‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 101 sur 115 · INVESTIT · texte numérisé non relu

INVESTIT

Le vendredi, deuxième jour après l'arrivée du souverain à Dihly, nous nous rendimes à la porte de la grande salle d'audience, et nous assimes sur les bancs de la troisième porte : l'ordre pour être introduits ne nous était pas encore parvenu. Le chambellan Chams eddin alfoûchendjy sortit ;

D'IBN BATOUTAH. 397‏ ثاب أن يكتيوا اسماعنا واذن لهم فى دخولنا ودخول بعض (عحابنا وعدى للد خول مى تمانية فد خلنا ودخلوا معنا كم أنسان نصييه مى تلك البدر Jus‏ لى منها خسة آلان دينار يسنك عينا الطعام بين يديه ويسال عن احوالنا وخاطينا باججل كلام ولقى قال لنا فى بعض الايام انتم شسرفتهونا بقجومكم فا نقد رعلى مكافاتكم فاكبير منكم مقام والدى plie Ms‏ اخ

il dit aux secrétaires d'écrire nos noms, il leur permit de nous faire entrer, ainsi que quelques-uns de nos camarades, et fixa à huit le nombre de ceux qui devaient être introduits avec moi : nous entrâmes donc, en compagnie de ces derniers. On apporta des sacs d'argent et le kabbän , c'est-àdire la «balance»; le grand juge et les secrétaires s’assirent; ils appelèrent les hommes illustres, ou les étrangers, qui étaient à la porte, et assignèrent à chacun d'eux sa part de ces bourses d'argent. Je touchai cinq mille dinârs, et la somme totale était de cent mille dinärs, que la mère du sultan distribuait en aumônes, à l’occasion du retour de son fils. Pour ce jour-là nous nous retirâmes.

Plus tard, le souverain nous fit appeler pour nous faire manger en sa présence ; il nous demanda de nos nouvelles, et nous parla de la façon la plus affectueuse. Il nous dit une fois : « Vous nous avez honoré par votre visite dans ce pays, et nous ne saurions assez vous récompenser. Celui d’entre vous qui est vieux sera considéré comme mon père; celui dont l’âge est mûr, comme mon frère; et celui qui est

398 VOYAGES مدينتى هذه‎ we اعظم‎ CS & Les As plie والصغير‎ SU بعد ذلك امر لنا‎ 95 À فشكرناة ودعونا‎ Lab أعطيكم‎ قريقين على‎ gb لى اثنى عشر الف دينار فى السنة‎ ces الثلاث التى امرلى بها قبل احد اها قرية جَوْرة والثانية قرية‎ ملك يور وى بعض الايام بعث لنا خذاون< زادة غياث الدين‎ وقطب الملك صاحب السند فقللا لنا أن خوند عالم يقول‎ للوزارة او الكتابة أو الامارة أو القضاء‎ Aus كان منكم‎ Ge

او التدريس او المشكة اعطيته ذلك فسكت لجمييع 0 كانوا يُريدون #صيل الاموال والانصران الى بلادهم Es‏ امير نت ابن ul‏ تاج الدين الذى LA‏ ذكرة فقال اما

jeune, je le regarderai comme mon fils. Il n’y a rien dans mon royaume de plus précieux que cette capitale, et je vous la donne.» Nous le remerciàmes et fimes des vœux pour lui. Ensuite il nous accorda des pensions, et il m'assigna douze mille dinârs par an; il ajouta deux villages aux trois qu’il m'avait conférés auparavant: ce furent ceux nommés Djaouzah et Malicpoûr.

Un jour le sultan nous envoya Khodhäouend Zädeh Ghiyäth eddiîn, et Kothb almolc, gouverneur du Sind, qui nous parlèrent ainsi qu’il suit : « Le maïtre du monde vous fait dire ceci : » « Celui parmi vous qui est en état de remplir “les fonctions de vizir, de secrétaire, de commandant, de + juge, de professeur ou de supérieur dans un ermitage, etc. « (moi, le sultan), je les lui procurerai. » Tout le monde se tut, car 115 voulaient tous acquérir des richesses et retourner ensuite dans leurs pays. Émir bakht, fils du seigneur Tàdj eddin, dont nous avons déjà fait mention, prit la parole et dit: « Pour le vizirat, c’est précisément mon مط‎

D'IBN BATOUTAH. 399‏ الوزارة فيراق واما الكثابة فشغلى وغير ذلك لا اعرفه M5‏ هية AN‏ ابن GG)‏ فقمال منقل ذلك وقال d‏ خذ اود د زادة بالعرى ما تقول eut‏ يا سيدى واهل تلك البلاد لا يدعون العرى. الا بالتسوي :ويذلك يخاطبه السلطان تتعظلهنا العرب فقلت لد Lei‏ الوزارة Alf,‏ فليست sat Lis Let‏ والمشيخة فشغلى وشغل Lis GOT‏ الامارة فتتعجون أن الاعاجم ما اسطت الا باسيان العرب فا بلغ ذلك الى السلطان اعجبه SX‏ وكان بهزار اسطون ياكل الطعام فبعث Le‏ فاطنا بيى يديه وهو JS‏ ثم انصرفنا الى خارج هزار اسطون فقعد أعحاى وانصرفت بسبب دمل كان يممنعني ul‏ فاستدعانا

