‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 65 sur 114 · DU GRAND ÉMIR KORTHAÏ · texte numérisé non relu

DU GRAND ÉMIR KORTHAÏ

C'est le principal commandant de la Chine; il nous offrit l'hospitalité dans son palais, il donna un festin que ces peuples appellent thowa (thoï), et auquel assistèrent les grands de la ville. Il fit venir des cuisiniers musulmans qui égorgèrent les animaux et firent cuire les mets. Cet émir, malgré sa | grandeur, nous présentait lui-même les aliments, et coupait les viandes de sa propre main. Nous fûmes ses hôtes pendant trois jours, et il envoya son fils pour se promener avec nous sur ع1‎ canal. Nous montämes sur un navire semblable à un : brôlot, le fils de l’émir monta sur un autre, et il avait avec lui des musiciens et des chanteurs. Ceux-ci chantèrent en chimois, en arabe et en persan. Le fils de l’émir était un grand ? admirateur de ce dernier chant; or ils entonnèrent une poésie persane qu'il leur fit répéter à plusieurs reprises, de sorte que je l'appris par cœur de leur bouche. Cette poésie avait une jolie cadence, et la voici (mètre radjez) :

202 __ VOYAGES pie لصق بعضها ببعض وركضه برجله نقام سُويا فتميت‎ Hg ملك‎ is القلب كثل ما كان اصابنى‎ Né اصابنى‎ اذهب عتى ما وجادت‎ es هين رايت مثل ذلك فسقون‎ كان القاضى المخر الدين الى جانبى فقال لى والله ما كان مى‎ غى تلك‎ do ذلك شعوذة‎ Let, بعود ولا نزول ولا قطع عضو‎ د.خلنا مى باب المدينة لنامسة وى اكبر المدن‎ Al بالصناكع‎ GE سكفها عامّة الناس واسواقها حمسان وبها‎ ومى ميب ما يصنعون بها أطمانا‎ Rs Lu وبها تصنع الثياب‎ يعمونها الدّست وى مى القصب وقد الصقت قطّعم ابدع‎

glal‏ ودهفنت بصبغ اجر مُشرق وتكون هذه الاطباق عشرة

bout à bout; il lui donna un coup de pied, et voici l'enfant qui se lève et qui se tient tout droit. Tout cela m'étonm beaucoup, et j'en eus une palpitation de cœur, pareille à celle dont je souffris chez le roi de l'Inde, quand je fus # moin d’une chose analogue. L'on me fit prendre un médiæ ment, qui me débarrassa de mon mal. Le kädhi Afkhar ed din se trouvait à côté de moi, et me dit : « Par Dieu! il 27 a eu ici ni montée, ni descente, ni coupure de membres: tout n'est que jonglerie. »

Le jour suivant, nous entrâmes par la porte de la 2ه‎ quième ville, la plus grande de toutes les six. Elle est hab tée par le peuple, ou les Chinois, et ses marchés sont jolis; elle renferme des ouvriers fort habiles, et c'est 1à que l'on # brique les vêtements nommés alkhanséouiyah.Parmidesbells | choses que l'on confectionne dans cette ville, il y a les plais ou assiettes, qu'on appelle dest ; elles sont faites avec des 9 seaux, dont les fragments sont réunis ensemble d’une + nière admirable; on les enduit d’une couche de coulear® vernis rouge et brillant. Ces assiettes sont au nombre de di

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قبط‎ LT نظهر‎ US LT Gp à la ويصنعون مى هث١ القصمبي‎ \gnasr يغط‎ as واحمد ويصنعون‎

Cole‏ ومى WE‏ ان تقع مى AI‏ فلا تنكسر Jets‏ فيها الطعام ét}‏ فلا يتغيّر صباغها ولا يحول وتجلب AUS ge‏ الى اليند وخراسان lus‏ ولا دخلنا هذه المدينة بتقا لهلة فى ضيافة اميرها وبالغك دخلنا مى باب يسمى RS‏ وانان الى المدينة السادسة ويسكنها الحرية Goal,‏ Li,‏ وإلجارون ويدعون دود كاران (درو د كران) والاصيامية وهم الرّماة واليمادة وهم الرجال ue pps‏ السلطان ولا

يسكن معهم سواهم Pons)‏ كثير وشذة المدينة على he-lu‏

l'une placée dans le creux de l’autre; et telle est leur finesse, que celui qui les voit les prend pour une seule assiette. Elles sont pourvues d'un couvercle, qui les renferme toutes. On fait aussi de grands plats, avec les mêmes roseaux. Au nombre de leurs propriétés admirables sont celles-ci : qu'ils peuvent tomber de très-haut sans se casser; que l'on s'en sert pour les mets chauds, sans que leur couleur en soit altérée, et sans qu'elle se perde. Ces assiettes et ces plats sont expédiés de Khansä dans l'Inde, le Khoräçän et autres pays. Nous passâmes une nuit dans cette cinquième ville, comme hôtes de son commandant, et le lendemain nous entrâmes ans 12 sixième, par une porte nommée kechtiouänän, ou » des pilotes. » Cette ville est habitée seulement par les ma- 28 رود‎ les pécheurs, les calfats, les charpentiers, et ces der- هه‎ kers sont appelés doroûdguérän ; par les sipdhiyah, ou « cava- Rens», qui sont les archers; enfin par les piyädeh, et ce sont les piétons. Tous sont esclaves du sultan, nul autre ne deneure avec eux, et ils sont en très-grand nombre. La ville ont nous parlons est située au bord du grand fleuve, et nous

