‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 86 sur 115 · DE LA RÉBELLION DU LIEUTENANT DU SULTAN DANS LE PAYS DE TILING · texte numérisé non relu

DE LA RÉBELLION DU LIEUTENANT DU SULTAN DANS LE PAYS DE TILING

Lorsque le sultan revint du Tiling, il laissa pour son lieutenant dans ce pays Tädj almolc Nosrah khän, un de ses anciens courtisans. Celui-ci, ayant entendu les nouvelles de la mort du souverain, fit célébrer ses obsèques, s'empara du pouvoir et reçut le serment des peuples dans la capitale, Badracoût. Dès que le sultan apprit ces choses, il expédia son précepteur, Kothloû khän, à la tête de troupes

D’'IBN BATOUTAH. 341‏ عظهة خصرة بعد aus JU‏ هلك فيه pal‏ من الناس واشت لتصار de‏ اهل بدركوت وق منيعة à,‏ قطلو خان فى Wei‏ 7 اليه نصرة خان عل الامان فى نغسه فامنه وبعت

به الى السلطان وامى اضل Rob‏ والعسكرخ

ذكر انتقال السلطان لنهر AUS‏ وقيام عين الملك. ونا استولى التحط de‏ البلاد انتقل السلطان بعساكره الى نهر الكنك الذى قح اليه: الهخود على مسيرة عش رمى ADS‏ وامر الناس بالبناء وكانوا قبل ذلك صنعوا Elus‏ مى حشيش الازض“فكانت' الناز كيرا Lens ais Le‏ وتتودئ الناس = كانوا يصنعون كهونا نحت الارض فاذا وقعت الغار رموا امتععتهم

nombreuses. Un combat terrible eut lieu, dans lequel périrent des multitudes tout entières; ensuite Kothloû khän cerna son adversaire dans la ville. Badracoût était fortifié; mais le siége apporta beaucoup de dommage à ses habitants, et Kothloû khân commença à ouvrir une brèche. Alors Nosrah khän se rendit avec un sauf-conduit chez le commandant ennemi, qui lui assura la vie et l’envoya près du sultan. Il pardonna aussi aux citadins et aux troupes.

DE LA MARCHE DU SULTAN VERS LE FLEUVE GANGE, ET DE L’INSURRECTION DE ’AÏN ALMOLC.

La disette ayant dominé dans différentes provinces, le sultan partit avec ses troupes pour s'établir au bord du Gange, à dix journées de Dihly. C’est la rivière où les Indiens ont pour habitude de se rendre en pèlerinage. Cette fois, le souverain donna l’ordre aux gens de sa suite de bâtir solidement, au bord du fleuve. Jusque-là , ils faisaient des cabanes avec des plantes sèches, ét où le feu, se mettant souvent, causait de grands dommages. On en était venu à creuser des cavernes sous le sol; et quand un incendie éclatait, on Jetait

بها وغفةوااعليها Li dos) ep‏ & كيك الايّام FT‏ السلطان وكانت si‏ التى يغرنئ النهر حيث السلطان Fou‏ التحط والبلاد الى بشرقيه Louis Rues‏ عبى أيللك بن ماهر ومغها Ro»‏ عوض Rd‏ ظفر RAID SLT‏ الكلنو وغيرها وكان الاميرعين الملك يحض كل يوم nt‏ الف من متها قح وارز Vas‏ لعلف الدوابٌ فامر السلطان أن تحمل الغيلة ومعظم Jul‏ والبغال الى xgd‏ الشرقيّة Rues‏ لترعى هنالك واوصى عين A‏ بحفظها وكان لعيى املك ie)‏ اخنوة وهم شهر الله ونصر AN‏ وفضل AN‏ ولا أذكر انم VE Yi‏ ناتفقوا مع اخيهم عين الملك de‏ ان ياخذوا فيلة السلطان ودوايه ويبايعوا عين A‏ ويقوسوا على السلطان

