‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 13 sur 115 · HIT · texte numérisé non relu

HIT

قبا au LS auf, des nas (ques‏ مكله م أنصرى di‏ تجلسه راجلا والناس يتعرضون له الشكاياث: فقيقف NF‏ مشتك 4 الكراسى prets‏ وقوف pass de‏ وبين Dur pri‏ xd‏ 5 جلسوا Este‏ وأمام كل وانحى مفيم سلاحة Po‏ الى آخر الليل وقد صنعت هتالك lis‏ من كياب pal‏ جالستا على كرسى شننه المنبر مكسو با حربر المزركش بالذفب

kodsy, ou étoffe de Jérusalem, de couleur verte; il portait sur sa tête une calotte de pareïlle étoffe. 11 retourna à pied à sa salle d'audience; ses sujets se présentaient devant lui sur la route, pour lui exposer leurs griefs. Il s’arrêtait pour chaque plaignant, grand ou petit, homme ou femme; ensuite 11 m’envoya chercher. J'arrivai près de lui et je le trouvai dans une tente, en dehors de laquelle les hommes se tenaient, à droite et à gauche. Tous les émirs étaient assis sur des siéges ; leurs serviteurs se tenaient debout derrière et devant eux. Tous les soldats étaient assis sur plusieurs rangs; devant chacun d’eux se trouvaient ses armes; ils étaient alors de garde, et devaient rester en cet endroït jusqu’à quatre heures de l'après-midi; d’autres devaient venir les relever et rester jusqu’à la fin de la nuït. On avait placé en ce lieu des tentures d'étoffes de coton, sous lesquelles ces hommes étaient abrités.

Lorsque je fus introduit près du roi, dans la tente, 3 16 trouvai assis sur un siége semblable à une chaire à prêcher, et recouvert de soie brochée d’or. Le dedans de Îa tente

D'IBN BATOUTAH. 35‏ وداخل à‏ ملبس Lol QU‏ المذهب والتاج المرصع با وهر واليواقيت معدّق فوق راس السلطان بينه وبيى راسه قدر ذراع والامرآء اكبار de‏ اللراسى عن ينه وبسارة واولاد الملوك GAL cet‏ بيى يديه aies‏ باب لشرقة LA‏ والوزير ولاجب وصاحب العلامة Po‏ يسمون» ال deb‏ وال بغتم Ball‏ معنا الاجر وطمق بغت الطآء المهمل وسكون المم: والغين المتجم المفنوح ومعناة العلامة وقام الى اربع تم حبيى دخول ودخلوا معى فسلدت عليه وسالى وصاحب العلامة يترجم بيى وبينه عن مكة Gti‏ والقدس شرفها الله وعن مدينة MA‏ عَم وعنى دمشق ومصر is‏ الناصر وعن العراقيى ومكليها وبلاد Fed)‏ ثم ادن الموذن بالظيسر

était doublé d’étoffes de soie dorée; une couronne incrustée de perles et de pierres précieuses était suspendue, à la hauteur d’une coudée, au-dessus de la tête du sultan. Les principaux émirs étaient assis sur des siéges, à la droite et à la gauche du prince. Des fils de rois, portant dans leurs mains des émouchoirs, se tenaient devant lui. Près de la porte de la tente étaient postés le lieutenant du souverain, le vizir, le chambellan et le secrétaire de l’alämah (espèce de parafe), que les Turcs appellent al thamgha (al signifie « rouge, » et thamgha, « parafe »). Tous les quatre se levèrent devant moi, lorsque j'entrai, et m'accompagnèrent à l'intérieur. Je saluai le sultan, et il m'interrogea touchant la Mecque, Médine, Jérusalem, Hébron (Médinet alkhalil), Damas, l'Égypte, على‎ mélic annâcir, les deux ‘Irâk, leur souverain et la Perse. Le secrétaire de l’alämah nous servait de truchement. Ensuite le moueddhin appela les fidèles à la prière de midi, et nous nous en retournâmes.

