‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 55 sur 115 · DU CADEAU QU’IL A FAIT AU GRAND CHEÏKH ROCN EDDIN · texte numérisé non relu

DU CADEAU QU’IL A FAIT AU GRAND CHEÏKH ROCN EDDIN

Le sultan avait envoyé un présent au calife Aboë’l’Abbâs, qui se trouvait en Égypte, le priant de ‘lui expédier une ordonnance qui reconnaîtrait son autorité sur les pays de l'Inde et du Sind. C'était là l'effet de son profond attachement pour le califat. ee "Abbâs fit pes ce Le. sol-

en توغ‎

Rocn eddin. usa celui-ci arriva près du souverain: 3

واغطاه عطاء جرلا وكان يقوم له متى د خل عليه ويعظمه F5‏ صرفه واعطاه أموالا A7 de ACL‏ ما أعطاة te rs ko‏ شيل ومساميرقا كل ذلك من الذهب لخالض وقال له اذا نرلت مى pet‏ فانعل افراسك بها فتوجّه الى كنباية لركب الجر منها الى بلاد الجن فوقعت قضية خروج القاضى جلال الدين got Joel,‏ اولي عاغفان يعي goal al UE Le‏ ودر بنفسه .مع ابن آكولمى di‏ السلطان فا sie,‏ السلطان قال À‏ ممازهًا Sex‏ .زر). برى با دكر4ى (دلرباى :) dy‏ نبرى ور 4« معناة حجيدت لحمل الذهب ASE‏ مع الصور للسان فلا Ke‏ ذهبنا وراسك als‏ هاهنا .قال له ذلك على

l'Inde, il en fut excessivement honoré, et reçut de lui un riche cadeau. Toutes les fois que Rocn eddin entrait chez le sultan, ce dernier se levait et le comblaït de marques de vénération; puis il le congédia, en lui donnant des richesses considérables, parmi lesquelles il y avait un certain nombre de plaques pour les pieds des chevaux, ainsi que leurs clous, le tout en or pur et massif. Il lui dit : « Lorsque tu débarqueras, tu mettras ceci aux sabots de tes chevaux, en place de fers. » Rocn eddin partit pour Cambaie, afin d'y prendre la mer, jusqu’au Yaman; mais dans ce moment eurent lieu la révolte du juge Djéläl eddin et la saisie qu’il opéra sur les biens du fils d'Alcaoulémy; et on prit aussi ce qui appartenait au Grand cheïkh. Celui-ci, et le fils d’Alcaoulémy, s’enfuirent tous les deux près du sultan, qui, voyant Rocn eddin, lui dit (en langue persane) en plaisantant : « Âmédi kih zer béri 54 diguéri sanam khouri zer nébéri ve ser nihi »;

ce qui signifie : « Tu es venu pour emporter de l’or et k __ dépenser avec les belles; maïs tu n'auras pas d’or, et tu laisseras ici ta tête. » Le prince lui dit cela pour s'amuser;

معنى الانيساط ثم قال gt À‏ خاطرك فها انا سآكر الى

عن بلاد. ul‏ اذه وى له ses Le‏ ولخلف له بجيع ما ضاع منة Par‏ وصل بلك الى ديار مص ر»

ذكر als‏ الواعظ الترمذى ناصر الذين ‏ وكان هذ! النقيه

الواعظ de xs‏ السلطان واقام نحت احسانه مدّة عام ثم

État de‏ ل ci‏ الصددل الابيض لتقب عات GR y‏ مساميرة xs tirs‏ مى but, ADN‏

puis il reprit : « Sois tranquille; car je vais marcher contre les rebelles, et je te donnerai ensuite plusieurs fois autant que ce qu'ils t'ont enlevé. » Après mon départ de l'Inde, j'ai su que le sultan lui avait tenu parole, qu’il lui avait remplacé tout ce qu'il avait perdu, et que Rocn eddin était arrivé en Égypte avec ces biens.

DU CADEAU QU’IL A FAIT AU PRÉDICATEUR DE SÉPHEDE à NÂSSIR EDDIN.

Ce Aie denis prédicateur était venu trouver le sultan, et il était resté près de lui une année, jouissant de ses faveurs; puis il désira retourner dans sa patrie, et il en obtint la permission, Le sultan ne lavait pas encore entendu parler ni prêcher; mais avant de partir pour un voyage qu'il allait entreprendre dans la contrée de Ma’bar (la côte de Coromandel), il voulut l'entendre. Il ordonna, en conséquence, qu'on lui préparât une chaire de bois de sandal blanc, appelé almohässiry. On l'orna avec des plaques et des clous d'or, et l’on adapta à sa partie supérieure un rubis

