‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 64 sur 114 · DU SOIN QU'ILS PRENNENT DES VOYAGEURS SUR LES ROUTES · texte numérisé non relu

DU SOIN QU'ILS PRENNENT DES VOYAGEURS SUR LES ROUTES

Le Chine est la plus sûre ainsi que la meilleure de toutes

es régions de la terre pour celui qui voyage. On peut parœurir tout seul l'espace de neuf mois de marche sans avoir tie à craindre, même si l'on est chargé de trésors. C'est {ue dans chaque station il y a une hôtellerie surveillée par هه‎ officier, qui est établi dans la localité avec une troupe de Avaliers et de fantassins.

268 VOYAGES الى الفندق ومعه كاتبه فكتب‎ SU الاخرة جآء‎ las

مماء هع مى يبيت به مى المسافرين fs‏ عليها Mit‏ gl‏ الغندق es‏ فاذ! كان بعد ga)‏ > ومعه LAS‏ Yi} EL‏ باسمه وكتب بها تفسيرًا وبعت معهم من + الى المنزل الثاى له وياتيه ببراءة مى حاكه ان لجميع نك وصلوا اليه وان لم يفعل xl‏ بيهم وهشاكذ! العمل فى كل PS Ji‏ مى صين الصيى الى خان بالق وى هذه الفنادق ديع ما plis‏ اليه المسافرمى الازواه وخصوصا الدجاج والإوز واما الغانم فهى قليلة nds Pos‏ الى ذكر شفرنا فنقول لما قطعنا البجركانت اول مدينة Lies‏ اليها

Tous les soirs, après le coucher du soleil, ou après la nuit close, l'officier entre dans l’auberge, accompagné 06 8 secrétaire; il écrit le nom de tous les étrangers qui 0011 y passer la nuit, en cachette la liste, et puis ferme sur ext la porte de l'hôtellerie. Au matin, il y retourne avec f secrétaire, il appelle tout le monde par son nom, et en écri une note détaillée. 11 expédie avec les voyageurs une pe sonne chargée de les conduire à la station qui vient après et de lui apporter une lettre de l'officier préposé à cette © conde station , établissant que tous y sont arrivés; sans ceh Jadite personne en est responsable. C'est ainsi que l'on © use dans toutes les stations de ce pays, depuis Sin-assis jusqu'à Khän-bälik. Dans ces auberges, le voyageur troutt tout ce dont il a besoin en fait de provisions; il y a surtoti des poules et des oies; quant aux moutons, ils sont raré en Chine.

Pour revenir aux détails de notre voyage, nous dirons qu'après notre trajet sur mer, la première ville chinoise où

D'IBN BATOUTAHI. 269‏ مدينة الريتون وهذة المدينة ليس بها زيقون ولا aff‏ بلا اهل all‏ والهند LES,‏ اسم وضع عليها وق مديف els‏ كبيرة تصنع بها ثياب LA‏ والاطلس وتعرف بالنسم اليها وتفغضل على الثياب Lidl‏ ولنثبالقيّة ومرساها م اعظم مراسى الدنيا اوهو اعظمها رايث به نحو مأية جفا كبار Ds‏ الصغار فلا at‏ كثرة وهو خو ركبيرمى الك يدخل ى البر cie‏ مختلط بالنهر الاعظم وهذة MANU‏ gars‏ بلاد الصين يكون للانسان بها البسقان والارض ودار فى وَسَطها كثل le‏ ى بلدة Rue‏ ببلاديا وبيذ! عظمه بلادهم والمسطون ساكنون AVE‏ على حدة وى يوم وصوا

ous débarquâmes, ce fut celle de Zeïtoûn {Tseu-thoung; ttuellement Thsiuan-tchou-fou). Bien que Zeïtoün en arabe gnifie olives, il n'y a pourtant pas d'oliviers dans cette lé, pas plus que dans aucun autre endroit de la Chine ni e l’Inde ; seulement, c'est là son nom. C'est une ville grande, perbe, où l'on fabrique les étoffes damassées de velours, insi que celles de satin, et qui sont appelées de son nom zeiéniyyah ; elles sont supérieures aux étoffcs de Khansä et de bân-bâlik. Le port de Zeitoùn est un des plus vastes du sonde; je me trompe, c’est le plus vaste de tous les ports. Y ai vu environ cent jonques de grande dimension; quant ux petites, elles étaient innombrables. C'est un vaste golfp Jui, de la mer, entre dans les terres, jusqu’à ce qu'il se réu. aise avec le grand fleuve. Dans cette ville, comme dans loute autre de la Chine, chaque habitant a un jardie, من‎ champ, et sa maison au milieu, exactement de même que œla se pratique chez nous, dans la ville de Sigilmäçah. Cest pour cette raison que les cités des Chinois sont si grandes.

