DU SOULÈVEMENT DE HALÂDJOËN
Lorsque le sultan fut arrivé à Daoulet Âbäd, et qu'il se trouva ainsi fort éloigné de la contrée gouvernée par l’émir Halädjoün, celui-ci se révolta dans la ville de Lahore et pré. tendit au pouvoir. Il fut assisté en cela par l’émir Kuldjund, qui devint son vizir. La nouvelle parvint à Dihly, au vizir Khodjah Djihän; ce dernier fit des recrues, rassembla les troupes, enrôla les Khoräcäniens et prit les gens de tous les employés du sultan qui étaient fixés dans la capitale. C’est ainsi qu’il s'empara de tous mes compagnons, car je demeurais à Dihly. Le souverain envoya au vizir, pour l'aider, deux chefs principaux, dont l’un était Keïrän, roi saf/dér, c'est-à-dire « celui qui aligne les soldats; » l’autre, le roi Témoëür, le chorbdér, ce qui veut dire « l’échanson ». Halàdjoûn sortit avec des troupes, et le combat eut lieu au bord d'un grand fleuve. Le rebelle fut battu , 11 s'enfuit, et beaucoup de ses soldats furent noyés dans la rivière. Le vizir
D'IBN BATOUTAH. 333 الوزير المدينة فس بعض اهلها وقتل أكرين يغير ذلك من انواع AE وكان الذى des قتلهم RE بن النجيب EG السلطان والصك عندهم الكلب وكان LE قاسى القلب ويسميه السلطان auf الاسواق وكان ريما عض ارباب ali Sd Mi وعدوانا وبعث الوزيرمى نساء الضالفيى حو ثلاماية di حصن #اليور فجن به ورأيت بعضهن هنالك وكان احد الفقهاء otre À زوجة فكان يد خل اليها حتى ولدت منه
entra dans la ville de Lahore; il fit écorcher bon nombre de ses habitants, et il en. tua d’autres par divers genres de mort. Celui qui dirigeait ces massacres, était Mohammed, fils de Nadjib, lieutenant du vizir, et connu sous le nom de roi Edjder « monstre, dragon »; il était aussi appelé le se du sultan ; et cemot, chez les peuples de l'Inde, signifie « chien ». C'était un tyran des plus inhumains, et le souverain l'appelait «le lion des marchés ». Souvent il mordait les criminels avec ses dents, par avidité de sang et par haine. Le vizir envoya dans la forteresse de Gälioür (Gualior) environ trois cents femmes d’insurgés. Elles y furent emprisonnées, et j'y en ai vu moi-même un certain nombre. Un jurisconsulte avait une épouse parmi elles; il allaït la trouver, de sorte qu’elle enfanta et devint mère dans la prison.
DE LA MALADIE ÉPIDÉMIQUE ET PESTILENTIELLE QUI ÉCLATA DANS L'ARMÉE DU SULTAN.
Le souverain était arrivé dans le pays de Tiling, se diri-
334 VOYAGES Jos بلاد التلنك وهو قاصد! الى قتال الشريف ببلاد المعبر البآء الموحدة وسكون Zi مدينة بدركوت وضبط اسمها الدال وفتم الراء وضم آلكان وواو وتاء معلوة وى قاعدة بلاد التلنك وضبطها بكسر الناء المعلوة واللام وسكون النون وكاف FU) اتسهر ووقع ANS معقودة وبينها وبيى بلاد المعبر مسيرة زاكماليك al عسكرة فهلك معظمهم وات à dis اذ able وكبار الامراء مثل ملك دولة شاة الذى كان السلطان بالعم ومثل امير عبد الله الهروئ وقد تقذمت حكايته فى ما RS السفر الاول. وهو الذى امرة السلطان ان يرفع مى Lis فربط ثلاث عشرة خريطة باعضادة JU استطاع مى aile, SU as di se حل بالكسكر Le رَاى" السلطان CL
geant vers la province de Ma’bar, pour combattre le chérif insurgé. 11 descendit dans la ville de Badracoût, capitale du Tiling, et distante de trois mois de marche du Ma’bar. C’est alors que la peste se déclara dans son armée, dont la plus grande partie périt. Les esclaves et les mamloûcs moururent, de même que les principaux émirs, tels que le roi Daoulet chäh, à qui le sultan adressait la parole en lui disant : « Ô oncle», et l’émir ‘Abdallah alharaouy. Déjà, dans la première partie de ces voyages, on aura vu l’histoire de ce dernier émir. C’est celui à qui le sultan ordonna de prendre, dans le trésor, tout argent qu'il pourrait en emporter en une seule fois. 11 attacha à ses bras treize sacoches pleines d’or et les enleva.
Quand le monarque vit la calamité qui avait attaqué les troupes, il retourna à Daoulet Âbäd. Les provinces s’insurgèrent, l'anarchie domina dans les contrées, et peu s’en fal-
D’'IBN BATOUTAH. 339 البلاد وانتقضت الاطران وكاد AA خرج عن يده لولا ما سبق به Ge JT أساحكام سعادت»ه 5
ذكر الإرجان بموته وفراز ste Us des db السلظان SLT xs di مرض 4 طريقه فارجف الناس موت»ه ونتماع ذلك lis عنه فتن عريضة وكان الملك هوشي ابن الملك كال الدين كرك بدولة آباد وكان بينه وبين السلطان عه أن لا pos حيو انق لابق Age 00e Vs aile فلا eye caf السلطان هرب الى سلطان كافر يسمى En يسكن Jus مائعة بع As باد وكؤكى pl et عزاو des 25 الغتنة RS السير الى دولة آباد واقتق 35 pins وحصرة
lut que le pouvoir ne s’'échappät de ses mains. Cependant la Providence avait décrété que son bonheur serait raffermi.
