‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 22 sur 115 · ACTE DE GÉNÉROSITÉ DE CET ÉMIR · texte numérisé non relu

ACTE DE GÉNÉROSITÉ DE CET ÉMIR

Une amitié se forma entre moi et ce noble roï, Djeläl eddin, et notre intimité et notre affection furent affermies. Nous nous renconträmes dans la capitale, Dihly. Lorsque le sultan partit pour Daoulet Abäd, ainsi que nous le raconterons, et quil m'ordonna de rester dans la capitale, Djelàl eddin me dit: «Tu as besoin, pour ton entretien, d’une somme considérable, et l'absence du sultan sera longue. Accepte donc ma bourgade, et perçois-en le produit jusqu'à mon retour. » C’est ce que je fis, et j'en perçus environ cinq mille dinärs. Que Dieu lui accorde sa plus belle récompense !

Je vis à Oüdjah le cheïkh dévot, pieux et noble; Kothb eddin Haïder, l’Alide, qui me fit revêtir le froc. C'était un des plus grands hommes de bien, et je ne cessai de garder lhabit dont il me revêtit, jusqu’à ce que les Indiens idolâtres m'eussentdépouillé sur mer. D'Oùdjah je me rendis à la ville de Moultän, qui.est la capitale du Sind et la résidence de

D'IBN BATOUTAH. 117‏ Sul‏ ومسكن امير أمراته وق الطريق اليها de‏ مسافة عشرة اميال متها الوادى المعروف بخسرو (ياد وهو مى الاودية JU‏ لا يخاز الا ى المركب وبه يبحت عن أمتعة الجنازين اش

البحث وتفتش رحالهم وكانت عادتهم à‏ حين وصولنا اليا ان ياتخذوا الربع من كل ما جليه التجار وياخذوا على كل us‏ سبعة دنانير مغرمًا ثم بعد وصولنا Qi‏ بسنتيى رفع السلطان تلك المغارم وام ران لا Rp‏ مى الناس ألا الركاة والعشرلما بايع UE‏ اى العباس العبانى وما List‏ فى اجازة هذا

الواذى وقتشت الرحال عظم de‏ تغتيش رحلى لاثّه لم يكن

l'émir suprême de cette province. Sur le chemin qui y conduit, et à dix milles avant d’y arriver, se trouve le fleuve connu sous le nom de Khosrew Abäd. Il est au nombre des grands fleuves, et on ne le passe qu’en bateau. On y examine de la manière la plus sévère les marchandises des passagers et l’on fouille leurs bagages. C'était la coutume, lors de notre arrivée à Moultän, que l’on prit le quart de tout ce qu'apportaient les marchands. On percevait, pour chaque cheval, un droit de sept dinärs; mais deux années après notre arrivée dans l'Inde, le sultan abolit ces taxes et ordonna que l’on n'exigeàt plus des voyageurs que la dime aumônière (deux et demi pour cent) et l'impôt du dixième. Cela eut lieu à l’époque où il prêta serment au khalife Abou’l Abbäs, ’Abbäcide.

Lorsque nous commençämes à traverser la rivière et que les bagages furent examinés, la visite de mon bagage me parut une chose pénible à supporter, car il ne renfermait rien de précieux, et cependant il paraissait considérable aux yeux du public. Il me répugnait qu’on en prit connais-

فطل os aile‏ للف Jos ot der AN‏ بهد sat LAS‏ مى. جهة قطب الملك صاجب ملتان فامر أن لا يعرّض لى بجحت ولا تغتيش HAS y‏ لحيدت الله de‏ ما 814$ لى مى ab Ua}‏ Liu‏ ميك FLE de AMI‏ الوادى pois‏ علينا ىق صبيكتها ملك البريد وأسيه دهقان وهو سمرقندى الاصل وهو الذى يكتب للسلطان باخبار تلك المدينة وعالتها وما حبذت بها وى يصل اليها فتعرفت ابه ودخلت ف as‏ الى امير ملتان» ذ كرنامير alle is De‏ تر وو جار كلد اليك مى كيار الامرآاء وفضلاصهم لا دخلت عليه قام الى وصالحخيى واجلسنى الى انيه واهديت لد ÉD‏ وفرسينا Las‏ مى

sance. Ce fut par la grâce de Dieu que survint un des principaux officiers, de la part de Kothb Almulc, prince de Moultän. 11 donna l’ordre de ne pas me soumettre à un examen ni à des recherches. Il en fut ainsi, et je remerciai Dieu des grâces qu’il avait daigné m'’accorder. Nous passàmes 13 nuit sur le bord du fleuve, et le matin Île roi du bérid ou de la poste vint nous trouver. On appelait Dihkân , et il était originaire de Samarkand. C'était lui qui écrivait au sultan les nouvelles de la ville et de son district, lui annonçant ce qui y survenait et quels individus y arrivaient. Je fus questionné par lui et j’entrai en sa société chez l’émir de Moultän.

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