les effets dans ces trous profonds, qu'on bouchaït avec de la terre. J’arrivai dans ces jours au campement du souverain; les contrées qui se trouvent à l'occident du Gange, et où le monarque demeurait, étaient affligées par la famine, tandis que celles situées à lorient jouissaient d’une grande abondance. Ces dernières étaient alors gouvernées par ‘Aïn almolc, fils de Mâbhir; et parmi leurs villes principales, nous citerons : ‘Aoudh (Oude}), Zhafar Âbâd et Lucnaou. L'émir ‘Aïn almolc envoyait chaque jour cin. quante mille manns, ou mesures, en blé, riz et pois chiches, pour la nourriture des bêtes de somme. Le sultan avait commandé de conduire les éléphants, la plupart des chevaux et des muiets, dans les pays placés au levant, qui étaient fertiles, afin qu’ils pussent y paître; il avait chargé ‘Ain almolc d'en avoir soin. Cet émiîr avait quatre frères : Ghabr Allah, Nasr Allah, Fadh]l Allah, et un quatrième dont J'ai oublié le nom. Ils convinrent tous, avec ’Ain almole, de se saisir des éléphants et des bêtes de somme du sul-

D'IBN BATOUTAH. 348

ملك. الهند اده يجعل مع JS‏ امي ركبيزاو paie‏ مهلوا À‏ يكون عينًا عليه ويعرفه Ale mes‏ ويجعل ايضا جواريى فى الدور يكن عيونا de À‏ امرآته ونسوةٌ يسميهن الكئاسات يد خلن الدور بلا استئذان ويخبرهن Le lol‏ عندهن فيخبر SL‏ بذلك لملك الخبرين pass‏ بذلك السلطانَ US Ses‏ أن بعض الامرآء كان فى فراشه مع زوجقه فاراد eue‏ لّغته براس السلطان أن لا يفعل فلم يسمع منها فبعث عند السليطان صياضا دجوو يولك وان سيب SE‏ وان

tan, de prêter le serment d’obéissance à ‘Ain almolc, et de se soulever contre le monarque de l'Inde. Aïn almole s'enfuit nuitamment vers ses frères, et peu s’en fallut que leur plan ne réussit.

C’est ici le lieu de noter que le souverain de l'Inde a pour habitude de placer près de chaque émir, soit grand, soit petit, un de ses mamloûcs, qui fait l'office d’espion au détriment de l’émir, et instruit le sultan de tout ce qui concerne son maître. 11 a soin aussi d'établir, dans les maisons, des femmes esclaves qui remplissent un rôle analogue, toujours au préjudice des émirs. 11 a encore des femmes qu'il nomme les balayeuses, qui entrent dans les diverses maisons sans permission , et auxquelles les esclaves ci-dessus racontent ce qu’elles connaissent. Les balayeuses rapportent cela au rot des donneurs de nouvelles, et celui-ci en informe le sultan. On raconte à ce sujet qu’un émîr était une fois couché avec ' sa femme , et qu'il voulait avoir commerce avec elle; mais que celle-ci le conjura « par la tête du sultan », de ne pas le faire; il n’en tint pas compte. Dès le matin, le sultan lenvoya quérir; il lui raconta exactement ce qui s'était passé, ct cette circonstance fut cause de la perte de l’émir.

34h VOYAGES

السلطان مملوك يعرن بابنى ملك شاه هو عين de‏ عين الملك JS AL‏ فاخبر السلطان بغرارة وجوازة النهر Lis‏ فى SN‏ وظن Lei‏ القاضية عليه لان Jul‏ والغيلة والزرع JS‏ ذلك عند عيى الملك وعساكر السلطان مغترقة فاراد ان يقصك حضرته ويجمع العساكر وحيندئي باق لقتاله plis‏ أرباب الدولة فى ذلك وكان امراء خراسان والغرباء اك الناس bee‏ مَى هذ OUI‏ لاذه هندى واهل الهند مُبغضون ف الغرباء لاظهار السلطان لهم فكرهوا سا ظهر له وقالوا يا خوند عالم أن فعلت ذلك بلغه pull‏ نفاشتثُ امرة ورتب Sul‏ وانثال عليه طّلاب

Le monarque avait un mamloûc nommé le fils عل‎ Malic châh, qui était chargé d’espionner le susdit ’Aïñ almolc. Il fit part au sultan que cet émir avait pris la fuite et avait traversé le fleuve. Alors le sultan se repentit de ce qu’il avait fait (conf. Korän, vn, 148), et pensa que sa perte était imminente; car les chevaux, les éléphants, les céréales étaient tous entre les mains de ’Aïn almolc, tandis que ses propres troupes se trouvaient éparpillées. Il voulait retourner à Dihly, afin de rassembler des armées, et de revenir ensuite pour combattre le rebelle. C'est sur ce sujet qu'il tint conseil avec les grands de l’État. Les émîrs du Khorâçän, ainsi que tous les étrangers, étaient ceux qui craignaient le plus ‘Ain almolc, parce qu’il était Indien. Or, les indigènes haïssaient beaucoup les étrangers, à cause de la faveur dont ceux-ci jouissaient près du sultan. Ces émirs désapprouvèrentle plan du souverain, et lui dirent: «Ô maître du monde! si tu retournes dans ta capitale, le rebelle le saura; sa condition deviendra meilleure; il lèvera des troupes; tous ceux qui cherchent les troubles et qui ne demandent que les guerres civiles accourront près de lui. Il vaut donc mieux l’attaquer

