DU SOULÈVEMENT DE CACHLOÙ KHÂN ET DE SA MORT
Dès que le sultan fut instruit de la conduite de Cachloû khân au sujet de l'inhumation des deux peaux, il l'envoya chercher. Cachloû khân comprit tout de suite que le souverain voulait le châtier; par conséquent il ne se rendit pas à son invitation, il se révolta, distribua de l'argent, réunit des troupes, expédia des émissaires chez les Turcs, les Afghâns et ies Khorâçäniens, qui accoururent en très-grande quantité près de lui. Son armée se trouva ainsi égale à celle du suitan, نه même elle était supérieure en nombre. Le souverain de l'Inde sortit en personne pour le combattre, et ils se rencontrèrent à deux journées de Moliàn,
D'IBN BATOUTAH. 323 ابوهر RS, السلطان بالحزم عند AU جعل تحت الشطم Bose منه الشيرَ عاد الدين شقيق الشين ركن الدين الملتاق وقو ss هذا وكان شبيها به فا جى القتال انغرد السلطان ف اربعة آلانف مى عسكرة وقصد عسك رركشلو خان قصحٌ الشطر معتقدين أن السلطان ais فقتلوا عاد الدين وشاع فى العسكر ان السلطان قتل فاشتغلت عساكر كشلو خان بالنهب وتغرقوا عنه ولم gas معه إلا القليل فقصدة السلطان من معه فقنتكه وجر راسه kss بذلك جيشه فغروا ودخل السلطان مدينة ملتان وقبض GE كريم الدين وامر بسكه us وامر براس كشلو خان ge
dans la plaine déserte d’Aboûüher. Le sultan agit avec beaucoup de prudence lors de la bataille, et 11 fit mettre à sa place, sous le parasol, le cheïkh ’Imâd eddin, frère utérin du cheïkh Rocn eddîn almoltäny, caril ressemblait au sultan. Je tiens ces détails de Rocn eddin lui-même. Au plus fort de la mélée, le sultan s’isola à la tête de quatre mille hommes, tandis que les troupes de son adversaire ne cherchaient qu'à s'emparér du parasol, pensant bien que le souverain était placé sous ce dernier. En effet, elles tuèrent Tmâd eddin, et l’on crut dans l’armée que c'était le sultan qui avait péri. Les soldats de Cachloû khân ne pensèrent plus qu’à piller, et s’éloignèrent ainsi de leur chef, qui resta avec très-peu de monde. Alors le sultan l’attaqua, le tua, coupa sa tête, et quand les troupes de Cachloû khân surent cela, elles prirent la fuite. |
Le monarque entra dans la ville de Moliàn; il fit saisir son kädhi Carim eddin et prescrivit de l’écorcher vif; 1l se fit apporter la tête de Cachloù khän et ordonna de la sus-
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ab de وقح Eee ail) لمنا.وصلبت desle like di السلطاق قرية إنعامًا eds لياكلوا منها ويطعموا بزاويتهم المنسوية )=> وكان اهلها 5 LAS فاخيرق بعض الغقهاء أنه حضم دخول الوزير أياها قال واحضر ببى يديه القاضى Ab, Ur استوجيتها القنل فقالا بكذالفتنا امر السلطان فقال ليما فكيف Lalla) انا opel وقد اصرق أن اقتكلما ART ge وقال
pendre à sa porte. Lorsque j’arrivai à Moltän, je la vis ainsi attachée. Le sultan donna au cheïkh Rocn eddin, frère d’Imäd eddin, ainsi qu’au fils de celui-ci, Sadr eddîn, cent villages, à titre de bienfait et afin qu’ils en tirassent leur nourriture. 11 les obligea à donner à manger aux voyageurs, dans leur ermitage, qui portait le nom de leur aïeul, c’est-à-dire, dans la zäouiah de Béhà eddîn Zacariyyä. Le souverain ordonna à son vizir, Khodjah Djihân, de se rendre à la ville de Camälpoür, dont les habitants s'étaient soulevés. C’est une grande cité, située au bord de la mer. Un jurisconsulte, qui dit avoir été présent à l'entrée du vizir dans cette ville, m'a raconté ce qui suit : Khodjah Djihân fit venir devant lui le kädhi de la ville et son prédicateur; 11 commanda de les écorcher tout vivants. Ils lui dirent : « Donne-nous
