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JARRETIÈRE

à brider le ventre jusqu'à la base de la poitrine. Quelques danseurs portent à la jambe droite une jarretière à laquelle sont suspendus des grelots qui font un bruit de castagnettes. Ce sont des graines ayant la forme d'un chapeau à deux cornes, qui sont attachées par leur sommet à des ficelles pendant à la partie antérieure de la jarretière.

Elles sont produites par un arbre appelé couaï [thevetia tieriifolia) qui est cultivé par tous les Indiens de l'Amérique équinoxiale. Quelques-uns portent dans le dos un

ornement des plus grotesques ; c'est un poisson en bois avec des trous dans lesquels sont implantés de grands panaches en plumes qui retombent en imitant la queue d'un oiseau.

Les curieux s'assemblent pour examiner les chapeaux, qui sont placés sur de petites croix enfoncées en terre. Ceux qui s'approchent trop sont empoignés par les danseurs, qui leur serrent le mollet par deux ligatures et y appliquent deux coups de verge.

La danse commence au coucher du soleil. Les hommes et les femmes font des évolutions à la lueur de grands feux, en s'accompagnant de chants qui célèbrent leurs amours et leurs exploits guerriers. Les jeunes gens placés en rond autour d'un trou recouvert d'une grande écorce tapent tous en cadence avec la jambe droite sur cette espèce de caisse qu'ils raidissent avec le pied gauche, et à chaque mouvement ils tirent un son bref d'une trompette en bambou.

Au lever du soleil, les danseurs quittent leurs costumes, et aussitôt commence le

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