D'IBN BATOUTAH. 345‏ الشر ودعاة الغتن والاولى مُعاجّلده "قبل استككام قوته pere‏ فعمل السلطان باشارتهم ds ts‏ مع قو Fat çe Aie‏ والعساكر ناتوا مى pass‏ وادار فى ذلك حيلة حسنة فكان اذا قدم على aile‏ مثلاً ماية فارس بعت GISI‏ مى عذال 5 ee tit‏ ليك ود خلوا معهم إلى الهماة كأن سل يبذة قنوج وراء ظهرة press‏ بهالمنعتهدا وحصانتها 5e‏ عبا xd‏ رب وجعلهم Dep Rs SX » Le‏

promptement, avant que son pouvoir s’affermisse. » Le premier qui parla en ces termes, ce fut Nässir eddin Mothahher alaouhéry; tous les émirs l’'appuyérent.

Le sultan suivit leur conseil; il écrivit cette nuit-là même aux commandants et aux lroupes qui se trouvaient dans les lieux environnants; et ils arrivèrent sans délai. Il fit usage à cette occasion d’un joli stratagème, savoir : lorsqu'il devait arriver à son quartier cent cavaliers, par exemple, il en expédiait à leur rencontre, pendant la nuit, plusieurs milliers; et ilsentraient tous ensemble dans le camp, comme si la totalité eût été un nouveau secours pour lui. On chemina le long du fleuve, car le souverain voulait avoir derrière lui la ville de Canoge, pour pouvoir s’y appuyer et s’y défendre à cause de sa force et de sa solidité; il y avait trois jours de marche du lieu où l’on était alors à cette ville. Le sultan ordonna le départ pour la première étape; il disposa l’armée en ordre de bataille, et quand on fit halte, il 8 mit sur une seule ligne. Chaque soldat avait devant lui ses

$ واحد منهم بين يديه سلاحة وفرسه di‏ جانيه ومعد خباء صغير ياكل به ويتوضاً ويعود di‏ تجلسه Aa},‏ كبري RS de‏ منهم ولم يد خل السلطان فى تلك الايّا م SNS‏ Le‏ ولا استظل Me‏ وكنت ف يوم منها QUE‏ قصاح à‏ فتى من SU‏ امه Juin‏ واستكيلى وكان مى Are Ge‏ الوه JS‏ ان السلطان امن الساعة ان JS XX‏ مىرمعه امبراقم- أو جاريته فشفغع عندة الامراء فامر أن J‏ تبق الساعة FN‏ اسرأة وان حملن الى حصن هنالك على ثلاثة اميال يقال لد كنبيل فح تبق امرأة AU‏ ولا مع السلظان وبتنا تلك الليلة على تعبئة فا كان & اليوم الثاى رتب السلطان عسكره

armes, à son côté, son cheval, et avec lui une petite tente où il mangeait et se lavait, pour retourner tout de suite après à son poste. Le grand quartier était loin des troupes; mais, durant ces trois jours, le souverain n’est pas entré dans une tente, et il ne s’est mis à l'ombre nulle part.

Je me trouvais un de ces trois jours sous la tente, en compagnie de mes femmes esclaves. Un de mes eunuques, nommé Sunbul, m'appela, et m'invita à me hâter. Quand je sortis, 11 me dit : «Le sultan vient d’ordonner qu'on fasse mourir quiconque sera trouvé avec sa femme ou avec sa concubine. » Les émirs intercédèrent près du souverain, il commanda que, dès ce moment, 11 ne restât plus dans le camp une seule femme; et que toutes les personnes du sexe fussent transportées dans un château des environs, à trois milles de distance et appelé Canbîl. En effet, on ne vit plus de femmes dans le campement, pas même avec le sultan.