Re TP‏ عد at‏ وده جود

36 VOYAGES الصلوات وذلك أيام البرد الشديد‎ ame فانصرفنا وكنا ضر‎ فكان لا يترك صلاة الصم والعشاء فى لجماعة ويقعد‎ gti

LS AN‏ بالتركية بعد صلاة الصي الى طلوع vrai‏ وباق ali‏ كل tue‏ ق Ant‏ فيصالحه ويشد بي<ه de‏ يده وكذلك

يفعلون So à‏ العصر وكان pong Gol DSi‏ مى زبيب أو هر والهر عزيز Pas‏ وهم يتبركون به يعط منها بيده لكل ue‏

ى AA)‏ , مكاي وين أفضاك ل as hist télé‏ شاو لوطت Cons‏ ولم عضر السلطان كجاء اح فتيانه Laos Eole‏ قبالة الحراب eus‏ جرت عادته ان يصلى وقال للامام حسام

Nous assistions aux prières, en compagnie du sultan, et cela pendant des journées d’un froid excessif et mortel. Le sultan ne négligeait pas de faire la prière de l'aurore ni celle du soir avec les fidèles. 11 s’asseyait pour réciter les louanges de Dieu, en langue turque, après la prière de l'aurore jusqu’au lever du soleil. Tous ceux qui se trouvaient dans la mosquée s’approchaient de lui; il leur prenait la main et la leur pressait. Ils agissent de même à la prière de l’'aprèsmidi. Lorsqu'on apportait au sultan un présent de raisins secs ou de dattes (or les dattes sont rares chez eux et 115 les recherchent fort), il en donnait de sa propre main à tous ceux qui se trouvaient dans la mosquée.

ANECDOTE

Parmi les actions généreuses de ce roi, je citerai la suivante : j'assistai un jour à la prière de l'après-midi, et le sultan ne s’y trouva pas. Un de ses pages vint avec un tapis, qu'il étendit en face du mihràb (place de l’imäm), où le prince avait coutume de prier. 11 dit à l’imäm Hoçäm eddin

D'IBN BATOUTAH. 37‏ الدين EU‏ ان مولانا يريد ان تنتظرة بالصلاة قليكا Las,‏ . يتوضا فقام الامام المذكور وقال نماز ومعناة الصلاة براى خذ! او براى طرمشيرين اى الصلاة لله أو لطرمشيرين ثم امر الموذن. بأقافة الصلاة tes‏ السلطان do ir‏ منها ركعتان dues‏ الركعتيى الاخرتيى il ue‏ به القيام وذلك ى الموضع الذى تكون به انعلة الناس عنى باب Ant‏ وقضى ما فاته وقام إلى الامام ليضاحه وهو dite‏ وجلس قبالة الحراب والشير الامام di‏ جانبه di bis‏ جانب الامام فقال لى اذا مشيت الى بلادك on‏ أن فقيرًا مى فقراء الاعاجم يفعل هكذ! مع سلطان الترك وكان هذ! ii‏ يعظ الناس ف كل ججعة ويامر السلطان بالمعروف وينهاه عن المنكروعن MI‏

Alyäghi : « Notre maître veut que tu l’attendes un instant pour faire la prière, jusqu'à ce qu'il ait achevé ses ablations. » L'imâm se leva et dit en persan : « Le namäz, c'est-à-dire, la prière, est-il pour Dieu ou pour Thermachirin?» Puis il ordonna au moueddhin de réciter le second appel à la prière (ikämah). Le sultan arriva lorsque l’on avait déjà terminé deux rec’ah ou génuflexions de la prière. Il fit les deux dernières rec’ah, derrière tout le monde, et cela dans l’endroit où les fidèles déposent leurs sandales, près de la porte de la mosquée; après quoi, la prière publique fut achevée, et il accomplit seul les deux rec’ah qu’il avait passées. Puis il se leva, s’avança en riant vers l’imâm, afin de lui prendre la main, et s’assit en face du mihräb. Le cheïkh et صقم‎ était à son côté, et moi, j'étais à côté de l’imâm. Le prince me dit : « Quand tu seras retourné dans ton pays, racontes-y qu'un fakîr persan agit de la sorte avec le sultan des Turcs. »

Ce cheïkh prêchait les fidèles tousles vendredis; 11 ordonnait au sultan d'agir conformément à la loi, et lui défendait

