‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 100 sur 115 · DE LA FÊTE QUE 3:41 VUE PENDANT QUE LE SULTAN ÉTAIT LOIN DE DIHLY · texte numérisé non relu

DE LA FÊTE QUE 3:41 VUE PENDANT QUE LE SULTAN ÉTAIT LOIN DE DIHLY

La solennité de la rupture du jeûne arriva, et le souverain n'était pas encore de retour à Dihly. Au jour de la fête, le prédicateur monta un éléphant, sur le dos duquel on avait adapté pour lui une sorte de trône; à ses quatre angles, on avait fiché quatre étendards, et le prédicateur avait revêtu des habits noirs. Les muezzins montèrent aussi sur des éléphants, et chantèrent devant lui : « Dieu est tout-puissant ». Les jurisconsultes et les juges de la ville étaient également à cheval, chacun d’eux portant avec soi une aumône , qu'il devait faire lors de la sortie vers l’oratoire, Sur ce dernier, on avait élevé une grande tente de coton, ornée de tapis. Le public accourut, louant le Dieu Très-Haut; le prédicateur pria avec la multitude, il prononça le prône, et puis

D'IBN BATOUTANL. 391‏ ul‏ وخطب Guests‏ الناس di‏ منازلهم وانصرفنا الى دار السلطان وجعل الطعام sad‏ الملوك والامراء والاعزة وهم الغرباء وأكلوا وانصرفوا »

ذكر قدوم السلطان AT,‏ وشا كان فى رابع نتسوال نسزل السلطان بقصر يسمى تلبت بكسر التاء المعلوة الاولى وسكون أللام ss‏ الباء الموحدة ثم تاء كالاولى. وه على مسافة سبعة

اميال مى £a‏ فامرنا الوزير بالخروج اليه لخرجنا ومبع كل انسان هديته مى Jleds Jul‏ والغوآكه لدراسانية والسيون المصريّة والمماليك والغمم الجلوبة مى بلاد الاتراك فوصلنا الى باب القصر وقد اجمع بجيع القادمين فكانوا يد خدلون الى السلطان de‏ قدر ets‏ ويخلع عليهم تياب US‏ المزركشة

les assistants retournèrent à leurs demeures. Nous nous rendîmes au palais du sultan, où l’on servitle repas, auquel furent présents les grands dignitaires, les commandants et les personnages illustres : ceux-ci sont (nous l'avons déjà dit) les étrangers. On mangea, et l’on se retira.

DE L’ARRIVÉE DU SULTAN DANS LA CAPITALE, ET DE NOTRE RENCONTRE AVEC LUI.

Le quatrième jour du mois de chawwäl, le sultan arriva au château de Tilbat, à sept milles de la capitale. Nous reçûmes du vizir l’ordre d’aller à sa rencontre, et nous partimes. Chaque personne apportait avec elle son cadeau pour le souverain, soit en chevaux, soit en chameaux, ou en fruits du Khoräçän, en sabres égyptiens, en mamloücs et en brebis, tirées du pays des Turcs. Nous arrivàmes à la porte dudit château, où les visiteurs s'étaient tous rassemblés; on les introduisait chez le monarque, suivant leur rang, et on leur donnaîit des robes d'honneur en lin, chamarrées d'or.

392 VOYAGES pdt mes cales وضصيلت رالئومة الى‎ lle بال هلل‎ ملك‎ ane رايت‎ de لجاب‎ nel على كرب فظننته‎ usb الندماء ناصر الدين الكاك الهروى وكنت عرفته ايام غيبة‎ بغيروز وخدمت تانية لخدمته‎ su) وهو أبن عم السلطان‎ لى ملك الندماء بسم الله مولانا بدر الذين وكانوا‎ JE 25 منؤلايا:فقرنت الن السلطان = احبية‎ 4 Jo Lét الطلب‎ بحسن خطاب‎ cables ببدى وصاحخنى وامشسشك بحدى وجعل‎ خاطرك اكل معك من المراحم واعطيك من الانعام ما يسمع به‎