Nous passâmes cette première nuit en ordre de bataille; le lendemain , l'empereur divisa son armée en petits corps; il donna à chacun de ceux-ci des éléphants couverts de

D’'IBN BATOUTAH. 347‏ افواجا وجعل مع كلّ فوج الفيلة المدرعة عليها الابرايج فوقها ANSE‏ وتدوع العسكر وتهيوا معرب وبانوا تلك ANT‏ على si‏ ولما كان البيوم الثالث بلغ al‏ بان عين الملك القاشر اجاز النهر le‏ السلطان مى ذلك وتوقع A) ai‏ يفعله إلا بعد مراسلة الامرآء الباقين مع السلطان puis el & pal‏ Jul‏ العقاق على خواصه وبعث لى be‏ منها وكان لى صاحب gris Laos A Ua‏ اشهب اللون LN‏ حركه جم به فلم يستطع أمساكه ورماة عن ظهرد:فات ag)‏ الله Res des‏ !السلطنان ذلك La)‏ à‏ مسيرة فوصل بعد العصر الى مدينة ققوج وكان GE‏ أن

leurs cuirasses et surmontés de tours, sur lesquelles se tenaient des combattants. Tous les soldats endossèrent leur armure, ils se préparèrent au combat et passèrent la seconde nuit sous les armes. Au troisième jour, le sultan fut informé que le rebelle ’Aïn almolc avait traversé le fleuve; il éprouva de grandes craintes à ce sujet, et soupçonna que son adversaire n'avait agi de la sorte qu'après s'être concerté avec les émirs, qui se trouvaient alors près de leur souverain. Il ordonna à l'instant de distribuer les chevaux de race à ses courlisans, ebj'en reçus ma part.

J'avais un ami appelé Émir émirän «le grand émir» AIcarmäny , qui était au nombre des braves, et à qui je donnaï un de ces chevaux, d’un poil grisätre. Lorsqu'il voulut le mettre en mouvement, le cheval s'emporta, sans qu'il püt le retenir, et le jeta de dessus son dos. 11 mourut de sa chute. Que 1e Dieu très-haut ait pitié de lui!

Le monarque fit hâter la marche, et l'on parvint le soir à la ville de Canoge; il avait eu peur que le rebelle n'arrivât avant lui devant cette cité.

يسبةه pti‏ اليرها وبات ax‏ تلك يرثب الناس بنغسه ووقف علينا وحن ف المقدمة مع ابن هه ملك فيروز ومعنا الامير ge (oi axé‏ والسبيه ياصر لامي plus ef, jee‏ فاضصافنا able di‏ وقال Le de Bel pl‏ تضبق ان :تغارقوق وكان & عاقبة ذلك لخير فان القاثم Ge‏ آخر de Jan‏ المقدّمة وفيها الوزير خواجة جهان فقامت ضجّة فق الناس كبيرة ينمي امر السلطان أن لا يبرح احد عن مكانه ولا يقاتل الناس إل بالسيون فاستل العسكر سهوفهم ونهضوا الى اتسابهم pes‏ القتال وامر السلطان ان يكون شبعار جيشه (Los‏ وغزنة فاذا لقى Past‏ فارسا قال des À‏ فان xl)‏ بغزنة عل أده مى اعحابه ASE Vis‏ وكان CUT‏ انما قصد أن

Il passa cette nuit à disposer lui-même les troupes; il nous inspecta aussi, et nous faisions partie de l'avant-garde, où se trouvait le fils de son oncle paternel, le roi Firoûz. I y avait également avec nous l’émir Ghada , fils de Mohanna, le sayyid Nässir eddîn Mothahher et les chefs du Khorâçän. Le sultan nous mit au nombre de ses courtisans et nous dit : « Vous n'êtes très-chers; il ne faut pas que vous me quittiez jamais ». Cependant, le résultat fut à l'avantage du souverain de l'Inde. En effet, ‘Aïn almolc attaqua, sur la fin de la nuit, notre avantgarde, où était le vizir Khodjah Djihân. Un grand tumulte eut lieu alors, mais le sultan ordonna que personne ne quittât son poste et que tous combaitissent avec le sabre exclusivement. Les soldats tirèrent donc leurs glaives; ils tombèrent sur les ennemis et le combat fut acharné. Le mot d’ordre des troupes du sultan était Dihly et Ghaznah; quand on rencontrait un cavalier, on lui criait : « Dihly »; s’il répondait « Ghaznah », on con-

