‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 66 sur 115 · DIVERSES ANECDOTES SUR L’AVARICE DU FILS DU CALIFE · texte numérisé non relu

DIVERSES ANECDOTES SUR L’AVARICE DU FILS DU CALIFE

Des rapports d'amitié existaient entre moi et le fils du calife; j'allais souvent chez lui, et lorsque je partis, je lui laissai même un de mes fils, du nom d’Ahmed. Maintenant je ne sais pas ce qu'its sont devenus l’un et l’autre. Je dis un jour au fils du calife : « Pourquoi manges-tu tout seul, et ne réunis-tu point tes compagnons pour le repas ? « 11 me répondit : «Le cœur me manque de les voir en si grand nombre, et tous manger mon pain!» Ainsi, il se nourrissait isolément, il donnait à son ami Mohammed, fils d’'Aboû Accharafy, une partie des aliments pour les personnes qu'il voulait, et s’emparait du reste.

j'allais et venais dans sa demeure, ainsi que je lai dit, et je voyais au soir le vestibule du palais qu'il habitait, tout à fait obscur; aucune lampe ne léclairait. Souvent j'ai aperçu Ghiyâth eddin ramassant dans son jardin de petites branches de bois à brâler, dont il avait déjà rempli des magasins. Je lui fis quelques observations sur cela ; mais il me répondit: « On en a besoin. » Il employait ses compagnons, ses mamloücs,

268 VOYAGES get Det où (رضق‎ Joss Tige :البستان‎ Rens نعض‎ à dd x dus Geo Be de وكان‎ DER omis Ami فح‎ dus عنك‎ si لقد همت أن‎ AN}, الايام‎ » بذلك ولا ساعدتتى عليه‎ Re gl) Us sta ge قال اتش رت‎ usée RE قد امنا ولا زاد‎ de احذهم د بن أى الشرة صاحيه وس‎ العبى‎ & Last عبى ماء ببعض القرى فوجد‎ de Wii Las Sas على ان نشترى به‎ Lil فقلنا وما نصنع بدرم‎ Es تلك القرية أن يبيع لين‎ ll ab 5), Last فيعقنا‎

ainsi que les jeunes garçons, au service du jardin et de ses bâtisses; il avait l'habitude de dire : «Je ne serais pas satisfait de les voir manger mes aliments sans servir à rien. » Une fois j'avais une dette, pour laquelle on me poursuivait; il me dit plus tard : « J'en jure par Dieu, j'avais l'intention d'acquitter la dette en ta faveur; mais mon âme (ma cupidité) ne me l’a pas permis, et ne m'a pas encouragé à cette action. »

ANECDOTE

Un jour il me raconta ce qui suit : «Je sortis, dit-il, de Bagdad, en compagnie de trois autres individus (l’un de ceux-ci était son ami Mohammed, fils d'Aboû Accharafy); nous étions à pied et n’avions avec nous aucune provision. Nous nous arrêtämes près d’une source d’eau, ou fontaine, dans un village, et l’un de nous trouva une drachme dans la source. Nous diîmes : « Que ferons-nous de cette petite pièce d'argent?» Nous nous décidàämes à acheter du pain avec cela, et envoyâmes un de nous quatre pour faire cette emplette; mais le boulanger du village se refusa de lui vendre

D'IBN BATOUTAR. 269‏ وحدة وانما يبيع خبرًا بقيراط وتبننا بقيراط فاشترى منه pad‏ والنبى. فطرحنا التبى إذ لا Dis‏ لنا ناكله وقسمنا دبز لقا NS‏ وقح انتهى de‏ اليوم الىما قراه Sais À dis‏

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du pain seulement; il voulut débiter du pain pour la valeur d'un carat, et de la paille pour le même prix. 11 acheta donc le pain et la paille; nous jetâmes celle-ci, puisque nous n'avions point de bête de somme qui pût la manger, et nous partageàämes le pain par bouchée. Tu vois aujourd’hui dans quelles conditions de fortune je me trouve!» Je lui dis : «Il faut que tu loues Dieu pour les faveurs qu'il t'a prodiguées, que tu honores les fakîrs et les pauvres, et que tu fasses l'aumône. » Il répondit : « Ceci m'est impossible. » Je ne l'ai jamais vu user d'aucune libéralité, ni pratiquer le moindre bienfait. Que Dieu nous garde de lavarice!

