‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 5 sur 114 · HISTOIRE DE L'ÉMIR 2" 11480105 ET DE SON MARTYRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE L'ÉMIR 2" 11480105 ET DE SON MARTYRE

L'émir d’Aläboùr était Bedr, l'Abyssin, un des esclaves du sultan de l'Inde. C'était un de ces héros dont la bravoure a passé en proverbe. ل[‎ ne cessait de faire tout seul des courses contre les infidèles, de tuer et de prendre des captifs, de sorte que sa réputation se répandit au loin, qu'il devint célèbre et que les Hindous le craignirent. I] était de haute taille et fort gros, et mangeait une brebis tout entière en une seule fois. On m'a raconté qu'il avalait eaviron un rithl et demi de beurre fondu après son repas, selon la coutume observée par les Abyssins dans leur pays natal. [1 avait un fils qui approchait de lui en bravoure.

B arriva un certain jour que Bedr fondit, avec un détachement de ses esclaves, sur un village appartenant à des Hindous, et que son cheval tomba avec lui dans une fosse. Les villageois se rassemblèrent autour de lui, et l’un d'eux le frappa avec une gattärah. On nomme ainsi un fer semblable à un soc de charrue; (il a une extrémité creuse ) dans

ps‏ ذراعتهويفضل منها مقح ار ذراعي Wie‏ لا ثبققى فقتله بتلك الضربة وقاتل عبيده ST‏ القتال ass‏ علي القرية وققلوا رجالها وسبوا نساءعها وما فيها واجمرجوا الفرس مى المطمورة سالما فاتوا به ولدّة فكان مى الاتفاق الغريب اذه يكب الغرس وتوجه الى دهلى فرج عليه QU‏ فقاتلهم حتى فقغله JUL‏ عليه Last‏ ثم سافرنا الى Eine‏ كاليور وضبط أسمها بغت GLS‏ المعقود وكسر اللام وضم اليآء cpl ef‏ وواو ورآء ويقال فيه ايضتا AUS‏ وى مدينة كبيرة لها حصن منيع منقطع فى راس شاهق de‏ بابه صورة فيل وفيال مى مارة

laquelle on introduit la main, et qui recouvre l'avant-bras; la partie restante est longue de deux coudées, et les coups qu'elle porte sont mortels ; l'Hindou tua donc Bedr d'un coup de cette arme. Les esclaves du mort combattirent trèscourageusement, s’emparèrent du village, en tuèrent les habitants, firent prisonnières leurs femmes, etc. retirèrent le cheval sain et sauf de la fosse où il était tombé, et le ramenèrent au fils de Bedr. Une rencontre singulière, c'est que ce jeune homme, étant manté sur le même cheval, prit la route de Dihly. Les idolâtres l'attaquérent; il les combattit jusqu'à ce qu'il füt tué, et le coursier retourna près des compâgnons de son maître, qui le reconduisirent à la famille du défunt. Un beau-frère de celui-ci le prit pour monture; mais les Hindous le tuèrent aussi sur ce même cheval.

D'Alâboür nous nous rendimes à la ville de Gälyoùr, appelée encore Gouyälior (Gualyor), qui est grande et pourvue d'une citadelle inexpugnable, isolée sur la cime d’une haute montagne. On voit à la porte de cette citadelle la figure

D'IBN BATOUTAH. 33‏ is‏ مر ذكرة فى أسم السلطان قطب الدّين وأمهر هذة المدينة Ref‏ بن سيرخان فاضل كان يكرمنى ايام اتأمتى عندة قبل هذه السغرة ودخلت عليه Cons‏ وهو يريت توسيط رجل مى A‏ فقلت له بالله لا تفعل ذلك SU‏ ما رايت font‏ قط JÉR‏ بحضرى نامر بجنه وكان ذلك سبب خلاصه كم رحلنا مى مدينة كاليور di‏ مدينة برون وضبط laut‏ بغتم البآء المعقودة وسكون الراء وفتم الواو وآخرة نون مدينة صغيرة للسهين بين بلاد JU‏ اميرها محمد بن بيرم الترق الاصل والسباع بها كثيرة وذكرلى بعض اهلها ان السَبع كان يد خل اليها ليلا وابوابها مغلقة فيفترس النّاس Ge‏ قتل

