‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 21 sur 115 · DESCRIPTION DU GARCADDAN (RHINOCÉROS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DU GARCADDAN (RHINOCÉROS

Quand nous eûmes franchi le fleuve du Sind, connu sous le nom de Pendjäb, nous entrâmes dans un marais planté de roseaux, afin de suivre le chemin qui le traversait par le milieu. Un carcaddan en sortit sous nos yeux. Voici la description de cet animal : il est de couleur noire, a le corps grand, la tête grosse et d’un volume excessif; c'est pourquoi on en fait le sujet d’un proverbe,et l'on dit : « Le rhinocéros, tête sans corps. » 11 est plus petit que l'éléphant, mais sa tête est plusieurs fois aussi forte que celle de cet animal. Il a entre les yeux une seule corne, 6 la longueur d'environ trois coudées et de la largeur d'environ un empan. Lorsque l'animal dont il est ici question sortit du marais à notre vue, un cavalier voulut l’attaquer; le carcaddan frappa de sa corne la monture de ce cavalier, lui traversa la cuisse et la renversa, après quoi il rentra parmi les roseaux et nous ne pûmes nous en emparér. J'ai vu un rhinocéros une seconde fois, pendant le même voyage, après la prière de l'asr ; il était occupé à se repaître de plantes. Lors-

D'IBN BATOUTAH. 101‏ شرب مما ورايته مرة اخرى وحن مع ملك الهند دخلنا غيعتة قصب وركب السلطان de‏ الغيل وركبنا ame‏ الغفيلة ودخلت الرجالة والفرسان فاتاروة وقتلوة واستاقنوا راسه الى الكدلة وسرنا مى نهر (oops Nil‏ ووصلنا الى مديئة SU‏ وضبط اسمها بغم ad‏ والنون الاول وكسر LU‏ مدينة SEM SEE ROC PES‏ ارا بي رما حين فتحها pli de‏ تاج بن يوسف حسها اتيت الموخون à‏ فتم السند واخيرن الشيز الامام العالم العامل SSII‏ All‏ ركن الدين بن a‏ الفقيه الصالم تمس الدين بن

que nous nous dirigeämes vers lui, il s'enfuit. J’en vis un encore une fois, tandis que je me trouvais avec le roi de l’Inde. Nous enträmes dans un bosquet de roseaux; le sultan était monté sur un éléphant, et nous-mêmes avions pour montures plusieurs de ces animaux; les piétons et les cavaliers pénétrèrent parmi les roseaux, firent lever le carcaddan, le tuèrent et poussèrent sa tête vers le camp. Cependant, nous marchâmes pendant deux jours, après avoir passé le fleuve du Sind, et nous arrivâmes à la ville de Djénäny, grande et belle place située sur le bord de ce même fleuve. Elle possède des marchés élégants, et sa population appartient à une peuplade appelée les Sémirah, qui l’habite depuis longtemps et dont les ancêtres s’y sont établis lors de sa conquête, du temps de Heddjâdj, fils de Yoücef, selon ce que racontent les chroniqueurs à propos de la conquête du Sind. Le cheïkh, limâm savant, pratiquant les bonnes œuvres, pieux et dévot, Rocn eddîn, fils du cheïkh, du vertueux docteur Chems eddin, fils du cheïkh,

102 VOYAGES الزاهح بهاء الدين ركرياء الغقرقى وهو‎ oui الشي الامام‎ الشير الولى الصالم برهان الاين‎ Get احد الثلاثة الذين‎ es cle, سالقاهم فى‎ à) الاسكندرية‎ RUE الاعرج‎ ٠ So بن قاسم‎ Des جدّة الاعلى كان يسمى‎ gi لله‎ el, لذلك خاي بن‎ aies ف العسكر الذى‎ Ai فم‎ Angie العراق واقام بها وتكاقرت ذريته وولاء‎ de a يوشف ايام‎ er) الطائفة المعروفون بالسامرة لا ياكلون مع اح ولا ينظر‎ حيى يأكلون ولا يصاشرون احد! مى غيرهم ولا يصاهر‎ de اليهم اح وكان لهم فى هذا العهد امير يسمى ونار بصم‎ الواو”ؤفام النون ولنذ كر خبرة ثم سافرنا مى مدينة جنا‎