ANECDOTE

À mon retour de l’Inde, je me trouvais un jour à Bagdad et j'élais assis à la porte du collége, ou école appelée Almostansiriyah, qui avait été fondée par l’aïeul de Ghiyäth eddin, c'est-à-dire par le prince des croyants, Almostansir. Je vis un malheureux jeune homme, courant derrière un individu qui sortait du collége, et l’un des étudiants me dit : « Ce jeune

270 : VOYAGES المستنصر‎ RU حفيى‎ QE الشابٌ الذى 55,5 هو ابن الامير‎ بلاد‎ we فقلت له أى قدمت‎ RENE بيلاد الهند‎ SN) خبرة فى هذة‎ Ge ابيك فقال قد‎ jus وا أعرّفك‎ gli خلف الرجل فسألت عن الرجل فقيل‎ Anis games لايام‎ هو الناظرى 10 الشاب هو امام ببعض المساجتد‎ d we وهو يطلب اجرد»ه‎ ps واحد فى‎ Ds وله على ذلك اجرة‎ D الزجل فطال حبى منه والله لو بعث اليه جوهرة مى‎ الواصلة اليه من السلطان لاغناه بها ونعوذ بالله‎ ak & Gi

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homme que tu vois, c’est le fils de l'émir Mohammed, lequel se trouve dans l'Inde, et qui est le petit-fils du calife Almostansir. » Alors je l’appelai et lui dis : « J'arrive de l'Inde, et je puis te donner des nouvelles de ton père. » Il me répondit : « J'en ai reçu ces jours-ci. » Il me quitta et continua de courir après l'individu. Je demandai qui était celui-ci, et l'on me dit que c'était l'inspecteur des legs pieux; que le jeune homme était imâm ou directeur spirituel dans une mosquée; qu’il recevait pour cela la récompense d’une seule drachme par jour, et qu’il réclamait de cet homme ses honoraires. Je fus très-étonné de cet événement. Pour Dieu, si son père lui avait seulement envoyé une des perles qui se trouvent dans les robes d’honneurs qu’il a reçues du sultan de l'Inde, il aurait enrichi ce jeune garçon. Que Dieu nous garde d’un pareil état de choses!

D'IBN BATOUTAH. 0 2‏ ذكر ما أاعطاك السلطان للامير سيف الدين غدل ١‏ بنى هبة

de topo : عب الما‎ EN السلطان اكرم متواه وانزله بقصر السلطان جلال الدين‎ داخل مدينة دهلى ويعرن بكشك لعل معناه القصر الاجر‎ على بابه‎ Jote ودهليز‎ FR وهو قصر عظم فيه مشو ركبير‎ الذى يد كَل‎ SU المشور‎ des هذ] الشور‎ de قبة تشرن‎ بها وتلعب‎ ei منه الى القصر وكان السلطان جلال الدين‎ ais paill بين يديه فى هذا المشور وقد دخلت هذ!‎ Bi AS وبسطنا وغيرها وذلك‎ Ets اثاتما‎ nv: نزوله به فرايته‎ متهمزق لا منتفع فيه فان عادتهم بالهند ان يتركرا ار‎

DE CE QUE LE SULTAN A DONNÉ À 11011185 SAÏF EDDIN GHADA, FILS DE HIBET ALLAH, FILS DE MOHANNA, CHEF DES ARABES DE SYRIE.