D'IBN BATOUTAH. 251

باعلاة حجر ياقوت عظم وخلع de‏ ناصر الدين خلعة عباسية سودآء مذقبة مرضعة بالجوهر وعامة مثلها À quais‏ النبر بدا Je‏ السراجة وق افراج ais‏ السلطان على سريرة. colle‏ عن عينه ويسارة ste‏ القضاة sa),‏ والامراء etes‏ خطب خطية بليغة ووعظ 5559 A5‏ يكق Les‏ فعله JT‏ لآكن سعادته ساعدته فجنًا نزل عن المتبرقام السلطان اليه ailes‏ واركبه على فيل وامر #صيع من. حضر أن بمشوا بسي يديه وكنت & بجللتهم الى سراجة ضصريت له مقابلة سراجة السلطان جيعها مى “ريز الملون وصيوانيها مى pd‏ وخباوها ايضتًا كذلك qu‏ وجلسنا معه وكان جاتب مى السراجة soi‏ الذهب التى أعطاه السلطان اياها وذلك تتوركبير

magnifique. On revêtit Nâssir eddin d’une robe abbâcide, noire, brodée d’or, enrichie de pierres précieuses, et on le coiffa d’un turban, analogue à la robe. La chaire fut placée dans l’intérieur de la sérdicheh, ou « petit palais », autrement dite afrädj (cf. ci-dessus, p.44, ett.Il, p. 369). Le sultan s’assit sur son trône, ayant ses principaux favoris àdroite et à gauche. Les juges, les jurisconsultes et les chefs prirent leurs places. Nâssir eddin prononça un sermon éloquent; il avertit, il exhorta; mais il n’y avait aucun mérite extraordinaire dans ce

qu'il fit; seulement la fortune le servit. Quand il fut descendu.

de la chaire, le sultan se leva, alla vers lui, l’'embrassa . et le

fit monter sur un éléphant. Il ordonna à tous les assistants :و‎

et j'étais du nombre, de marcher à pied devant Nässir eddin, pour se rendre au petit palais qu’on avait élevé exprès pour lui, vis-à-vis celui du souverain. Ce petit palais était en soie de différentes couleurs; la grande tente était aussi en soie, de même que la petite. Nous nous assimes avec Nässir eddin, et vimes dans un coin de la sérätcheh les ustensiles en or que

252 VOYAGES وقدران عت ومحان‎ SU Jef بحعيث يسع & جوفه‎ LS EN Ues Sa ants اكواز:وركوة‎ Age loss 581 Y ول الكتب كل ذلك مى. ذهب -خالص ورفع يعاد‎ de) اربعة‎ ls الدين السمناق وقكدين مى اوتاد السراجة اديدها‎ انهها فين #طروا و كيدو لمر هونا‎ Jay مقصدر ينوهم‎ EI, إل كا:.ذكرنا وقد كان اعطاة حيى قدومه ماية .الف ديفار دراهم‎ 1 العبيد سراح بعضّهم وهل بعحوتم‎ Ge (es لعب العريز الأرذويل وكان عبد العزير هذ‎ the ,S5 وبرهان‎ Les بن‎ pri :تق‎ de قرز قرا بىمشق‎ EX فقيها‎ SAT pri وشكس‎ 52 Ni Jr SN الندين‎

le sultan lui avait donnés. Il y avait: un grand poêle, dans l'intérieur duquel pouvait tenir un aise assis ;: deux chaudières; des plats en grand nombre; plusieurs pots; une cruche ; une témicendeh (?); enfin, une table à manger, avec quatre pieds, et un support ou pupitre pour les livres. Tout cela était en or pur. Il arriva que ’Imäd eddin assimnâäny retira deux des pieux de la sérdtcheh, dont l’un était en cuivre, l'autre,en étain; l’on supposa alors qu'ils étaient.en or et en argent; mais, en réalité, ils étaient faits avec les métaux que nous avons mentionnés. Ajoutons que, lors de l'arrivée de Nâssir eddin près du sultan, celui-ci lui donna cent mille dinärs d'argent, et des centaines d’esclaves, dont il affranchit une partie, et prit l’autre avec lui.

DU CADEAU QU’IL FIT À ’ABDAL’AZÎZ ALARDOOUÎLY.

Cet ’Abdalaziz était un jurisconsulte traditionnaire, qui avait étudié à Damas sous Taky eddin, fils de Taïmiyyah; sous Borhân eddin, fils d'Albarcah ; Djémäl eddin almizzy ;

. Chams eddiîn addhahaby et autres encore. I se rendit en-

D'IBN BATOUTAH. 258‏ وغيرهم : تم قدم de‏ السلطان فاحسن اليه Se‏ 20 واتفق وما أن سرد عليه احاديث فى فضل العباس وابذه: رضى الله ge Eds Logis‏ ماكر لكلياء-اولادها as Et‏ السلطان ait‏ à‏ بنى العياس وقبل قدى الفقيه وامر أن يوق بصينية ADS;‏ Was‏ الغا تنكه فصبها عليه. بيد5 .وقال فى لك ge‏ الصينية وقد ذكرنا هذه للكاية PA Las‏ 4

كر alles‏ الع AU Of SN ol‏ تين الدين الاندكاق حكيدًا: شاعرًا مطبوعًا فدح السلطان بقصيدة Ru lgslol oo pK Constant‏ وعهوين نينتا del‏ كل:بيت منها Qui‏ دينار ذراهم ès‏ اعظم Se Le‏ عن

suite près du sultan de l’Inde, qui le combla de bienfaits, et l'honora beaucoup. Un jour il arriva que le jurisconsulte exposa au souverain un certain nombre de traditions sur le mérite d'Abbâs et de son fils, ainsi que des récits concernant les vertus des califes, leurs descendants. Le sultan fui très-satisfait de cela, à cause de son attachement pour la maison d'Abbâs. 11 baïsa les pieds du légiste, et ordonna qu'on, apportât une soucoupe d’or, dans laquelle 11 y avait deux mille tengahs, qu’il versa sur lui de sa propre main, : en lui disant : « Cette somme est à toi, de même que la soucoupe. » Mais nous avons déjà fait mention de cette anecdote dans un des volumes précédents.

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