‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 80 sur 115 · DE LA CONDAMNATION À MORT DU CHEÏKH ALHAÏDARY PAR LE SULTAN · texte numérisé non relu

DE LA CONDAMNATION À MORT DU CHEÏKH ALHAÏDARY PAR LE SULTAN

Le cheïkh’Aly alhaïdary habitait la ville de Cambaie, sur le littoral de l'Inde; c'était un homme d’un grand mérite, d’une réputation immense, et 11 était célèbre dans les pays, même les plus éloignés. Les négociants qui voyageaient sur mer lui vouaient de nombreuses offrandes, et à leur arrivée, ils s’empressaient d'aller saluer ce cheïkh, qui savait découvrir leurs secrets, et leur disait la bonne aventure. Il arrivait souvent que l’un d’eux lui avait promis une offrande

310 VOYAGES وامر بالوفاء به واتغق له ذلك مرات واشتهم‎ À 5 Le akei ol dé وقبيلته‎ Led به فمًا خالف القاضى جلال‎ bel, Ji pli دعا‎ god بلغ .السلطان أن الشير‎ السلطان‎ ges UN مى .راسم وذكر ايضا اذه بايعه‎ Aa 2 السلطان‎ ee وأنهزم القاضى جلال‎ EPA TE الهم‎ امير قت أحى الوافدين معنا عليه بكنباية وامره‎ CAT) فقهاء حكم بقولهم‎ ame وجعل‎ GA Jai بالبحث عن‎ SCAN dsl على لليدرى بين يديه وتبت اذه‎ aid} فاحضر‎ Lui Jets Al ضريه السَيّانَ‎ UN لد كوا بقتله‎ Less شاشيته‎

et que depuis il avait regretté son vœu. Quand il se présentait devant le cheïkh pour le saluer, celui-ci lui rappelait sa promesse, et lui ordonnait d'y satisfaire. Pareille chose s'est passée un grand nombre de fois, et le cheïkh ’Aly est renommé sous ce rapport.

Lorsque le kädhi Djéläl eddin alafghäny et sa peuplade s’insurgèrent dans ces contrées, on avertit le sultan que le cheïkh Alhaïdary avait prié pour le juge susnommé; qu'il lui avait donné sa propre calotte, et on assurait même qu'il lui avait prêté serment. Le souverain ayant marché en personne contre les rebelles, Djéläl eddin s'enfuit. Alors le sultan partit, et laïssa en sa place, à Cambaïe, Chéret almolc, émir bakht, qui est un de ceux qui arrivèrent avec nous chez le monarque de l'Inde. 11 lui commanda d'ouvrir une enquête sur les gens qui s'étaient révoltés, et lui adjoignit des jurisconsultes pour l'aider dans les jugements à intervenir.

Émir bakht se fit amener le cheïkh ’Aly alhaïdary; il fut établi que ce dernier avait fait cadeau de sa calotte au juge rebelle, et qu'il avait fait des vœux pour lui. En conséquence, il fut condamné à mourir; mais quand le bou-

D’IBN BATOUTAH. 311‏ وب Gi‏ لذلك وظنوا اذه dre‏ عنه يسيب ذلك فامم سياف بكر يضرب عنقه فضربها رجهم الله تعالي ,

ذكرقتله لطوغان واخيه. وكان طوغان SE‏ واخوه مى كبار Je‏ مدينة فرغانة فوف<! على السلطان فاحسن اليهها واعظاتها عطاء Je‏ واقاما soie‏ مغ فيهًا طال مقامرها ارادا الرجوع الى بلادها وحاولا الغرار فوتى بها Dot‏ (ححابهها الى الساطان فامر بتوسيطهما فوسطا واعط للذى وتى برها Er‏ هأ ليها وكذلك عادتهم dk‏ البلاد اذا So‏ تمد باحيي وتبت ما وتى به Ale des) M‏ »

reu voulut le frapper, il n’y réussit pas. Le peuple fui fort émerveillé de ce fait, et il pensa qu'on pardonnerait au condamné , à cause de cela; mais l’'émir ordonna à un autre bourreau de lui couper le cou, ce qui fat fait. Que Dieu ait pitié de ce cheïkh!

DU MEURTRE ORDONNÉ PAR LE SULTAN À L'ÉGARD DE THOÛGHÂN ET DE SON FRÈRE.

