SINGE HURLEUR ET MACAQUE
l'index gauche, placé devant l'ouverture du nid, se relevait de temps en temps comme le clapet d'une soupape. La mouche qui se présentait à cette porte entr'ouverte était habilement saisie entre le pouce et l'index de la main droite et placée sous la dent. Un tout petit singe, qui se trouvait à côté, manifestait un air d'envie à chaque capture. Enfin, furieux de ne pas prendre part à ce festin, dont l'éloignaitimpitoyablemenl la menace d'une calotte bien appliquée par le gros singe, il se précipite d'un bond sur le nid, le met en morceaux, et s'enfuit au galop. Le gros macaque, auquel sa gloutonnerie n'avait pas permis de prévoir ce tour machiavélique, est assailli par des milliers de mouches qui lui font payer cher son égoïsme.
Oiseaux. — Les meilleurs oiseaux sont ceux qui appartiennent à la famille des gallinacés, principalement le hoco et la maraille.
Le hoco, qui est du volume d'une petite dinde, est très facile à tuer ; son bréchet est recouvert d'une couche musculaire épaisse, que l'on peut faire griller comme de véritables filets de bœuf.
Le mâle se fait entendre assez souvent pendant la nuit, et de grand malin, comme le coq. Il se dislingue de la femelle en ce que le panache qu'il porte en guise de crête est complètement noir, tandis que celui de la femelle est tacheté de blanc. Cet oiseau, très facile à apprivoiser, se promène comme les poules autour des habitations ; nous en avons vu une paire apprivoisée qui faisait son nid sur un arbre. Les hocos se servent de petites branches qu'ils cassent avec leur bec et qu'ils disposent avec les pattes d'une façon très ingénieuse.
La maraille se tient sur les arbres ; elle donne une chair excellente lorsqu'elle est
grasse.
L'agami est très commun sur le bord des rivières; on ne le mange qu'à défaut d'autre gibier. Cet oiseau attaque les serpents les plus dangereux pour en faire sa pâture.
Sauriens. — Dans l'ordre des sauriens, nous trouvons le caïman. Le mot caïman, qui sert à désigner les crocodiles d'Amérique, est usité chez les indigènes des Guyanes, qui n'ont jamais eu de rapports avec la civilisation. La chair de ce saurien a une forte odeur musquée, et n'est jamais mangée par les nègres Bosch.
Il nous est arrivé de mettre pied à terre à côté d'un caïman que son immobilité nous faisait prendre pour un morceau de bois mort. Cet animal féroce n'avait qu'à ouvrir la gueule pour nous saisir par une jambe; mais, loin de nous attaquer, il se laissa choir à l'eau et se sauva.
Un Boni qui m'accompagnait ayant voulu prendre des œufs de caïman fut poursuivi avec une telle célérité qu'il ne trouva d'autre moyen d'échapper à son adversaire qu'en grimpant au plus vite sur un arbre. Notre compagnon serait resté de longues heures dans cette position s'il n'avait frappé d'une balle le caïman, qui l'assiégeait avec l'opiniâtreté d'une mère défendant sa progéniture.
Le caïman attaque avec avantage tous les mammifères qui traversent la rivière; mais, à terre, le tigre lui livre des combats desquels le puissant représentant de la race féline sort généralement vainqueur. Nous avons vu un caïman sans queue que des piraïs dévoraient tout vivant. Nos compagnons nous ont dit que ce malheureux avait dù se battre avec un tigre qui lui avait arraché cet appendice. Le tigre, n'osant affronter la mâchoire formidable de son ennemi, saute sur son dos et lui arrache la queue, qu'il dévore à son aise. Le caïman mutilé regagne au plus vile la rivière pour se mettre en sûreté, mais il est aussitôt attaqué par les piraïs, qui déchirent sa plaie pour se repaître de son sang.
Iguanes. — On trouve un grand nombre d'iguanes sur le bord des cours d'eau; on peut les tuer avec un fusil ou une flèche lorsqu'on les voit sur des arbres qui surplombent la rivière. Souvent ces animaux se précipitent dans l'eau dès qu'ils voient une pirogue. Nous avons saisi un iguane qui s'était assommé en tombant sur le bord de notre
embarcation. Lorsque la rivière n'est pas profonde, les Bonis flèchent l'animal ou bien vont le prendre à la main, ce qui est très facile.