la mort immédiatement, sans ce supplice. » 11 répondit :
«Par quelle cause avez-vous mérité de périr?» Les deux condamnés reprirent : « Par notre désobéissance aux ordres du souverain. » Le vizir dit alors : « Et comment pourrais-je transgresser son commandement, qui est de vous faire su-
لب يبب يبب oo
D'IBN BATOUTAH. 325 وجوه.م de يطرحون A فائهم اذا سكخوا والعياذ Las السلطان الى se, بلاد السند mas فعل ذلك Li ش E سحخضرت-* قراجيل على جيش السلطان واول اسمه Jus ذكر الوقيعة Jai قاف وجم معفودة وجبل قراجيل هذا جبل كبير وملك ما JE وفام الياء آخر لدرون وى اسغل Ali الال bir ce genre de mort?» Puis il dit à ceux chargés de les dépouiller de leur peau : « Creusez des trous sous leur figure par lesquels ils puissent aspirer de l'air. » Or, dans ces pays de l'Inde, quand on écorche les hommes, on les jette la face contre terre. Que Dieu nous préserve d’un pareil supplice!
— Après tous ces actes de rigueur, les provinces du Sind furent pacifiées, et le sultan retourna dans sa capitale.
DU DÉSASTRE ARRIVÉ À L'ARMÉE DU SULTAN DANS LA MONTAGNE KARÂTCHÎL (DANS LA CHAÎNE DE L'HIMALAÏA ).
C'est une montagne irès-vaste, de la longueur de trois mois de marche; et elle est distante de dix jours de Dibly. Son sultan était un des plus puissants princes hindous, et le souverain de l'Inde avait envoyé, pour le combattre, le roi Nocbïah , chef des porte-encriers, qui avait avec lui cent
mille cavaliers et beaucoup d'infanterie. H s'empara de la
ville de Djidiah , située au pied de la montagne, ainsi que
يليها وسبى وخرب واحرق وفر LA الى اعلى بل ودركوا Pod واموالهم وخزاس مكلهم dede طريق ls وعن اسفلإمنه واد وفوقه لمشيل فلا جوز فيه إلا فارس sie خلفه ET فصعدت عساكر المسجيى عل .ذلك الطريق وتمالوا مدينة ورنكل التى باعلى Jul وضبطها بغت الواو والرآء وسكنون النون وفتم GOT واحتووا على ما فيها وكتيوا الى السلطان AL فيعث اليهم قاضيا و.خطيبا وامرهم بالاقامة فا كان وققت. نزول: المطر غلب المرض على العسكر وضعفوا وماتتت للخيل واحلت juil فكنث الامرآء الى السلطان واستاذنوه فى لدروج عن لخبل والنرول الى اسغله JA ما ينصرم فصل نزول
des lieux environnants; il fit des captifs, il saccagea et brüla. Les infidèles fuirent sur le haut de la montagne; ils abandonnèrent leur contrée, leurs troupeaux et les trésors de leur roi. Cette montagne n’a qu’un seul chemin; au bas il y a une vallée, et au-dessus, la montagne même; les cavaliers ne peuvent passer qu’un à un. Les troupes musulmanes du sultan de lInde montèrent par ce chemin, et prirent possession de la ville de Ouarangal, qui se trouve sur la partie élevée de la montagne. Elles saisirent tout ce qu'elle contenait, et écrivirent au monarque qu'elles étaient victorieuses. Celui-ci leur envoya un kâdhi et un prédicateur, et leur ordonna de rester dans la contrée.