de l’imâm pieux et dévot, Behà eddin Zacarià, le koreïchite (c'est un des trois personnages que le cheïkh, le saint et vertueux Borhän eddin ala’radj m'avait prédit, dans la ville d'Alexandrie, que je rencontrerais dans le cours de mon voyage [conf. t. 1, p. 38], et, en effet, je les rencontrai; Dieu en soit loué!); ce cheïkh, dis-je, m'a raconté que le premier de ses ancêtres s'appelait Mohammed, fils de Kàcim, le koreïchite; qu’il assista à la conquête du Sind avec l'armée qu'envoya pour cet objet Heddjädj, fils de Yoùcef, pendant qu'il était émir delTràk; qu'il y fixa son séjour et que sa postérité devint considérable.

Quant à cette peuplade connue sous le nom de Sémirah, elle ne mange avec personne, et qui que ce soit ne doit regarder ses membres lorsqu'ils mangent; 115 ne s’allient pas par mariage avec quelqu'un faisant partie d’une autre |

tribu et personne non plus ne s'allie avec eux. [15 avaient P

alors un émir nommé Ounér, dont nous raconterons lhistoire.

Après être partis de la ville de Djénäny, nous marchâmes

D'IBN BATOUTAH. 103‏ ل وم اط لان وافتوبرلاستيو تدان ومرفظ ‏ زنمها A‏ الاول dti‏ ويآء مد وواو مفتوح crus‏ مكسور وتذآء معلوة وآخرة نون وق مدينة كبيرة وخارجها she‏ ورمال لا جر بها :الا تجر ام QUE‏ ولا يزدرع على نبرها sg‏ ما عدى البطيز وطعامهم اند رق sd‏ ويسمونه المشنك Ets‏ وشيى مخجم مضموميى ونون مسكن ومفه يصنعون TE‏ وق كني السمك 0 لجاموسية واهلها ياكلون pics‏ وق hs‏ شبيهة ent‏ الى يسميها المغارية جئيشة Ji LA‏ انها Y‏ 55 koi vois pale we‏ ووس زتها منه ويشقون بطنها Le pers‏ فيه ويحشونه Ps SE‏ يسمونه زرد pd‏ ومعناه العود الاصغر وهو PUS‏ عوض الرعغتران eh, LE‏ تلك الدويبة وهم باكلونها استقؤرتها فم أكلها ودخلنا فذة

jusqu’à ce que nous 10551025 arrivés à celle de Siwécitän (Sehwan), grande cité, entourée d’un désert de sable où l'on ne trouve d'autre arbre que loumm ghaïlàn {espèce d’acacia). On ne cultive rien sur le bord du fleuve qui l’arrose, si ce n’est des pastèques. La nourriture des habitants consiste en sorgho (millet) et en pois, que l’on y appelle mochonc et avec lesquels on fabrique le pain. On y trouve beaucoup de poisson et de lait de buffle. Les habitants mangent le scinque, qui est un petit animal semblable au caméléon, que les Maghrébins nomment petit serpent de jardin, sauf qu’il n’a pas de queue. Je les ai vus creuser le sable, en retirer cet animal,

lui fendre le ventre, jeter les intestins et le remplir de curcuma, qu’ils appellent zerd-choûbeh (tchobeh), ce qui signifie « le bois jaune ». Cette plante remplace chez eux le safran.

Lorsque je vis ce petit animal que mangeaient les [ndous, je le regardai comme une chose impure et je n’en mangeai pas.