Les mahométans demeurent dans une ville à part. Le

270 VOYAGES الهها رايت بها الامير الذى توجه الى اليفك رسولاً باليدية‎ على وعرن صاحبٌ‎ fus Ad وغرق به‎ Lie 4 ومضى‎ الى قاضى المسهيى‎ es فانزلنى ى منرل حسن‎ à الديوان‎ ووز الاسلام‎ self تاج الحدين الأرْدُوياق وهومى الافاضل‎ الدين عبت الله الاصفهان وهو مى الصلجماء وجاء الى‎ AS الذين‎ UT كبار التجار فيهم شرن الدين النبريرى احد‎ أسكدنث منهم مين قدوى على الهند واحسنهم معاملة‎ فى بلاد‎ PLACE حافظ القرآن مكثر التلاوة وهاولاء التجار‎ Ce الفرح وفالوا‎ SSI فرحوا به‎ out قدم عليهم‎ 151 LU مى أرض الاسلام وله يعطون زكوات اموالهم فهيعود غنيا‎

jour de mon entrée, j'y vis l’émir qui était arrivé dans l’Inde comme ambassadeur et porteur d'un cadeau, qui était part en notre compagnie (pour le Malabar), et dont la jonque avait été submergée. Il me salua, et informa sur mon compte le chef du conseil, qui me fit loger dans une belle habitation, : Je reçus la visite: 1° du juge des musulmans, Tädj eddin Alardoouily, homme vertueux et généreux; 2° du cheïkh de l'islamisme Camäl eddîn Abdallah, d'Ispahän, homme très-pieux : 3° des principaux marchands. Parmi ceux-ci je nommerai sculement Cheref eddin de Tibriz, un des 2680 cjants envers lesquels je m'endettai lors de mon arrivée dans l'Inde, et celui dont les procédés furent les meilleurs; il sait tout le Coran par cœur, et il lit beaucoup. Comme ces com merçants sont établis dans le pays des infidèles, il s'ensuit que, lorsqu'ils voient un musulman qui se rend près d'eux,

ils s'en réjouissent considérablement, et se disent: « Celui

vient de la terre de l'islamisme. » Ils lui donnent l’aumône

légale sur leurs biens, de sorte que ce voyageur devient riche

à la manière de l’un d'eux. Au nombre des cheïkhs éminents

D'IBN BATOUTAH. 271‏ كواحد منهم وكان بها مى ST‏ الفضلاء برهان pri‏ الكازروق له زاوية خارج OM‏ واليه يدفع" التجار النذور التى ينذرونها an Gé af gl‏ ونا عرن صاحبٌ الديوان st‏ كتب الى OUI‏ وهو مكلهم الاعظم يخبره بقدوى مى جهة ملك البنت فطلبتُ منه ان يبعث مق مَن يوصلنى الى بلاد الصيى (صين Po (all‏ يسهونها © صي كلان لأشاهد تلك البلاد وى فى AULE‏ خلال ما يعود جواب القان فاجاب الى ذلك وبعث ge‏ مى اصحابه home de‏ وركبت ف النهرى مركب يُشيهء plat‏ بلادنا الغروية إلا أن Had‏ جد فون فيه قيامًا ومعهم فى وسط ا مركب الاب PSS, PAU à‏ ويُظلّلون de‏ المركب بثياب تصنعس .

qui se trouvaient à Zeïtoûn, il y avait Borhân eddin Alcäzé- Wüny, qui possédait un ermitage au dehors de la ville. Cest à lui que les marchands payaient les offrandes qu'ils hisaient au cheïkb Aboû Ishak de Càzéroün.

Lorsque le chef du conseil, ou le magistrat de cette ville, eut connu ce qui me concernait, il écrivit au kén, qui est عا‎ grand roi, ou l'empereur des Chinois, pour lui apprendre que j'étais arrivé de la part du roi de l'Inde. Je priai le chef du conseil d'envoyer avec moi quelqu'un pour me conduire au pays de Sin-assin, que cés peuples appellent Sin-calän (Canton), afin qu'en attendant la réponse du مقط‎ je visitasse cette contrée, qui est sous sa domination. Il m’accorda ma demande, et fit partir avec moi un de ses gens pour m'ac- Compagner. Je voyageai sur le fleuve dans un navire sembable aux vaisseaux de guerre de notre pays, si ce n'est que dans celui-ci les marins rament debout et tous à la fois a milieu du bâtiment; les passagers se tiennent à la proue

83 la poupe. Pour avoir de l'ombre, on tend au-dessus du

272 VOYAGES ببلادهم يشبه اآلتان وليس به وهو ارق مى القتب‎ cle وسافربا & هذ! النهر سبعة وعشرين يومثا وى كل يسوم نرسو‎ الظهر تم‎ dass الزوال بقرية نشترى بها ما حتاج اليه‎ ous الى مدينة‎ Lies بالعقى الى اخرى فاكذا الى أن‎ Ji ei وى مدينة صين الصين وبها‎ CU كلان بغت‎ que وبالزيتون ايضا وهنالك يصب نهر آب ححياة فى الجر‎ (URI ويسمونه جع الحرين وق مى اكبر المدن واحشنها اسواقع‎ ومنها جل الى سآيّر بلاد‎ UT ومى اعظم اسواقها سوق‎ Luis هذة المدينة‎ lus de الهند والهن‎ dis الصين‎ عظمة لها تسعة ابواب داخل كل باب اسطوان ومصاطب‎

navire des étoffes fabriquées au moyen d'une plante du pays, laquelle ressemble au lin , mais qui n'en est pas; elle est plus fine que le chanvre.