Thoûghän alferghàäny et son frère étaient deux grands de la vile de Ferghänah, qui étaient venus trouver le sultan de l'Inde, 11 les accueillit fort bien, 31 leur fit de riches présents, et ils restèrent près de lui assez longtemps. Plus tard, ils désirèrent retourner dans leur pays, et voulurent prendre la fuite. Un de leurs compagnons les dénonça au souverain, qui ordonna de les fendre en deux par le milieu du corps; ce qui fut exécuté. On donna à leur dénonciateur tout ce qu’ils possédaient; car tel est l'usage dans ces pays de l'Inde. Quand un individu en accuse un autre, que sa déclaration est trouvée fondée et. qu’on tue l'accusé, les biens de celui-ci sont livrés au délateur.

312 VOYAGES els التضاز‎ de pi .لابن ملك التجار وكأن‎ A5 ذكسر‎

صغيرًا لا نبات بعارضيه فا وقع Ge‏ عين AN‏ وقيامه وقناله السلطان ما سنذكرة غلب de‏ ابن ملك التجار هذ! فكان ى ar‏ مقهورا CN‏ 56 عبى الملك وقبض عليه des‏ اصحابه كان مى جعلتهم ابن ملك التجار Eyes‏ ابن قطب SM)‏ نامر Le‏ فعلقا مى ايديرها فى خشب pes‏ ابناء الملوك فرموها بالنشاب cæ‏ ماتا ولما ble‏ قال شاجب خواجة اميم de‏ التبريزى لقاضى القضاة كال الدين ذلك الشابٌ لمر بصب as‏ القدل فبلغ ذلك السلطان Jo‏ 6 قلت :هخ قبل ie‏ واف متشو cétele‏ متاك الوم duels io Sn‏ بجيع A‏

DE LA CONDAMNATION À MORT PRONONCÉE PAR LE SULTAN, CONTRE LE FILS DU ROI DES MARCHANDS.

Le fils du roi ou prévôt des marchands était un tout petit jeune homme, sans barbe. Lorsque arrivèrent l'hostilité de ’Aïn almolc, sa révolte et sa guerre contre le souverain, comme nous le raconterons, le rebelle s'empara de @ fils du roi des marchands, qui se trouva ainsi par force aa milieu de ses fauteurs. Aïn almolc ayant été mis en fuie, et puis saisi, de même que ses compagnons, on trouva farmi ceux-ci le fils du roi des marchands et son beau-frère ou allié, le fils de Kothb almolc. Le sultan ordonna de les attacher tous les deux par leurs mains à une poutre, ét les fils des rois leur lancèrent des flèches, jusqu'à ce qu'ils fussent morts.

Alors le chambellan Khodjah Émir ’Aly attibrizy di: au grand juge Camäl eddin : « Ce jeune homme ne méritait pas la mort. » Le sultan sut cela, et lui fit cette observation : « Pourquoi n’as-tu pas dit cette chose avant sa mort?» Puis il le condamna à recevoir environ deux cents coups de fouet,

D'IBN BATOUTAH. 313‏ لامير السيافيى فرايته ى تاى ذلك اليوم قد ليس تثيابه وجعل قلنسوته على راسه وركب فرسه فظنفت انه هو واقام pb‏ تبهورا ثم سرحه ورذة di‏ ما كان عليه ثم غضب عليه ثانية ونغاة الى خراسان فاستقر بهراة وكتب اليه يستعطفه فوقع À‏ de‏ ظهركتابه أكون x)‏ باو معفاة أن حيصت :كيت

فاجع فرجع اليه ape 598‏ الحخطيبب ا all‏ حلى مات وكان do AS‏

خطيب لتطباء. do‏ النظرق hs‏ لشواهر فى السفر فاتفق ان te‏ شراق LU‏ ليلا فضربوا على تلك AL‏

il le fit mettre en prison, et donna tout ce qu’il possédait au chef des bourreaux. Le lendemain je vis celui-ci, qui avait revêtu les habits d'Émir ’Aly, s'était coiffé de son bonnet, et était monté sur son cheval, de sorte que je le pris pour Émir ’Aly en personne. Ce dernier resta plusieurs mois dans le cachot; il fut ensuite relâché, et le sultan lui rendit la place qu'il occupait avant sa disgrâce. Il se fâcha contre lui une seconde fois, et le relégua dans le Khorâçän. Émir ’Aly se معط‎ à Hérat, et écrivit au sultan, pour implorer ses faveurs. Le souverain lui répondit au dos de sa lettre, en ces termes (persans) : Équer bäz dmédi baz(di); ce qui veut dire : « Si tu t'es repenti, reviens. » Il retourna en effet chez le souverain de l'Inde.

