‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 19 sur 115 · AU NOM DU DIEU CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX · texte numérisé non relu

AU NOM DU DIEU CLÉMENT ET MISÉRICORDIEUX

QU'IL SOIT PROPICE À NOTRE SEIGNEUR MOHAMMED, À SA FAMILLE, À SES COMPAGNONS, ET QU'IL LEUR ACCORDE LA PAIX!

Voici ce que dit le cheïkh Abou ’Abd Aïlah Mohammed, fils d'Abd Allah, fils de Mohammed, fils d'Ibrähîm Allewaty atthandjy, connu sous le nom d'Ibn Batoutah. (Que Dieu lui fasse miséricorde!) |

Lorsque fut arrivé le premier jour du mois divin de moharrem, commencement de l'année 734 (12 sept. 1333), nous parvinmes près du fleuve Sind, le même que l’on désigne sous le nom de Pendj-db, nom qui signifie «les cinq rivières ». Ce fleuve est un des plus grands qui existent; il déborde dans la saison des chaleurs, et les habitants de la contrée ensemencent la terre après son inondation, ainsi que font les habitants de l'Egypte, lors du débordement du Nil. Cest à partir de ce fleuve que commencent les

où VOYAGES وا وصلنا‎ ini, عالة السلطان المعظم محمد ثثناه ملك الهنى‎ الاخبار الموكلون بذلك وكتبوا‎ let النهر جاء الينا‎ js الى‎ الى قطب الملك امير مدينة ملتان وكان أمير أمراء‎ biais مملوك السلطان يسمى سرتيز وهو عرض‎ gai على هذ!‎ Au HE one) وكين‎ als "ووو جه سرض كس‎ ht الراس لان سر يفت السبى المهملة وسكون الرآء هو الراس وتيز‎ قدومنا‎ ere à معلوة وياء مل وزاى معناة لات وكان‎ SU مسيرة عشرة‎ (Uk سيوستان مى السند وبينها وبيى‎ Rae ايام وبين بلاد السند وحضرة السلطان مدينة دهلى مسيرة‎ الستلطان جو تلدع الس‎ di um وو ننه‎ ste Cons er » بسبب: البريد‎ pli اليه ى حجسة‎ QU يصل‎

États du sultan vénéré, Mohammed طقط©‎ , roi de l'Inde et du Sind.

Quand nous arrivämes près du fleuve, les préposés aux nouvelles vinrent nous trouver et écrivirent l'avis de notre arrivée à Kothb almulc, gouverneur de la ville de Moultän. À cette époque, ع1‎ chef des émirs du Sind était un esclave du sultan , appelé Sertiz, qui est l'inspecteur des autres esclaves et devant lequel les troupes du sultan passent en revue. Le nom de cet individu signifie : « Celui qui a la tête vive »; car ser (en persan) veut dire « tête », et tiz, « vif, impétueux ». 11 se trouvait, au moment de notre arrivée, dans la ville de Siwécitän, située dans le Sind, à dix jours de marche de Moultän. Entre la province du Sind et la résidence du sultan, qui est la ville de Dihly, ïl y a cinquante journées de marche. Lorsque les préposés aux nouvelles écrivent du Sind au sultan, la lettre lui parvient en l’espace

de cinq jours, grâce au 5000 ou à la poste,

D'IBN BATOUTAH. 95‏ ذكر amis Dal‏ بيلاد الهند plie‏ ناما بريد ME‏ يسمونه الولاق (اولاق) بضم الواو GE ET‏ وهو خيل تكون للسلطان فى كل مسافة es)‏ اميال Lolo‏ بريد الرجالة فيكون ى مسارد ا ات همي ايض A ee‏ الممل والواو والداوة ى ثلث ميل والميل Pois‏ يسمى آآكروة بضم الكان والرآء وترتيب ذلك أن يكون ف كل ثلث ميل قرية معمورة ويكون gels‏ ثلاث قباب dis‏ فيهاالرجال مستع كين الشركة قد شدوا اوساطهم وعند كل واحد منهم مقرعة مقدار ذراعيى باعلاها جلاجل حاس er SL‏ البريد مى المدينة sou del SU RSI‏ والمقرعة ذات Ji‏ AMIE‏ الاخرى وخرج يشتد منتهى جهدة ناذا سمعوا الرجال

DESCRIPTION DU BÉRID.