Quand ce fut mon tour, j'entrai et vis le sultan assis sur un fauteuil; je le pris pour un des chambellans, jusqu’à ce que J'aperçusse avec lui le roi des confidents intimes, Nâssir eddin alcäfy alharaouy, que j'avais connu au temps de l’absence du souverain. Le chambellan s’inclina, et je fis comme lui; émir Hädjib vint à ma rencontre, et c'est le fils de l'oncle du sultan, appelé Firoûz; je m'inclinai une seconde fois, à son exemple. Alors le roi des confidents intimes me dit : «Au nom de Dieu, notre maître Badr eddîn !» On me nommait de la sorte dans l'Inde; et quant aux mots «notre maître», C'est un titre que les Indiens donnent à tout individu lettré.

Je m'approchai du sultan, qui prit ma main, la serra, continua à la tenir, et me parla de la manière la plus affable. Il me dit en persan : « La bénédiction est descendue ,ton arrivée est heureuse, sois tranquille; je serai envers toi si miséricordieux, je te donnerai tant de richesses, que tes compatriotes ie sauront et viendront te trouver. » Puis, il

اهل Do‏ فياتون اليك ثكم SU À cb sb ps lu‏ المغرب فقال d‏ بلاد عبد المومئ فقلت À‏ نعم وكان كلما قال لى كلاما loue‏ قبّلت يدة Lis Ge‏ سبع مات وخلع de‏ وانصرفت واجتمهع الواردون Ses‏ لهم سماط ووقف على رووسهم قاضى القضاة GE je‏ ناصر الدين Spb‏ وكان مى كبار الفقهاء وقاضى قضاة المماليك pled joe‏ كال الدين الغرنوى lg‏ الملك عرض المماليك dis‏ جلال الدين Qi‏ وججاعة من CLS‏ والأمراء SE Baise SN pans‏ الدين

me demanda de quel pays j'étais, et je répondis : « Du Maghreb. » I reprit : « De la contrée d’Abdalmoümin?» et je répliquai affirmativement. Toutes les fois qu'il me disait une bonne parole, je 101 5 la main, ce que je fis jusqu’à sept fois. 11 me revêtit d’une robe d'honneur, et je me retirai.

Toutes les personnes présentes se réunirent, et on leur servit un festin. À leur tête étaient : le grand kädhi Sadr aldjihân Nässir eddin alkhärezmy, un des plus grands jurisconsultes ; le grand kädhi des mamloücs, Sadr aldjihân Camäâl eddin alghaznéouy; ’Imäd almolc ’aridh almamälic «inspecteur des mamloücs » ; de roi Djéläl eddin alkidjy, ainsi qu'une troupe de chambellans et d’émirs. Il yÿ avait aussi à ce repas Khodhäouend Zädeh Ghiyäth eddin, fils de l'oncle paternel de Khodhäouend Zädeh Kiouäm eddin, juge à Termedh, qui était arrivé avec moi. Le sultan l'honorait beaucoup et l’appelait «mon frère »; il était venu souvent de son pays (la Transoxane), pour rendre visite au

بلادة والواردون الدين خلع عليهم à‏ ذلك هم خذاوندزادة قوام الدين واخوته ضياء الدين وعاد الدين وبرهان الدين وابن اخته امير نت ابن audi‏ تاج الدين وكان جه يجيه y GOT,‏ تجراسان ركان se Ale‏ الهين امير فيد ins‏ ايضاروالاممو هيه Sert RAT qe ANS‏ وان :ابره تادب الوزير بالعراق وهو الذى بني المدرسة الفكليّة بتبريز وملك كرأى مى أولاد بهرام جور (جوبيى :) صاحب كسرى وهومي أهشل he‏ كهمان الح aie‏ حلب SMS I en‏ والامير مبارك شاه السمرقندى وارون بغا البخارى وملك زادة

souverain de l’Inde.—Les nouveaux arrivés qui reçurent des vêtements d'honneur dans cette circonstance, sont :

1° Khodhäouend-Zâdeh Kiouâm eddin;

2°, 3 et 4° Ses trois frères, Dhiyà eddin, ’Imäd eddin et Borhân eddin ;