Nous voyageàmes sur ce fleuve vingt-sept Journées : tous les jours, un peu avant midi, nous jetions l'ancre dans uma village, où nous achetions ce dont nous avions besoin , et fansions notre prière de ntidi. Le’soir nous descendions dans un autre village; et ainsi de suite jusqu'à notre arrivée à Sin-calän , qui est la ville de Sin-assin. On y fabrique la por-celaine, de même qu'à Zeïitoün, et c'est ici que la rivière nommée Abi-haïdh, ou l’eau de la vie, se décharge dans 3à mer, et qu'on l'appelle le confluent des deux mers. Sin-assñn est une des plus vastes cités, et une de celles dont les mær : chés sont les plus jolis. Celui de la porcelaine est un de plus grands; de [1 on exporte la porcelaine dans les autre villes de la Chine, dans l'Inde et dans le Yaman.

Au milieu de la ville l'on voit un superbe temple, ayant neuf portes; à l'intérieur de chacune d'elles sont un م‎ tique et des estrades, où s'asseyent ceux qui habitent ‘©

D'IBN BATOUTAH. 273‏ ui‏ عليها الساكنون بها وبى البابى الثاى والثالتك منها موضع فيه بيوت يسكفها Ale pret‏ الزمانات AS‏ واحد منهم نفقته وكسوده مى اوقان ألكنيسة وكذلك core Les‏ الابواب كلها وى داخلها ال مارستان للرضى وال مطضة لطي الاغذية وفيها الاطباء HS,‏ وذكرلى ان الشيوخ الذين لا قدرة لهم على التكسب لهم نفقتهم وكسوتهم بهذة اأكنيسة وكذلك الايتام والارامل من لا حمال" له وكر هذة

أأكنيسة بعض ملوكهم وجعل هذة المدينة وما اليهامى القرى والبساتيى وقغنا عليها وصورة ذلك الملك ممصورة li‏ المذكورة وتم يعبدونها do‏ بعض جهات هذة المدينة بلدة المسجين لهم بها Salt‏ لامع والزاوية والسوق ولهم GS‏

monument. Entre la deuxième et la troisième porte, il existe مه‎ local dont les chambres sont occupées par les aveugles elles infirmes, ou les gens mutilés. Ils sont nourris et habillés au moyen des legs pieux affectés au temple. Entre les autres portes il y a aussi des établissements de ce genre; وه‎ y voit un hôpital pour les malades, la cuisine pour pré- Parer les mets, les logements pour les médecins, et ceux des gens de service. On m'a assuré que les vieillards qui n'ont pas la force de gagner lear vie y sont entretenus et habillés ; qu'il en est ainsi des orphelins et des veuves sans resources. Ce temple a été bâti par un roi de la Chine, Qui a légué cette ville, ainsi que les villages et.les jardins Qui en dépendent, comme fondation pieuse pour cet étant. Son portrait se voit peint dans ledit temple, et les Chinois vont l'adorer. | Dans un des côtés de cette grande cité se trouve la ville des musulmans, où ils ont la mosquée cathédrale, l'ermitage et le marché; ils ont aussi un juge et un cheïkh. Or,

274 VOYAGES كل بلك مى بلاد الصبى مى شه الاسلام تكون‎ à تمه ولا بل‎ dy ور للسؤين كلها راجعة اليه وفاض يقضى بيهم وكان‎ فت أوحت الدين الستجارى وهو اححت الفضلاء الاكابر ذوى‎ لمنوال الطادلة واقت عنده اربعة عشريوما وف القساضى‎ يوم يصنعون دعوة جديدة‎ Jo سآئر المسطى تتوالى على‎ الهها بالعُشارين سان والمغشينى!' ولس ورآء هذه‎ ait ياجوج‎ Su وبينها وبيى‎ cb ولا‎ LT جينة مدينة لا‎ باون‎ A US ذكرلى يسكنها‎ Les ماجوج ستون يوما‎ ى آدم اذا ظغروا بهم ولذلك لا تسلك بلادهم ولا يسار‎ ssl) wo رأى‎ we راى السك ولا‎ we هها ولم اربتلك البلاد‎

dans chacune des villes de la Chineil y a toujours un cheïk de l'islamisme, qui décide en dernier ressort tout ce ا‎ concerne les musulmans, et un kädhi, qui leur rend la ju tice. Je descendis chez Aouhad eddin, ou l'unique dans | religion, de la ville de Sindjär: il est au nombre des homi de mérite les plus considérables et les plus riches. Mad meure auprès de lui fut de quatorze jours; les cadeaux d juge et des autres mahométans se succédèrent sans inte ruption cher moi. Tous les jours ils préparaient un festi nouveau; ils s’y rendaient dans de jolies barques, longæ de dix coudées, et wec des chanteurs. Au delà de cette vii de Sin-assin il n'y en a point d’autres, soit aux infidèle soit aux musulmans. Entre elle et lerempart, ou grande 3 raille de Gog et Magog, il y a un espace de soixante 2 de marche, selon ce qui m'a été rapporté. Ce territoire © occupé par des païens nomades, qui mangent les homme lorsqu'ils peuvent s’en emparer. C’est pour cela que l'onn se rend point dans leur pays, et que l'on n'y voyage pas, } n'ai vu dans cette ville personne qui ait été jusqu’à la grand muraille, ou qui ait connu quelqu'un qui l'ait visitée.

