‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 87 sur 115 · اسح ع EE · texte numérisé non relu

اسح ع EE

D'IBN BATOUTAH. 351‏ شنعهم وقال لا اتوكه حتى أوصدد الوزير أو أمسوت دون ذلك | فتركوة ناوصكه di‏ الوزير وكنت انظ ر as‏ الصمم الى الفيلة |

والاعلام يوق بها الى السلطان ثم جاءن بعض العراقيّين Jus‏ SM ce de as‏ وأق به الوزير فح اصدقه فم بجر الا œ>s jus‏ الملك تور الشرب><ارناخ< بيدى وقال ابش رفقد dl ons de Ga‏ وهار عد الوزيو sis ul} da‏ di ame po Us‏ جل عن اللك de‏ ته الكدك فننتهيت لد فيها واقاحم كتير مى عسكر عين ا ملك النهر فغرقوا ليذ اللي بن قطب الملك (pis‏ ملك اضيا راو che‏ pere ais‏ ونهبت الاموال ولشيل والامتعة ونزل السلطان على ST‏ وجاء الوزير AU ça‏ وقد أركب على ثور وشو عريان

et dit :« Je ne quitterai pas Aïn almolc jusqu’à ce que je l’aie conduit en présence du vizir, ou bien je mourraïi auparavant. » 115 le laissèrent, et Ibrahim mena l’émiîr à Khodjah Djihän.

Au matin j'étais occupé à regarder les éléphants et les drapeaux qu’on amenait devant ع1‎ suitan, lorsqu'un individu de l’TIrâk vint à moi et me dit : « On 2 déjà saisi ‘Ain almolc, qui se trouve maintenant au pouvoir du vizir.» Je ne le crus pas; mais, peu d’instants après, je vis arriver le roi Témoür, léchanson; il me prit la main et me dit : « Réjouis-toi, on s’est emparé de ’Aïn almolc, et il se trouve chez le vizir.» Sur ces entrefaites, le souverain se dirigea vers le quartier du rebelle, sur le Gange; nous étions avec lui, et les soldats pillèrent tout ce qui s’y rencontrait. Une grande partie des iroupes de "Aïn almolc se précipitèrent dans le fleuve et se noyèrent. On prit Dâoud, fils de Kothb almolc, le fils du roi des marchands et un grand nombre de gens avec eux; On s’empara des trésors, des chevaux et des effets. L'empereur campa près du passage du fleuve, et le

359 VOYAGES de وباقيه فى عنق»ه فوقف‎ Jus مربوطة‎ Rips مستور العورة‎ باب السراجة ود خل الوزير الى السلطان ناعطاة الشربة عناية‎ عيى الملك نجعلوا يسبونه ويبصقون‎ di به وجاء ابناء الملوك‎ اكبير‎ AU وبعث اليه السلطانٌ‎ alé) فى وجهه ويصفعون‎ فقال له ما هذ! الذى فعلت فج جد جوابا فامر به السلطان‎ ab, مى تياب الزمالة وفيت باربعة كبول‎ Les أن يُكسى‎ الوزير ليحفظه وجاز اخوته النهر شاربيى‎ Ro يداه الى عنقه‎ ووصلوا مدينة عوض فا خل وا أهلهم وأولادهم وما قروا عليه‎ مى المال وقالوا لزوجة اخيهم عيبن الملك اخلصى بنفسك‎

vizir conduisit Aïn almolc au souverain. On avait fait monter l’émir rebelle sur un taureau, et il était tout nu, sauf les parties génitales, qui étaient recouvertes d’un 1ambeau

étoffe attaché par une corde, dont les bouts étaient passés au cou du captif. Celui-ci resta à la porte de 18 tente, ou serdtcheh, le vizir entra, et le souverain lui offrit aussitôt le sorbet, à cause desa bienveillance pour lui. Les fils des rois se portèrent près de ‘Aïn almolc; ils linjurièrent, lui crachèrent à la figure et souffletèrent ses camarades. Le sultan lui expédia le grand roi (Kaboülah}, qui lui dit : « Quelle abominable action as-tu commise? » ‘Aïn almolc ne répondit rien. Le souverain donna l’ordre qu’on revêtit le prisonnier avec les habits que portent les conducteurs des bêtes de somme; qu'on lui mit quatre chaînes aux pieds; qu'on attachât ses mains à son cou, et qu'on le livrât à la garde du vizir Khodjah Djihän.