DU FAUX BRUIT QUI FUT RÉPANDU SUR LA MORT DU SULTAN, ET FUITE DU ROT HOÜCHENDI.
Dans son retour à Daoulet Âbäd, le souverain fut indisposé pendant le voyage; le bruit courut parmi les peuples qu'il était mort; cette nouvelle se propagea et fut cause de graves séditions. Le roi Hoûchendj, fils du roi Camäl eddin Gurg, se trouvait à Daoulet-Àbäd, et il avait promis au sultan de ne jamais prêter le serment d’obéissance à aucun autre que lui, tant que le sultan vivrait, et même après sa mort. Quand il entendit parler de la mort du souverain, il s'enfuit chez un prince infidèle nommé Burabrah, qui مقط bite des montagnes inaccessibles, entre Daoulet Àbäd et Coûken Tânah. Le monarque fut informé de sa fuite; et, comme il craignit la naissance d’une sédition, 11 se hâta d'arriver à Daoulet Âbäd; il suivit Hoûchendj à la piste et le cerna
336 VOYAGES بالخيل وراسل آكافر ان. يسله اليه فاى وقال لا اسم دخيلى ى الامريما آل برآى كنبيلة وخان هوشي على نفسه FF, فراسل السلطان وعاهدة على أن يرحل الساطان .الى دولة (باد السلطان ليستوثق منه هوشي Res ويبق هنالك قطلو خان وينزل اليه على الامان فرحل السلطان ونزل هوشي الى قطلوخان منزلته وخرج ماله Le السلطان ولا ak وعاهده أن لا بقدومه وارضاه وخلع pus وعياله واعحابه وقدم على السلطان عليه وكان قطلو خان صاحب عهد يستنم الناس اليه فكان بسبب ذلك VAE À له ديد ومتى دخل عليه قام
avec de la cavalerie. Il envoya dire au prince hindou de le lui livrer; mais ce dernier refusa, en disant : « Je ne livrerai pas mon hôte, quand bien même le résultat devrait être, à mon égard, pareil à ce qui est arrivé au roi de Canbîlah ». Cependant Hoüchendj eut peur pour lui-même; il expédia un message au sultan, et ils convinrent que celui-ci retournerait à Daoulet Âbäd; que Kothloù khän, précepteur du sultan, resterait pour que Hoûchendij reçût de lui des sûretés, et se rendit chez Kothloû khân avec un sauf-conduit. Le sultan partit, et Hoûchendj s’aboucha avec le précepteur, qui lui promit que le monarque ne le tuerait pas et n’abaisserait en rien son rang. Alors il sortit avec ses biens, sa famille, ses gens, et alla trouver le sultan; celui-ci se réjouit de son arrivée, 1116 contenta etle revêtit d’une robe d'honneur.
Kothloû khän était un homme de parole, on se confiait à lui, et l’on avait foi dans l’accomplissement de ses promesses. 11 jouissait d’un grand crédit chez le sultan, qui le vénérait; toutes les fois qu'il entrait près du souverain, celui-ci se levait pour l’honorer. C'est à cause de cela que
D'IBN BATOUTAH. 337 لذ يك كل uk = xs هو الدى يدعوه Jai بتعدة بالقيام À وهو تحب & الصدقات كثير الإيثار مولع بالإحسان الغقراء
والملساكبى 1 ذكر ماهم به الشريف ابراهم من الثورة Ale JT وكان الشريف ابراهم المعرون بالخريطة دار وهو NEUF se
dis السلطان الى بلاد المعبر وابوة هو القاكم Sue المعبم الشريف أحسن ماع فحنا ارجف D yo السلطان طميع أبراهم فى السلطنة وكان تجاعا كرها Que الصورة وكنت متزوجا axe حورنسب وكانت صالحة تناك بالليل ولها اوراة مى
Kothloû khän ne 3155311عوم en présence du souverain que lorsqu'il était invité par lui, afin de lui épargner la fatigue de se lever. Ce précepteur aimait à faire beaucoup d’aumônes et de libéralités; il était avide d'accomplir des bienfaits, tant envers les fakirs qu’envers les indigents. ١
DU PROJET QUE LE 118817 IBRÂHIM AVAIT FORMÉ DE SE SOULEVER, ET DE LA FIN DE SA CARRIÈRE.
Le chérif Ibrâähim, nommé Kharttheh dér, c'est-à-dire « le dépositaire du papier et des roseaux à écrire dans le palais du sultan », était gouverneur du pays de Hänsi et de Sarsati quand le souverain partit pour le Ma’bar. Son père, le chérif Ahçan chäh, était précisément celui qui s'était insurgé dans ce dernier pays. Lorsque Ibrähîm éntendit annoncer la mort du sultan, il désira beaucoup de s'emparer du pouvoir; il était brave, généreux, et avait une belle figure. J'étais marié avec sa sœur, nommée Hoûrnaçab ; elle était trèspieuse, veillait toute la nuit, et s’occupait sans cesse à prier