104 VOYAGES يقعدون‎ gl) فكان‎ Arai احتد ام القيظ وحرها‎ à المدينة‎ فوطة على وسظه وفوطة على كتفيه‎ Past Jef عريانيى‎ الزمان ىق تيبس تلك‎ te paul can مبلولة بال ماء فا‎ المدينة‎ sys ولقيت‎ TI RS اخرى‎ Eve الفوطة فيبلها‎ AAA خطيبها المعرون بالشيباى واراى كتاب امير المومنيى‎ عر بن عبد العزيز رضه 28 الاعلى جخطابة هذة المدينة وهم‎ 2 العوقة ال الاق‎ Ds ue lg وفوا‎ آآكتاب هذ! ما امربه عبد الله امير المومنين كر بن‎ Gais Pie سنة تسع وتسعيى وعليه‎ abs عبد العزيز لفلان‎ de لله وحدة‎ ed امير المومنيى عربن عبد العزيز‎ Lis

Nous entrèmes dans Siwécitän au fort de l'été, et la chaleur y était très-grande. Aussi mes compagnons s’assévaientils tout nus; chacun plaçait à sa ceinture un pagne, et sur ses épaules un autre pagne trempé dans l’eau. Bien peu de temps s'écoulait avant que cette étoffe fût séchée, et alors on la mouillait de nouveau, et ainsi de suite. Je vis à Siwécitän son prédicateur, nommé Accheïbäny; il me fit voir une lettre du prince des croyants, le khalife Omar, fils d'Abd Alaziz, adressée au premier de ses ancêtres, pour l’investir des fonctions de prédicateur en cette ville. Sa famille se les est transmises par héritage, depuis cette époque jusqu’à présent.

Voici la teneur de cette lettre :

« Ceci est l’ordre qu’a promulgué le serviteur de Dieu, le prince des croyants ,/Omar, fils d’'Abd Alaziz, en faveur d’un tel. » La date est l'année 99 (de l’hégire; 717-18 de J. C.). Selon ce que m'a raconté le prédicateur susdit, sur ce diplôme est écrite, de la main du prince des croyants, Omar, fils d'Abd Alaziz, la phrase suivante : « La louange appartient à Dieu seul. »

D'IBN BATOUTAH. 105‏ Le‏ اخبرق للاظطيب المذكور ولقيت بها ايضا الشيز المعمر RE‏ البغح ادى وهو بالزاوية الى على قبر الشيز الصالح عقان cit‏ وفكوان كرةه يزيد على ماية وأربعبى LE"‏ وأنة pee‏ A‏ ا مستعصم ail‏ (آخر ls‏ بنى العياس رضم ais Li‏ الكافر هلاون ?7( تنكيز التترى وهذ! de ai)‏ كبر سنه sy‏ مكاي كان يسكن CAVE‏ الى ki‏ الامير ونار السامسرى الدى PSS‏ ذكرة والامير قيصر Son)‏ وها ت دعوم السلطان ومعها كو الف وتماعاية OL‏ وكان يسكن بها كافر مى الهنود Aou‏ ردن Ab‏ الرآء abs‏ الناء المعلوة والنون وهو مى GIRL‏ با مساب والكتابة فوفك على ملك الهند مع بعض الامراء

Je rencontrai aussi à Siwécitän le.vénérable cheïkh Mohammed Albaghdädy, qui habitait l’ermitage bâti près du tombeau du vertueux cheïkh ‘Othmân Almérendy. On raconte que l’âge de cet individu dépasse cent quarante années, et qu'il a été présent au meurtre d'Almosta’cim Billah, le dernier des khalifes abbâcides, lequel fut tué par le mécréant Holäoun (Houlagou), fils (petit-fils) de Tenkiz,le Tartare. Quant au cheïkh, malgré son grand âge, 11 était encore robuste et allait et venait à pied.

ANECDOTE

Dans cette ville habitaient l’émir Ounär assämiry, dont il a été fait mention, et l’'émir Kaïçar arroûmy, tous deux au service du sultan, et ayant avec eux environ mille huit cents cavaliers. Un Indien idolâtre, nommé Ratan, y demeurait aussi. C'était un homme habile dans le calcul et l'écriture; il alla trouver le roi de l'Inde, en compagnie d'un

كا ext‏ كبار الامراء فا وصل الى ذلك البلاد عظم de‏ ونار | وقيصر وغيرهم تقديم ألكافر عليهم فاجعوا de‏ قتله فلا كان |