Quand cet émîr arriva chez le sultan, 11 fut très-bien reçu, et fat logé dans le château du sultan défunt, Djéläi eddin, à l'intérieur de Dihly. Ce château est appelé Cochc La’l, ce qui signifie : «le château rouge» (ou couleur de rubis). Il est très-grand, avec une salle d'audience fort vaste, et un vestibule immense. Près de la porte se voit une coupole qui domine sur cette salle d'audience, ainsi que sur une seconde, par laquelle on entre dans le palais. Le sultan Djélâl eddin avait l'habitude de s'asseoir dans le pavillon, et l'on jouait au mail devant lui dans cette salle d’audience. J'entrai dans ce palais à l’arrivée de Saïf eddin, et je le trouvai tout rempli de mobilier, de lits, de tapis, etc.; mais tout cela était déchiré et ne pouvait plus servir. 11 faut savoir que l'usage est, dans l'Inde, de laisser le château du sultan, à sa

السلطان اذا مات ججيع ما فيه لد يعرضون À‏ ويبنى dti‏ بعده قصرًا لنفسه ونا دخلته طفت به وصعدت di‏ اعلاة كاسم ge us bné lgis Das bus ai d‏ الفقيد الظنيع الاديب ججال*الدين المغرئى الغرناط الاصل الججاق المولد مستوطن. بلاد الهند قدمها مع أبيه وله بها اولاد SAS‏ عنك ما عايناة ء» ( خفغيف)

شديد si‏ فى العرب مؤترًا لهم Lire‏ بفضاتلهم UN‏ وصله NS‏ الامير اجزل له العطاء وأحسن .اليه إحسانا

mort, avec tout ce qu’il contient; on n’y touche pas. Son successeur fait bâtir pour lui un autre palais. En entrant dans ledit château, je le parcourus en tout sens, et montai sur le point le plus élevé. Ce fut là pour moi un enseignement qui fit couler mes larmes. Il y avait en ma compagnie le jurisconsulte, le médecin littérateur, Djémäl eddin almaghréby, originaire de Grenade , né à Bougie, et fixé dans l'Inde, où il était arrivé avec son père, et où il avait plusieurs enfants. À la vue de ce château, il me récita ce distique (où l’on remarque, dans le texte, des jeux de mots) :

Interroge la terre, si tan veux avoir des nouvelles de leurs sultans; car les chefs sublimes ne sont plus que des os.

Ce fut dans ce château qu'’eut lieu le festin du mariage de Saïf eddîn, comme nous le dirons ci-après. Le souverain de l'Inde aimait beaucoup les Arabes, il les honorait et reconnaissait leurs mérites. Lorsqu'il reçut la visite de cet émir, il lui prodigua les cadeaux et le combla de bienfaits. Une

عظها وأعطاة مرّة وقد قدمث عليه هديّة اعظم ملك البايزيدى من بلاد ماتكيور Si‏ عشر فرسا ge‏ عثقاق لديل واعظ انلف «yet‏ عشرة بن Juil‏ مشرحة ) بالشرو :الخ ميد عليها اللجم المذقبة ثم زوجه بعد ذلك باخته فيروز

PATTES ذكر ترج الامير سيف الدين باخت السلطان ولا امر‎ ال الولمة‎ pit ess ١دغ السلطان بتزوج اخته الامير‎ المعرون بشونويس بشيى متهم مغتوح‎ AN ونفقاتها الملك فت‎ وواوين اوليها مسكن والاخر مكسور بينيها نون وآخره سيى‎ وعينى لملازمة الاميرغد! وآآلون معه فى تلك الايام‎ hace فاق الملك فت الله بالصيوانات فظلل بها المشورين بالقصر‎ جِذا‎ RÉ RES Le واحد‎ JS الاجر المذكور وضرب ف‎ fois, en recevant les présents du grand roi Albäyazidy, du pays de Mänicpoür, le sultan donna à Saïf eddin onze chevaux de race; une autre fois, dix chevaux, avec leurs selles dorées et les brides également dorées. Après cela, il le maria avec sa propre sœur, Firoûz Khondah (l’heureuse maîtresse).

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