DES COUPS QU’IL FIT DONNER AU PRÉDICATEUR EN CHEF, JUSQU’À CE QU’IL EN MOURUT.

Le sultan avait chargé le grand prédicateur de nt de surveiller pendant le voyage le trésor des pierres précieuses. Or il arriva que des voleurs hindous se jetèrent une nuit sur ce trésor et en emportèrent une partie. Pour cette cause,

اعظم ما كان ينقم de‏ السلطان إجلاوة لافل is des‏ وسبب ذلك اتيس م كانوا يكتبون CEA és‏ وسبه وختمون عليها ويكتيون عليها وحق راس -خوند عالم ما يقراها فعزم على خريب دشكى واثمترى مى اقلا Ga‏ دورتم ومخازلهم ودفع لهم تمنها وامرهم بالانتقال عنها di‏ دولة آباد فابوا ذلك

le souverain ordonna de frapper le prédicateur, de telle sorte qu’il en mourut. Que Dieu aït pitié de lui!

DE LA DESTRUCTION DE LA VILLE DE 21111: : DE L’EXIL DE SES HA- BITANTS ; DE LA MORT DONNÉE À UN AVEUGLE ET À UN INDIVIDU PERCLUS.

Un des plus graves reproches qu'on fait à ce sultan, c'est d’avoir forcé tous les habitants de Dihly à quitter leurs demeures. Le motif en fut que ceux-ci écrivaient des billets contenant des injures et des invectives contre le souverain; ils les cachetaient, et traçaient sur ces billets les mots suivants : « Par la tête du maître du monde (le sultan), personne, excepté lui, ne doit lire cet écrit. » Ils jetaient ces papiers nuitamment dans la salle d'audience, et lorsque 1e monarque en brisait le cachet, il y trouvait des injures et des invectives à son adresse, Il se décida à ruiner Dihly; ül acheta des habitants toutes leurs maisons et leurs auberges, il leur en paya le prix, et leur ordonna de se rendre à

Daoulet Abäd. Ceux-ci ne voulurent d’abord pas obéir; mais

D'IBN BATOUTAH. 315‏ فنادى مفاديه أن لا da‏ بها Det‏ بعد ثلاث فانتقل معظمهم sl‏ بعضهم à‏ الدورفامر بالبحث ين بق بها فوجد عبيده بازقنها رجلى احدها مقع والاخر (كى فاتوا La‏ قامر بالمقعد فرى به فى الماجنيق وامر ان LÉ‏ من دهلى di‏ دولة SLT‏ مسيرة اربعبى يوما فزق & الطريق. ووصل منه رجله Le‏ فعل ذلك خرج اهلها ميعًا وتركوا Dis‏ Es‏ وبقيت المدينة خاوية Unies de‏ خوتنتى A‏ }3 به قال re‏ السلطان ليلةٌ Jeu di‏ قصره فنظر di‏ دهلي وليس بها نار ولا دخان ولذ سراج فقال الان طاب قلبى وتهدن

le crieur ou héraut du monarque proclama, qu'après trois jours nul n’eût à se trouver dans l’intérieur de Dihly.

La plupart des habitants partirent, et quelques-uns se cachèrent dans les maïsons; le souverain ordonna de rechercher minutieusement ceux qui étaient restés. Ses esclaves trouvèrent dans les rues de la ville deux hommes, dont lun était paralytique et l’autre aveugle. Ils les amenèrent devant le souverain, qui fit lancer le perclus au moyen d’une baliste, et commanda que l’on traînät l’aveugle depuis Dihly jusqu’à Daoulet Âbâd , c'est-à-dire l espace de quarante jours de marche. Ce malheureux tomba en morceaux durant le voyage, et il ne parvint de lui à Daoulet Âbäd qu’une seule jambe. Tous les habitants de Dihly sortirent, ils abandonnèrent leurs bagages, leurs marchandises et la ville resta tout à fait déserte. (Littéral. détruite de fond en comble. Conf. Korn, 11, 261; 559111, 40: xx, 44.)