Au moment des grandes pluies, l’armée fut envahie par les maladies, qui l’affaiblirent considérablement. Les chevaux moururent, et les arcs se détendirent, de sorte que les émiîrs sollicitèrent du sultan de l'Inde la permission de quitter le pays montagneux pendant toute la saison pluvieuse, de descendre au bas de la montagne, et de reprendre ensuite leurs positions dès que les pluies auraient cessé. Le
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D'IBN BATOUTAN. 327 التى استولى عليها مى (pi والمعادن de Less الفاس ليرفعوها ويوصلوها الى أسفل ليل فعندما eos JUS ke يقطعون. Gas ةيداعلا LÉ ويطرحونها من Ju dot فلا
2 و : 0 Ris الكفار الاموال والامئعة Jus والسلاج ولم يغلت we العسكر إلا ثلاثة مى الامرآء كبيرهم نكبية وبذر الدين الملك الهند اثرًا كبيرًا واضعفته ضعفً بين وصالم السلطان بعدها
sultan y ayant consenti, le commandant Nocbiah prit tous les biens qu'il avait réunis, soit en provisions, soit en métaux et pierres précieuses, et les distribua aux troupes pour les emporter jusqu’à la partie inférieure de 12 montagne. Lorsque les infidèles surent que les musulmans se retiraient, ils les attendirent dans les gorges de la montagne et occupèrent avant eux le défilé. Ils coupèrent en morceaux des arbres très-vieux ou séculaires, qu’ils jetaient du haut de la montagne, et qui faisaient périr tous ceux qu'ils touchaient. La plupart de ces gens moururent, et le reste fut pris; les Hindous se saisirent des trésors, des marchandises, des chevaux et des armes. Il ne se sauva de toute l’armée musulmane que trois chefs, savoir : le commandant Nocbiah, Bedr eddin ou le roi Daoulet chäh, et un troisième personnage, dont je ne saurais me rappeler le nom.
Ce malheur affligea beaucoup l'armée de l'Inde et Faffaïblit d’une manière évidente : peu de temps après, le sultan fit la paix avec les habitants de la montagne, à la condition qu'ils lui payeraient une certaine redevance. Ces peuples
اشل لخبل de مال يودونه اليه لان لهم البلاد Jul ul ولا قدرة لهم على مارتها الا باذنه ء
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بلاد المعبر وبينها cos دهلى مسيئرة Riu اشهر الشريف
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ذواب السلطان AUS, وضرب ال<نانير والدراهم باسمه وكان يكتب فى احدى go الدينار xD Au ودس أبو الغقراء
possèdent, en effet, du territoire au pied de ia montagne, et ils ne pourraient le cultiver sans la permission du souverain de l'Inde.
DU SOULÈVEMENT DU CHÉRIF DJELÂL EDDIN DANS LA PROVINCE DE MA'BAR, ET DE LA MORT DU NEVEU OU FILS DE LA SOEUR DU VIZIR, QUI SE RATTACHE À CETTE RÉVOLTE.
Le sultan avait nommé le chérif Djelàl eddin Ahçan chäh commandant du pays de Ma’bar (du passage, le sudest de la péninsule), qui est éloigné de Dihly l’espace de six mois de marche. Djelàl eddin se rebella, usurpa le pouvoir, tua les lieutenants et les agents du souverain, et frappa en son propre nom des monnaies d’or et d’argent. Sur un des côtés des dinàrs il avait gravé les mots suivants : « La progéniture de Thü-h& et Yä-sin (ces lettres, qui constituent les titres de deux chapitres du Korân, le xx° et le xxxvi°, sont du nombre des épithètes qu’on donne à Mahomet), le père des fakirs et des indigents, l'illustration du monde et de la religion.» Et sur l’autre face : « Celui qui