بعد آيام من قدومه اشاروا عليه بالخروج الى احواز المديتة ليتطلع على امورها نخرج pers‏ فا Ge‏ اليل اناموا ÈS‏ بالحلة ts‏ ان السبع ضرب عليها وقصدوا مضرب آآكافر فقتلوه وعادوا الى المدينة فاخدوا ماكان بها مى مال السلطان ES 20 Ge és oi Xe ON, Was Di dis,‏ 1 | ألان دينار مى ذهب Guns NUIT‏ الدينار اليتدى ديفاران ا

émir; le souverain le goûta, lui donna le titre de chef du Sind, létablit gouverneur de cette contrée et lui accorda en fief la ville de Siwécitän et ses dépendances. Enfin, il le gratifia des honneurs, c’est-à-dire de timbales et de drapeaux, ainsi qu’il en donne aux principaux émirs. Lorsque Ratan , fut de retour dans le Sind, Ounäâr, Kaïçar, eic., virent avec peine la prééminence obtenue sur eux par un idolâtre. En conséquence, ils résolurent de l’assassiner, et, quelques jours s'étant écoulés depuis son arrivée, ils lui conseïllèrent de se transporter dans la banlieue de la ville, afin d’exanu- 0 : ner la situation où elle se trouvait. Il sortit avec eux; mais 4 lorsqu'il fit nuit, ils excitèrent du tumulte dans le camp, prétendant qu’un lion y avait faït irruption. Ils se dirigèrent vers la tente de l'idolâtre, le tuèrent-et revinrent en ville , où ils s'emparèrent de l'argent qui appartenait au sultan, et qui s'élevait à douze lacs. Le lac est une somme de 1 cent mille dinärs (d'argent); cette somme équivaut à dix mille dinàrs d’or, monnaie de l'Inde, et le dinàr de l'Inde

D'IBN BATOUTAH. 107‏ ونصف ديفار مى ذهب ال مغرب وقدموا de‏ انفسهم وناز المذكور وسهنوه ‏ ملك فيروز وقسم الاموال على العسك ر ثم خاف على amis‏ ERA‏ عن قبيلته er‏ فوس معه مى اقاربه duos‏ قييلته وقكم الباقون مى العسكر punis de‏ قيصر الروى واتصل Bas‏ بعماد الملك سرتيز مملوك السلطان وهو يومدذ امير امراء السند وسكناة بملتان جمع العساكر à géo‏ البير و ذهر السغت وبيى ملتان وسيوستان عشرة ايام ورج اليه قيصر فوقع اللقاء وانهزم قيصر ومى ame‏ اشنع هرهة واتحصنوا kdl‏ لخصهم ونصب الكجانيق عليهم NE s‏ عليهم pal‏ فظليوا الأمان بعد اربعين يومًا من نزوله عتليهم فاعطاهم

vaut deux dinàrs et demi, en monnaie du Maghreb. Les insurgés mirent à leur tête le susdit Ounär, qu’ils appelèrent Mélic Firoûz, et qui partagea l'argent entre les soldats. Mais ensuite 11 craignit pour sa sûreté, à cause de l’éloignement où 11 se trouvait de sa tribu. Il sortit de la ville, avec ceux de ses proches qui étaient près de lui, et se dirige vers sa peuplade. Le reste de l’armée choisit alors pour chef Kaïçar arroûmy.

Ces nouvelles parvinrent à ’Imäd Almulc Sertiz, esclave du sultan, qui était alors émir des émirs du Sind et résidait à Moultän. Il rassembla des troupes, et se mit en marche, tant par terre que sur le fleuve du Sind. Entre Moultän et Siwécitän, il y a dix journées de marche. Kaïçar sortit à la rencontre de Sertiz, et un combat s’engagea. Kaïçar et ses compagnons furent mis en déroute de la manière la plus honteuse, et se fortifièrent dans la ville. Serttz les assiégea et dressa contre eux des mangoneaux ou balistes; le siége étant devenu très-pénible pour eux, ils demandèrent à capituler au bout de quarante jours, à partir de ce-