Une personne qui nv inspire de la confiance, m'a assuré que le sultan monta un soir sur la terrasse de son chàteau, qu'il promena son regard sur la ville de Dihly, où 11 n’y avait ni feu, ni fumée, ni flambeau, et qu'il dit : « Maintenant mon cœur est satisfait et mon esprit est iran-

316 VOYAGES خاطرى ثم كنب الى اهل البلاد. أن ينتقلوا: الى 40 ليعمبروها‎ ue وق‎ Las لاتساعها.‎ AS تخربت بلاد هم ولم تعمر‎ لما دخلنا اليها خالية‎ base اعظم مدن الدنيا وكذلك‎ كثيرا مى ماكر هذا‎ Les قليل كارة وقد‎ Ji ليس بها‎ aol, مى الوقائع‎ NE السلطان ويا نقم عليه ايضنًا فلنذكرٌ‎

» ى أيام»ه‎ Era ii

Gaudt past él ame at dues SU Glahult de Le

P 0‏ = las‏ الدين بهادور بورة الذى كان ouf‏ السلطان تغلق كفن عليه وفك قبوذه واجزل له العطاء مى الاموال M‏ والغيلة

quille. » Plus tard , il écrivit aux habitants de différentes pro- “vinces de se rendre à Dihly pour la repeupler. Ils ruinèrent leurs pays, mais ne peuplèrent point Dihly, tant cette ville est vaste, immense; elle est, en effet, une des plus grandes cités de l'univers. À notre entrée dans cette capitale, nous la trouvämes dans l’état auquel on vient de faire allusion ; elle était vide, abandonnée et sa population très-clair semée.

Or, nous avons mentionné assez au long les vertus de ce souverain, de même que ses vices. Parlons maintenant, sommairement, des combats et des événements qui se passèrent sous son règne.

DE LA GRÂCE QUE:LE SULTAN, AU COMMENCEMENT DE SON EMPIRE, ACCORDA À BÉHÂDOUR BOÜRAH.

Lorsque le sultan fut investi du pouvoir, à la mort de son père, et que les peuples lui eurent prêté le serment d’obéissance, 11 fit venir le sultan Ghiyàth eddiîn Béhädoûr Boürah, que le sultan Toghiok avait fait captif. Il lui pardonna, brisa ses liens, lui fit de nombreux cadeaux en ar-

D'IBN BATOUTAH. 317‏ وصرفه di‏ ممكلنه وبعث معه ابن اخيه ابراهم خان وعافده على wi‏ يكون تلك الممكلة Qu Lie Eli‏ اسماوها مع 8 :السكة ويخطب لبها des‏ أن يصرن غياث الدين CE di‏ المعرون ببرباط يكون رهينة عند السلطان فانتصرف غياث الدين الى مكلته والتزم ما شرط عليه إلا اذه لم يبعت sit‏ واذى اذه امتنع واساء الادب فى كلامه cum‏ السلطان العساكر di‏ ابن اخيه ابراهم خان Palo‏ «لجى Si‏ فقاتلوا غياث الدين فقتلوة وسكخوا جلدة ass‏ بالتبى

» البلاد‎ de à وطيف‎

gent, chevaux, éléphants, et le renvoya dans son royaume (le Bengale). 11 expédia avec lui le fils de son frère, Ibràhîm khän; il convint avec Béhädoür Boürah qu'ils posséderaient ledit royaume par égales moitiés; que leurs noms figureraient ensemble sur les monnaies; que la prière serait faite en leur nom commun, et que Ghiyäth eddin enverrait son fils Mohammed, dit Berbâth, comme otage près du souverain de l'Inde.

Ghiyâth eddin partit, et observa toutes les promesses qu'il avait faites; seulement, il n’envoya pas son fils, comme il avait été stipulé. Il prétendit que ce dernier s’y était refusé, et, dans son discours, il blessa les convenances. Le souverain de l'Inde fit marcher au secours du fils de son frère, Ibrâähim khân, des troupes dont le commandant était Doldji attatary. Elles combattirent Ghiyàth eddin et le tuëèrent; elles le dépouillèrent de sa peau, qu’on rembourra de paille, et qu'on promena ensuite dans les provinces.

ذكرنورة ابن AL‏ وما Jual‏ بذلك وكان السلطان تغلق ابن اخت يسمى بهاء الدين كشت اسب بضم CUT‏ وسكون st pi exil‏ معلوة واسب بالسيى hot‏ والباء الموكدة sé LC‏ تسوه le‏ 78 سمهي مى بيعة ابفه وكان تجاعا بطلا فبعث السلطان اليه العساكمر فيهم الامرآء اآلبارمثل الملك تجير والوزير خواجة ol‏ امير pes JU th plait gl ei de‏ كلا er‏ ثم كانت الكرة لعسكو ht‏ ففر sn‏ الدين الى ملك مى ملوك آكغار يعرف بالرآى كنبيلة MS Pois his‏

ما هو بلسان الروم ls‏ عن hu‏ وكنبيلة اسم PAS‏ الذى هوبه وهو بغت آآلان وسكون النون وكسر الباء الموحدة

DU SOULÈVEMENT DU FILS DE SA TANTE PATERNELLE, ET DE CE QUI SE RATTACHE À CE SUJET.