276 VOYAGES Lieu a ما تكلم‎ de شرج الينا وكأنه ظهرمنه الندم‎ ومعه ؟هجلة‎ Also) دهلنا الغار عليه فم ده وو-جك<نا بعض‎ والشت مى آللاغد فقال هذه ضيافتكم فانصرفوا فقلنا لدم‎ عادته اذا‎ Gb لم تروة‎ coin és نتظر الرجل فقال لو اقم‎ ذلك وانصرفت‎ ge cure معك‎ pole اب عنك بل هو‎ الاسلام واوحد الدين الستجارى‎ ge عهت القاضى‎ نصيته فقالوا كذلك عادته مع مى يان اليه مى الغرباء ولا‎ ae) مى الاديان والذئ ظننتهوه اححد‎ kB هق احد ما‎ كان غاب عن هذه البلاد مو فسيى‎ a هو واخبروق‎ 2

rait dit qu'il éprouvait du regret de ce qu'il avait raconté Nous fümes téméraires , nous entrâmes dans la grotte pou le surprendre; mais nous ne le trouvâmes pas. Nous vime un de ses compagnons qui tenait quelques béouélicht de pa pier (billets de banque, au singulier bélicht), et qui nous di « Voici pour votre repas d'hospitalité, allez-vous-en. » No” lui répondîmes : « Nous voulons attendre le personnage= H reprit : « Quand même vous resteriez en ce lieu dix arvous ne ع1‎ verriez pas. Or c'est son habitude de ne plus. laisser voir jamais par l'individu qui a connu un de ses : crets. » Îl ajouta : « Ne pense pas qu'il soit absent; au co traire, 11 est ici prés2nt avec toi. »

Je fus surpris de tout cela, et je partis; je racontai 0 histoire au kâdhi, au cheïkh de l'islamisme et à Aouha eddin de Sindjär. Ils dirent : « C'est là sa manière d'agir ave les étrangers qui vont le visiter; personne ne sait.quelle r ligion il professe, et celui que vous aves cru étregn de © compagnons, C'était le cheïkh même. » Ils m'apprirent qu ce personnage avait quitté cette contrée-là pendant cinquarn

D'IBN BATOUTAH. 277 |‏ سنة ثم قدم عليها منذ سنة وكان السلاطيى والامرآء وأكبرآء ياتونه T5‏ فيعطيهم التصف aus Pot de‏ الفقرآء كل وم فيعط كلل احد على قدرة وليس ف الغار الذى هو به ما

يقع عليه البصر واتّه ÈS‏ عن السنين الماضصية ويذكر GA‏ Le‏ الله عليه bus‏ ويقول لوكنت معه لنصرته ويد كر cul‏ فر بن لخطاب des‏ بن at‏ طالب باحسن الذككر ويثنى las‏ ويلعن يزيك بن معاوية ويقع فى معاوية Sd‏ عنه بامور BARS‏ واخبرن أوحد الدين الستهارى تال د خلت عليه بالغارفاخذ بيدى ME‏ فى 31 فى قصرعظم وانّه نات

années environ , et qu'il y était retourné depuis un an ; que les rois, les commandants et les grands vont le visiter, et qu'il leur fait des cadeaux dignes de leur rang: que tous les Jours les fakirs, ou les religieux pauvres viennent le voir, et reçoivent de lui des dons proportionnés au mérite de cha- Cun d'eux, bien que la grotte dans laquelle il demeure ne renferme absolument rien. 115 me racontèrent encore que ce Personnage fait des récits sur les temps passés, qu'il parle du prophète Mahomet et qu'il dit à ce propos : « Si j'eusse été avec lui, je l'aurais secouru. » Il cite avec vénération les deux califes : "Omar, fils d’Alkhatthäb, et ’Aly, fils d'Aboû Thälib, et il en fait un grand éloge. Au contraire, il maudit Yaztd, fils de Mo'âouiyah , et condamne le même Mo‘äouiyabh. Les personnes ci-dessus nommées ine fcontèrent beaucoup d'autres choses touchant ce cheïkh.

Aoubad eddin de Sindjär m'a rapporté à ce sujet ce qui Suit : « J'allai le voir une fois, me dit-il, dans la caverne, et il pritma main. Aussitôt je m'imaginai être dans un immense Château, où le cheïkh était assis sur un trône; il me semblait

278 ' VOYAGES الوصائف للمسان‎ xanle سرير وفوق راسه تاج وعن‎ de فيه‎ im الى اخذت‎ eds AUS والفوآكه تتساقط فى انهار‎ واصابنى مرض‎ Ge data لاكلها فاذا انا بالغار وبين يديه وهو‎ فل اعد اليه وأهل تلك البلاد يعتقدون‎ Dogs شديد لازمنى‎ ete آله مسلٍ لاكن لم يرة امد يصلى وامًا الصيام فهو‎ ى بعض الايام فقال لى‎ Dali وقال فى القاصى ذَكرت له‎ fout أن صلاق غير صلاتك واخبارة لها‎ gel انت ما‎ gout غريبة وى اليوم الثاى مى لقآده سافرت راجعنا الى مدينة‎ اليها بايام جاء امسر القان بوصول الى‎ dues ns اليتون‎

que sur sa tête il portait une couronne, qu'à ses deux côtés étaient de belles servantes, et que des fruits tombaient sans cesse dans des canaux qui se voyaient dans cet endroit. Je me figurais que je prenais une pomme pour la manger; et void que je m'aperçois que je suis dans la grotte, et que je vois le cheïkh devant moi, riant et se moquant de ma personne. J'en fis une forte maladie qui me dura plusieurs mois, et je ne retournai plus rendre visite à cet homme extraordipaire. »