الامان فا نزلوا اليه PSS‏ واخذ اموالهم وامر بقتلهم . فكان كل ينوم يضرب اعفاق يعضهم Buy)‏ بعضهم CE‏ pari‏ منهم وهلا جلودهم تبنا ويعلقها على السور فكان aline‏ عليه تلك SA‏ مصلوبة ترعب مى ينظر اليها وجع رعوسهم lus à‏ للد يقة ILES M Me GS‏ وتتزليت بتلك المدينة اثر هذة الوقيعة 'مدرسة فيا كبيرة وكنت أنام على سطدها فاذا استيقظث من الليل ارى تلك لود المصلوبة فتستممُرٌ التفس منها ول م تطب sais‏ بالسكى Ru) Nb‏ فانتقلت عنها وكان ail‏ الغاضل العادل علاء الملك للتراساق اللعروف بغصي الدين قاصى هراة & منتقدم li‏ قد وفك

lui où Sertiz avait campé vis-à-vis d’eux. 11 leur accorda la vie sauve; mais, lorsqu'ils furent venus le trouver, il usa de perfidie envers eux, prit leurs richesses el ordonna de les mettre à mort. Chaque jour il en faisait décapiter plusieurs, en faisait fendre d’autres par le milieu du corps, écorcher d'autres, ordonnait de remplir de païile la peau de ceux-ci et la pendaïit au-dessus de la muraille. La majeure parlié de celle-ci était couverte de ces peaux, mises en croix, qui frappaient d'épouvante quiconque les regardait. Quant aux têtes, Sertiz les réunit au milieu de la ville, et elles Y formèrent une sorte de monticule.

Ce fut après cette bataille que je m’arrêtai dans la ville de Siwécitän, où je me logeai dans un grand collége. Je dormaïs sur la terrasse de l'édifice, et, lorsque je me réveillais la nuit, je voyais ces peaux suspendues; mon corps se contractait à ce spectacle, et mon âme ne fut pas satisfaite du séjour de ce collége. Aussi je l’abandonnai. Le docteur distingué et juste ’Alà Almulc Alkhoräçäny, surnommé Facih eddin, anciennement kâdhi de Hérât, étant venu trouver

de‏ ملك الهن فولاه مدينة لاهشرى واعالها مى بلاد Nat)‏ وحضر هذة ge ZS À‏ عاد الملك سرتيز يمن معه مى العساكر فعزمت de‏ السغ رمعه 41 Rise‏ لاهشرى وكان Rue À‏ عشر مركيًا قدم بها فى نهر All‏ حل AUS‏ فسافرت معدء

ذكر السفرقى نهر السند وترتيب ذلك وكان الفقيه علاء الملك ى جعلة مراكبه مركب يعرن بالاهورة بغتم Bai‏ والهاء وسكون الواو وفتم الراء وى نوع مى الطريدة عفدنا الا انها درج وفوقة ولس مهيا جلوس الامير ويجعلس (عحابه بسب.ر) يديه ويقف المماليك يمنة ويسرة والرجال يقذضون وهم نحصو

le roi de l'Inde, celui-ci le nomma gouverneur de la ville de Lähary et de ses dépendances, dans le Sind. Il assista à cette expédition, avec’Imäd Almulc Sertiz, et en compagnie de ses troupes. Je résolus de me rendre avec lui dans la ville de Lähary. Il avait quinze bateaux, en compagnie desquels il s’avança sur le fleuve Sind, et qui portaient ses bagages. Je partis donc dans sa société.

RÉCIT DU VOYAGE SUR LE FLEUVE SIND ET DES DISPOSITIONS QUI Y FURENT OBSERVÉES,

Le docteur ’Alà Almulc avait, parmi ses navires, un bâtiment appelé alahaourah, et qui était de l'espèce nommée chez nous tartane, sauf qu'il était plus large et plus court. IL y avait au milieu de ce bâtiment une cabine de bois, à laquelle on arrivait par des degrés, et qui était surmontée d’un emplacement disposé pour que l'émir püût s’y asseoir. Les officiers de ce seigneur s’asseyaient vis-à-vis de lui, et