Les frères de ’Aïn almolc passèrent le fleuve en fuyards, et ils arrivèrent à la ville de ’Aoudh. Ils prirent leurs femmes, leurs enfants, tous les biens qu’ils purent ramasser, et dirent à l'épouse de leur frère prisonnier : « Sauve-toi

ve NL ue اكون‎ Jui وبنيك معنا فقالت‎

أنغسهن مع ازواجهن فانا ايضا اموت لموت زوج وأعيش لعيشه فتركوها وتلغ ذلك السلطان فكان سيب خيرها وادركت» Le‏ وادرك الغتى شهيل HV) ee AN) es‏ الاخوة فقتله dis‏ السلطان براسه واق. بام عيى الملك واخته وامراته Os‏ les‏ 8 تدا DS AU gere cle‏ يد خل اليهن وجلس معهن ويعود الى aus‏ ولا كان ae‏ العصرمن يوم الهنزرمة امر السلطان بسراح لغيف الفاس الذين 4 عيق SA‏ فى Aer‏ “والسوفة! aie‏ ومئ لا x Lund‏ وأق ملك ابراهم البجى الذى ذكرناة فقال ملك العسكر

avec nous, en compagnie de tes fils. » Elle répondit : » Ne dois-je pas faire comme les femmes des Hindous qui brülent leur corps avec leurs maris? Moi aussi, je veux mou rir si mon époux meurt, et vivre s’il vit. » Ses beaux-frères la laissèrent; le sultan ayant eu connaissance de son discours, ce fut 1à une cause de bonheur pour cette femme, car il eut compassion d’elle. Le jeune homme ou eunuque, Sohaïl, atteignit Nasr Allah, un desdits frères ; 11 le tua et apporta sa tête au souverain; il amena aussi la mère de ’Aïn almolc, sa sœur et sa femme. Elles furent livrées au vizir, et logées dans un pavillon près de celui de ’Aïn almolc. Ce dernier allait les y trouver, restait souvent avec elles et retournait ensuite à sa prison.

Dans l'après-midi du jour de la déroute, l'empereur ordonna de mettre en liberté la multitude qui suivait ‘Aïn almolc, comme les conducteurs des bêtes de somme, les petits marchands, les serviteurs et autres gens sans importance. On lui amena le roi Ibrâhîim albendjy, dont il a été fait mention ci-dessus: alors le chef de l’armée, le roi Nouâ,

354 VOYAGES Ji ep qe 20L à Just ile aus L 15 dut | ببرج لشب‎ MA بعد المغرب لان‎ KE بلادة‎ dj | al 5h كار (عحاب القادم‎ be os SA en 5

فطرحوا بين ايديها جعلت تقطعهم Pad‏ الموضوعة على انيابها. وترى ببعضهم di‏ الهوآء وتتدقفه والابواق والانغار | [ والطبول تضرب عند ذلك وعيى الملك As‏ يعايى مقتلهسم | plis‏ منهم عليه ثم di Durs‏ تحبسه واقام السلطان على 03 جواز الفهر اياما الشرة: الناس A‏ القوارب واجاز امتعفه ْ de ads,‏ الفيلة وفرق الغيلة ais. de‏ ليجيزوا امتعتهم

| dit : « 0 maître du monde, tue celui-ci, car c’est un des re- : belles.» Le vizir répondit : «Il a déjà racheté sa vie au | moyen du principal insurgé. » Le sultan lui pardonna et le fit partir pour son pays (la Transoxane). Au soir, le sultan | s’assit dans la Tour de bois, et on lui présenta soixante- | deux individus d’entre les principaux compagnons de ’Aïn almolc. On fit venir les éléphants, on les leur jeta; ces animaux se mirent à les couper en pièces avec les fers placés sur leurs défenses, à en lancer quelques-uns dans l'air et à les attraper au vol. Pendant ce temps, on donnaït du cor | de chasse, on sonnait de la trompette et on battait du tambour; ‘Aïn almolc était là debout, il voyait leur massacre; on lui jetait même quelques portions des victimes. Après quoi on le reconduisit dans sa prison.