D'IBN BATOUTAH. 349‏ يضرب de‏ موضع السلطان sb‏ به الدليل فقصىي موضع الوزير فضرب عنق الدليل وكان ى عسكر الوزير الاعاجم والترك ولفراسانيؤن وهم اعدآء الهنود فصدقوا الققال.وكان OU) pans‏ نحو لتمسين الغا فانهزمسوا عند طلوع الجر وكان الملك ابراهم المعروف بالبجى بغ الباء الموحدة وسكون النون وجم النترى قى اقطعه السلطان بلاد سنديلة وى قرية من بلاد عيئ الملك فائفق ame‏ على تلان وجعله تابه وكان ذاوة بن قطب الملك polo‏ ملك التجار de‏ فيلة السلطان وخيله فوافقاة ايضا وجعل داود حاجيه وكان داود هنذا لما ضريرا على ie‏ الوزبر يجهر بسب السلطان ويشفه اقيم

naissait que c'était un ami, et sinon, on le combattait, Le but du rebelle avait été de faire main-basse sur le quartier du souverain; mais le guide se trompa et se dirigea avec "Aïn almolc vers le lieu où se trouvait le vizir. Le rebelle coupa la tête du conducteur. Dans l’armée du vizir étaient les Persans, les Turcs et les Khoräçâniens, qui tous étaient ennemis des Indiens; en conséquence, ils combattirent vigoureusement. Les troupes de linsurgé comptaient environ cinquante mille hommes, qui furent mis en fuite vers le point du jour.

Le roi Ibrähim, appelé Albendjy attatary, avait reçu en.fief du sultan la contrée de Sundilah, qui est un gros village du pays gouverné par ‘Aïn almolc; il se révolta avec ce dernier, et devint son lieutenant. D’un autre côté, Däoud, fils de Kothb almolc, et le fils du roi des marchands, avaient été chargés de conduire les éléphants et les chevaux de l’empereur de Dihly. Ils s’unirent aussi avec le rebelle, qui nomma Dâoud son chambellan. Au moment où l'ennemi atiaqua le quartier du vizir, ce Dâoud proférait

شام والسلطان يسمع ذلك ويعرق كلامه فا وقعت RG ei‏ قال UN one‏ لتانيه ابراهم التترى ماذا ترى يا ملك ابراهم قد ف راكث ر العسكر وذو النجدة pare‏ فهل لك ان ناجو mil‏ فقال ابراهم لاححابه بلسانهم اذا اراد عيى الملك أن يغرفاق ساقبض aies de‏ فاذا فعلت ذلك فاصربوا انم فرسه ليسقط dd‏ سفعبس make‏ تايافد «الأسالمنارق ef‏ .ذلك BUS‏ لذنبى ق GK‏ معه Eggs‏ لخلاصى si CR‏ عيى الماسك الغرار قال له أبراهم الى اين يا سلطان علاء الدين وكان crus‏ AJ‏ وامس.ك بد بوقته وضرب أحكحابه فرسه فسقط الى الارض ورى أبراهم بنفسه عليه فقبضه وجاء See‏ الوزير لياخدوة

des injures contre le sultan, et il l’invectivait d’une manière indigne; le souverain entendit tout et reconnut sa voix. Lors de la fuite, Aïn almolc dit à son lieutenant Ibrähîm attatary : « Quel est ton avis, 6 roï Ibrähim? La plus grande partie de l’armée est en déroute, et les plus courageux euxmêmes s'enfuient. Ne penses-tu pas qu’il soit temps de nous sauver ? » Alors Ibrâhim dit à ses compagnons, dans leur langage : « Quand ’Aïn almolc voudra fuir, je saïsirai sa tresse de cheveux; à l’instant vous frapperez son cheval, afin que lémir tombe par terre; nous l’arrêterons, nous Îe mènerons au sultan, pour qué cela soit une expiation de la faute que j'ai commise de me révolter avec lui contre le souverain, et une cause de ma future délivrance. » En effet, ‘Ain almolc se disposant à s'enfuir, Ibrähîm lui cria : « Où vas-tu, Ô sultan ’Alà eddin?». Car tel était son surnom. 11 le prit par sa natte de cheveux; ses gens blessèrent le cheval du rebelle, qui tomba, et Ibrâähîm se jeta sur "Aïn almolc et le saisit. Les camarades du vizir s’empressèrent de le réclamer, maïs Ibrähim ne voulut pas le livrer,

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