TE ee US me de lee اموي‎ 300007-07

38 VOYAGES ويغلّظ عليه القول والساطان ينصت كلامه ويبك وكان لا يقيل‎ we ولم ياكل قط مى طعام» ولا لبس‎ Les مى عطاء السلطان‎ مى عباد الله الصالحيى وكنت كثيرا‎ ail ثيابه وكان هذ!‎ ومدق‎ AS بالقطنى حشوا به وقد‎ Clone ما ارى عليه قبا قطن‎ قلنسوة لبد يساوى مقلها قيراطنًا ولا عامة عليه‎ wi, des بعض الايام يا سيدى ما هذ! القبا الذى انث‎ à فقلت لد‎ القبالى‎ Lis فقال لى با ولدى ليس‎ aus لابسه انه ليس‎ بعض تيابى فقال لى‎ St هو لابنتى فرغيت منه أن‎ Léje sd اقرتاو من اندها‎ a عافحيث «اللمدمية. هنون تنو لو‎ على السفر بعد‎ uns منك وما‎ ci dei كنت أقبل مى‎

de commettre des actes illégaux ou tyranniques. I lui parlaït avec dureté; le sultan se taisait et pleurait. Le cheïkh n’acceptait aucun présent du prince, ne mangeait même pas à sa table, et ne revêtait pas d’habits donnés par ui; en un mot, c'était un des plus vertueux serviteurs de Dieu. Je voyais souvent sur lui une tunique d’étoffe de coton, doublée et piquée de coton, tout usée et toute déchirée. Sur sa tête il portait un haut bonnet de feutre, dont le pareil pouvait valoir un kiräth (petite pièce de monnaie), et il n'avait pas d’imémah (pièce de mousseline que l’on roule autour de 12 calotte; turban). Je lui dis un jour : « Ô mon seigneur, qu'est-ce que cette tunique dont tu es vêtu? Certes, elle n’est pas belle. » 11 me répondit : « Ô mon fils, cette tunique ne m'appartient pas, mais elle appartient à ma fille. » Je le priai d'accepter quelques-uns de mes vêtements. 11 me dit : « J'ai fait vœu à Dieu, il y a cinquante ans, de ne rien recevoir de personne; si j'acceptais un don de quelqu'un, ce serait de toi. »

Lorsque j'eus résolu de partir, après avoir séjourné près

D'IBN BATOUTAH. 39 سبعماية دينار. درام وفروة سمور تساوى ماية دينار طلبتها‎ اخل< أكاى 20 يقيلها‎ À مئة لاحل البرد ولا ذكرتها‎ MF .وفضلا وحسن خلق واعطان فرسيى‎ Abo بيده تواضعًا‎ ANG فوالله ما قرت على أن انظق‎ De اليوم شدي البرد‎ des واعطاق يده وانصرفت‎ deb, البرد فغيم ذلك‎ AVS وأبرامة اجهعوا باقضى بلادى الجاورة الصيى وفنالك معظم‎ a, UY اغلى وكل مى‎ Ua? xçu) À عساكرة وبايعوا أبن عم‎ css) وسكنون‎ 8-5) pe &s) À سمدوس و‎ et DRM أبفاء‎ de ce sultan durant cinquante-quatre jours, il me donna sept cents dinärs d'argent et une pelisse de zibeline qui valait cent dinärs, et que je lui demandaï, à cause du froid. Lorsque je la lui eus demandée, il prit mes manches et se mit à me la passer de sa propre main, marquant ainsi son humilité, sa vertu et la bonté de son caractère. Il me donna deux chevaux et deux chameaux. Quand je voulus lui faire mes adieux, je le rencontrai au milieu du chemin, se dirigeant vers une réserve de chasse. La journée était excessivement froide; en vérité, je ne pus proférer une seule parole, à cause de la violence du froid. 11 comprit cela, sourit et me tendit la main; après quoi, je m’en retournai.

