‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 107 sur 115 · DE MON DÉPART POUR ME RENDRE À HAZÂR AMROÜHÀ · texte numérisé non relu

DE MON DÉPART POUR ME RENDRE À HAZÂR AMROÜHÀ

Le vizir m'avait déjà livré dix mille mesures de céréales, sur les grains que le sultan lui avait commandé de me fournir pour lermitage, et il m'avait donné une assignation pour recevoir le restant à Hazär Amroühà. Cette localité avait pour gouverneur, chargé de la perception des impôts, ‘Aziz alkhammär « négociant en vins », et pour commandant Chams eddin albadhakhchäny. J’envoyai mes employés, qui prirent une partie des grains, et qui se plaignirent des ex-

D'IBN BATOUTAH. 137‏ دهلى وهذة العمالة 2 ايام وكان ذلك اوان تزول اللسطر الغتييى ram)‏ يُعَنيان لى & الطريق فوضلنا Bah di‏ فاستعحيتىم فكانوا يغثون لى نوبة والاخران نوبة تم وصلنا الى امروها وى بلدة صغيرة حسنة 8 SUN QE‏ وجاء حسنة وكان عزيز Le‏ بموضع يقال له افغان يور de‏ نهر السرو

torsions d’Aziz alkhammär. Alors je sortis moi-même pour exiger tout ce qui me revenait; entre Dihly et ledit district il y a trois jours de marche, et l’on était au moment des grandes pluies. Je pris avec moi environ trente de mes compagnons, ainsi que deux frères, excellents chanteurs, qui étaient chargés de me divertir par leurs mélodies, durant le voyage.

Nous arrivâmes à la ville de Bidjnaour, où je trouvai trois autres frères, également chanteurs; je les pris aussi avec moi. Tantôt c’étaient eux qui chantaient et tantôt c’étaient les deux premiers. Puis nous arrivämes à Amroühà, qui est une jolie petite ville. Les employés du. fisc vinrent à ma rencontre, ainsi que le juge, le chérif émir ’Aly, et le cheïkh de l’ermitage; les deux derniers me servirent ensemble un magnifique repas d’hospitalité. "Aziz alkhammär se trouvait dans un lieu nommé Afohänpoür, près du fleuve Serou (?), qui nous séparait. Il n’y avait point de bac, et nous en fimes un avec des planches et des débris de plantes; nous y pla-

138 VOYAGES .والنبات وجرنا فى اليوم الثاى وجاء جيب‎ dl صنعناها مى‎ Le اعصسابه :وضرب لناسراجة ثم‎ qe اهو عريز ف بجاعنة‎ aile وكانت القرى آلتى فى‎ Mall اخوة الى الوالى وكان معروفنا‎ الغا وجسماية قرية وتجياها سثون كا 5 السنة له فيا نصف‎ العشر ومى حادب النبر الذى نزلنا عليه اذه لا يشرب منه‎ عليه‎ Li AU, أحد ف ايام نزول المطر ولا تسق منه دايّة‎ منه لاثّه ينرل‎ Mois غرفة ولا كذنا‎ net فا غرن منه‎ ENS Poll de مى: جبل قراجيل التى بها معادن الذهب وجر‎ متصل مسيرة كلاثة‎ Ju المسفنومة فن شرب منه .مات وهذ!‎

çàmes nos bagages et passämes la rivière le lendemain. Nadjibs frère. d’Aziz, arriva avèc. plusieurs compagnons et dressai pour! nous une séràtcheh (des, tentes). Son frère, le gouverneur,: vint ensuite me trouver; ilétait fameux pour sa tyrannie. 1[ avait dans-son district-mille, cinq cents villages, qui rapportaient, par année soixante; fois cent mille dinärs d'argent; un vingtième -de cette-sonime était pour lui. Jus :

Une des merveilles du fleuve près duquel: nous descendimes, c’est que personne ne boit de son eaunin'enabreuüve les-bêtes de somme pendant-toute la saison des pluies. Nous restämes trois jours dans, le voisinage, et aucun de nous n’en puisa seulement, une gorgée ; c'est à peine 515 osions nous approcher dé ce fleuve. Lasraison en: est qu'il descend d’une des montagnes Karätchil (Himalaïa), où sé trouvent des minières d’or, et qu'il passe sur des reptiles vénimeux {suivant un seul manuscrit, des herbes: vénéneuses); tous ceux qui ont bu alors de son eau en sont morts, La montagne ci-dessus s'étend en longueur l’espace de trois