Là

ses esclaves se tenaient debout, à droite et à gauche. L’équi-

110 VOYAGES اربعيى ويكون مع هذه الاهورة اربعة مى المراكب عن بمينها‎ ويسارها اثنان منها فيها مراتب الامير وق العلامات والطيبول‎ . Lys والابواق والانغار والصرنايات وق الغيظات والاخران‎ الطبول والابواق نوبة ويغنى المغنون نوية‎ Gants الطرب‎ ai مى اول النهار الى وقت الغداء فاذ! كان وقت‎ HS ولا يزالونى‎ واتصل بعضها ببعض ووضعت بينهها‎ STI الغداء انضمت‎ الاصغالات واق أاضل الطرب الى اهورة الامير فيغنون الى أن‎ واذا انقضى الاكل عادوا الى مركبهم‎ ob يفرعٌ مى أكله ثم‎ ترتيبهم الى الليل فاذا كان اليل‎ de وتسرعوا ايضا ف المسير‎ Kay على شاط النهر ونزل الامير الى مضاريبه‎ AU) ضربت‎

page, composé d'environ quarante individus, était occupé à ramer. Cette ahaourah était entourée, à sa droite et à sa gauche, par quatre navires, dont deux renfermaient les honneurs de l’émir, c’est-à-dire les drapeaux, les timbales, les trompettes, les clairons et les flûtes, que l’on appelle (au Maghreb) ghaïthah, et les deux autres portaient les chanteurs. Les timbales et les trompettes se faisaient entendre d'abord, puis les chanteurs faisaient leur partie, et ils ne cessaient d'agir ainsi depuis le commencement du jour jusqu’au moment du déjeuner. Lorsque cet instant arrivait, les bateaux se réunissaient et se serraient les uns contre les autres; on plaçaït entre eux des échelles, et les musiciens se rendaient sur l’ahaourab de l’émir. Ils chantaient jusqu'à ce qu'il eût fini de manger; après quoi ils mangeaient, et lorsque le repas était terminé, ils retournaient à leur vaisseau. Alors on commençait à marcher, selon l’ordre accoutumé, jusqu’à la nuit, et, lorsqu'elle était arrivée, on plantait le camp sur la rive du fleuve, l'émir descendait dans ses

السماط وحضر الطعام معظم العسكر ناذا صلوا العشاء الاخيرة سمر LR‏ بالليل نويا فاذا اتمّ اهل النوبة منهم نويقهم نادى مناد منهم بصوت عالٍ يا ASE‏ ملك قد مضى مى الليل كذا مى الساعات ثم يسمر اهل pli‏ الاخرى ناذا اوها نادى مناديهم ايضًا معطا je Le‏ من الساعات فاذا كان ea‏

À 5‏ ضربت الابواق والطبول وصّليت صلاة sal‏ واق بالطعام فاذا على ما ذكراه مى الترتيب وان اراد المسيركى JAI‏ ضربت

tentes, la table était dressée, et la majeure partie de l’escorte assistait au festin. Quand on avait fait la dernière prière du soir, les sentinelles montaient la garde pendant la nuit, à tour de rôle et tout en conversant entre elles. Lorsque les gens d’une escouade avaient achevé leur faction, un d’entre eux criait à haute voix : « 0 seigneur roi, tant d'heures de Ja nuit sont écoulées. » Alors les gens d’une autre escouade veillaient ; et, quand ils avaient fini leur faction, leur hérault proclamait combien d'heures étaient passées. Lorsqu'arrivait le matin, on sonnait de la trompette et l'on battait les timbales, on récitait la prière de l’aurore et lon apportait de la nourriture. Quand دن‎ avait cessé de manger, On commençait à marcher. Si l'émir veut voyager sur le fleuve, il s'embarque dans l’ordre que nous avons décrit; mais s'il veut marcher par terre, on fait résonner les timbales et les trompettes ; les chambellans s’avancent, suivis des fantassins qui précèdent l’émir. Les chambellans sont eux-mêmes devancés par six cavaliers, dont trois portent au