5° Le fils de sa sœur, émîr bakht, fils du Sayyid Tädj eddin, dont l’aïieul, Ouadjih eddin, était vizir du Khoràçân, et l'oncle maternel, ’Alà eddin, émir de l'Inde, et aussi VIZIT ;

6° L’émir Hibet Allah, fils d'Alfalaky (astrologue) attibrizy, dont le père était substitut du vizir dans l'Iräk, et celui-là même qui avait fondé à Tibriz l'école appelée, de son nom, Alfalakiyyah;

7° Le roi Kéraï, de la postérité de Behràäm Djoûr {(Tchoùbin ?), compagnon de Cosroës : c'est un habitant de 12 montagne Badhakhchän (vulgairement, Balakhchän), d’où l'on tire cette sorte de rubis nommé balakhch, ainsi que la pierre précieuse bleue appelée lapis-lazuli;

8° L’émir Mobärec châh assemarkaniy.;

9° Aroun Boghäà albokhäry ;

10° Mélic Zàdeh attirmidhy;

D'IBN BATOUTAH 395

الترمذى plais‏ الدين الكازروق التاجر الذى قد ممن تبريز بالهدية الى السلطان فسلب & طريقه,

وى الغد مى يوم خروجنا di‏ السلطان x bei‏ واحد Lio‏ فرسًا مى مراكب السلطان عليه rés Er"‏ ليان وركب السلطان DEN‏ حضرته وركبنا فى ai‏ مع صدر لتهان cas‏ الغيلة امام السلطان وجعلت عليها الاعلام ورفعت عليها سشّة عشر شطرا منها مزركشة ومنها مرضعة ورفع فوق راس السلطان شطر منها وجلت aol‏ الغاشية وى ستارة مرضعة de Jets‏ بعض الغيلة رعادات صغار Jos UN‏

11° Chihäb eddin alcäzéroüny, le marchand, qui avait apporté de Tibriz des cadeaux pour le sultan, et qui fut 1116م‎ en route.

DE L'ENTRÉE DE L'EMPEREUR DANS SA CAPITALE, ET DES MONTURES QU’IL NOUS FIT DONNER.

Le lendemain de notre sortie à la rencontre du sultan, chacun de nous reçut un cheval des écuries impériales, avec une selle et une bride, couvertes d’ornements. Le souverain monta à cheval pour faire son entrée dans sa capitale; nous en fimes autant, marchant dans son avant-garde avec Sadr aldjihän. On para les éléphants devant le monarque, on mit sur eux les étendards, ainsi que seize parasols, dont quelques-uns étaient chamarrés d’or, et d’autres embellis avec de l'or et des pierreries. Sur la tête du sultan, on éleva aussi un parasol de ce genre, et l’on porta devant le souverain la ghächiyah, qui est une housse pour recouvrir la selle, incrustée d’or et de diamants. On plaça des petites balistes sur quelques éléphants, et quand le sultan fut arrivé près

396 VOYAGES السلطان الى قرب المدينة ربى فى تلك الرعادات بالدنانير‎ نحضر يلتقتطون ذلك ولم يزالوا ينقرونها الى أن وصلوا الى‎ وفيها المغثيات حسها‎ pl ol قباب لمتشب المكسوة‎

ونا كان يوم GE red‏ يوم دخول السلطان اتينا باب المشور ul‏ فى Clin‏ الباب القالث ولم يكن الاذن حصل

لنا بالدخول gs‏ داجب تمس الدين الفوشجى فامر

de la ville, on lança, au moyen de ces machines, des pièces d’or et d'argent mélées. Les gens à pied qui étaient devant le sultan, et d’autres personnes présentes dans la foule, ramassaient ces monnaies. Cela continua jusqu’à ce qu'on entrât dans le château; des milliers d'individus marchaïent à pied devant le souverain. On construisit des coupoies en bois, recouvertes d’étoffes de soie; elles renfermaient les

chanteuses, suivant ce que nous avons déjà raconté à ce

sujet.

DE NOTRE ENTRÉE CHEZ LE SULTAN, DES BIENFAITS QU’'IL NOUS ACCORDA, DU GOUVERNEMENT ET DES CHARGES DONT IL NOUS

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