Le bérid, dans l’Inde, est de deux espèces, Quant à la poste aux chevaux, on l'appelle oulk. Elle a lieu au moyen de chevaux appartenant au sultan et stationnés tous les quatre milles. Pour la poste aux piétons, voici en quoi elle consiste : chaque mille est partagé en trois distances égales que l’on appelle addäouah, ce qui veut dire «le tiers d’un mille ». Quant au mille, il se nomme, chez les Indiens, alcoroûh. Or, à chaque tiers de mille, il y a une bourgade bien peuplée, à l'extérieur de laquelle se trouvent trois tentes où se tiennent assis des hommes tout prêts à partir. Ces gens ont serré leur ceinture, et près de chacun se trouve un fouet long de deux coudées, et terminé à sa partie supérieure par des sonnettes de cuivre. Lorsque le courrier sort de la ville, il tient sa lettre entre ses doigts et, dans l’autre main, le fouet garni de sonnettes. Il part donc, courant de toutes ses forces. Quand les gens placés dans les pavillons entendent le

احدم اكتاب من يدة pes‏ باقصى جهسدة وهو DE‏ المقرعة حتى يصل الى الداوة الاخري ولا يزالون كذلك حتى Jus‏ آلكتاب الى حيث يراد منه وهذ! Ali‏ اسرع مى بريد Jul‏ وربما هلوا على هذا البريد الفواكه المستطوقة بالبند مى فواكه خراسان يجعلونها فى الاطباق ويشتدون بها حتى تصل الى السلطان وكذلك يلون ايضا US‏ مى ذوى للخنايات

جعلون الرجل منهم على سرير ويرفعونه فوق pause‏ ويسهرون

اباد جلونه مى نهر ff‏ الذى خش الهنود AN‏ وهو على مسيرة

bruit des sonnettes, ils font leurs préparatifs pour recevoir le courrier, et, à son arrivée près d'eux, un d'entre eux prend la lettre de sa main et part avec la plus grande vitesse. Il agite son fouet jusqu'à ce qu'il soit arrivé à l’autre dâäovah. Ces courriers ne cessent d’agir ainsi jusqu’à ce que la lettre soit parvenue à sa destination.

Cette espèce de poste est plus prompte que la poste aux chevaux, et l’on transporte souvent par son moyen ceux des fruits du Khorâçân qui sont recherchés dans l'Inde. On les dépose dans des plats, et on les transporte en courantjusqu’à ce qu’ils soient parvenus au sultan. C’est encore ainsi que l’on transporte les principaux criminels; on place chacun de ceuxci sur un siége que les courriers chargent sur leur tête et avec lequel ils marchent en courant. Enfin, c’est de la même maaière que l’on transporte l’eau destinée à être bue par le sultan, lorsqu'il se trouve à Daoulet Abäd. On lui porte de l’eau puisée dans le fleuve Gange, où les Indiens se rendent en pèlerinage; ce fleuve est à quarante journées de cette ville.

D'IBN BATOUTAH. 97‏ اربعى Eos‏ منها واذا كتب العديترون الى السلطان بخيسرمى يصل الى بلاد5 استوعب Li‏ وامعنوا فى ذلك وعرفوه انه ورد رجل صورته كذ | ولباسه RS‏ وكننيوا عدد xs)‏ وغطانه»ه Ads‏ ودوابه وترتيب Ale‏ فى حركته وسكونه وصيع تصرفاته لا يغادرون من ذلك كله شيا فاذا وصل الوارد الى مدينة ملتان وق تاعدة بلاد Num‏ أقام بها حنى Six‏ امير السلطان بقدومة وما جرى له مى الضيافة واتما يُكوّم الانسان هنالك Ji‏ ما lès‏ مى (فعاله وتضرفاته وهمنته اذ لا يعرن هنالك aus Le‏ ولذ أباوة ومى عادة ملك الهنح السلطان اى التجافد جد شاة اكرام الغرباء pause‏ وتخصيصهم بالولايات والمراتب

Lorsque les nouvellistes écrivent au sultan pour l'informer de l'arrivée de quelqu'un dans ses états, il prend une pleine connaissance de la lettre. Ceux qui l’écrivent y mettent tout leur soin, faisant connaître au prince qu’il est arrivé un homme, conformé de telle manière et vêtu de telle sorte. Hs enregistrent le nombre de ses compagnons, de ses esclaves, de ses serviteurs et de ses bêtes de somme: ils décrivent comment il en use dans la marche et dans le repos, et racontent toutes ses dépenses. Ils ne négligent aucun de ces détails. Lorsque le voyageur arrive à Moultän, qui est la capitale du Sind, il ÿséjourne jusqu’à ce qu’on reçoive un ordre du sultan touchant sa venue à la cour et le traitement qui lui sera fait. Un individu est honoré, en ce pays, selon ce qu’on observe de ses actions, de ses dépenses et de ses sentiments, puisque lon ignore quel est son mérite et quels sont ses ancêtres.

C'est la coutume du roi de l’Inde, du sultan Abow’l-Modjähid Mohammed chäh, d’honorer les étrangers, de les aimer et de les distinguer d’une manière toute particulière, en leur accordant des gouvernements ou d’éminentes dignités. La plu-

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