Deux ans après mon arrivée dans l'Inde, nous apprimes que les principaux de ses sujets et de ses émirs s'étaient réunis dans la plus éloignée de ses provinces qui avoisinent la Chine. C’est là que se trouvait la plus grande partie de ses

troupes. Ils prêtèrent serment à un de ses cousins nommé Bouzoun Oghly ;or tous les fils de rois sont appelés par les Turcs

المتجمة وكسر اللام وبوزن بضم الباء الموحدة وضم الزاى تنكيز الف BUS‏ & احكامه يسمى Pois‏ اليساق ab‏ الياء آخر درون والسيى at‏ وآخرة قاف Pass‏ انه مى culs‏ احكام هذا AS Qui‏ واجب ومن دلة احكامة Les‏ جمعون Cor‏ فى السنة يسمونه الطوى mes‏ يوم الضيافة الاحكام يقوم اليه كبراوهم فيقولون له غيّرت كذ! وغيرت LAS‏

Oghly. Bouzoun était musulman; maïs c'était un homme impie et méchant. Les Tartares le reconnurent pour roi et déposèrent Thermachîrin, parce que ce dernier avait agi contrairement aux préceptes de leur aïeul commun, le maudit Tenkiz, celui-là même qui a dévasté les contrées musulmanes, et dont il a été question ci-dessus. Tenkiz avait composé un livre contenantses lois, et qui est appelé, chez ces peuples, Aliaçäk. Il est d'obligation pour les Tartares de déposer tout prince qui désobéit aux prescriptions de ce livre. Parmi ses préceptes, il y en a un qui leur commande de se réunir une fois tous les ans. On appelle ce jour Thoï, c’est-àdire, jour de festin. Les descendants de Tenkiz et les émirs viennent à cette réunion de tous les points de l'empire. Les khâtoûn et les principaux officiers de l’armée y assistent aussi. Si le sultan a changé quelque chose aux prescriptions de Tenkiz, les chefs des Tartares s’approchent de lui et lui disent : « Tu as fait tel et tel changement et tu tes conduit

وفعلت FRS‏ وقد وجب اخلعك وياخذ ون بيده ويقهونه عن سرير الملك pois‏ غيرة مى ابناء تنكيز وان كان ST‏ الامراء ff‏ اذنب 'ذنبًا & بلاده. حكوا عليه Le‏ يسحقة وكان

السلطان طرمشيرين قد ابطل حكم هذ! اليوم وى سمه فانكروة غلية où‏ الانكار وانكروا عليه ايضا كونه أقام اربع سنيى فها يلى lue‏ من بلادة ولمريصل الى لإهة التى diss‏ الصبى والعادة أن EU‏ يقصد تلك Red‏ ى كل Riu‏ فختير:احوالها وحال We aid‏ لان Jet‏ مكلهم Wie‏ ودار الملك ى مدينة المالق فجا بايعوا ae‏ ان ى عسكرعظم وخان طرمشيرين Ami de‏ مى امراته ds‏ يامنهم فركب فى

ainsi. Il est donc devenu nécessaire de te déposer. » Ils le prennent par la main, le font descendre de dessus son trône et y placent un autre descendant de Tenkiz. Si un des principaux émirs a commis une faute dans son gouvernement, ils prononcent contre lui la peine qu'il a méritée.

Le sultan Thermachîrin avait mis fin aux jugements prononcés ce jour-là, et abrogé la coutume de cette réunion. Les Tartares supportèrent avec beaucoup de peine cette conduite du sultan. Ils lui reprochaient aussi d’avoir séjourné quatre ans de suite dans la portion de ses États contiguë au Khorâçän, et de n'être pas venu dans la portion qui touche à la Chine. Il est d'usage que le roi se rende chaque année dans ces régions, qu’il examine leur situation et l’état des troupes qui s’y trouvent; car c’est de là que leurs rois sont originaires. Leur capitale est la ville d’Almälik.

Lorsque les Tartares eurent prêté serment à Bouzoun, il se mit en marche avec une armée considérable. Thermachîrin craignit quelque complot de la part de ses émirs, ne se fia point à eux, et monta à cheval, accompagné de

JMS وواليها‎ AUS عشر نارسًا يريد بلاد غزدة وق مى‎ me وصاحب سرة برنطيه وهذ! الامير حب & الاسلام‎ 201 pol قد رك عالنه حو اربعيى زاوية فيها الطعام للوارد‎ cells x), يده العساكر العظجة ولم ارقط فجن‎ uso والصادر‎ بلاد الدنيا اعظم خلقة منه فجا عبر‎ pres مى. الادمييى‎ Lo) رءاة بعض الاتيراك مى‎ À طريق‎ is نهر جيكون‎ M5 المذكور‎ prob ابن اخيه كبك وكان السلطان‎ Er