D'IBN BATOUTAH. 329 بتأيية الرهان اسن sé الشلطان ورج :الشلطان لما سمع xp يريد قناله mess Ji يقال له كشك زر معناه 2 عي وأقام به RS أيام لغضاء حومي الناس وى تلك الايا se بابن as) لواو ste جهان واريعة مى الامرآء أو ثلاثة Ps مُقيدون مغلولون وكان السلطان قد بعت وزيرة المذكور فى مقكّمته فوصل الى مدينة ظهار وق على مسيرة اربع وعشرين مى دهلى واقام بها أيّاما وكان ابن aie تجاعا بطلا فاق = gi ho 1 بهم على Ale Jui والهروب Le عنذه من Go والاموال الى الشريف القآنُّم بيلاد المعبر وعزموأ de الغتك بالوزير عند خروجه» الى صلاة ces red
met sa confiance dans le secours du Miséricordieux ; Ahçan chäh sultan. »
Le monarque ayant eu connaissance de cette révolte, partit pour la combattre. Il descendit dans un lieu nommé Cochc zer, ce qui veut dire, «le château d’or»; et 11 y resta huit jours pour s'occuper des besoins du peuple. Ce fut alors qu’on lui amena le neveu du vizir Khodjah Djihän, ainsi que trois ou quatre émirs, tous”ayant des liens aux pieds, et les mains attachées au cou. Le sultan avait envoyé ce vizir avec l’'avantgarde; et il était arrivé à la ville de Zhi- مقط (Dhär), éloignée de Dihly l’espace de vingt-quatre jours de marche, où 11 s'arrêta quelque temps. Le fils de sa sœur était un brave, un guerrier intrépide; il s'était entendu avec les chefs qu’on avait saisis en même temps que lui, pour tuer son oncle et pour fuir chez le chérif insurgé dans la province de Ma’bar, emportant les trésors et les provisions. Ils avaient décidé d'attaquer le vizir au moment où 11 sortirait pour se rendre à la prière du vendredi; mais un
330 VOYAGES الوزير وكان يسمى الملك di ادخلوه & امرهم Ge بهم اح ei ما يرومونه لبسهم AT pipi نصرة داجب واخبر pe فبعث الوزير عنهم فوجدم كذلك فبعث pets تحت إلى السلطان وكنت بيى يدى السلطان جبى وصولهم فرايت وهو يزعد ويتلو سورة يكن فامر برسم LÀ Sib اججام وكا 55 الوزير cast gb فنطرحوا للفيلة المعطّة لقتل الناس وامر التى تقتل Ait خاله ليقتله فقتله وسنذكر ذلك وتلك di الناس تكسي انيايها بحدابد مسنونة شبم سكّك رت لها ue الغيل 186 رى بالرجل de اطراف كالسكاكبى ويركب الغيّال يديه لف عليه خرطومه ورج به الى الهواء تم يتلقفه بنابيه
individu qu’ils avaient instruit de leur plan les dénonça. H s'appelait le roi Nossrah, le chambellan; et 11 dit au vizir que le signe qui ferait découvrir leur projet, c'était qu'ils portaient des cuirasses sous leurs habits. Le vizir les fit amener devant lui, et les trouva dans l’état qu'on vient de dire; il les expédia au sultan.
Je me trouvais en présence du souverain, lorsque ces conjurés arrivèrent. l’un d’eux était de haute taille, barbu, mais il tremblait et lisait le chapitre Yä-Sin du Korän (le xxxvr'; c'est la prière des agonisants). D’après l’ordre du sulian, on jeta les émîrs en question aux éléphants, qui sont dressés pour tuer les hommes, et l'on renvoya le fils de la sœur du vizir à son oncle, pour qu’il lui donnât la mort. 11 le tua, en effet, comme nous le dirons plus bas.
Ces éléphants, qui tuent les hommes, ont leurs défenses revêtues de fers pointus, lesquels ressemblent au soc de la charrue qui iaboure la terre; et leurs bords sont comme des couteaux: Le cornac monte sur l'éléphant, et lorsqu'on jette un individu devant l'animal, celui-ci l’enlace de sa trompe,
D'IBN BATOUTAH. 331 ويطرحه بعك ذلك ببى يديه ويجعل يده على صج ره ويفعل بتقطيعه قطعه الفيل قطعًا بتلك Pad! وان امره بتركء السلطان بعل لغرب فرايت of تاكل pes وقك لقت جلودهم exil والعياذ AL ويا جز السلطان 589 LS أمرن بالاقامة بال حضرة كا سنذكرة ومضى & سغرة الى أن بلغ