اطبال قى تقلدوها وعند ثلاتة صرنايات فاذ! اقبلوا de‏ قرية أو ما هو مى الارض مرتغع ضربوا تلك الاطبال والصرنايات ثم تصوّب اطبال العسكر وابواقه ويكون عن مين جاب Plus‏ المغنون يغنون. 655 فاذ! كان ex,‏ الغداء نزلوا وسافرت ميع علاء الملك حفسة ph‏ ووصلنا di‏ موضع ولثيته وهو مدينة لاهشرى وضبط أسمها بفخ الها وكسر الراء مدينة حسنة de‏ ساحل البحر اكبير وبها يصب نير ul)‏ فى البحر فيلتقى بها ران ولها مرسى عظم باق اليه poli Mal‏ واهل vol‏ وغيتم وبذلك عظمت جباياتها وكثرت اموالها اخبرن الامير علاء املك المذكور ان تجبا هذه المدينة ستون Æ‏ فى السنة وقد LSS‏ مقدار اللك وللاميرمى ذلك نم (PS)‏ دع 0 يك ومعناه نصف

cou des timbales, et les trois autres sont munis de flûtes. Lorsqu'ils approchent d’une bourgade ou d’un terrain élevé, ces musiciens font-retentir leurs timbales et leurs flûtes; puis les timbales et les trompettes du corps d'armée se font entendre. Les chambellans ont à leur droite et à leur gauche des musiciens qui chantent à tour de rôle. L’on campe, lorsqu'arrive le moment du déjeuner.

Je voyageai pendant cinq jours en compagnie d’Alà Almulc, et nous arrivämes au siége de son gouvernement, c’est-à- ” dire à la ville de Lähary (Larry-Bender), belle place située sur le rivage de l'Océan , et près de laquelle le fleuve du Sind se jette dans la mer. Deux mers ont donc leur confluent près d'elle; elle possède un grand port, où abordent des gens du Yaman, du Fars, etc. Aussi ses contributions sont considérables et ses revenus importants. L’émir’Alà Almulc, dont il a été question, m'a raconté que le revenu de cette ville se montait à soixante lacs par an. Or, nous avons dit combien valait le lac. L'émir prélève là-dessus la moitié de la dixième

D'IBN BATOUTAH. 113

العشن وعلى ذلك des‏ السلطان البلاد Alex‏ باخذون Lie‏ لانفسهم Lies‏ العشر»

ذكر غريبة رايتها بخارج هذة المدينة وركيت Can‏ مع علاء يبعرن bb‏ فرايت هنالك ها لا #قصرة ts dl)‏ تا رق على Xi‏ فيبق منه ضورة راس أو رجل أو سواها .ومن جارة .ايضا على

صور Cod‏ مى البر ولشمص والغول والعدس وهنالك أثار سدور وجح رات 358 ثم راينا سم ذار Was‏ بيت مى ES‏ محوتة

partie. C’est sur ce pied-là que le sultan confie les provinces à ses préposés; ils en retirent pour eux-mêmes la moitié de la dime, ou le vingtième du revenu.

RÉCIT D’UNE CHOSE EXTRAORDINAIRE QUE J'AI VUE À L'EXTÉRIEUR DE CETTE VILLE.

Je montai un jour à cheval,en compagnie d’Alà Almulc, et nous arrivames dans une plaine située à la distance de sept milles de Lähary, et que l’on appelait Térné. Je vis là une quantité incalculable de pierres qui ressemblaient à des figures d'hommes etd'animaux ; beaucoup avaient subi des alté: rations, et Îes traits des objets qu’elles représentaient étaient effacés; il n’y restait plus que la figure d’une tête ou d’un pied ou de quelque autre partie du corps. Parmi les pierres, il y en avait aussi qui représentaient des grains, tels que le blé, les pois chiches, les fèves, les lentilles. I y avait là des traces d’un mur et des paroïs de maisons. Nous vîimes ensuite les vestiges d’une maison, où se trouvait une cellule construite en pierres de taille, au milieu de laquelle s’éle-