اخاة كيك A‏ كور وبق ki)‏ ينق Je‏ اعلل»ه AS End)‏ قال ما فر إلا لامر حدت عليه فركب & xp)‏ وقيض عليه وتتجنه ووصل بوزن الى سهرقند ss‏ فبايعه الناس وجاءة

quinze cavaliers seulement, afin de gagner la province de Ghaznah, qui faisait partie de son empire. Le vice-roi de cette province était le principal de ses émirs et son confident, Boronthaïh. Cet émir aime l’'islamisme et les musulmans; il a construit dans son gouvernement environ quarante ermitages, où l’on distribue des aliments aux voyageurs. 11 commande à une armée nombreuse. Je n’ai pas rencontré, parmi tous les mortels que j'ai vus dans toute l'étendue de l'univers, un homme d’une stature plus élevée que la sienne. Lorsque Thermachirin eut traversé le fleuve Djeïhoün, et qu'il eut pris le chemin de Balkh, لذ‎ fut vu d’un Turc, au service de Ilanki, fils de son frère Kebec. Or, le sultan Thermachirin avait tué son frère Kebec, dont il a été question plus haut. Le fils de ce prince, lanki, restait à Balkh. Lorsque le Turc l’informa de la rencontre de son oncle, il dit : « I1 ne s’èst enfui qu'à cause de queique affaire grave qui lui sera suvenue. » Il monta à cheval avec ses officiers, se saisit de Thermachirin et l’'emprisonna. | ١ Cependant, Bouzoun arriva à Samarkand et à Bokhâra,

D'IBN BATOUTAH. 13‏ ينق بطرمشيرين SAR‏ انه لما وصل الى نسف. gl‏ سمرقند dis Jus‏ ودفن بها وخدم ais‏ الشير تمس الدين كردن بريد! وقيل انه لم يقكل كا سنذكره وكردن بكاف معقودة وراء مسكن ودال poète Joe‏ ونون ومعفاه girl‏ وبريت ١‏ بضم الباء الموحدة وكسر الراء وياء ملل ودال das‏ معناة المقظوع UN ous‏ لضرية كانت فى عنقه As‏ رايشه بارض gli‏ ويقع ذكرة Las‏ بعك px ke Lis‏ هرب أبن السلطان طرمشيرين وهو بشاى .اغل (اغلى) واخته وزوجها فيروز الى ملك الهند فعظمهم وانزلهم منزلة علية بسبب ما كان بينه وبين طرمشيرين من الود والمكاتية والمهادات وكان able‏ بالاخ ثم بع ذلك ون Sa SR‏

dont les habitants le reconnurent pour souverain. lanki lui amena Thermachirin. On raconte que quand ce prince fut arrivé à Nécef, près de Samarkand, il y fut mis à mort et y fut enseveli; et que le cheïkh Chems eddin Guerden Buridà est le gardien de son mausolée, On dit aussi que Thermachirin ne fut pas tué, ainsi que nous le raconterons ci-dessous. Guerden (en persan) signifie « cou » et Buridä (burideh), «coupé ». Ce cheïkh fut appelé de ce nom à cause d’une blessure qu’il avait reçue au cou; je l'ai rencontré dans lInde et je parlerai de lui ci-après.

Lorsque Bouzoun fut devenu roi, le fils du sultan Thermachîrin, Béchäi Oghoul (ou mieux Oghly, d'après un manuscrit),sa sœur et le mari de celle-ci, Firoûz, s’enfuirent à la cour du roi de l'Inde. Il les traita avec considération et leur assigna un logement splendide, à cause de l'amitié et de l'échange de lettres et de présents qui existaient entre lui et Thermachîrin, à qui il donnait le titre de frère, Dans la suite, un individu arriva du Sind et prétendit être Thermachirin.