Le souverain resta plusieurs jours près du passage du fleuve, à cause du nombre considérable des gens et de la petite quantité des embarcations. Il fit traverser ses effets et ses trésors sur les éléphants; il fit distribuer de ces animaux à ses courtisans, afin qu'ils fissent passer leurs ba-

D'IBN BATOUTAH. 355‏ ms‏ إل use) Lei Jus‏ غلية ouais As,‏ الشلطاق وشاء مسكن she‏ والف وياء آخر Gad‏ مكسورة وجم وى مدينة حسنة فى عدوة نهر السرو وهو واد GRAS‏ ديد سالار lose‏ الذى فتم اكثر تلك البلاد وله RS just‏ وغزوات Le‏ = 2 == وتزاجوا = . ne‏ Er à le‏ مكنا ا كن Bad 7 à‏ أذغاق جيب وكان sb)‏ أن mes‏ معنا فى مركبنا فوجدنا قد

gages. Je reçus un éléphant, qui me servit à transporter tous mes effets. Ensuite, le souveraïn se dirigea avec nous vers la ville de Bahräïdj, qui est belle et située au bord du Serou; c'est un grand fleuve, au courant très-rapide. Le sultan le passa dans le but de faire un pèlerinage au tombeau du pieux cheïkh, du héros sélär « général » ‘Oùd, qui fit la conquête de la plupart de ces contrées. On raconte sur lui des histoires merveilleuses, et on lui attribue des expéditions célèbres. La foule se précipita pour traverser l'eau; l'on se pressa beaucoup, de sorte qu’il y eut un grand navire qui coula à fond. 11 contenait environ trois cents personnes, dont une seule se sauva : c'était un Arabe, compagnon de lémir Ghada. Nous étions montés sur un petit bâtiment, et le Dieu très-haut nous délivra. L’Arabe qui échappa au danger de se noyer s'appelait Sélim «saïn et sauf», et c’est là un singulier hasard. Il voulait s’embarquer sur notre navire; mais quand 11 arriva, nous étions

356 VOYAGES الناسش‎ Gb ركبنا النهر فركب ف المركب الدى غرق فحنا خرج‎ الناس وتوكوا‎ pl أذه كان معنا فقامت 2 & (صصابنا وق‎ غرقنا ثم لما رأونا بعك استبشروا بسلامتنا وزرنا قبر الصالم‎ Li nes المذكور وهو فى قبة لم نجد سبيلا الى دخولها كآثرة‎ DAS غيضة قصب خم ج علينا منها‎ Les وى تلك الوجهة‎ فقتل واق الناس براسه وهو ذون الغيل وراسة آكبرمن راس‎ , .ذكرناه‎ xs الغيل. باضعان‎ شاه كر ونا ظفر‎ de alle, ذكر عودة السلطان لحضرته‎ معي‎ de مده‎ dolls املك كلا‎ exe السلطلي‎

déjà partis; alors il prit place sur celui qui fut submergé. Au moment où il sortit du péril, le public crut qu'il était avec nous; le bruit s’en répandit parmi nos compagnons, comme parmi les autres gens, et ils s’imaginèrent que nous étions tous noyés. Lorsqu'ils nous virent, après cela, ils se réjouirent fort de notre 5311.

Nous visitämes la tombe du pieux personnage nommé cidessus ; elle est située dans une coupole, où nous ne pûmes pas pénétrer, tant la foule était considérable. Ce fut pendant ce voyage que nous entrâmes dans une forêt de roseaux, et que nous fümes attaqués par un rhinocéros. On le tua, et l’on nous apporta sa tête; celle-ci était plusieurs fois aussi grosse que celle de l'éléphant, quoique l’animal fût plus petit qu'un éléphant. Maïs nous avons déjà, dans ce qui précède, fait mention du rhinocéros.

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