JIT, 8

5 w Cike أدى ألا أن راس»ه طويل وفه 4 جانب من وجهه ويدأة‎

ظهرة GA‏ .وقنالك مياة de ASS quil sou‏ بعض إن هذ! الموضع eut‏ فيه مندينة عظهة اكثر اهلها النساد هضوا BE‏ وان ماهم هو الذى على الذكانة فى الدار الى Aie ds‏ الق Raw‏ لو Gaël » Des‏ بهد 5 NX)‏ ينة مع ss‏ vait une estrade, également en pierres 13111665 avec une‏ telle précision, qu’elles paraïssaient ne former qu’une seule‏ pierre. Cette estrade supportait une figure d'homme, mais‏ dont la tête était fort allongée, ia bouche placée sur un des‏

côtés du visage et les mains derrière le dos, comme celles d'un captif. On voyait là des flaques d’eau extrêmement

puañtes, et une des parois portait une inscription en carac- -

tères indiens. ‘Alà Almulc me raconta que les historiens prétendent qu'il y avait en cet endroit une ville considérable, dont les habitants, ayant commis beaucoup de désordres, furent changés en pierres, et que c’est leur roi qui figure sur l’'estrade, dans la maison dont nous avons parlé: aussi cette maison est-elle encore appelée la demeure du roi. On assure que l'inscription indienne qui se voit sur une des murailles renferme la date de la destruction des habitants de cette ville : cela est arrivé il y a mille ans ou environ.

Je passai cinq jours à Lähary,en compagnie d’Alà Almule, après quoi il me fournit généreusement des provisions de route, et je le quittai pour me rendre à la ville de Bacàr.

D'IBN BATOUTAH. 115‏ بكار ab‏ الباء الموحدة وق مدينة حسنة يشقها خلي مى الوارد والصادر يجرها كشلوخان ايام ولايته على بلاد السفد وسيقع ذكرة ولقيت بهذة المدينة الفقيه الامام pète‏ الدين ass‏ اق سنه تزيك de‏ ماينة وعنشرين عاما ثم سافرت مى nd és‏ وق مدينة كبيرة عل نهر السنى لها اسواق im‏ ls‏ جيدة وكان الاميربها اذ ذاك AU‏ الغاضل. الشرييف جلال الدين af‏ احد التتجعان الكرماء ويهذه المدينة توق

On nomme ainsi une belle cité, que traverse un canal dérivé du fleuve Sind. Au milieu de ce canal se trouve un superbe ermitage, où l'on sert à manger aux voyageurs. Il a été construit par Cachloù khân, pendant qu’il était gouverneur du Sind. Or il sera plus loin question deice personnage. Je vis à Bacär le jurisconsulte, l’imâm Sadr eddin Alhanefy, ainsi que le kädhi de la ville, nommé Abou Hanifah. Je rencontrai à Bacär le cheïkh pieux et dévot, Chems eddin Mohammed acchiràzy, qui était au nombre des hommes vénérables par leur grand âge : il me dit que son âge dépassait cent vingt ans. De cette ville, je me rendis à celle d'Oûdjah (Outch}, grande place située sur le fleuve Sind; elle possède de beaux marchés et est très-bien bâtie. Elle avait alors pour émir le roi distingué et noble Djéläl eddin Alkïidjy, qui figurait parmi les hommes braves et généreux. 11 mourut dans cette ville, des suites d’une chute de cheval.

116 VOYAGES مكرمة لهذا الملك ونشأت بينى وبين هذ! الملك الشبريف‎ والكبة وا معنا‎ ice) Lg جلال الدين-مودة. وتأككدت‎ | بحضرة دهلى فا سافر السلطان الى دولة اباد كا سنذكرة‎ الدين انك تحتاج الى‎ JR وامرنى بالاقامة بالحضرة قال لى‎ واستغلها حتى‎ guys نفقة كبيرة والسلطان تطول غيبته كذ‎ أعود ففعلت ذلك واستغللت منها حو جسة آلان دينار جزاة‎ العابه الزاهد‎ sea mo) جزاته ولقيت عدينة‎ (put AN ga y 09 ارملا‎ (mile بحيج ر االغلوى‎ gpl الشريف .قطن‎ مالا يتان‎ animal القت‎ oil js de حبار الصاكبئ‎ سلبنى كثار الهذود:قى يمرم سافرت مى اوجه الى مدينة‎ SA BASE ملتان وهلا :اسمها بضم الحم وتاء معلوة وق‎

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