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اذه هو طرمشيرين واختلف الناس فيه فسمع بذلك هاد الملك سرتيز غلام ملك الهند وواكى بلاد السن<. ويسمى ملك عرض وهو الذى تعرض بيى يديه عساكر الهند واليه: امرها ومقرة | بملتان قاعدة السند فبعت اليه بعض الاتراك العارفيى به Postes‏ :اليه واتمبووع 251 al 05 Le papier rod‏ بالطؤا يد وق افراج فضرب خارج المدينة ورتب له ما AM de‏ وخرج لاستقباله وترجل dus À‏ عليه واق ى خدمته: الى السراجة فح خلها راكب كعادة الملوك dés de‏ اح آنه هو وبغسث الى ملك الهند opus‏ فبعث اليه الامراء يستقبلونه: بالضيافات وكان فى خدمة ملك gli‏ حكم ممن خدم طرمشيرين

Les hommes furent d'opinions différentes touchant ce qui le regardait. ’Imäd almulc Sertiz, affranchi du roi de l'Inde et vice-roi du Sind, apprit cela. Il était appelé Mélic’Arz « le roi des revues », car c'était devant lui que les troupes de l’Inde passaient en revue, et il en avait le commandement. 11 résidait à Moltän, capitale du Sind. Il envoya près de cet individu quelques Turcs qui avaient connu Thermachirin. 115 revinrent et dirent à Sertiz que cet homme était vraiment Thermachirin. Sur ce rapport, Sertiz ordonna d'élever pour lui une sérädjeh ou afrädj, c'est-à-dire « une tente». Elle fut dressée en dehors de la ville. Sertiz fit, pour recevoir cet individu, les préparatifs que l’on fait ordinairement pour les princes. 11 sortit à sa rencontre, mit pied à terre devant lui, le salua et le conduisit respectueusement à la sérâdjeh, où cet homme entra à cheval, selon la coutume des rois. Personne ne douta que ce ne fût Thermachirin. Il envoya annoncer son arrivée au roi de l'Inde. Le roi lui dépêcha des émirs, afin qu'ils allassent au-devant de lui avec les mets de l'hospitalité.

H y avait au service du roi de l'Inde un médecin qui

D'IBN BATOUTAH. 45‏ Las‏ تقدم وهو كبير TR‏ بالهند فقال UN‏ انا (توجه اليه واعزن. il 54 lie‏ كنت عالجت له .دملا sis, eus‏ وبق أثرة وبه اعرفه Gb‏ اليه ذلك a‏ واستقبله مع الامراء ودخل عليه ولازمه لسابقته عنده bis‏ يغمز رجليه ADS‏ عن الاثر aa‏ وقال À‏ تريد .أن تنظر الى Red‏ الذى عالجته ها هو ذا واراه اثرة Gite‏ أنه هو وعاد. إلى ملك gli‏ فاعمه بذلك تم :ان الوزير خواجه جهان et‏ بن اياس وكبير الامرآء قطلوخان bre‏ السلطان ايام صغرة دخلا على ملك gli‏ وقالا له يا خوند عالم lès‏ السلطان طرمشيرين NS‏

avait précédemment servi Thermachîrin, et qui était devenu le premier des médecins de l'Inde. 11 dit au roi : « J'irai trouver cet homme, et je saurai si ses prétentions sont fondées. J'ai soigné un abcès que Thermachiîrin avait au-dessous du genou, et dont la marque est restée visible; je saurai la vérité par ce moyen. » Ce médecin alla donc trouver Îe nouveau venu, et se joignit aux émirs qui étaient chargés de le recevoir. 11 fut admis en sa présence et resta assidûment près de lui, à la faveur de leur ancienne connaissance; enfin, un jour, il palpa ses jambes et découvrit la cicatrice. Cet homme lui fit des reproches et lui dit: « Tu veux regarder l’abcès que tu as guéri; en voici la place. » En même temps il lui fit voir la cicatrice. Le médecin connut par 1à, à n’en plus douter, que cet homme était Thermachîrin. Il retourna près du roi de l'Inde et lui annonça cette nouvelle.