Les habitants de ce pays-là croient que ce cheïkh est mus sulman; mais personne ne l'a jamais vu prier. Pour ce qæ est de l’abstinence des aliments, on peut dire qu'il est tota jours à jeun. Le kädhi m'a raconté ceci: « Un jour, dit je lui parlai de la prière, et il me répondit : « Est-ce que # , «sais, toi, ce que je fa? Certes, ma prière diffère de latienne— Toutes les circonstances qui regardent cet homme 1 étranges.

Le lendemain de mon entrevue avec ce cheïkh je partz pour retourner à la ville de Zeitoûn , et, quelques jours après que j'y fus arrivé, on reçut un ordre du kän portant que

D'IBN BATOUTAH. 279

حضرته على Si‏ واكلرامة ان RS‏ فى النهر Vo‏ فى AA‏ فاخترت السغرق النهر نجهزوا فى مركبا حسنا مى المراككب EE‏ لركرب الامرآء:وبعث الاميرٌ معنا اتحابه ووجّه لنا الاميرٌ والقاضى والتجار المسهون DIS‏ كثيرة" bus‏ ك الضيافة GRAS‏ بقرية ونتعشى باخرى فوصلنا بعد سفر Es‏ ايام الى مدينة pets‏ وضبط اسمها بفتم القان وسكون النوى وفتم دم وسكون النون ES‏ وم القآء وواو مدينة كبيرة حسنة & بسيط افيم والبساتى RS‏ بها LG‏ غوطة دمشق Miss‏ وصولنا خمرج الينا القاضى وشين الاسبلام والتهار ومعهم الاعلام والطبول والابواق والانفار bi Jai‏

J'eusse à me rendre dans sa capitale, défrayé de tout, et bien honoré. 11 me laissait libre de voyager, soit par eau, Soit par terre; je préférai m'embarquer sur le fleuve. On

isposa pour moi un joli navire, un de ceux qui servent à transporter les commandants; l'émir fit partir avec moi ses Compagnons, et me fournit beaucoup de vivres; le kädhi et les négociants musulmans m'envoyèrent aussi des provisions nombreuses. Nous voyageimes comme hôtes du sultan, nous

mions dans un village, nous soupions dans un autre; et, Près un trajet de dix jours, nous arrivâmes à Kandjenfoû.

est une belle et grande cité, dans une plaine immense, €utourée par des jardins; on dirait la campagne (Ghodthah) Qui avoisine la ville de Damas.

À notre arrivée, sortirent pour nous recevoir, le kädhi, le cheikh de l’islamisme et les marchands; ils avaient des drapeaux, des tambours, des cors et des trompettes; les musiciens les accompagnaient. Ils nous amenèrent des chevaux,

واتونا Juill‏ فركينا ومشوا بين ايدينا لم يركب معنا غير القاضى والشور وخرج امير OUI‏ وخ امه وصَيّف السلطان عندط معظم SSI‏ التعظم ودخلنا المدينة ولها اربعة اسوار يسكن ما بين السور الاول والثان ous‏ السلطان مى حراس المدينة وسمارها ويسمون bla‏ (الياشوانان) بفتم البآء الموحدة وسكون الصاد الميهل وواو والف ونون والف ونون ويسكن ما بين السور SU‏ والثالث لإبنود المركبون والامير aid‏ على البلد ويسكن داخل السور الثالث المسطون وفنالك Up:‏ عند شضخهم ظهير الدين SDS‏ بضم القان وسكون الراء ويسكن داخل السور الرابع الصينيون وهو

que nous montàmes ; ils marchèrent tous à pied devant nous. =, excepté le kädhi et le cheïkh, qui cheminèrent à cheval AVE nous. Le gouverneur de la ville et ses domestiques sorti æ;: rent aussi à notre rencontre, car l'hôte du sultan est trèm يه‎

honoré par ces peuples. Nous fimes notre entrée dans Kacemm. djenfoü , qui a quatre murs. Entre le premier et le secor——q habitent les esclaves du sultan, soit ceux qui gardent la vil} le jour, soit ceux qui la gardent pendant la nuit; ces ككل‎ niers sont nommés päçouänän (sentinelles de nuit). Entre= م[‎ deuxième mur et le troisième sont les militaires à chev ,لك‎

et l'émir qui commande dans la ville. À l'intérieur de à

troisième muraille habitent les musulmans, et ce fut là que nous descendimes, chez leur cheïkh Zhahîr eddin alkor. ny. Les Chinois demeurent dans l'intérieur de la quatrième muraille, ce qui constitue la plus grande de ces quatre villes. La distance qui sépare une porte de celle qui la suit, dans cette immense cité de Kandjenfoû, est de trois et quatre