Le sultan Toghlok avait un neveu, fils de sa sœur, appelé Béhä eddin Cuchtasb {(Hystaspe), qu’il avait nommé commandant d'une province. Quand son oncle fut mort, il refusa de prêter serment à son fils; c'était un brave guerrier, un héros. Le souverain envoya contre lui des troupes, à la tête desquelles se trouvaient de puissants émîrs, comme le roi Modjir, ainsi que le vizir Khodjah Djihän, qui était le commandant en chef. Les cavaliers des deux côtés s’attaquèrent, le combat fut acharné et les deux armées montrèrent un grand courage. Enfin les troupes du sultan l’emportèrent, et Béhàä eddin s’enfuit chez un des rois hindous nommé le 502 Canbilah «raïa ou râdja». Le mot rdi chez ces peuples, de même que chez les chrétiens, veut dire roi. (L'auteur fait sans doute allusion aux Espagnols, et à leur terme rey.) Quant à Canbilah, c’est le nom du pays

D'IBN BATOUTAH. 319‏ ss‏ ولام مغتوح وهذ! الرلى له بلاد & جبال منيعة وهو مى اكابر سلاطيى أآكفار فكًا هرب اليه بهاء cost (Gr)‏ عساكر السلطان وحصروا تلك البلاد Axis‏ الام ر PF de‏ Ni‏ ما Bus‏ مى الزرع Ge‏ ان ss‏ باليى Juris‏ لبهاء wii‏ أن JA‏ قد بلغت لما تراة Li,‏ عازم As de‏ نقسى dluss‏ ومى: تبعق DSL‏ .(نت Lu pli di‏ لسلطان we‏ أكفار سمّاة له 636 عنده فاده سهنعك وبعت معه من Mes)‏ اليه وامر رآى كنبيلة بنار عظهة تحت واحرق Was‏ امتعدد وقال لنسآده وبناتة إن اريد قتل mis‏ فن أرادت ie‏ فلتفعل فكانت المرأةٌ منين تغتسل وتدّهن بالصندل المفاضرئ

que le raïa habitait. Ce prince possédait des contrées situées sur des montagnes inaccessibles; et c'était un des principaux sultans des infidèles.

Lorsque Béhà eddin se dirigea vers ce souverain, il fut poursuivi par les soldats du monarque de l'Inde, qui cernèrent ces contrées. Le prince infidèle ayant aperçu dans quel danger il se trouvait, puisque les grains qu'il tenait en réserve étaient épuisés, et qu'il pouvait craindre. qu’on ne s'emparät par force de sa personne, dit à Béhà eddin : « Tu vois Où nous en sommes; Je suis décidé à périr, en compagnie de ma famille et de tous ceux qui voudront m'imiter. Va chez le sultan un tel (il lui nomimna un prince hindou) et reste avec celui-ci, 11 te défendra. » Il envoya quelqu'un avec lui pour l'y conduire; puis il commanda de préparer un grand feu, qu'on alluma. Alors il brüla ses effets et dit àses femmes et à ses filles : « Je veux mourir, et celles d’entre vous qui voudront agir comme moi, qu’elles le fassent. » On vit chacune de ces femmes se laver, se frotter le corps avec le bois de sandal nommé almokässiry, baiser la terre dévant

pu

وتقبل الارض بين يديه وترى بنفسها ف النار حتى. OR‏ كيدا وفعل .مش ل :ذلك انساء:«اسراته ns‏ وَازيَاب as‏ :ومن

SE Lai us sel 80‏ (ولاده و أحل

عشر ولد! قاين عر السلطان ABS GA. je SAC‏ السلطان

أمراء وعظمهم pales‏ ولفعل أبيهم فرايث ei sais‏ نصرًا Juifs‏ والمهردار وهو صاحب لمناتم الذى يخم به على الماع الذى يشرب السلطان منه وكنيته ابو Mat‏ وكانت بينى

le râi de Canbiîlah, et se jeter dans le bûcher; elles périrent toutes. Les femmes de ses émirs, de ses vizirs, et des grands de son état les imitèrent; d’autres femmes encore agirent de même.