Quelque temps après, le vizir Khodjah Djihän Ahmed, fils d'Aïäs, et le chef des émirs, Kothloû Khân, qui avait été précepteur du sultan de l’inde dans son enfance, allèrent trouver ce roi et lui dirent : « Ô seigneur du monde, ce sultan Thermachirin est arrivé; il est véritable que cet

وصل وص انه هو وشاهنا مى قومه حو اربعين EU)‏ وولدة وصهرة Eu‏ إن اجتعوا عليه ما يكون من العمل فوقع هذا الكلام Ko‏ منه عظم pis‏ ان يوق بظرمشيرين Ste‏ فلا دخل عليه ألمب اديه كبو À) chti sh‏ يعظم وقال À‏ السلطان يا ماد ركاق :وق CUS RUE LAS‏ تكذب” وتقنول انك طرمشيرين ا قى À‏ وفذ! خادم Lois xs‏ وألله (ولا المعرة لة لقتلتك LS‏ لعطوه هنس is GNT‏ واذهبوا به di‏ دار بشاى اغل واخنة Gal,‏ طرمشيرين وقولوا لهم إن هذا الكاذب يزعم أنه والدكم فج خل عليهم فعرفوة وبات Pris‏ و تراس حرسونه واخرج Al‏ وخافوا ان يهكلوا

homme est bien le sultan. Il y a ici environ quarante mille de ses sujets, son fils et son gendre. As-tu bien examiné ce qui arrivera s'ils se joignent à lui?» Ce discours fit une vive impression sur le sultan, et il ordonna d'amener Thermachi- مام‎ en toute hâte. Lorsque ce prince parut devant le sultan, il reçut l’ordre de lui témoigner son respect, comme tout le monde, et fut traité sans considération. Le sultan lui dit : Yé mâder gâny « Ô fils d’une prostituée! » (ce qui est un reproche déshonorant) comme tu mens! Tu dis que tu es Thermachirin; cependant ce prince a été tué et voici le gardien de son mausolée. Par Dieu, sans la crainte de commettre un crime, certes, je te tuerais! Qu'on lui donne, ajouta-t-il, cinq mille dinärs, qu'on le mène à la maison de Béchäi Oghoul et de sa sœur, les deux enfants de Thermachfrin , et qu’on leur dise: Cet imposteur prétend être votre père. » Cet homme alla donc trouver le prince et sa sœur; ils le reconnurent et il passa la nuit près d'eux, surveillé par des gardiens. Le lendemain matin, il fut tiré de cette maison: le prince et la princesse craignirent qu'on ne les fit périr, à cause de cet

D'IBN BATOUTAH. | 47‏ EE‏ 5 عن بلاد الينج والسند فسلك طريق كي ومكران واهل البلاد يكرمونه ويضيغونه ويهادونه ووصل di‏ شيراز فاكرمه سلطانها ابو اتحاق واجرى له كفايته وما دخلت عند dues‏ مى الهند الى مدينة شيراز ذكرلى انه باق Ur‏ واردث لقاءى وم Jui‏ لاذه كان فى fs‏ لا يد خل اليه أحت الا باذن مى السلطان اى cuis lé‏ مما بو Eve‏ ذلك ثم ندمت de‏ عدم Far)‏ رجع ديت الى بوزن وذلك أنه لما ملك ضيّق على المسجيى Ms‏ الرعية واباح النصارى واليهود عارة كناتسهم ففم المسلدون

homme. En conséquence, ils le désavouèrent pour leur père. Il fut exilé de l’Inde et du Sind, et prit le chemin de Kidj et du Mecrân. Les habitants des provinces situées sur sa route lui témoignaient du respect, lui donnaient Fhospitalité et lui faisaient des présents. Il arriva enfin à Chiràz. Le prince de cette ville, Abou Ishäk, le traïta avec considération et lui assigna une somme suffisante pour son entretien. Lorsque j'entraïi dans Chîràz, à mon retour de l'Inde, on me dit que cet homme y était encore. Je désirais le voir; mais je ne le fis pas, parce qu'il demeurait dans une maison où personne ne le visitait sans la permission du sultan Abou Ishäk, et que je craignis les conséquences de cette visite. Dans la suite je me repentis de ne lavoir pas vu.

Mais revenons à Bouzoun.