D'IBN BATOUTAH. 139‏ il‏ وينزل ae‏ الى 5 ثبت ححيث غرلان المسك وقى L,SS‏ ما اتفق de‏ خيس lès Mad Pipe cobalt‏ المتوضغ جاء di‏ ججاعة Ge‏ الفقراء Xjoudl‏ وعلوا الماع host,‏ النيران فى خلوها ولم co US LS ss Prés‏ فك مشأك توج امي هذه البلاد تمن GNT‏ الب 3 خشان وبين allo‏ عزيز لثمار منازعة وجاء تمس الدين لقتاله فامتنع منه بدارة hs‏ شكاية حدقا الوزيرٌ es de‏ الى الوزيز dis‏ الملك شاة امير المماليك بامروفا وهم Gent‏ آلان مملوك للسلطان dis‏ تسباب Gi‏ الروى أن ننظر فى قضيتيها من كان على

mois de marche, et au bas se trouve le pays de Tibet, qui possède les gazelles donnant le musc. Nous avons déjà raconté ce qui est arrivé sur cette montagne à l’armée des musulmans. Ce fut près de cette rivière que je reçusda visite d’une troupe de fakirs de la secte de Haïdar. Is dansèrent au son de la musique; ils allumèrent des feux et s’y roulèrent sans en éprouver de mal. Nous avons aussi raconté foutes ces choses (t. IL, p. 6 et 7).

+Tls'était élevé une dispute entre le commandant de cette contrée, Chams eddin albadhakhchâny, et'son gouverneur, ’Aziz aikhammär. Le premier vint pour combattre ’Aziz , qui se défendit contre lui dans sa propre maison. La plainte de l’un d'eux parvint au vizir à Dibly, qui écrivit à moi, ainsi qu'à deux autres personnages dont il va être question, d'examiner cette affaire, puis de saisir et d’envoyér das la capitale, comme “arte see des 06 qui avait des marslotiosei à Amroühà, où il y en avait daté iille appartenant au sultan; et 2° Chihäb eddin arroûmy. Nous

الباطل بعقاه WLRS‏ الى للضرة فاجمعوا due leur‏ واد عزيز de‏ تمس الدين دعاوئ. Wir‏ ان كلح هال يععرن بالرضصى الملتاق ذزل بهار خازن عزيز SU‏ فشرب. بها لدمر وسرق امروها فكانت غيبتى نحو شيرين eus,‏ فى كل يوم اذ AUS‏ بقرة وتركت last‏ ليانوا بالزرع ME‏ على pps‏ وجله عليه فوزع على Ji‏ القرى التى لنظرة ثلاثيى الغ من صلونها على

nous réunîmes tous dans ma demeure. ”Aziz formula contre Chams eddin plusieurs griefs, parmi lesquels ïi y avait ceci : Qu'un domestique de Chams eddin, appelé Ridha almoltäny, était entré dans le logement du trésorier dudit ’Aziz, qu’il y avait bu du vin et volé cinq mille dinärs dans la caisse du trésorier. J'interrogeai Ridha sur ces inculpations; il répondit qu’il n'avait pas bu de vin depuis son départ de Moltän, à savoir huit ans avant cet instant-là. Alors je repris: « Tu en as donc bu à Moltän?» Il répliqua : « Oui, certes. » Je lui fis donner quatre-vingts coups de cravache, et de fis mettre en prison au sujet de l’accusation de vol, par suite de ses mauvais antécédents.

Je partis d’Amroühà, après avoir été absent de Dihly.environ deux mois; chaque jour j'égorgeais un bœuf pour mes compagnons. Ceux-cirestèrentencore, afin d’amenerlesgrains pour lesquels j'avais une assignation sur’Aziz, et dont le transport était à sa charge. Par conséquent il en distribua aux habitants des villages quiétaientsous son inspection trente mille

SNS‏ آلان بقرة. واهل الهنح لا لون الا de‏ البقر وعليه يرفعون اثقالهم & الاسقار وركوب Pois prod‏ عيب كبير lue Pages‏ الاجرام يسمونها اللاشة. واذا ارادوا إشهار Di‏ بعد ضربه اركبوه ed‏ 6 ذكرمكرمة لبعض الاعحاب وكان audi‏ ناصر الدين الاوشرى فد ترك عندى لما سافر الغا وستيى تفكة فتصرفت فيها فا عدت الى دهلى وجدده قلل احال فى ذلك BARS JU‏ قوام الدين وكان قم WG‏ عن الوزير فاستقبحت أن اقول À‏ تصرفت & المال فاعطيته حو تلقه وات بدارى أياما وشاع فى الى مرضت فاق pol‏ الدين Sol‏ صر لبان ob‏ فلا

mesures, à charger sur trois mille bœufs. La bête de somme des Indiens, c’est le bœuf; c’est lui qui porte leurs fardeaux dans les voyages. Ce serait une grande honte chez eux de monter des ânes, lesquels, d’ailleurs, sont dans l’Inde d’une fort petite taille; 115 y sont nommés lächeh. Lorsque ces gens veulent faire voir quelqu'un après qu'il a été frappé de vérges , ils le font monter sur un âne.

Page 1