Serpents. — Les reptiles sont représentés par un grand nombre d'espèces dans les Guyanes. Ces animaux se tiennent de préférence sur les lianes qui bordent les rives; nous avons manqué de nous faire piquer en cueillant les fruits parfumés d'une passiflore que les gens de la cote appellent Marie-tambour, et dont les serpenté sont très friands. Une espèce de serpent aquatique, que les Honis appellent ouatra
yacouca, est particulièrement dangereuse pour les voyageurs qui suivent les rivières.
Le serpent boa est assez commun dans les cours d'eau ou sur leurs rives. Ce serpent se nourrit d'animaux inofTensifs qu'il surprend lorsqu'ils viennent s'abreuver sur le bord des rivières ou bien lorsqu'ils les traversent. Mon fidèle Apatou, voyant un jour son chien saisi par un boa gigantesque, n'hésita pas à se porter à son secours, et ce ne fut pas sans une grande émotion que j'assistai à la lutte de mon compagnon de roule contre le redoutable habitant de ces contrées peu hospitalières. Les anneaux du reptile gigantesque entouraient le pauvre animal, le pressaient, l'étoufïaient cl semblaient devoir faire déjà craquer ses os; mais bientôt ils furent tranchés par le sabre d'Apatou, qui ramena triomphant son chien vivant sur le rivage.
Les nègres Youcas mangent volontiers la chair du boa, ainsi que celle des serpents venimeux. Une répugnance invincible m'a empêché de goûter e ce mets peu engageant.
Les danses. — Le mariage. — La religion. — Les funérailles. — Le gouvernement et la justice. — Le langage.
Danses. — Les nègres du Maroni, aussi bien que tous les noirs d'Afrique, dansent avec frénésie. Des chants et une musique infernale, composée de tam-tam et quelquefois de vieilles casseroles, donnent au danseur» un entrain indescriptible. Les femmes laissent échapper par intervalles de petits cris perçants ; parfois leurs jambes ne se déplacent pas : elles font seulement quelques mouvements qui rappellent, jusqu'à un certain point, les Espagnoles dansant la bandera. Ces sauvagesses ont une manière particulière de saluer : elles abaissent légèrement le corps par une flexion des genoux, sans incliner le buste, et se relèvent brusquement. C'est ainsi qu'elles remercient le voyageur qui leur fait cadeau de quelques aiguilles ou autres menus objets.
Mariages. — Les nègres Bosch n'ont généralement qu'une femme ; il n'y a guère que les chefs qui en possèdent deux ou trois. Le Gran-man n'accorde une femme aux jeunes gens qu'autant que ceux-ci ont montré leurs dispositions pour le travail en plantant un champ de manioc el en construisant une petite maison.
Un jeune homme paresseux ou incapable est condamné au célibat. Les unions entre cousins germains sont assez fréquentes, mais elles sont rares entre frère et sœur. Les enfants nés de ces derniers mariages ne m'ont pas paru moins forts que les autres. Nous devons pourtant signaler que cette sorte d'union est un acte réprouvé par les sauvages. Un nègre Ypuca qui vit dans de semblables conditions est obligé de se tenir dans l'isolement, ses voisins refusant la fréquentation de sa maison.
Ces noirs ont généralement trois ou quatre enfants, el quelquefois huit ou dix; les
jumeaux ne sont pas rares ; on nous a montré une femme qui avait eu trois enfants de la môme couche. La poitrine de ces négresses est d'un volume ordinaire et n'a rien de répugnant. Je donne textuellement mes impressions telles que je les ai écrites au village de Colica, le 12 août 1877.
Religion. — Un chef (le Gran-man) m'apporte une poule domestique qu'il vient de tuer avec une flèche. Je l'invite à s'asseoir dans mon carbet, et, pendant que nous prenons du café, je l'interroge sur ses croyances religieuses. 11 me dit que tous les nègres du haut Maroni ont un bon Dieu qu'ils appellent Gadou. C'est lui qui a fait les hommes, les singes rouges, le riz, les pingos, le manioc (sic). Le Gadou a une femme connue sous le nom de Maria et un fils nommé Jest Kisti.
J'étonne beaucoup mon sauvage en lui disant que nous appelons le fils de Dieu lés us-Christ, et sa mère Marie.