D'IBN BATOUTAH. 281‏ ثلاثة اميال واربعة ولكل انسان كا ss‏ بُستانه ودارة وأرضه «

حكاية وبينا Li‏ يوم فى دار ظهير الدين القرلان اذا مركب عظم لبعض الغقهاء المعظميى Pis‏ فأسشوّذن له عل وغالوا مولانا قواء!' الدين GA‏ فتمبت مى سمه ود خل الى فنا حمصلت الموائسة بعد السلام سام فى اقّ اعرفه*فاطلتُ النظر اليه فقال اراك تنظر اق نظرمّى يعرفنى فخقلت له مى & البلاد انتٌ فقال مى سبتة فقلت له وانا مى is‏ غيثة< السلام على ds‏ حتى بكيت لبكآنه فقلت له فل دخلت بلا< الهند فقال لى نعم دخلت حضرة ss‏ فها قال لى ذلك

Milles. Chaque habitant, comme nous l'avons dit déjà, y a SOn jardin, sa maison, et ses champs.

ANECDOTE

Un jour que je me trouvais dans la demeure de Zhahir

y ©ddin alkorläny, voici qu'arrive un grand navire appartedant à un des jurisconsultes les plus vénérés parmi ces mu- Sulmans. On demanda la permission de me présenter ce Personnage et l'on annonça : « Notre maître Kiouâm eddin | “sebty. » Son nom me surprit; mais quand il fut entré, et Que l'on se fut mis à converser après les salutations d'usage, il Me vint à l'esprit que je le connaissais. Je me mis à le regarrfixement, et il me dit : « Il me paraît que tu me regardes Comme un homme qui me connaît. — De quel pays es-tu? De Ceuta. — Et moi, je suis de Tanger. » Or il me retouvela le salut, il pleura, et je pleurai à son exemple. Je

£ lui demanda : « Astu été dans l'Inde? — Oui, j'ai été à ١ Dihly, la capitale. : @:: il eut dit cela, je me souvins de

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المناكير الكثيرة فاقلقنى ذلك حتى كنت JU sh‏ فلا اخرج إلا لضرورة وكنت اذا رايت المسطيى بها فكالى لنيت أهلى واقارى ومى تمام فضيلة هذ! الفقيه الفتسرى ان ساف مق لمأ رحلت عن sie‏ اربعة ge pli‏ وصلت di‏ مدينة

LS 655‏ وق ببآء موحّدة. مفتوحة ويآء آجر ‘gd‏ ساكنة وواو مغتوحة ومم وتان مضصموم وطآء مسكنة jh‏ مضموم وواو مدينة صغيرة يسكنها الصينيون مى did‏ وسُوقة وليس بها cb‏ إلا Rat‏ بى الدور اهلها مى سه ani‏ المذكور نزلنا بدار Pat‏ واقنا sue‏ ثلاكة أيام ثم ودعت A)‏ وانصرفت فركبت النهر على العادة SOS‏ جقبية ونتعشى باخرى الى ان وصلنا بعك سبعة عشر يرم 0

Wen logis j'étais témoin de beaucoup de choses très-blâmales ; cela me désolait au point que je restais la plupart .& temps cher moi, et que je ne quittais la maison que , Per nécessité. Durant mon séjour en Chine, toutes les fois qe j je voyais des musulmans, c'était comme si j'eusse renma famille et mes proches parents. Ledit juriscontake Albochry poussa la bonté si loin à mon égard, qu’il "“Veyagea avec moi pendant quatre jours, lorsque je quittai Jendjenfoû, et jusqu'a mon arrivée à Baïouam-Kothloû. est une petite ville habitée par des Chinois, militaires et grands: les mahométans n’y ont que quatre maisons, beupées par des partisans du légiste Albochry, nommé cidessus. Nous descendimes chez l'un d'eux et restûmes avec hi trois jours; ensuite je dis adieu au légiste, et me remis ها‎ route.

Comme d'habitude, je voyageais sur le fleuve; nous disous dans un village, nous soupions dans un autre, et près un trajet de dix-sept jours nous arrivämes à la ville

مدينة Lll‏ واسمها على نحو still paul‏ الشاعرة ولا ادرى as‏ هو ام وافق العيق وه<ة المدينة اكبر مدينة Wish‏ على وجه الارض طولها مسيرة ثلاثة أيام يرحل المسافر فيها وينزل وق على ما ذكرباة مى ترتيب 8,18 الصين كل احد لد ailes *‏ وداره وى منقسمة الى سات مدن سنذكرها وعند , وصولنا اليها ge‏ الينا قاضيها 9 الدين ds‏ الاسلام بها واولاد عتمان بن عَفَان المصرى وهم DS‏ الملسجهيى بها ه «معهم Ré‏ ابيض والاطبال والانفار والابواق Es‏ اميرها ى Le.‏ ودخلنا المدينة Lo‏ ست مدن على كل مدينة سور za DES,‏ سور واححت Job‏ مدينة منها يسكنها حراس