Lorsque ce prince se fut emparé de 13 royauté, 11 tourmenta les musulmans, traita injustement ses sujets, et permit aux chrétiens et aux juifs de réparer leurs temples. Les musulmans se plaignirent de cela, et attendirent impatiemment que quelque revers vint atteindre Bouzoun. La conduite tyrannique de ce prince arriva à la connaissance de

TR EE Eee fa ER

مى ذلك وتريصوا به SN‏ واتصل خبرة ds‏ بن السلطان اليسور المهزوم de‏ .خراسان ei‏ ملك هرات وهو السلطان حسيى بن السشلطان غياث الدين sp‏ فاعط»ه Le‏ كان فى kms‏ وسال من الاعانة بالعشاكر والمال على أن بشاطرة مكل اذا استقام لد:فيعث ame‏ الملك حسيى عسكرًا Cas‏ وبيى هراة Sail,‏ تسعة ايام فا سمع امراء الاسلام بقدوم خليل تلقوة بالسمع والطاعة والرغية فى جهاد العدو وكان اول قادم عليه se‏ الملك of; As‏ صاحب ترمد وهو امير كبير شريف حسيى النسب 666 فى اربع GT‏ مى المسديى pis‏ به وولاة Also‏ وفوض اليد امرة وكان مى الابطال وجاء الامراء مى كل نادية واجهمعوا على Jake‏ والقق مع

Khalil, fils du sultan Yaçaoür, celui-là même qui avait été vaincu dans sa tentative pour s'emparer du Khoräçän. Il se rendit près du roi de Hérât, qui était le sultan Hoçaïn, fils du sultan Ghiyâth eddin alghoüry, lui révéla ses projets et le pria de l'aider d’horames et d'argent, à condition qu’il هم‎ tagerait avec lui son royaume, lorsqu'il en aurait fait la conquête. Le roi Hoçaïn fit partir avec lui une armée considérable. Entre Hérât et Termedh il y a neuf jours de distance. Lorsque les émirs musulmans apprirent l’arrivée de Khalil, ils lui firent leur soumission et lui témoignèrent leur désir de combattre les infidèles. Le premier qui vint le trouver fut ’Alà almulc Khodhäwend Zädeh, prince de Termedh. C'était un émir puissant, un descendant de Mahomet par Hoçaïn. 11 joignit Khalil avec quatre mille musulmans. Khalil fut joyeux de son arrivée, l'investit du vizirat et lui confia l’exercice de l'autorité. ’Alà almulc était au nombre des hommes les plus braves. D’autres émirs vinrent de toutes parts se réunir à Khalil, qui engagea le combat

D'IBN BATOUTAH. 49‏ بوزن ul‏ الغسككر الى خليل واسلوا بوزن واتوا نه اسيرًا فقتله Es‏ باوتار القسى وتلك عادة لهم انهم لا يقتلون مى كان مى sui‏ الملوك الا خنقنا واستقام الملك لخليل وعرض عساكرة سمرقند فكانوا تمانين العا عليهم has des‏ الدروع فصرن العسكر الذى 5e‏ به مى هراة وقصكد بلاد المالق pi‏ التترعلى انفسهم واتحد]! منهم ولقوة على مسيرة ثلاث مى المالق بمقربة مى اطراز (طراز) وجى pes JT‏ الغريقان حمل الامير ARS‏ زادة وزيرة فى عشرين الغمً من المسجيى جلة لما يقبت لها التشر فان>زموا واشت es‏ القتل واقام خليل بالمالق ثلانا di gs‏ اسنيصال مى بتى مى

contre Bouzoun. Les troupes de celui-ci passèrent du côté de Khalil, et lui livrèrent Bouzoun chargé de chaînes. Khalil le fit étrangler avec des cordes d'arc; car c’est la coutume de ces peuples de ne faire périr les fils des rois, que par strangulation.

Le royaume tout entier fut soumis à Khalil. 11 passa ses troupes en revue à Samarkand. Elles montaient à quatrevingt mille hommes, couverts de cuirasses et dont les chevaux étaient bardés de fer. 11 congédia l’armée avec laquelle il était venu de Hérât et marcha vers le pays d’Almälik. Les Tartares mirent à leur tête un des leurs, et rencontrèrent Khalil à la distance de trois journées de marche d’Almälik, dans le voisinage de Tharäz. Le combat fut chaud, et les deux armées tinrent ferme. L'émir Khodhäwend Zâdeh, vizir de Khalil, fit, à la tête de vingt mille musulmans, une charge à laquelle les Tartares ne purent résister. Ils furent mis en déroute et eurent un grand nombre de morts. Kha- 111 s'arrêta trois jours à Almälik, et en sortit pour exterminer ceux des Tartares qui avaient survécu. Ils se soumirent à

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