d'un éléphant et celle de son cornac, toutes deux en pierre. J'en a déjà été fait mention, à l'article du sultan Kothb eddin {t. 111, ,م‎ 188, 194 et 195). L'émir de Gälyoùr, Ahmed, fils de Sirkhän, personnage distingué, me traitait avec considération pendant mon séjour près de lui, antérieurement au voyage dont il est ici question. J'entrai chez lui un jour, au moment où il voulait faire fendre en deux par le milieu du corps un idolâtre. Je lui dis : « Par Dieu! ne fais pas cela, je n'ai jamais vu tuer personne en ma présence. » Il ordonna de mettre en prison cet individu, qui échappa ainsi à la mort.

Nous partimes de la ville de Gälyoür pour telle de Perouan , petite place située au milieu du pays des 100131563 , mais appartenant aux musulmans. Elle a pour commandant Mohammed, fils de Beïram, Turc d'origine. Les lions sont trèsnombreux dans son voisinage. Un de ses habitants 8 raconté qu'un de ces animaux y entrait pendant la nuit, quoique les portes fussent fermées, ct y enlevait des: hommes, de sorte qu'il tua beaucoup de citadins. On se

34 VOYAGES EF مى اهلها كثيرا وكانوا يتمبون فى أن دخوله واخبرق‎ التوفيريى من اهلها وكان جارًا لى بها أنه دخل دارة ليلاً‎ وافترس صبيًا مى فوق السرير واخبرن غيرة انه كان مع بجاعة‎ Sas pb فى دار غرس فرج احدم لحاجة فافترسه‎ طلبه فوجدوة مطروحا بالسوق وقد شرب دمه ولم ياكل ليه‎ ومن التهب ,ان بعض النّاس‎ el وذكروا اذه كذلك فعله‎ ue 057 اخبرن ان الذى يفعل ذلك ليس بسبع واتما هو‎ المصرة المعروفيى بالجوكية يتصور فى صورة سبع وما أخيرت‎ مى اخبار‎ am ولنذكر‎ il بذلك انكرته واخبرق به‎ شاولاء التحرةء‎

demandait, avec étonnement, de quelle manière il pouvait entrer. Un habitant de la ville, Mohammed Attaoufiry, dans le voisinage de qui j'étais logé, me rapporta que ce lion s'introduisit nuitamment dans sa maison et emporta un enfant de dessus son lit. Un autre individu m'a raconté qu'il se trouvait en nombreuse société dans une habitation où se célébrait une noce. Ün des invités sortit pour satssfaire un besoin, et le lion l'enleva. Les camarades de ce malheureux allèrent à sa recherche, etle trouvèrent étendu dans le marché; le lion avait bu son sang, mais n’avait pas dévoré sa chair. On prétend que c’est ainsi qu'il agit envers les hommes. Ce qu'il ل‎ a d'étonnant, c'est que quelqu'un m'a rapporté que l’auteur de ces maux n'était pas un lion, mais un homme, du nombre de ces magiciens appelés djoguis, lequel revêtait la figure d’un lion. Lorqu'on me raconta cela, je n'en voulus rien croire, quoique nombre de personnes me l'aflirmassent. Or, transcrivons ici une partie de ce qui concerne les susdits magiciens.

D'IBN BATOUTAH. 35‏ | ذكر التصرة لجوكيّة وهاولاء الطايفة تظهر منهم LAS‏

منها أن Pal‏ يقم الاشهر لا JL‏ ولا يشرب وكثير.منهم تحفر لهم AE‏ تحت الارض وتبنى عليه فلا يقرك له إلا موضع يدخل منه الهواء ويقم بها الشهور وسمعت ان بعضهم يقم كذلك سنة ورايت بمدينة متجرور رجلا مى المسجين من buy‏ منهم قد رفعت لد طيلة وأقام بأعلاها لا ياكل ولا يشرب Be‏ مى حفسة وعشرين يوما وتركته كذلك فلا ادرى كم أقام بعدى ls‏ يذكرون انهم St Que ur‏ XX‏ منها لايام معلومة او اشّهَّر فلا plis‏ فى تلك المدّة الى

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