ritage; et quant aux fonctions de secrétaire, c'est mon occupation : je ne connais pas autre chose. » Hibet Allah, fils d'AIfalaky, parla dans des termes analogues; alors Khodhäouend Zädeh s’adressa à moi, en langue arabe, et dit : « Quelle est ta réponse, à toi, mon sayyid? »« seigneur ». Les gens de ce pays n’appellent jamais un Arabe que du nom de seigneur; ainsi fait le sultan lui-même pour honorer la nation arabe. Je dis : «Les fonctions de ministre d'état, ni celles de secrétaire, ne sont point faites pour moi; mais quant à la dignité de juge et de cheïkh ou supérieur, c’est là mon occupation et celle de mes ancêtres. Pour ce qui concerne la charge de commandant, vous savez bien qne les barbares n’ont adopté l’islamisme que forcés par les sabres des Arabes. »

Lorsque le sultan connut mes paroles, il les approuva; il se trouvait à ce moment-là dans la partie du château appelée Mille colonnes, et il mangeait. Il nous envoya quérir, nous mangeâmes en sa présence et en sa compagnie; puis nous nous retirâmes à l'extérieur de la grande salle d'audience des mille colonnes; mes compagnons s’assirent, et je partis à cause d’un furoncle qui m’empéchait de m'as-

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)> فأ مشت .انا :فا ككل خل اونل زاد8 ضياء الدين وشو اكبر الاخوة المدذكورين خجعله السلطان امير داد وشومى الامواةالكباز جل بخلمن القاصئ où‏ كان ai de de À‏ او كسير احضرة بيى يديه وجعل مرتبه على هذه لقطة pur‏ الف ديتارق السنة عين À‏ تجاشر WG‏ ذلك المقدار LU com À pli‏ عن يد وخلع عليه خلعة حرير مزركشة تسم صورظة الشير ومعناة صورظة السبيع XV‏ يكون فَّ

seoir. Le souverain nous demanda une seconde fois; mes camarades entrèrent et ils m’excusèrent auprès de lui. Je revins après la prière de l'après-midi, et j’accomplis dans la salle d'audience les deux prières du coucher du soleil et de la nuit close.

Le chambellan sortit et nous appela; Khodhäouend Zädeh Dhiyà eddin entra, et c'était l'aîné des trois frères mentionnés plus haut. Le sultan le nomma émir 000 « commandant dela justice », ce quidésigneun des principaux émirs. 11 siégeait dans le tribunal du juge, et se faisait amener les personnes qui avaient quelque droit à faire valoir contre un commandant ou un grand. Le souverain fixa son traitement pour cet emploi à cinquante mille dinârs par an; 11 lui assigna des prairies du revenu de cette somme, et lui donna cinquante mille dinärs comptant. 11 le revêtit d’une robe d’honneur de soie chamarrée d’or et appelée la figure du chtr, ou du lion, car elle portait sur le devant, ainsi qu’au dos, la représentation d’un lion. On avait cousu dans l'intérieur du vêtement un billet qui faisait connaître la quantité de

D'IBN BATOUTAH. 401‏ الاول وليل Paie‏ اربعة اجناس وسروجهم كسروج اهفل مصر ويكسون اعظمها بالغضة RSA‏ قم دخل امير Ca‏ ile‏ فادها بمقدار ذلك واعط en‏ الفا عن يد واعط فرسا Hg‏ وخلع عليه كلعة الذى قبله if,‏ شين الملك حاجب 7" الإرسال وعيى له Live‏ اربعة وعشرين الف Jus‏ فى السنة ds)‏ جاشر يكون WG‏ بمقدار ذلك im) dsl,‏

l'or employé pour ses broderies. Le sultan lui fit donner aussi un cheval de la première race; or, l'on connaît dans l'Inde quatre races de chevaux. Les selles, dans ce pays, sont semblables aux selles égyptiennes, et elles sont, en grande partie, recouvertes. d'argent doré ou vermeil.

Le second qui entra ce fut émîr bakht; le sultan lui ordonna de s'asseoir avec le vizir sur le coussin de celui-ci, et d'examiner les comptes des bureaux. Il fixa ses honorairés à quarante mille dinärs par année, lui assigna des prés jusqu'à concurrence de ce revenu, et lui donna en argent comptant quarante mille dinärs. En outre, il lui fit donner un cheval sellé et bridé, une robe d'honneur pareille à celle qu'avait reçue Dhiyà eddin, et le surnomma Cheref almolc « la gloire du royaume ». Hibet allah, fils d’AIfalaky, entra le troisième chez le sultan, qui le nomma raçoüûl dr, c'est-à dire le chambellan chargé des ambassades ou missions. Son traitement fut fixé à vingt-quatre mille dinârs par an, on lui assigna des prairies de ce revenu annue}, on lui donna en sus vingt-quatre mille dinàrs à tou-

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