de Khansà (actuellement Hang-tcheou-fou). Son nom es semblable à celui de la poétesse Khansâ (la sœur de Sakhr). mais je ne sais pas s’il est arabe, ou bien seulement ans logue à l'arabe. Cette cité est la plus grande que j'aie jamais : vue sur la surface de la terre; sa longueur est de trois Jours de chemin, de sorte que le voyageur marche et fait bal dans la ville. D'après ce que nous avons dit de l'arrangement suivi dans les constructions de la Chine, chacun dans Khan est pourvu de son jardin et de sa maison. Cette cité est divisée en six villes, comme nous le montrerons tout à l'heure. À notre arrivée sorlirent à, notre rencontre : le kädhi de Khansâ, nommé Afkhar eddin, le cheïkh de l'islamisme, et les descendants d'Othmän, fils d'Affän l'Égyptien, qui sont les musulmans les plus notables de Khansä. Ils por. taïent un drapeau blanc, des tambours, des trompettes et des cors. Le commandant de cette cité sortit aussi à notre rencontre avec son escorte.

Nous entràmes dans ladite cité , qui se divise en six villes; chacune a son mur séparé, et une grande muraille les en-

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المدينة واميرهم ححذثنى القاصى وسواه انهم أكنا عهرالف , فى زمام العسكرية وبتنا ليلة دخولنا فى دار أميريم وى اليم الثاى دخلنا المدينة الثانية de‏ باب يعرف بباب dl‏ ويسكن بها اليهود والنصارى والترك عبدة التمس وثم كثير وامير هذه المدينة مى اهل الصيى late‏ عنده الليلة الثانية وى الهوم الثالتك دخلنا المدينة AU‏ ويسكنها het‏ ومدينتنهم ححسنة واسواقهم مرتبة كترتيبها 8 بلاد الاسلام وبها المساجد والمؤدّنون سمعناهم يُودْنون بالظهر jus‏ دخولنا ونزلنا منها بكار أولاد عتمان بن عفان المصرى وكان احةٌ Leu‏ الكبار استحسن هذه المدينة فاستوطنها وعرفة:

ture toutes. Dans la première ville demeurent les gardiens ماعلا‎ cité avec leur commandant. J'ai su par le kädhi et par d'antres qu'ils sont au nombre de douze mille, inscrits sur ke rôle des soldats. Nous passâmes la nuit dans la maison & ce commaudant. Le lendemain nous entrâmes dans la deuxième ville par une porte nommée la Porte des Juifs; œtte ville est habitée par les israélites, les chrétiens, et les Turcs adorateurs du soleil; ils sont fort nombreux. L’émir de cette ville est un Chinois, et nous passâmes la seconde mit dans sa demeure. Le troisième jour nous fimes notre matrée dans la troisième ville, et celle-ci est occupée par les ousulmans. Elle est belle, les marchés ysont disposés comme ans les pays de l'islamisme, elle renferme les mosquées tles muezzins; nous entendimes ces derniers appeler les dèles à la prière de midi, lors de notre entrée dans la file.

Ici nous fûmes logés dans la maison des descendants Othmäpn, fils d’Affân l'Égyptien. C'était un des plus notables fgociants, qui prit cette ville en affection et s'y domicilia;

ابو مى الاثثار على الفقراء والإعانة cut‏ ولهم زاوية | مي الصوفيّة «dé a‏ عفان nt SEE‏ لجامع بهذة المدينة 3 عليه وعلى الراوية Log Ress S!‏ المسجبى ve,‏ | يوم وليلة ى دعوة جديدة ولا يرالون يحتفلون فى اطعمتهم فح خلنا الى المدينة الرابعة وق دار الإمارة وبها سكى الامير 1 أكآبير قرطل Cl‏ >= خلنا مى بابها DS‏ عنى AS abs‏ لقبنى elle porte mème son nom (la ville d'Othmän, ou Al'othmé. :‏ niyah). Il transmit à sa postérité dans cette ville la dignité‏ et le respect dont il jouissait; ses fils imitent leur père dans 1‏ le bien qu'ils font aux religieux pauvres, et dans les secours :‏ qu'ils accordent aux gens nécessiteux. 115 ont un ermitage, 8‏ zäouiyah nommée Al'othmäniyah, qui est d'une construction‏ fort jolie, et pourvue de beaucoup de less pieux. Elle se trouve‏ habitée par une troupe de Soû/is, ou moines. C'est ledit‏ ’Othmân qui a bâti la mosquée cathédrale qui se voit dans‏ cette ville, et à laquelle 11 a légué, comme fondation pieuse,‏ des sommes considérables, ainsi qu’il l'a fait pour l'ermi-‏ tage. Les musulmans sont très-nombreux dans cette ville;‏ nous restämes avec eux quinze jours, pendant lesquels,‏ jour ct nuit, nous assistions à un festin nouveau. 115 ne ces- ;‏ saient point de mettre une grande pompe dans leurs repas.‏ et ils se promenaient tous les jours à cheval avec nous dans‏ les différentes parties de la ville, pour nous divertir. Un‏ jour ils montèrent à cheval avec moi, el nous entrâmes dans‏

la quatrième ville, qui est celle où siége le gouvernement | et où se tronve le palais du grand émiîr Korthaï.