النهر الاعظم بتنا بها ليلة فى ضيافة اميرها وجهر لنا PAS‏ قرط مركبا بما lis‏ اليه مى زاد وسواة وبعث معنا أححابه بسم التضييف وسافربا مى هذة المدينة وى JU ET‏ الصيى ودخلنا الى 5% مقطا بكسر TE‏ امتهم وطآء Ja‏ وى احسن بلاد الدنيا DE‏ ولا يكون فى ar‏ موضع غير معمور ناته أن بق موضع غير معمور Ab‏ أهله اومَى يواليهم xml‏ والبساتين والقرى ss‏ منتظمة بجانبى هذا لنهرمى مدينة Lund‏ الى مجينة خان بالق وذلك مسيرة #وبعة cles‏ يومًا وليس بها احد من المسطى إلا مى كان ble‏ غير مُقم لانها ليست بدار plie‏ وليس بها مدينة

y restâmes une nuit, jouissant de l’hospitalité de son commaudant. L'émir Korthaï nous frt préparer un navire pourvu de tout le nécessaire en fait de provisions de bouche et autres; il fit partir avec nous ses compagnons pour que nous fussions partout reçus comnie les hôtes du sultan; et 20158 cette ville, qui est la dernière des provinces de la Chine {méridionale), pour entrer dans le Khithä (Catay, ou Chine septentrionale).

Le Khithä est le pays du monde le mieux cultivé, et dans toute la contrée l'on ne trouve pas un seul endroit qui soit en friche. La raison en est que, s’il arrive qu'une localité reste sans culture, l'on force ses habitants, ou, à leur défaut, ceux qui les avoisinent, d'en payer l'impôt foncier. Les jar. dins, les villages et les champs ensemencés sont rangés avec ordre des deux côtés du fleuve, depuis la ville de Khansi jusqu à celle de Khän-bâlik ; ce qui fait un espace de soixantequatre jours de voyage. Dans ces localités, l'on ne trouve pas de musulmans, à moins qu’ils ne soient de passage, et non établis; car elles ne sont pas propres à une demeure fixe, et

D'IBN BATOUTAH. 205‏ تجمعة انما فى قرى وبسآئط فيها الررع والفوآكه والسكر ولم ارك الدنيا مثلها غير مسيرة اربعة أيام مى الانبار الى Aile‏ وكُنًا كل ليلة Ji‏ بالقرى لاجل الضيافة حتى Lies‏ الى مدينة خان بالق وضبط اسمها جفاء متهم والف ونون Que‏ وبآء معقودة والف ولام مكسور وقاف. وتسمى ايضا Us Ale‏

مكهم ونون مكسور وقان وواو وق Em‏ القان والقانى فى سلطائنهم الاعظم الذى ae‏ بلاد الصيى Lido‏ ونا وصلعا Wall‏ ارسينا على عشرة أميال منها على العادة عندم وكتيه الى امرآء الحر Los‏ ناذنوا لنا فى دخول مرساها فد خلناءة كم نزلنا الى المدينة وى مى اعظم مدن الدنيا وليسث فى ترتيب بلاد الصيى فى كون البساتبى داخلها أتما ى PS‏

L'on n’y remarque point de ville constituée. Ce ne sont que des villages et des plaines, où l'on voit des céréales , des fruits €t (des cannes à) sucre. Je ne connais point dans le monde €ntier de région comparable à celle-ci, excepté l'intervalle de quatre jours de marche entre Anbär et’Ânah {dans l’Iräk arabe). Tous les soirs, nous descendions dans un nouveau Village, où nous recevions l'hospitalité.

Nous arrivämes ainsi jusqu’à Khân-pâlik, nommée encore Khänikoû (Khän-blik, Cambalu, Pékin). C'est la capitale du , ou du grand sultan des Chinois, qui commande dans les Pays de la Chine et du Khithä. Nous jetâmes l'ancre, suivant l'usage de ces peuples, à dix milles de Khän-bälik, et l'on écri- Vat à notre sujet aux émirs de la mer (les amiraux), qui nous Permirent d'entrer dans le port, ce que nous fimes. Ensuite Ous descendimes dans la ville même, qui est une des plus &randes du monde; mais elle diffère des autres villes de la hine, en ceci que les jardins ne sont pas dans son en- Ceinte; ils sont au dehors, comme dans les cités des autres

296 VOYAGES برهان الدين‎ ml ie كالقصبة حسها نذكرة ونرلت‎ الصاغرق وهو الدى بعث اليه ملك المند باربعيى الغف‎ أن‎ AL ديفغة:‎ Le ديفار واست<دعاءة فناخث الونانير وقضى‎ 7 يهان‎ joue Ale y للسجى الذين ببلاده‎ ملك الاقطار كثل ما يستمى كلّ مى ملك‎ AE يلى‎ ge JE الور بأتابك وأسمه ياشاى بغتم الباء المعقودة والشعى‎ Sn و وحجعة الارض مكلة اعظم‎ de ME لضم وسكون الياء وليس‎ دريوروييسى ملتعه,ء‎ pays. La ville ou le quartier où demeure le sultan, est s=—située au milieu, à la manière d’une citadelle, ainsi que not; le dirons ci-après. Je logeai chez le cheikh Borhäân eddin ولحت‎ Sâghardj : c'est le personnage à qui le roi de l'Inde envo=—à2 quarante mille dinärs, l’invitant à aller dans son pays; ÿ prit la somme d'argent, avec laquelle il paya ses dettes; mamm; il ne voulut pas se rendre chez le souverain de Dibly,et + dirigea vers la Chine (cf. t. III, .م‎ 255). Le kän le mitæ /

tête de tous les musulmans qui habitaient son pays, et il l'appela du nom de Sadr aldjihän, ou « prince du monde. »

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