11 n'a aucune notion sur le Saint-Esprit.
Je lui demande ce que les nègres Bonis deviennent après la mort : il me répond qu'il n'a pas d'opinion bien arrêtée sur cette question, mais il pense que les bons vont avec le Gadou et les mauvais avec le Didibi ou diable.
D'où viennent ces idées religieuses, qui ont une si grande analogie avec le christianisme? 11 est hors de doute qu'elles leur ont été transmises par leurs ancêtres qui furent captifs chez les blancs.
Les Bosch adorent certains animaux, mais pas tous les mêmes ; telle famille respecte le singe rouge, telle autre, la tortue, telle autre, le caïman, etc. Beaucoup ne mangent pas la viande de capiaï sous prétexte qu'elle donnerait la lèpre. Bemarquons que cet animal présente beaucoup d'analogie avec le cochon. N'y aurait-il pas chez ces sauvages une notion vague de la loi de Moïse, qui, par mesure hygiénique, défendait à son peuple de manger la viande de porc?
Ces noirs sont très superstitieux : ainsi jamais ils ne diront le nom d'un saut au moment où ils le passent. Le voyageur fera bien de se renseigner avant le départ sur les chutes qu'il doit successivement franchir dans la journée. Lorsque l'obstacle est dangereux, ils recommandent aux canotiers étrangers de garder le plus profond silence, ou au moins de ne parler que très bas afin de ne pas éveiller la colère de la Divinité. Quelquefois ils me demandaient un peu de tafia pour faire une offrande au Gadou vers le milieu de la chute. Il est vrai que le sacrificateur prélève généralement une forte part sur ces libations.
Funérailles. — Les morts sont conservés huit jours, pendant lesquels on se livre à des danses et à des chants lugubres. Le cercueil est transporté matin et soir dans tout le village par des hommes qui l'inclinent à droite et à gauche pour imiler des mouvements de salutalion. On considère comme un bon augure ces politesses que le défunt semble adresser en passant devant les carbets. Ledit cercueil fait de longues haltes au milieu du conseil, réuni sur la place pour le Lrecevoir. es plus anciens lui font chacun des questions auxquelles il répond en s'inclinant à droite, à gauche, en avant, en arrière.
Tous les matins, un vieillard dont la voix n'est pas moins désagréable que celle du singe rouge, pleure en chantant jusqu'à ce que ce roi des forêts vienne s'associer à la douleur de la nation.
Les cadavres ne sont inhumés qu'en état de putréfaction avancée. J'ai été assez heureux pour ne pas rencontrer le Gran-man et sa femme défunts en chair et en os. Ceux-ci, étant morts dans le bas de la rivière, n'ont pu être transportés tout entiers : on s'est contenté de rapporter leurs cheveux et leurs ongles. La fosse, qui avait six pieds, était garnie au fond de madriers disposés en long et en travers. De nombreux objets ayant appartenu aux défunts furent déposés dans la terre avec leurs restes.
Gouvernement. Justice. Epreuves. — Les diverses tribus noires du Maroni sont gouvernées par un chef qui porte le titre de Gran-man. Le pouvoir est héréditaire. Le Gran-man actuel des Bonis est, par les hommes, un descendant du fameux chef qui a donné son nom à la tribu. Mais nous devons signaler que le droit d'aînesse n'existe pas ; le Gran-man désigne pendant sa vie celui de ses enfants ou de ses frères qui doit lui succéder. Le Gran-man, aidé de plusieurs lieutenants, est surtout chargé du pouvoir exécutif. A lui doit s'adresser le voyageur pour obtenir des canotiers.
Toutes les affaires générales sont discutées par un conseil composé des notables de la tribu. Les jeunes gens en sont exclus jusque vers l'âge de trente ans, tandis que les vieillards en font partie de droit. Ce conseil est également chargé de régler les différends qui existent entre personnes d'une même tribu. Lorsqu'il y a une affaire entre des sujets de deux tribus, le conseil de justice est mixte. Les assemblées se tiennent en plein vent ; tous les membres sont assis sur des escabeaux, à l'exception de l'orateur, qui se tient debout. J'ai remarqué que presque tous parlent avec une facilité qui ne le cède en rien à la faconde des races latines. La plaisanterie n'est pas interdite à l'orateur, et l'on voit souvent l'auditoire éclater de rire.
