‹ Voyages dans l'Amérique du SudChapitre 58 sur 88 · USE HUE UE BOLIVAR · texte numérisé non relu

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calme; ses flots unis comme un miroir semblent nous promettre une belle traversée. Quelques bateaux un peu lointains, leurs voiles flottantes, semblent planer dans la brume.

Enfin nous voici en rade de Port of Spain. De nombreuses embarcations, montées par des nègres, se pressent au long du bord.

Ces hommes noirs poussent des cris assourdissants oii nous distinguons de l'anglais, de l'espagnol et beaucoup de mots créoles français. Nous prenons passage dans un de ces canots. Au quai, dix nègres au moins s'emparent de nos bagages, malgré nos efforts,

el les transportent à la douane, à deux pas. Une voiture nous conduit à l'hôtel de France, où tous nos nègres viennent réclamer des salaires dont le moindre est d'un shilling. Nous payons au moins une livre et personne n'est content. Deux choses nous frappent : l'insolence des nègres et le peu de protection accordé contre eux par la police aux étrangers qui débarquent.

L'hôtel de France est tenu par des compatriotes d'Alsace-Lorraine qui ont fui l'annexion. Nous sommes on ne peut plus heureux d'y trouver la cordialité, la langue et

la cuisine de la patrie.

Je me fais indiquer les photographes de la ville et j'ai bientôt pris des arrangements avec M. Félix Morin, un compatriote, fort habile dans son art. 11 m'accompagnera chez les Guaraounos.

Le 7 février, Le Janne part pour la France avec des lettres que je lui remets pour les Ministres de l'instruction publique et de la marine, et où je le propose, en raison des services qu'il a rendus à l'expédition, pour une haute récompense bien méritée.

Celle campagne, faite en commun, a transformé en solide amitié les liens de camaraderie qui nous unissaient de vieille date.

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NOTES COMMUNIOLÉES PAR M. E. LE JANNE

HELTA DE l'or É^OQUE

SEJOUR A PORT DESPAGNE

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