان بهذة المدينة وى الصالحيى ge job pl اهل ديار بكر Que بقبة مى قباب لجامع د خلنا اليه Li, مى طعامه واتفق له لما دخل القاصى جلال مدينة كنباية حيى خلافه آذه أتاة وذكر السلطان x دعا له فهرب لملا يقتل ما قتل SM وكان بها East مى الصالحيى التاجم خواجة GET ولد زاوية يطعم فيها الوارد والصادر وينفق على الفقراء والمساكيى وماله على هذا يهى Durs كثرة وسافرنا