Les affaires criminelles sont réglées par le Gran-man et ses lieutenants. Tout individu soupçonné de meurtre est obligé de boire le poison d'épreuve. Nous savons par expérience que l'écorce servant à faire l'infusion présentée au criminel, et quelquefois au voyageur qu'on veut effrayer, ne possède aucune propriété toxique. Quand les accusés tombent en syncope, ce qui arrive, c'est qu'ils se sentent coupables. Les innocents n'éprouvant aucun malaise après la prise de ce breuvage, ne sont-ils pas convaincus qu'il est toujours sans action sur ceux qui n'ont pas commis de crime? J'engage les voyageurs à demander à boire le poison d'épreuve ; c'est la manière de prouver à ces sauvages qu'on vient les voir sans mauvaise intention. Ce n'est qu'après avoir bu ce prétendu poison qu'on peut circuler librement chez les Bonis et les Youcas.
L'arbre qui fournil le poison d'épreuve n'est connu que par le Gran-man et ses lieutenants. D'après la légende, cet arbre merveilleux, capable de tuer les criminels et de guérir les maux les plus incurables, a été indiqué par le Gadou lui-même au premier chef de la nation des Bonis.
DE GAYENNE A COTICA. 03
Les assassins sont condamnés à la peine de mort : on les brûle vivants sur la place publique.
Langage. — Le langage des noirs du Maroni est surtout composé de mots hollandais et anglais plus ou moins altérés. On trouve en outre des expressions empruntées à l'espagnol, au français et aux divers langages des indigènes américains. A part les mots empruntés aux sauvages, la langue bosch est identique au créole qui se parle actuellement dans toute la Guyane hollandaise.
ouan tou dili fo
feivi
siguisi
seibi
eiti
neigui Uni
tina ouan loualoufou
un (one en anglais) deux [two en anglais) trois idrie en hollandais) quatre [four en anglais) cinq [five en anglais) six
sept [seven en anglais,
zeven en hollandais) huit [eight en anglais) neui(negen en hollandais) dix [ten en anglais, tien
en hollandais) onze
douze (twelve en anglais, twaalf en hollandais)
Noms de nombre.
tina dili
tina neigui tiventi
treize dix-neuf
vingt [twentij en anglais, twintig en hollandais)
tiventi-neigui vingt-neuf
di tenti fortenti feivitenti siguisitenti seibitenti ouan hondro
trente
quarante cinquante soixante soixante-dix
cent [hundred en anglais.
hôndreden hollandais) ouandouzound mille [duizend en hollandais)
Chaque individu n'a qu'un seul nom pour le distinguer de ses semblables : ce n'est pas un nom de famille : c'est simplement un prénom, ce qu'est chez nous le nom de baptême, et il est donné, tantôt suivant le caprice des parents, tantôl d'après un véritable calendrier qui ne diffère du nôtre que par sa simplicité.
Chez nous on a le choix entre autant et plus de prénoms pour chacun des deux sexes qu'il n'y a de jours dans l'année ; tandis que chez les noirs du Maroni il n'y a que sept noms pour les garçons et sept noms pour les tilles; ils correspondent aux jours de la semaine.
Calendrier des nègres Bosch.
Noms d'hommes. Noms de femmes.
Dimanche Couachi
Lundi Codio
Mardi Couami
Mercredi Couacou
Couachi ha Adiouba Abéniba Acouba
Noms d'hommes. Noms de femmes.
Jeudi Yao Yaba Vendredi Cofi Afiba Samedi Couamina Amba
Ces gens naïfs croient que le jour de la naissance et, par suite, le nom qu'il impose au nouveau-né influent sur le caractère des individus. Ainsi les femmes qui sont nées le dimanche et s'appellent Couachiba ont la réputation d'être frivoles; les Codio sont rancuniers, les Couacou ivrognes, etc.
Faisons observer que, sans être superstitieux à cet égard, nous aussi nous nous laissons souvent influencer pour ou contre les individus rien qu'en entendant prononcer leur nom. Ces préjugés sont quelquefois une cause d'ennuis, et même de malheurs, pour toute une existence.
Jours de la semaine.