D'IBN BATOUTAH. 287‏ الوزير وذهب a‏ الى دار الامبير اللبير قرطل فكان مى sit‏ Mage‏ التى اعطانيها ولى الله Ji‏ الدين الشيرازي ما قك ذكرته وهذة المدينة منفردة لسكى ous‏ السلطان وخذامه وى احسن المدن الست ويشقها AIS les‏ احدها

النرفة والمشور فى وَسَط هذة المدينة وهو كبير dose‏ ' الامارة & وسطءه وهو صحف بها مى gd mur‏ وفيه Cie‏

فيها الصنّاع يصنعون الثياب الغفيسة sh,‏ شرب اخبرق الامير قرط أن Pos‏ الف وستهاية us‏ كل واحمد منهم '

ل nous eûmes franchi la porte de la ville, mes‏ 1015006 00 . compagnons me quittèrent, et je fus reçu par le vizir, qui‏ # mme conduisit au palais du grand émir Korthaï. J'ai déjà ra-‏ | ١ 2 conté comment ce dernier me prit la pelisse qui m'avait été‏ donnée par l'ami de Dieu, ou le saint Djéläl cddin de Chi-‏ …. Cette quatrième ville est unique-‏ .)220 .م rèz (cf. ci-dessus,‏ ment destinée pour l'habitation des esclaves du sullan et de‏ ses serviteurs; c'est la plus belle des six villes, et elle est tra-‏ versée par trois cours d'eaux. L'un est un canal qui sort du‏ grand fleuve, et sur lequel arrivent à la ville, dans de petits‏ bateaux, les denrées alimentaires, ainsi que les pierres à‏ brèler; on y voit aussi des navires pour aller se promener.‏ Le michouer, ou la forteresse est située au milieu de cette‏ ville, elle est immensément vaste, et au centre se trouve l'ho-‏ y tel du gouvernement. La citadelle entoure celui-ci de tous‏ côtés, elle est pourvue d'estrades où se voient les artisans‏ qui font des habits magnifiques, et qui travaillent aux ins-‏ traments de guerre ou aux armes. L’émir Korthaï nra dit‏ | qu'ils sont au nombre de seize cents maîtres, et que cha-‏

القان‎ Que اعون‎ Ps يتبعه الثلاثة والاربعة مى المتعطين‎ وى ارجلهم القيود ومساكنهم خارج القصرويّباح لهم‎ k ويعرضون‎ el روج الى اسواق المدينة دون للدروء' علي‎ 1 اميره‎ à مأية فان نقص اححادهم أ طُلب‎ Re يوم على الامير‎ احدم عشر سني فك عنه قيده‎ pos آذه أذا‎ Fr وايًا‎ Ra à able يخير' النظرين اما ان يُقم فى‎ Fu وكان‎ واذا بالغ‎ We agé ولا‎ SG أن يسهرحيت 2 م بلاد‎ عليه وكذ لكا ينفق‎ sk, عاما أعتق مى الاشسغال‎ nm Aie ومى بلغ ستيى‎ flo السنى أو ضحوها مى‎ sad 'سنة عدّوة كالصبى فم تجرعليه الاحكام والشيوخ بالصبعى‎ , يُعظمون تعظها كثيرا ويسمى الحدسم أطا ومعناه الوالك‎ |

cun de ceux-ci a sous sa direction trois ou quatre apprentis : Tous sont esclaves du مقط‎ , ils ont les chaînes aux pieds, et habitent au dehors du château. On leur permet de se rendre aux marchés de la ville, mais on leur défend de sortir hors de la porte. L'émir les passe en revue tous les jours, cent par cent, et, s’il en manque un, son chef en est responsable.

L'usage est qu'après que chacun d’eux a servi dix ans on brise ses entraves, et il peut choisir l’une ou l’autre de ces deux conditions : continuer à servir, mais sans chaînes, ou aller où il veut, dans les limites des pays du kän, sans quitter son territoire. À l'âge de cinquante ans, il est dispensé | de tout travail, et entretenu aux frais de l'État. D ailleurs, chaque personne qui a cet âge, ou à peu près, peut, à la Chine, être nourrie par le trésor. L'individu qui a atteint: soixante ans est considéré comme un enfant par les Chinoïs, et n’est plus sujet aux peines ordonnées par la loi. Les vieillards sont très-vénérés dans ce pays-là; chacun d'eux est nommé dthd, c'est-à-dire « père ».

D'IBN BATOUTAH. 289‏ ذكر الامير الكبير قرط وصبط اسمه بضم القان وسكون الرآء وفتم الطآء Joli‏ وسكون الهآء وشو أمير امراء الصى اضافنا بدارة وصنع الدعوة ويسمونها الطوّى بضم الطاء gs Jet‏ الواو وحضرها كبار المدينة واق بالطهاخيى المسطيئى فذبحوا وطخضوا الطعام وكان هذ الامير على ailes‏ يُناولنا الطعام ببدة ويقطع العم بيدة واقنا فى صيافتم تلاكة ايام وبعث )50 معنا الى AA‏ فركبنا فى سفينة تشبه RS y)‏ وركب ابن الامير فى أخرى ومعه اضل الطرب وافل ال موسيلق وكانوا يغنّون بالصينى وبالعرن وبالغارسى وكان ابن الاميرمتهها Gal‏ الغارسى فغنوا شعرا منه Pres‏ بتكريره مرارا عمتى ' حفظته من افواههم وله تلحبى جيب وهوء (رجي) '

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