Le 231 se lava à son tour, se frotta avec le sandal et revétit ses armes, mais ne mit pas de cuirasse. Ceux de ses gens qui voulurent mourir avec lui, suivirent en tout point son exemple. Ils sortirent à la rencontre des troupes du sultan et combattirent jusqu’à ce qu’ils fussent tous morts. La ville fut envahie, ses habitants furent faits captifs, et l’on prit onze fils du râï de Canbilah, qu’on amena au sultan, et qui se firent musulmans. Le souverain les créa émiîrs et les honora beaucoup, tant à cause de leur naïssance illustre qu’en considération de la conduite de leur père. Je vis chez le sultan, parmi ces frères, Nasr, Bakhtiyär et Almuhurdär «le gardien du sceau ». Celui-ci tient la bague dont on cachette l’eau que doit boire le monarque (sans doute l’eau du Gange; cf. ci-dessus p. 96); son surnom est Aboû Moslim, et nous étions camarades et amis.

D'IBN BATOUTAH. 32]‏ وبينه ححبة ومودة ونا Jui‏ رأى كنبيلة cages‏ عساكر السلطان nb di‏ آكافر الذى لجا اليه ببآء الدين واخاطوا به فقال ذلك السلطان انالا اقدرعلى أن أفعل ما فعله رأى كنبيلة فقبض على بباء الدين واسكه الى عسكر السلطظان فقيّدوة وغلّوه واتوا به اليه NS‏ 3 به اليه امر باد خاله الى قرابته مى النساء ARS‏ وبصقن فى kgs‏ وامر Aus‏ وهو med abs Aus SU oui‏ مع الارز وبعث لاولادة وأشله وجّعل باقيه & صحفة وطرح AS AN‏ نابت pris AS‏ بجلدة حشى بالتبى وقرن جلت بهادور بورة وطيف برها على البلاد فلا os‏ الى بلاد vaste Ami‏ أمرانها Says‏ كشلو

Après la mort du râi de Canbilah, les troupes du sultan se dirigèrent vers le pays de l'infidèle chez qui Béhä eddin s'était réfugié, et elles l’entourèrent. Ce prince dit : « Je ne puis pas faire comme 63 Canbîlah. » Il saisit Béhä eddin et le livra à l'armée du souverain de l'Inde. On lui mit des liens aux jambes, on lui attacha les bras au cou, et on le conduisit devant le sultan. Ce dernierordonna de l’introduire chez les femmes, ses parentes; celles-ci l'injurièrent et lui crachèrent à la figure. Puis il commanda de l’écorcher tout vivant : or, on le dépouilla de sa peau, on fit cuire sa chair avec du riz, et on l'envoya à ses enfants et à sa femme. On mit les restes dans un grand plat, et on les jeta aux éléphants pour qu’ils les mangeassent; mais ils n’en firent rien. Le sultan ordonna de remplir la peau avec de Ja paille, de l’associer avec la dépouille de Béhädoûür Boürah, et de les promener toutes les deux dans les provinces. Quand elles furent arrivées dans le Sind, dont le commandant en chef était alors Cachloù khän, celui-ci donna ordre de les enter-

ETS 21

En VOYAGES

خان صاحب السلطان تغلق ومعينه SX et de‏ وكان

مى )55 امر GS‏ خان we GX‏ فولخ ذلك السلطان فق عليه فعله واراد الفتك sx‏

ذكر تورة كشلو حان. وققله Jus L‏ بالسلطان ما كان. مى فعله فى دفن Gr‏ بعت عنه es‏ كشلو خان انه يريد عقابه فامتنع وخالف واعط الاموال وبجع العساكز وبعت إلى التترك والافغان واضل خراسان فاتاة منهم العد pl‏ = كا عسكرة عسكر السلطان أو ارى عليه Ulis BAS‏ بنفسه لقتاله فكان اللقآء على مسيرة يوميى مى ملتان بعصراء

rer. Le sultan le sut, 11 en fut fâché, et se décida à le faire périr. L’émir Cachloû khän fut l'ami du sultan Toghlok, et celui qui l’aida à se saisir du pouvoir. Le sultan Mohammed le vénérait et lui adressait la parole en l'appelant : « Mon oncle »; 11 sortait toujours à sa rencontre, lorsque cet émir arrivait de son pays pour lui rendre visite.

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