Monday Lundi Fo day ouoko Jeudi (4e jour de la semaine)
Toudayouoko x^lardi (2°jour de la semaine) Feda Vendredi Dili day ouoko Mercredi (3e jour de la se- Sala Samedi
maine) Sunday Dimanche
Monday et sunday sont anglais; sala est la corruption de l'anglais saturday: ouoko est la corruption de l'anglais et du hollandais week, qui veut dire semaine.
Noms des mois.
Ouan moun Tou moun Dili moun Fo moun Feivi moun
Janvier (lere lune) Février (2e lune) Mars (3e lune) Avril (4e lune) Mai (5e lune)
Siguisi moun Juin (6e lune)
Seibi moun Juillet (7e lune)
Eiti moun Août (8e lune)
Neigui moun Septembre (9e lune)
Tini moun Octobre (10e lune)
Tina ouan Novembre (onzième)
Toualoufou Décembre (douzième)
Quelques autres noms d hommes.
Cofi, Acodi, Lomi, Acoman, Diamoli, Apatou, Alamo, Dogue-Mofou.
Yaca, Sankina.
sopi glasi banki siki
Noms de femmes.
Substantifs.
eau-de-vie
verre (glas en hollandais) banc
malade (zie/een hollandais, sick en anglais)
bata beley coumba aï
cocoti
bouteille
ventre (belly en anglais)
ombilic
œil
tatouage en relief
DE CAYENNE A COTICA. 65
nosou
nez [nose en anglais)
mofou
bouche (mouth en anglais)
bolo
bec
Gadou
bon Dieu et Ciel
foo
oiseau
kini
genou (knie en hollandais,
mapapi
aile
knee en anglais)
lè
queue {steel en hollandais,
tapa-bali
tonnerre (bruit en haut)
tail en anglais)
groon
terrain (grond en hollan-
saca
sac
dais, ground en anglais)
nefi
couteau {knife en anglais)
yesi
oreille
yemba
coton
neki
cou (nek en hollandais ,
hamaca
hamac
neck en anglais)
soula
saut
coyïpi
mollet
çan
soleil (zon en hollandais,
finga
doigt [fhujer en anglais,
sun en anglais)
vinger en hollandais)
moun
lune (moon en anglais)
cepou
jarretière
smoko
fumée [smoke en anglais)
tetey
corde
folo
poule
boui
anneau
cacafolo
coq
tikifoutou
jarret
sebita
pléiades
manga
ongle
linga
pendant d'oreille
boto
pirogue ou canot
oui
poil
pali
pagaye
mongo
montagne
hamaca tetey
corde de hamac
rataman
serpent
bototetey
corde pour haler les piro-
pecina
orange
gues dans les sauts
eggi
œuf (egg en anglais)
ouatra
eau {water en hollandais et
oudou
bois (wood en anglais,
en anglais)
woud en hollandais)
ouatramofou
salive (eau de la bouche)
faya
feu
apouana
bras
faya oudou
bois à brûler
ibaca
dos [back en anglais)
osou
carbet
knopou
box\[ox\(knoop en hollandais)
chilon
roche
hempi knopou
bouton de chemise [hemd
data
père
en hollandais)
maman
mère
casaba
cassave
piquin eigué
petit garçon
labaka
tabac
piquin ouman
petite fille (petit : pequeûo
bouschi
grand bois (bosch en hol-
en espagnol ; femme :
landais)
woman en anglais)
doli
terre
palata
pomme de terre
cofi
café
planca
planche
nengré
nègre
saoutou
se\(zoitten hollandais)
Youca nengré
nègre Youca
niamichi latamela alichi
lifi
igname
meignan cognan deday singui
slibi
a moi
knopoyamoï
fourmi
riz [rijst en holl.
et areci en créole
de Surinam) denl [têeth au pluriel en
anglais)
Poligoudou
nengré coco cocosiki tabiki feli
nègre Poligoudou poitrine
malade de la poitrine île
bataille [fight en anglais)
Verbes, adverbes et autres parties du discours.
manger viens manger
mourir (die en anglais) chanter (zhujen en hollandais, sing en anglais, dormir (sleep en anglais)
gui
donner (give en anglais) gui mi piquin donnez-moi un peu de eas-
casaba save ïa oui (Ja en hollandais)
adey rien aïpi beaucoup
Adjectifs.
joli (mooi en holland.) joli bouton
odio broco
bon
cassé [broken en anglais)